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 Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|

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MessageSujet: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Mer 28 Nov - 2:55

S’étirant dans son lit et baillant aux corneilles, le jeune italien, comme par réflexe, attrapa d’une main encore endormie son gsm, sagement posé sur la table de chevet en chêne. Il était 18h, et a priori, on pouvait aisément deviner qu’il avait passé tout son samedi dans son lit. Etonnant lorsqu’on connait ce jeune homme vigoureux qui, une tout autre journée moins sombre, l'aurait quitté une heure, voire deux, après le lever du soleil. C’était délibéré. Il était sorti la veille, toute la nuit, pour que la journée du lendemain passe vite. Buvant avec quelques amis à la santé de chaque nouveau venu à leur table dans le simple et unique dessein de voir cette journée passé le plus vite possible, il savait qu’elle serait longue et morose….emplie de nostalgie, cette nostalgie d’une amitié révolue depuis des années…bien trop d’années. Il ne voulait même pas les compter, il aurait juste souhaité effacer cette date de sa mémoire. Il la maudissait, alors qu'elle le narguait sur l'écran de son portable, cette date où la tendresse avait eu raison de son maussade caractère….Ce jour où, gamin, il s’assit à ses côtés pour essuyer à sa façon les larmes que d’autres enfants avaient fait couler. S’il avait pu se rendormir à cet instant précis où le souvenir de sa frimousse éclairait sa mémoire…peut-être aurait-il encore une chance d'être bien demain. Malheureusement, si l’alcool avait contribué à lui faire perdre sa journée, le mal de tête semblait en être le châtiment.

A contre cœur, il s’extirpa de ses draps chauds en quête d’un doliprane, dans l’armoire à pharmacie de la salle de bain. Dans la pièce, la tête dans les mains et l’œil un peu vide, il frotta ceux-ci, les incitant à s’ouvrir un peu plus alors qu’il était dans un état semi-comateux presque inquiétant, son reflet dans le miroir l’effraya lui-même. Une bonne douche ne lui ferait pas de mal, il empestait de cet odeur âcre de cigarette froide et d’alcool qu'ils renversaient quand les verres deviennent trop lourd pour leurs membres engourdis par la chaleur des boissons trop fortes.

*De toute façon, je n’arriverai plus à dormir* pensa-t-il alors qu’il se déshabillait, prêt à ressentir le long de son corps l’eau chaude et réparatrice qui, il le savait, le réveillerait un peu plus encore. Fatigué et lasse, il enfila un survêt aux couleurs du maillot de foot italien avant de s’affaler devant la télé, zappant sans trouver ce qui pourrait le distraire jusqu’à la fin de la journée. Il en avait même oublié de prendre un café et d’avaler le cachet qui l’attendait toujours au bord de l’évier. La douleur ne s’était pas adoucie mais il ne la ressentait presque plus, agacé par tous ses films à la télévision parlant d’amour et d’amitié.

*Pourquoi donc la télévision s’obstine-t-elle à nous balancer ce genre de mièvrerie à la gueule ? L’amitié, ça n’existe pas…* d’un geste brusque, il l'éteignit avant de lancer la commande sur le sofa, s’y allongeant tout en se répétant *non, l’amitié n’existe pas et l’amour encore moins…*

Mais à ces sombres pensées se mêlaient un souvenir ayant pour même décor celui dont il fêtait l’anniversaire ce jour, avec amertume. « Moi je te parie qu’on sera ami pour la vie, si j’ai tord … tu devras m’embrasser … »….l’embrasser. Que n’aurait-il pas donné pour lui voler ne fusse qu’un baiser ? La prendre dans ses bras autrement que pour la consoler ? Combien de fois n’avait-il pas souhaité être une fille, une homosexuelle qui s’ignore pour lui offrir tous ses gestes de tendresse sans qu’il n’y règne le moindre sous entendu vis-à-vis des autres. Pourquoi pensait-il à cela ? Pourquoi pensait-il à elle ? Il fallait qu’il se rende à l’évidence… elle lui avait sournoisement volé son cœur pour le briser en mil morceaux alors qu’il n’avait eu qu’une envie, c’était prendre soin du sien. Elle avait contribué à le rendre meilleur mais elle semblait avoir anhilier toutes ses capacités d'aimer..…l’amitié, ca ne dure pas toute la vie, c’est elle qui se trompait….c’est elle qui avait tort….Il l'aurait gagné son baiser

D’un geste pleins de colère, de cette colère qu’il ressentait pour lui-même d’être aussi faible aujourd’hui encore alors qu’elle était loin, très loin, et qu’il ne la reverrait jamais, il se leva, se dirigeant vers sa chambre où il se changea, enfilant un jean’s d’une haute marque qu’il accompagna d’un pull noir et des baskets blanche et noire. Il repassa par la salle de bain se remémorant son mal de tête à la simple vue de l’antidouleur qu’il goba avant de se coiffer un minimum. Il lui fallait de l’air, il devait quitter sa chambre où il deviendrait fou….il lui fallait du monde, du monde autour de lui, il devait voir sa petite sœur ou son frère…ou mieux….il avait mieux…une aventure qu’il avait laissé filé. Il quitta la chambre, d’un pas pressé, tout en enfilant son caban après avoir refermé à clé derrière lui sachant pertinemment où il se rendrait…Le Don Giovanni même s’il devait traversé tout le campus pour s’y rendre.

Saluant quelques amis au passage, étonné de le voir si renfrogné, lui qui s’amusait à toiser tout le monde avec un sourire supérieur en d’autres temps, il sortit de sa poche un morceau de papier où, une créature plantureuse rencontrée la veille avait noté son numéro de téléphone. Il ne voulait pas être seul et souhaitait penser à une autre fille, une autre fille qu’elle…un jour peut-être, oublierait-il.

