AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 29
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 1:18

Irritée, agacée, énervée, hystérique, stressée, angoissée, sur les nerfs… Voilà tout ce qu’était à la fois Valentine à cette heure précise de l’après-midi. Cela faisait bientôt deux longues heures qu’elle avait croisé Adrian dans les couloirs de l’ISP, sans pouvoir lui parler seul à seul, droit dans les yeux, en toute sincérité… Elle voulait tirer au clair cette histoire à tout prix. Avant tout pour se calmer, car son sang semblait bouillonner dans ses veines, si bien qu’à tout moment, elle pouvait exploser. S’en prendre à un passant qui n’aurait rien fait par exemple. Si elle n’avait pas bientôt une réponse à ses questions, il lui faudrait trouver de toute urgence un bouque émissaire. Chelsea était la reine des ragots en tout genre. Devait-elle donc croire ce qu’elle lui avait dit ? Elle ignorait tout de cette Elsa… Fraîchement débarquée à l’internat, elle ne pouvait que douter et douter encore. Sa relation avec Adrian, était-elle sérieuse ? Qu’elle le soit ou non, dans tous les cas, il ne lui avait jamais manqué de respect jusqu’à présent. A dire vrai, elle ne savait même pas s’il était du genre infidèle… Il pouvait très bien être frivole tout en respectant ses copines du moment. Et si les dires de sa commère d’amie étaient vrais ? Peut-être fricotait-il avec une autre dans le simple but de se débarrasser d’elle au plus vite. Si tel était le cas, il était bien plus lâche qu’elle ne le croyait…

Tout un tas d’idées et de pensées ne cessaient de lui obstruer l’esprit, si bien qu’elle ne savait plus où donner de la tête. Complètement ailleurs, elle avait envoyé balader toutes les personnes qui lui avaient adressé la parole, souhaitant se retrouver seule un moment, un long moment… Seule la voix d’Adrian était en mesure de l’apaiser, mais il n’était pas à ses côtés. Son imbécile de camarade l’avait emmené avec lui, on ne sait où d’ailleurs. Loin d’elle, c’est tout ce qu’elle savait. Un grand besoin de s’isoler se fit ressentir et elle n’eut d’autre choix que celui de quitter l’école, juste pour quelques minutes, ou heures… Allez savoir. De toute évidence, il lui fallait un endroit calme, éloigné de la foule ambulante et assourdissante d’Amsterdam. Le quartier de Driemond restait le seul lieu où elle pourrait éventuellement obtenir ce qu’elle souhaitait : de la tranquillité. Pour réfléchir. Son sac à bandoulière passé autour du cou, elle marcha tête baissée jusqu’à sa prochaine destination, la place Sloten. Ne regardant pas une seule fois devant elle, elle manqua à plusieurs reprises de percuter quelqu’un de plein fouet, mais ce détail ne semblait pas la déranger outre mesure, car il se répéta un bon nombre de fois, créant quelques protestations chez certaines personnes.

Une fois qu’elle fût arrivée devant l’imposante fontaine, architecture italienne par ailleurs, Valentine se posa sur le bord de celle-ci et contempla son propre reflet dans cette eau sale et peu profonde. Ses iris vairons se perdaient dans la contemplation du fond du bassin, comme si son regard s’y noyait désespérément, cherchant en vain une réponse qui ne viendrait probablement jamais. Quelques minutes avant son départ précipité de l’ISP, la jeune Hollandaise s’était empressée de passer un coup de fil à Adrian, qui – bien entendu – n’avait pas répondu à son appel… A croire que le destin s’acharnait sur elle. Mais il ne fallait pas dramatiser, peut-être ne l’avait-il pas sur lui à ce moment là, qui sait ? Il n’empêche qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer les pires choses. Une future discussion douloureuse durant laquelle il lui annoncerait qu’il préférait arrêter ici leur relation. Néanmoins, elle lui avait laissé un message, dans lequel elle lui demandait de la rejoindre près de la fontaine, sur la place Sloten, le plus rapidement possible. Désormais, il ne lui restait plus qu’à attendre. Peut-être même patientait-elle pour rien ? Elle espérait seulement qu’il comprenne dans son message l’importance de la retrouver. L’intonation de sa voix avait été faible, comme brisée… Aucun mot affectif n’était venu conclure ses paroles, un simple « bisous » et « à tout à l’heure ».
Serrant son manteau noire contre elle, le froid commençait à se faire sentir et s’engouffrait entre les pans de ce dernier. Mais comme à son habitude, elle ne portait qu’une simple jupe en jean dessous. Etant née ici, elle s’était habituée depuis belles lurettes aux températures. Mais ainsi immobile, elle devait bien avouer qu’elle était frigorifiée… Au fur et à mesure que les minutes passaient, elle se sentait frissonner et trembloter, son regard étant toujours braqué sur l’eau silencieuse et figée.