Alors qu’il s’approchait des marches de l’université, ces marches quasiment semblable à quelques détails près à celle de cette école privée de Pescara si symbolique à ses yeux, il ne les détesta jamais ces marches hollandaises qui ce jour, creusa un gouffre au fond de son ventre. Tout était contre lui aujourd’hui ? Ne pourrait-il pas faire un pas sans penser à elle ? Il ne serait même pas étonné si cette fille, une fois qu’il l’aurait appelé s’appelait Elsa…tout comme elle. S’immobilisant pour récupérer son téléphone dans sa poche, tenant du bout des doigts le bout de papier, qu'à peine eut-il composé le premier chiffre sur le cadran numérique que le ticket s’envola…s’arrêtant un peu loin. Un autre jour, il ne s’en serait pas soucier, en aurait même ri, se convainquant qu’il s’agissait la d’un signe qu’elle n’était pas pour elle…mais aujourd’hui, le signe serait tout autre. Il se mit à pleuvoir et le papier se colla à la deuxième marche de pierre bleue de l’ISP. Bougonnant, il s’avança pour le ramasser…

Rien n’allait comme il voulait aujourd’hui….s’il avait su, oui…il serait resté couché.


Dernière édition par le Jeu 6 Déc - 1:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Mer 28 Nov - 17:00

Une fois assise sur les marches de l’école privée, Elsa resta sans bouger de longues minutes .
Serrant contre son corps frêle, le manteau gris ouvert de grande marque qu’elle portait, la jeune blonde regarda les alentours.
Amsterdam et Pescara ne se ressemblait pas beaucoup. Le temps n’était pas vraiment mauvais mais la jeune fille, tout droit sortie d’Italie, sentait grandement la différence de température. Son corps frileux frissonnait alors quel avait vu beaucoup d’étudiant en simple pull.
Un autre point qui différé les deux pays ! la jolie jeune fille avait croisé quelques regards dragueurs d’hollandais appréciant sa plastique et leur avait offert un sourire charmeur. Là bas, en Italie, ce sourire aurait était accompagné d’un harcèlement par le destinataire, ici, il avait été simple et furtif et se contenterait de rester un bon souvenir.
Les italiens étaient des dragueurs ! Et la dénomination qu’on leur attribuée étaient entièrement fondé.
Et puis dans le pays de la Dolce Vita, Elsa était une perle rare … elle était blonde aux yeux bleus et se distinguée totalement des tas de très jolies jeunes femmes brune a la peau mate. Ici, elle était une femme parmi tant d’autres … et cette sorte d’anonymat lui plaisait beaucoup finalement.

Après avoir inspectée les lieux et accordée a Amsterdam le titre de « très jolie ville », la jeune fille fixa ses talons vernis noirs.
L’ISP offrait un cadre idyllique a ses élèves, nul ne pourrait le nier mais la jeune fille avait bien d’autres choses à penser, elle se retrouvée dans la ville d’Adrian, dans l’école d’Adrian et redoutée sincèrement le moment où elle le croiserait. A peu près a cette époque de l‘année -la blonde n’avait pas la mémoire des dates- le petit garçon qu’il était, avait posé sur elle un regard doux et sans jugement. Où était-il maintenant ?
La blonde n’avait jamais avouer ses sentiments au Visconti, pourtant elle avait eu de l’affection pour lui dés leur premier discussion. Ses sentiments à elle, s’étaient développés avec le temps mais le temps avait agi et Adrian ne l’a considérait plus que comme une amie. Consciente de la valeur inestimable de leur amitié, elle avait enfouie au plus profond de son être la moindre once d’un quelconque sentiment amoureux.
La douleur de son départ aussi avait été savamment caché par la jeune fille. « Une fille d’ambassadeur doit resté souriante  et accueillante en toute circonstance. », voilà ce qu’avait réussi a lui murmurer la secrétaire de son père, alors que la blonde venait d’apprendre le départ de l’homme de sa vie. Mais le brun était parti, il l’avait abandonné sans se retourner … Elle qui le prenait pour le prince charmant …
Pourtant une certitude restée : si le prince charmant n’était pas Adrian, alors le prince charmant n’existait pas.

Une fine pluie tomba sans prévenir sur les jolies cheveux couleur or de la demoiselle, mais Elsa avait pour particularité d’aimer ça, la pluie était un phénomène naturelle qu’elle considérait comme beau. Petite, Elsa resté souvent sous la pluie alors que tout le monde se protéger … elle riait en disant a quiconque voulait bien l’écouté que ça n’était que de l’eau. Elle tombé malade presque a chaque fois, mais ne regrettait jamais l’acte.
Lorsqu’un bout de papier blanc vint se coller sur la marche sur laquelle était posé ses pieds , Elsa sourit. Elle ramassa calmement le papier et le retourna curieuse. L’encre bleu avait été diluée par les quelques gouttes de pluies qui s’était écrasées précédemment et avait donc rendue une quelconque lecture impossible.
La blonde nota que quelques chiffres avait été inscrit et se dit que le malheureux ne pourrait appeler son rencard. En fixant le bout de papier et la trace que l’encre avait laissé sur ses doigts, elle sourit doucement en se relevant. Enfin, elle pourrait avoir un contact, s’adressée à quelqu’un, peut-être même rire avec quelqu’un ! et ça … c’était vraiment très agréable. La jeune fille n’avait parlé à personne depuis sa sortie d’avion. Elle avait employée quelques politesses en anglais au réceptionniste de l’hôtel dans lequel elle séjournait et ce fut tout.
D’une voix simple et douce, elle murmura :


- Dommage …


La jeune femme replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille et sourit à l’inconnu en relevant la tête.
Mais son sourire disparut assez rapidement.
Il était maintenant devant elle, un peu plus bas certes … mais il était là. Ses traits n’avaient pas beaucoup changés mais elle l’aurait reconnue de toute façon. Adrian Visconti.

Elsa ne dit rien. Il n’y avait rien a dire de toute façon et puis, en le voyant un sentiment mélangeant haine et bonheur la traversa. Comment retranscrire une emotion pareille ?
Souvent, elle avait imaginé cette scène, elle s’était imaginé des tas de situations différentes, elle s’était vu l’appeler et lui donner rendez-vous, elle avait aussi pensé à demander sa chambre à l’administration pour l’y rejoindre … beaucoup d’autres éventualités s’offraient à elle, mais la jeune Doval n’avait pas pris en compte celle de l’imprévu.
C’était trop tôt, trop rapide pour le voir.
La petite blonde arqua lentement son sourcil, cette manie montrait qu'elle était contrariée et elle l'avait en commun avec Adrian. S'il n'avait pas oublié, il saurait ce que transcrivait ce geste.
Elle avait encore beaucoup de mal à supporter son départ si soudain et surtout qu’il ne soit pas revenue vers elle dans le moment de détresse le plus grand qu’elle est eut a subir : le décès de sa mère.

Figée, elle planta son regard dans le sien sans rien dire. Incapable de dire quoi que se soit, elle resta là, stupéfaite que le destin les ait fait se croiser si rapidement.
Mais incapable d’insister plus longtemps, la demoiselle tourna la tête sur le côté et fixa le vide.
Elle se serait voulue plus chaleureuse mais elle n’y arrivé pas. La demoiselle était rancunière et susceptible et si a ces yeux, elle avait assez peu de valeur pour qu’il s’en aille sans la prévenir alors elle n’avait aucun effort a faire.
Elsa serra juste ses dents quelques secondes pour retenir les larmes qui menaçait de coulés. Ses yeux humides fixaient un nuage à la hauteur de son visage. Il avait la forme d’un cœur …
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Jeu 29 Nov - 0:28

Quelle poisse, il fallait qu’il s’envole. Le suivant du regard, cherchant à anticiper l’endroit où il se poserait, il discerna alors une silhouette sans forme cachée dans un manteau gris alors que son échappatoire de la soirée atterrissait à ses pieds. Il n’avait absolument pas envie de faire la conversation aujourd’hui, la tête encore lourde des effets néfastes de l’alcool…même un bonjour aurait été de trop. Sur la première marche, alors qu’elle se baissait pour récupérer son piètre bien, il fixa la blondeur de ses cheveux… Elle lui rappelait des souvenirs….de bon souvenir qu’il rendait intentionnellement malingre pour accepter plus facilement cette « rupture » amicale pour un mais amoureuse pour l’autre. C’est ainsi qu’il l’avait vécu. Il n’avait pas supporté l’idée de la voir avec un autre homme, la surprendre main dans la main au hasard des rues, dans ses bras, ses lèvres contre les siennes… C’est étrange comme en cet instant, il ne cherchait plus à chasser le souvenir de leur rencontre…l’enfouir le plus loin possible de sa mémoire, il se contenta d’afficher un sourire déconfit...les sourires de ceux qui viennent d’accepter une fatalité. Aujourd’hui, il ne pourrait que penser à elle, comme chaque jour d’ailleurs, mais il avait accepté que ses souvenirs joyeux seraient douloureux aujourd’hui.

Le crissement des pneus d’une voiture lui fit tourner la tête. Cherchant des yeux le béni responsable de ce vacarme, béni pour avoir détourné ses pensées, il reporta ensuite son regard sur la jeune femme, assise sous une pluie qui ne semblait pas la gêner et c’est à cet instant qu’il la reconnu, avant même qu’elle ne lui adresse un seul mot, une seule parole ou un seul regard. Ne s’attendant plus à la revoir un jour, et son manteau serré tout contre elle cachant ses formes qu’il aurait pu reconnaître entre mil, il ne sut si c’était le souvenir doré de sa chevelure où le geste lent, calme, précis et doux qu’elle avait esquissé pour ramasser son « bien » mais quoiqu’il en soit, elle se trouvait la, sous ses yeux, et il était paralysé par un panel de sentiments diverses et indéfinissables qui l’empêchait de bouger, d’agir ou réagir.

Pourquoi était-elle là ? Se pourrait-ce qu’elle ait cherché à le revoir ? Lui en voulait-elle pour son départ inopiné ? Avait-elle pensé à lui ? Etait-elle toujours avec cet homme ? Etait-il avec elle ? Le reconnaîtrait-elle ou l’avait-elle oublié ?
Toutes ces questions se bousculait dans sa tête jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche, qu’elle prenne la parole. Ce creux dans son ventre s’intensifia, l’immobilisant un peu plus encore comme hypnotisé par sa main délicate recoiffant une mèche de ses cheveux et ce sourire qu’elle lui adressait…


Elle l’avait reconnu….c’était sûr… Ses lèvres n’étaient plus étirées par son amabilité, il était effacé... pire, il était remplacé par cette grimace significative… « un sourcil arqué » n’était ni pour l’un ni pour l’autre bon signe en général. C’était l’un de leur point commun, un parmi tant d’autres, comme s’ils avaient calqué une part de leur personnalité l’un sur l’autre tant leur amitié était forte. Adrian n’était pas dupe, lorsque ce phénomène se dessinait sur son visage, ce n’était jamais mais alors jamais par pur plaisir…au contraire… A croire qu’elle n’était pas contente de le voir….lui…dans le fond, même s’il était surpris se sentait comme revivre…

Contempler son doux visage, la souplesse de ses cheveux, entendre le son mélodieux de sa voix posée, la sérénité de ses mots qui avait toujours pu l’apaiser… Il se surprit à s’imaginer la reprendre dans ses bras, comme il le faisait étant petit lorsqu’il la consolait…mais pour une tout autre raison. Il se voilait la face, elle lui en voulait mais, champion de la mauvaise foi, il ne comprenait pas du tout pourquoi.

Elle plongea ses magnifiques yeux vairons dans le sien et il se sentit coupable comme cela ne lui était plus arrivé depuis longtemps…Coupable d’avoir laisser cette magnifique jeune femme dans sa détresse, sans un mot, dans les bras d’un autre….coupable d’avoir été trop lâche que pour assumer ce qu’il ressentait….Coupable de n’avoir été plus combattif et de se battre pour la garder….N’en valait-elle pas la peine ? En dehors de sa sœur, elle était ce qu’il avait de plus cher et il l’avait abandonné….Pourquoi donc fallait-il toujours qu’il soit si faible lorsqu’il s’agissait d’elle….Elle l’avait cherché non ?
C’est à cause d’elle qu’il était parti sans prévenir….à cause d’elle qu’il n’avait jamais pu aimer…à cause d’elle s’il était si caustique et ne croyait ni en l’amour ni en l’amitié, à cause d’elle qu’il avait brisé tant de cœurs, à cause d’elle qu’il ressentait le besoin d’être arrogant pour cacher qu’il n’était pas vraiment heureux, pas vraiment accompli…C’est elle qui n’avait pas voulu de lui, qui n’avait pas su remarquer qu’il n’avait d’yeux que pour elle. Et c’est elle qui lui offrait ce visage contrarié ?


Son corps reprenant vie, comme si son sang chaud d’émotion circulait à nouveau dans ses veines, il cacha sa bouche de son visage, la main sur le menton, complètement perdu, étonné et ne sachant ni quoi dire ni même quoi faire… peut-être devait-il commencer par lui poser une des questions qu’il lui trottait dans la tête depuis qu’il avait croisé son regard. Pourtant, ses paroles dépassèrent le fil de ses pensées et il lança, doucement cherchant à se maîtriser un maximum :

« Tu…Euh…. » Un petit rire ennuyé et à la fois critique par rapport à son attitude, il secoua la tête négativement, se trouvant ridicule« Ton sourcil…..ça te contrarie de me voir ? Tu aurais du t’y attendre pourtant….Toi, tu aurais pu t’y préparer….. »

Pourquoi donc fallait-il qu’il soit à la limite du désagréable….S’il avait pensé la revoir un jour, il s’était imaginé qu’elle lui sauterait dans les bras, lui présentant des excuses pour le mal qu’elle lui avait fait…lui déclarant un amour démesuré, inégalable et éternel…..S’il avait pensé à la revoir, il s’était imaginé qu’elle prononcerait tout ses mots qu’il était incapable de dire….
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Jeu 29 Nov - 21:47

La jeune fille préféra laissé tomber le bout de papier au sol. Il n’avait plus aucune importance a présent. Seul lui compter. Il n’avait rien dit, s’était contenté de croiser son regard et était pourtant tellement rassurant.
Depuis toujours, il l’a rassuré. Leur histoire avait commencer comme ça après tout.
Elle n’avait peur de rien à ses côtés, Adrian serait là de toute façon, quelque soit la situation.
De nombreuses fois, ils s‘étaient retrouvé dans des situations à peine descriptibles car l‘effronté qui l‘accompagnait se débrouiller pour faire les 400 coups. Ils s‘en était toujours sortis et se la demoiselle se contentait simplement de rajouter ces souvenirs dans un coin de sa mémoire.
Sa douceur contrastait avec la fougue du jeune homme mais ainsi, ils étaient complémentaires et dans ces situations, il criait et elle, attendait simplement que la solution arrive, elle arrivait toujours.

La blonde le regarda a nouveau.
Son sourcil … il avait compris pour son sourcil, un simple signe qui montré qu’il n’avait rien oubliée d’elle et ce genre de chose lui réchauffait le cœur.
Mais ce ton agressif dont elle ne se rappelait pas repris le dessus juste après. Lorsque quelqu’un part, on ne se rappelle souvent que de ses qualités, c’est ce qui venait de se produire, la jeune fille avait oublier les quelques défauts du garçon.

Elle écouta le ton désagréable qu’il utilisé en fronçant doucement son petit nez et préféra fermer les yeux pour les rouvrir quelques secondes plus tard. Alors comme ça, il aurait voulu être prévenu ?
Sans réussir a se contrôler, elle prononça lentement, ravie d‘avoir trouver ce qu‘elle avait a répondre a ça :


- Tu pars sans prévenir, je viens sans prévenir … on est quittes non ?


Baissant les yeux presque honteuse de ses dires, elle attrapa la manche de son manteau et la plaça entre sa paume froide et ses 4 doigts. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle rejoue totalement la scène de leur retrouvaille.
Dans quelques années, elle ne voudrait pas se retrouver a parler de leur retrouvaille comme d’un moment froid et regrettable.
Ravalant sa fierté car elle savait parfaitement qu’il ne le ferait pas, elle descendit une des marches qui l’a séparée de lui, faisant claquée ses talons sur le marbre glacée.
La pluie tombait toujours aussi finement mais rien ne la perturba.
Le visage d’Elsa se fendit par un jolie sourire en coin et une grosse mèche de ses cheveux d’or couvrit à nouveau une partie de son visage.


- …Heureuse de te revoir Adrian


Son ton se voulait chaleureux et doux.
Arrivé un peu plus près de lui, elle se demanda comment elle avait été capable de se passer de lui si lointain.
Son odeur, ses mimiques, sa voix … tout ceci, personne n’était capable de l’avoir comme lui.
Son regard d’enfant traduisait juste l’envie imminente qu’il l’a serre dans ses bras. Le jeune Visconti comprendrait-il ? Elsa desserra l’étreinte qu’elle avait sur son corps frêle et planta ses deux mains dans les poches de son manteau de cachemire.
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Ven 30 Nov - 14:31

Il suivit d’un regard absent le bout de papier lavé de toute encre qu’elle laissa glisser d’entres ses doigts fins et délicat. Serait-ce la plus belle allégorie du hasard ? Ou peut-être avait-il avec le papier un rapport particulier. N’était-ce pas ses cours qui avaient été parsemés le long des escaliers de la rotonde le jour où il lui avait adressé la parole pour la première fois, son cœur d’enfant battant la chamade, impressionné par ses grands yeux vairons parfaitement assorti à la couleur de ses cheveux aussi blond que le blé et aussi lumineux que le soleil.

Reportant son attention sur elle, il fut ému de constater qu’elle n’avait pas changé, qu’elle était toujours aussi lumineuse, son teint diaphane, dépourvu de tout défauts, sa bouche toujours aussi ronde inspirant un baiser à quiconque, ses mouvements toujours aussi doux et sa voix aussi mélodieuse était une douce mélopée à ses oreilles. Ses mots auraient pu être agressifs qu’il était trop heureux de pouvoir l’entendre. Arriverait-il à le lui dire ? A le lui faire comprendre ? Et puis, que devait-il faire face à cette moue mécontente alors qu’il avait espérait mil fois dans ses rêves les plus fous que pareille retrouvaille l’aurait rendu plus heureuse. Il le lui fit remarqué, son sourcil qui s’arquait…comme le sien, entourant son sourcil d’un accent circonflexe. Un peu trop axé sur lui même, par égoïsme ou mauvaise foi, il se demandait toujours au nom de quel saint elle pouvait lui voué un tel regard. Il fut un peu désagréable, certes mais l’avantage, c’est que la réplique d’Elsa le fit réfléchir. Sa réplique et ce clignement prononcé des paupières comme si elle avait besoin de réfléchir, ou de se maîtriser pour ne pas lui sauter à la gorge.

C’était donc ça ? Il était parti sans prévenir et elle lui en voulait, il ne lui avait plus dit au revoir et avait coupé les ponts de façon direct et impulsive. Il baissa un peu la tête, profitant de quelques instants de silence pour se remettre en question…silence troublé par le simple battement de la pluie sur les marches en pierre bleus qu’il foulait, elle assise et lui toujours debout une marche plus bas. C’est vrai que ce n’était pas correcte mais que pouvait-il faire ? il lui en voulait ne pas lui avoir parlé de son nouveau copain, qu’il lui tournait autour, qu’elle l’appréciait, que peut-être elle en était amoureuse….il aurait pu la retenir, il aurait pu lui dire tout ce qu’il ressentait pour elle, l’empêcher, il ne serait pas senti trahi…..Et si ces mots n’avaient rien changé, si c’est avec lui qu’elle voulait passé du temps, il l’aurait accepté, se contentant de veiller sur elle…il se voilait la face, s’il n’avait trouvé les mots pour la retenir ou si leur ampleur n’était pas réciproque, il serait parti, ne pouvant affronté de la voir main dans la main avec une autre…..mais il ne serait pas parti comme un voleur. Il releva un peu la tête, la voix enfuie dans ce qu’on aurait pu appeler la léthargie de la surprise, il lui répliqua un peu sèchement :


« Tu n’avais plus besoin de moi….il était la lui…..mais si tu veux oui, on est quitte….. »

Baladant son regard des yeux de la demoiselle jusqu’à ses mains qui se cachait dans les manches de son manteau, elle lui semblait avoir froid…Un peu comme sa sœur sans doute, si elle venait de quitter le doux climat de l’Italie, le froid du nord devait la blesser…Ce qui aurait expliquer ses pommettes si rouge d’ailleurs. Elle descendit une marche, se présentant à sa hauteur, la pluie glissant sur leur sa joue, inondant ses cheveux qui, devenu lourd d’eau, tombèrent et cachèrent son visage. Elle était heureuse de le voir, et ses mots lui réchauffèrent autant le corps que le cœur.
Machinalement, sous un geste doux, presque transi, il replaça la mèche dorée derrière l’oreille de la jeune femme, incapable de lui dire un seul mot. Que n’aurait-il pas donner pour la prendre dans ses bras, la serré très fort et lui chuchoter à l’oreille tout ce qu’elle lui manque. Il en était incapable, paralysé, trop fier….il n’en savait rien…Son parfum montait à ses narines, l’odeur de son shaampoing peut-être et il respira bien fort quand, levant les yeux vers ciel, ébloui parce qui ressemblait à un éclair, la pluie les surprenait de plus en plus violemment et ôtant sa veste, il la posa sur ses épaules :


« Tu vas attraper froid…viens avec moi, on dirait que la pluie n’a pas l’air de vouloir se calmer…. »

Il l’entraîna plus haut sur les marches, accélérant le pas après lui avoir pris la main pour l’empêcher de partir si elle le souhaitait. Arrivé au dessus, il sonna à la porte de l’école, cela devait faire venir le concierge normalement et il le supplierait de pouvoir entrer. LA pluie était de plus en plus violente

« Ouais… » avait lâché Franz, le concierge sympathique mais un peu rongeon, Adrian Visconti en retenue, avait dû aider à nettoyer toutes les classes avec Franz et depuis, ils avaient gardé un assez bon contact.

« C’est Adrian…Il pleut, il fait froid, et je voudrais te présenter mon….euh….….Elsa…une élève de première… »

L'amitié ? Ca existe vraiment?
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Sam 1 Déc - 14:40

De la justification d’Adrian, la demoiselle n’avait retenue qu’une chose : s’il était parti, c’était la faute d’Alejandro.
Ce type a qui elle ne tenait pas spécialement mais qui lui donné énormément d’attention. Elle avait craqué en voyant l’indifférence d’Adrian à son égard. Elle grandissait, devenait une femme et son meilleur ami ne l’a voyait pas autrement que comme sa confidente … du moins elle le pensait. C’était assez frustrant pour la jeune blonde. Elsa avait souvent jalousait les petites amies du brun et était particulièrement heureuse lorsque s’était elle qu’il faisait danser au gala.
Alejandro, ce coureur de jupons, avait su trouver les mots, il était tendre et galant avec elle et malgré sa réputation, la blonde croyait en la pureté de ses sentiments.
Elsa avait préféré caché l’histoire a son ami parce qu’elle avait vu comme il était possessif avec sa sœur.
Après que le jeune Visconti soit parti, Elsa s’était retrouvé seul, un vide s’était installé en elle et Alejandro et sa gentillesse tentait vainement de le combler. Il y arrivait … un peu … de temps en temps.
Et puis la jeune blonde s’était rapidement désintéressait de lui. La suite de sa vie avait été plus dure a supporter sans son ami a ses côtés, mais elle avait entendue cette phrase souvent et elle était vrai dans le cas présent : tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Néanmoins, sentir la tendresse d’Adrian était son souhait le plus cher, et il venait d’être exaucé.

La pluie ne gênait pas Elsa mais Adrian lui n’appréciait pas spécialement, elle s’en souvenait. Qui appréciait appart elle d’ailleurs ?
Pourtant il faisait froid et ses jambes nus n’aidait pas à lutter contre. Habitué au soleil de Pescara, elle avait gardé l’habitude de se vêtir de robe ou de jupe, les collants à cette période de l’année en Italie, avait peu de succès.
Lorsqu’il eut ses quelques gestes tendres a son encontre, elle ne put que sourire puis le suivre à l’intérieur de l’immense bâtisse derrière eux, en gardant sa main dans la sienne.
Ses cheveux trempés qui dégoulinant dans son dos la firent frissonnée pendant qu’ils attendaient patiemment à la porte que le concierge daigne ouvrir l’immense plaque de bois brut vernis.

La blonde regarda autour d’elle la pluie tombée puis entra a la suite de son ami. Une fois a l’intérieur, elle n’eut pas le temps de ressentir la chaleur que déjà Adrian la présenter à … Franz. Un homme qui lui apparu rapidement comme sympathique, il avait cet air ronchon des gens qui était finalement très gentils et bons. Pendant quelques instants, il discutèrent et la voix rauque et un peu bourru du concierge fit sourire Elsa.


Alors c’est elle, la fameuse Elsa ?
avait-il dit après leur avoir proposer une quelconque boisson chaude.

La jeune fille s‘était montré polie, comme on lui avait appris mais avait refusé la boisson. Elle voulait juste parlé a Adrian pour l‘instant, l‘écouté, rire a ses cotés, comme avant…
Ainsi,en avançant un peu dans le couloir, la jeune fille prit le temps de l’admirer. Lorsqu’elle était entré quelques heures plus tôt, elle était arrivé pile à l’heure et avait foncé dans la salle d’examen.
La décoration était particulièrement luxueuse et bien que la jeune blonde soit parfaitement habitué a ce genre d’endroit, la hauteur de plafond l’impressionna, les moulures aussi.


- Alors … je crois qu‘on a du temps a rattraper Adrian


Elle avait prononcé la phrase en français. Une de leurs nombreuses habitudes, ils l‘avaient commencés jeunes.
Pour qu‘elle perde son accent dont tout les petits italiens se moquaient, Adrian avait prit l’habitude de l’aider en italien et de lui expliquer chaque mots et d’insister sur leur prononciation, Elsa elle,glissée quelques mots de français de temps en temps ou quand elle ne voulait pas que les gens autour comprennent ce qu’elle voulait dire.

Elle avait peut-être posée la question trop rapidement. Elle avait réellement peur de la réponse à vrai dire. Elsa l’entendait déjà lui raconté qu’il avait trouvé l’amour de sa vie, qu’il lui présenterait rapidement et qu’il était question qu’ils se marient au printemps prochain. Le scénario d’horreur tournait en boucle dans sa tête et elle tentait juste de savoir comment réagir en souriant, comment feindre le contentement ?
Un garçon comme Adrian n‘avait aucun souci a se faire en ce qui concernait les filles, il était incroyablement séduisant, beau, charmeur, intelligent et amusant.





[JE M’EXCUSE POUR LES FAUTES S’IL Y EN A, JE N’AI PAS RELUE.]
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Dim 2 Déc - 17:28

D’aussi loin qu’il ne se souvienne, tant il pouvait apprécier la neige tombante comme une caresse sur sa joue, autant il détestait la pluie s’écrasant froidement dans leur cheveux. La neige est soyeux, la pluie et lourde et non, il n’aimait absolument pas, d’autant plus qu’elle se faisait de plus en plus violente. Il n’était pas aveugle, il remarquait qu’elle mourrait de froid, il aurait juré la voir tressaillir sous un frisson. D’un geste tendre à son adresse, trahissant tout ce qu’elle lui avait manqué, sa tête lui répétait sans cesse : « Pincez-moi je rêve ». Lui qui avait souhaité rester dans son lit et dormir autant la nuit que la journée pour éviter de penser trop à elle ce jour d’anniversaire, elle se trouvait la, devant lui, ses yeux plongés dans les siens et sa main caressant sa joue, lui offrant un sourire sur ses lèvres qu’il aurait volontiers effacé d’un baiser volé…quoiqu’il y avait droit à ce baiser… L’amitié ca ne dure pas toujours puisqu’il l’aimait, il avait raison et elle avait tort. Il devait l’embrasser non ? C’était la finalité de leur pari. Même s’il avait été complice à souhait, plus rien ne serait jamais pareil, parce qu’il l’aimait et que loin d’elle, il avait accepté d’offrir ce nom à son sentiment, ce qu’il se refusait lorsqu’il était à ses côtés.

L’entraînant la jeune femme par la main vers la porte d’entrée, le bon vieux Franz les laissa finalement entré.


" Merci Franz tu es génial, on avait froid et traverser la pluie aussi bien vers le campus que vers Amsterdam aurait été suicidaire…
- T’inquiète pas petit gars, tu sais bien que tu es ici chez toi…d’ailleurs, je vous offre quelques chose à boire … ?
"

Les deux jeunes gens avaient refusés, pressés sans doute d’être ensemble et de pouvoir parler du passé, du présent, et de l’avenir. C’est alors que Franz fit ce petit commentaire :

« Alors, c’est elle la fameuse Elsa… Je vais vous laisser les jeunes, vous pouvez allez au foyer si vous voulez….c’est plus chaud et il y a un baby foot…tiens la clé Adrian, ne détruisez rien et ramène-les moi »

Adrian sentit monter à ses joues une chaleur qui ne lui ressemblait pas…Franz venait de le vendre quelque peu, bien sûr qu’il lui avait parlé d’Elsa. Ce vieil homme avait ce petit quelque chose de rassurant qui avait incité le jeune garçon à lui confier ses peurs, ses craintes, ses expériences. Ils savaient que ses secrets seraient bien gardé…mais il n’avait pas prévu qu’un jour, Elsa aurait à le rencontrer.

« Euh…oui…merci Franz, je te les ramène avant de partir…Merci… »
Il l’emmena à travers les couloirs en direction du foyer, marchant devant elle, puisqu’il avait délaissé sa main dans toute sa galanterie pour la laisser pénétrer dans l’enceinte de l’école. Devant Franz, il n’avait pas osé la conserver dans la sienne même si c’était pour lui le meilleur moyen de réaliser qu’elle était bel et bien à ses côtés, en chair et en os. Qu’il ne s’agissait pas de l’un de ses si récurrents rêves qui lui ôtait toute envie de rire dès que son réveil sonnait, ses rêves où elle n’était qu’à lui et où il n’avait pas à la partager….

Elle prit alors la parole….En français, comme ils avaient eu souvent l’habitude de le faire, cherchant à s’enrichir des forces de l’un et de l’autre. Il adorait l’entendre parler français, cet accent qui lui allait se fondait à sa personnalité et elle était elle, accomplie…Oui, il adorait l’entendre parler français….les habitudes revenaient vite apparemment car il répondit en Italien.


« Oui en effet….comme par exemple, ce qui t’amène par ici et…..comment va Alejandro ? »

Il s’arrêta net au milieu du couloir pour lui faire face. La veste d’Elsa était toujours posée sur ses épaules, de façon à ce qu’elle ne souffre pas trop du froid. Adrian était donc un peu mouillé mais heureusement, Franz avait ouvert la porte assez vite. En face d’elle, il lui sourit, cherchant à déchiffrer dans son œil tout ce qu’elle aurait pu y cacher, et en posant ses mains sur ses avant-bras, tout prêt à la jeter dans les siens au cas ou… .

« Pourquoi ? Pourquoi tu ne m’as rien dit ? ça fait trois ans que je me pose la question et j’aurais voulu pouvoir faire semblant de rien, te retrouver, te serrer dans mes bras et recommencer la où l’on s’est arrêté mais je n’arrive pas…. J’ai besoin de savoir pourquoi lui….et pas… »

Il laissa sa phrase en suspens. Ne sachant comment continuer sa phrase sans se mouiller….

« Un autre….que j’aurais apprécié au moins » ….il les aurait tous détesté mais c’est tout ce qu’il avait trouvé à répondre.
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Mar 4 Déc - 21:16

La jeune fille regardait ses pieds en avançant. Depuis combien de temps n’avait-elle pas sentie cette odeur de parfum de luxe qu’Adrian était le seul a porter ? Ces petites choses trahissait leur complicité et Elsa fut ravi de les retrouver.

Sa question eut une réponse des plus objectives puisque le jeune brun attaqua directement sur les sujets qui les rendait moins tendres l’un envers l’autre. Si Adrian était parti, c’était parce qu’elle sortait avec ce type, cet italien fils d’un industrielle russe qui s’était imposé sur le marché de Pescara.
Les 8 mois qu’elle avait passé à ses côtés ne faisait pas parti de ses plus beaux souvenirs, l’homme étant arrogant et prétentieux, mais il vouait un amour sincère a la jeune française.
Alors en « consolation », elle s’était jeté à corps perdu dans leur petite histoire. Elsa n’avait jamais pris en compte qu’ils puissent se détester. Si elle lui avait caché c’était parce qu’elle avait vu sa possessivité envers sa sœur et qu’elle savait les disputes qu’engendreraient la révélation.
Finalement, ces dernières n’avait pas eu lieu puisque l’italien était parti sans crier gare.
Alors, avec toute la sincérité dont elle savait faire preuve, elle avoua ce défaut a son ami


- Parce que tu es possessif Adrian ! Et que j’imagine qu’on se seraient disputés souvent si tu avais su que … et puis parce que …


Parce qu’aussi Alejandro n’avait pas le droit d’être avec elle, que leur histoire devait resté sécrète puis que son père avait déjà assuré son avenir avec une italienne de bonne famille.
Ça n’était pas une excuse et elle en avait parfaitement conscience. Adrian avait gardé les plus petits de ses secrets et elle avait fait de même; mais sa possessivité et sa haine du garçon aurait pu être mise à l’épreuve.


Et puis … enfin … j’pouvais pas vraiment le dire … Alejandro avait pas le droit d‘etre avec m …


Agacée que le premier sujet de discussion de leur retrouvaille se porte sur ce genre de détails futiles la jeune femme haussa les yeux au ciel en coupant la phrase puis planta son regard azur dans ses yeux mystérieux.

Et toi ? Hein ? Toi ? Pourquoi t’es parti !? Sans prévenir en plus … T’avais pas le droit Adrian ! T’avais aucun droits de me faire ça !


La jeune blonde s’était pourtant promis de ne pas s’énervée, de chercher avec cohérence où elle avait fait une erreur dans un débat calme mais l’émotion de voir l’homme qu’elle aimait et se rappelée par la même occasion qu’il l’avait quitté l’a faisait s’égarer.
Le souvenir de cette journée d’Août où elle avait appris son départ lui traversa l’esprit et se posa sur le haut de son crâne.
La journée avait bien commencer pour elle pourtant, un dimanche commun aux autres où elle s’était lever tôt pour avoir la chance de déjeuner avec l’ambassadeur qu’elle appelé « papa », ils avaient conversée d’un sujet auquel il tenait apparemment mais dont elle se moquait bien et puis, avait chacun vaquait a leurs occupations.
En remontant dans sa chambre, elle s’était arrêter comme rarement, sur une des nombreuses photos d’elle et de son meilleur ami, et même si elle avait remarquer la pluie a l’extérieur, la blonde avait ressentie le besoin de le voir.
Lorsqu’elle était arrivé trempée jusqu’aux os et prête a rire avec le jeune Visconti, elle n’avait trouvé qu’une chambre vide savamment nettoyé par 2 femmes de ménages bavardant guillerette d’un soap opera américain. Quelques explications plus tard, Elsa était rentrée incapable de réalisé qu’il l’avait quitté. Son âme sœur s’était envolée comme s’il n’avait jamais existé et pour la première fois depuis une éternité,elle se retrouvé seule a affronté le monde.

La jeune fille retira de ses épaules la veste qu’il avait galamment posé dessus et lui tendit comme pour lui dire qu’elle lui en voulait toujours et que ça n’était pas fini.
Sa voix avait fait écho dans la totalité du couloir lorsqu’elle avait criée et le fait qu’ils soient seules accentué encore les choses. Ainsi, elle prit l’initiative de parler bien plus calmement cette fois en regardant ses ongles longs se touchés, tête baissée.


- Ma mère est morte … ma mère est morte il y a 2 ans et j’ai espéré te voir venir. Tu étais où quand j’ai eu besoin de toi comme jamais ?!… Où était mon meilleur ami quand il était la seule personne que je voulais voir ??!


Les yeux brillants près a laissé coulés quelques larmes, elle s’était a nouveau emporté, sans le vouloir, elle avait élevé le ton.
Elle n’attendait certainement pas de lui une réponse pleine de pitié et de compassion. Elsa l’avait eu de nombreuses fois et ces gens - qui pour la plupart- ne s’était jamais soucié de sa mère lui donnait envie de vomir.
La jeune blonde avait juste eu envie de lui dire, parce qu’il était la seule personne a qui elle avait toujours voulu en parlé et que l’occasion se présenté maintenant. Elle voulait qu’il comprenne aussi combien son acte l’avait blessée.

Malgré la tristesse du sujet qu’elle venait d’évoquer, la jeune femme se surprit a penser que dans ce genre de situation, elle serait prête a lui avouer ces sentiments.
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Mer 5 Déc - 2:59

Elle était la, à ses côtés et il n’était pas sûr de vraiment réaliser. Il allait pouvoir se retrouver seul avec elle, sentir à nouveau son parfum et peut-être même pourrait-il caresser la douceur de ses mains dans les siennes…Il pourrait à nouveau sentir son cœur battre dans sa poitrine de façon démesurée, au point d’avoir peur qu’il ne s’arrête, épuisé par sa course folle. Il pourrait à nouveau penser à elle avec le sourire, heureux de l’avoir retrouvée et pourtant….les souvenirs lui revint aussi sombre que la nuit, aussi lourd que les boulets aux jambes d’un prisonnier, aussi sournois que le venin d’un serpent qui contaminerait petit à petit le cœur et l’âme d’un homme. S’arrêtant au milieu du couloir c’est sans vraiment s’en rendre compte qu’il lui posa la question, cette question qui lui avait rongé les sangs trop souvent et trop longtemps.
Pourquoi ? Pourquoi avoir gardé un tel secret ? Pourquoi lui et pas un autre…..
Aurait-il une réponse ? un réponse qui le satisferait ? Qu’avait-il réellement envie d’entendre ?
« Je ne t’ai rien dit parce que j’avais peur de te perdre ? je ne t’ai rien dit parce que je ne voulais pas que tu gâches tout ? Je ne t’ai rien dit parce que je n’avais pas assez confiance en toi ? »
Qu’avait-il vraiment envie d’entendre….aucune réponse ne le satisferait…alors pourquoi avoir posé cette question ? Pourquoi ressasser le passé ? Pourquoi ?
Trop de questions…. !! Il se posait trop de question et ses paroles dépassèrent ses pensées, il l’eut sa réponse, et comme il s’y était attendu, elle n’atténua pas le poids de ses années qu’ils avaient perdues.
Elle haussa le ton à mesure qu’elle parlait et lorsque vint son tour de parler, il lui coupa la parole une première fois, sur le même ton qu’elle…l’écho leur répondait ou reflétait la tension qui s’installait entre eux…


« Possessif ? moi…possessif… ? »

Au championnat du monde de la mauvaise foi, il aurait remporté la médaille d’or. Comment aurait-il si elle lui en avait parlé ? Il se serait battu pour elle…il lui aurait démontré qu’il n’était pas fait pour elle. Peut-être ne l’aurait-il pas fait directement….peut-être même ne serait-il jamais venu à Amsterdam, de peur de la perdre de façon définitive s’il était trop loin d’elle….peut-être….et si….avec des si on met Paris en bouteille….et Paris….c’est bien trop grand pour ça…
Elle termina son histoire mais pas sa phrase, se séparant de la veste qu’il lui avait offerte pour la réchauffé, la lui rendre comme si plus rien ne les liait, comme si l’un et l’autre n’était plus que des étrangers. Il récupéra sa veste, du bout des doigts, cherchant à capter le regard vairon d’Elsa qui reflétait un « je ne sais quoi » semblable à l’agacement. Il l’écouta, sans mot dire, que pouvait-il répondre ? « Je suis parti parce que je t’aimais ? ». Non, il ne pouvait se résoudre à lui lancer ça comme ça, il ne pouvait résolument pas se résoudre à lui avouer les raisons pour lesquelles il l’avait abandonnée…pas comme ça, il lui mentirait, ou lui aurait menti si la colère dans sa voix avait laissé place pour un court instant à un ton plus calme et que son regard avait quitté le sien. Elle lui annonça alors une nouvelle qui lui fit mal, mal pour elle comme pour lui. Il avait toujours aimé sa mère, elle lui cuisinait toujours de bon petits plats quand il passait la journée la bas et elle l’autorisait même, en cachette de son époux, à rejoindre la jeune fille dans son lit le soir, lorsqu’ils avaient à peine 6 ou 7 ans. Il passait alors la nuit à discuter dans son lit pour finalement s’endormir. Son regard doux se rappela à son bon souvenir et toutes ses ressemblances avec Elsa lui sauta au visage, comme un diable sortant de sa boîte pour vous surprendre….il avait failli à sa tâche, il n’avait pas été la pour elle, il n’avait pas rendu à sa mère son dernier hommage….on l’avait laissé dans l’ignorance la plus totale….Ses parents étaient-ils au courant ?


Condoléances….Ce qu’il pouvait détester ce mot, il ne voulait strictement rien dire et était lancé comme ça, par politesse et même être utilisé par n’importe quel inconnu en guise de compassion loin d’être sincère…. Non, il n’exprimait pas ce vocable, ni aucun autre pour le moment d’ailleurs…

« Je ne suis qu’un égoïste Elsa… et c’est vrai, je suis parti sans prévenir……mais personne ne m’a prévenu pour ta maman, personne ou je serais venu….je te le promets..Viens… » finit-il par dire « On va jusqu’au foyer, il fait froid dans le couloir et l’écho me stresse….je crois qu’on a des tas de choses à se dire et….on s’y prend très mal… mais, tout ce que je peux te dire, c’est que si je suis parti comme ça, comme un voleur, c’est parce que j’ai été volé….L’amitié, ca dure pas toujours…j’avais raison… »

On lui avait volé son cœur, et jusqu’il y a peu, il pensait qu’il ne pourrait plus servir…. Il lui tendit la main, espérant qu’elle la saisirait en guise de paix….une paix future, lorsqu’il aurait éclaircit tout ses points qui seraient toujours une barrière entre eux….

[j'ai pas relu ma réponse, j'espere que ça ira...dsl pour faute et répétition ]


.
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Jeu 6 Déc - 1:22

Elsa ne comprit pas totalement le sens de la fin de sa phrase. Que voulait-il dire ? Où voulait-il en venir ?
Adrian avait l’habitude de lui dire que l’amitié n’existait pas. Son pessimisme a ce sujet l’avait toujours sidérait et à l’e elle s’était donné comme mission de lui prouvait qu’il se trompé. Pourtant, il s’était donné raison en s’en allant.
Elle attrapa sa main doucement et la serra dans la sienne en lui adressant un sourire qui voulait sûrement dire « on fait la paix …» comme lorsqu’ils étaient enfants.


ET SI ON EN PARLAIT ?*
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MessageSujet: Re: Sur la deuxième marche....+Elsa+ |TERMINE|   Aujourd'hui à 21:05

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