Dernière édition par le Ven 7 Déc - 2:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 2:17

Appuyé contre l’un des casiers disposés à l’intersection d’un couloir, il relisait son cours de géo-politique. Ce professeur avait la fâcheuse et ennuyeuse tendance d’interroger oralement ses élèves afin de les noter. Il détestait ce genre de contrôle mais il n’avait d’autres choix que de s’y plier. Alors qu’il était concentré sur les dernières lignes du chapitre étudié au cours précédant, une voix familière mais d’une froideur étrange l’interpella….Valentine, son officieuse - mais officiel en devenir – petite copine se tenait devant lui, le regard aussi froid que le timbre de sa voix qui venait de lui annoncer qu’il devait parler. Il referma son cours, écarquillant les yeux, se demandant ce qu’il se passait..

« Oui, je t’écoute…. »

Aucune politesse échangée…ils n’en eurent pas vraiment le temps, Ethan, l’un de ses plus grands amis l’attrapa par le bras, l’arrachant aux deux yeux vairons si troublant dans une excuse pitoyable et Adrian ne put qu’hausser les épaules en articulant assez distinctement mais en silence un « Je suis désolé »…
L’horrible sonnerie stridente annonçant le début des cours résonna dans tous le couloir…il aurait dû se rendre à son cours de politique, il était prêt à être interroger si l’humeur de son professeur l’avait décidé….et pourtant, il ne s’y rendrait pas… Il était entraîné contre son gré vers la piscine.


***


« Vous plaisantez ? C’est pour ça que vous m’empêcher d’aller au cours…non mais vous n’êtes vraiment pas bien, s’indigna Adrian qui écoutait les explications scabreuses de ses camarades
- Non mais attends, tu vas quand même pas le laisser dire qu’il est meilleur que toi sans lui prouver le contraire…..
- Laisse-moi rire s’il te plait…..Ryerson est incapable de faire une 100 mètre crawl…Comme s’il était meilleur que moi….
- Ouais, bien c’est le moment de le faire taire mon pote… »

La compétition !! Elle faisait partie de son quotidien et avait toujours su éveiller en lui, de façon mal placée sans doute, une force inégalable. Lorsqu’on le mettait au défi, il n’avait plus aucune limite…Il jeta un regard circulaire autour de lui alors que l’odeur du chlore s’infiltrait déjà par ses narines. Cette odeur, l’appel de l’eau, la gloriole de la victoire…

« Ok….C’est bon, je vais le faire….. »

Puéril, enfantin, un défi de gamin de 23 ans dont le seul enjeu était une bouteille de champagne lors d’une prochaine sortie. Quinze minutes plus tard, prêt et changer, le signal était lancé, il était dans l’eau et allait gagné ce pari, aussi stupide soit-il…
Pendant ce temps, son téléphone résonna ….une fois, deux fois, trois fois…plus rien, sauf l’avertisseur qu’un message avait été déposé sur sa boîte vocal.


***


Une heure plus tard, savourant sa victoire en y ajoutant quelques railleries à l’adresse du perdant, il sortit de son sac de sport son téléphone portable, comme machinalement sans vraiment s’attendre à un message bien qu’il s’était plusieurs fois demandé pourquoi la belle Valentine s’était montrée si grave. Il s’éloigna de quelques pas, cherchant un peu de silence pour écouter le message :

« Salut, C’est Valentine, j’ai vraiment besoin de te parler…Je t’attendrai près de la fontaine….Bisous. A tout à l’heure »


Il n’y avait plus aucun doute à avoir, quelque chose n’allait pas et il avait beau y réfléchir et retourner les évènements de ces derniers jours dans sa petite tête, il n’arrivait à comprendre ce qu’il avait bien pu faire pour qu’elle soit si…semblable au climat. Elsa peut-être ? Un jour où l’autre, il faudrait qu’il en parle, peut-être même qu’il la lui présente…mais il ne savait plus ce qu’il ressentait ni pour l’une ni pour l’autre….

« Les gars, je dois vous laisser à plus… »

Il n’attendit aucune réponse et il s’éclipsa.

***


Les cheveux encore un peu humides, le froid s’infiltrait dans tout son cœur comme le sang circule dans les veines. D’un pas alerte, il se dirigeait vers la fontaine, sur la place, précisément à l’endroit où sa petite amie l’attendait. Il espérait ne pas l’avoir raté, elle semblait agacée et lui, se sentait intrigué. Son esprit, loin d’être figé par le gel, interrompit le flot de ses questions, attiré par le parfum du café à emporter que les kiosques offraient à mesure que les passants approchaient de la fontaine. Il en prit deux…un pour elle, et l’autre pour Valentine qui, il le savait, devait mourir de froid presque autant que lui, ne s’habillant jamais très chaudement.
Bingo…
Il l’aperçut au loin, le manteau serré contre elle, elle semblait photographier de ses prunelles bicolores son reflet dans l’eau. Il s’approcha donc, s’annonçant en évitant les chemins détournés :


« Désolé… J’étais à la piscine…. »

S’approchant d’elle, ses lèvres vinrent rejoindre les siennes, dans un léger baiser….il aurait aimé lui en offrir un tout autre mais une ambiance électrique flottait dans l’atmosphère…il préféra donc s’asseoir à ses côtés, sur le rebord de la fontaine et lui tendant la tasse de plastique remplie de café, il continua :

« Je t’ai apporté un café…il vient du coin de la rue, ca va te réchauffer tu es morte de froid…je t’aurais bien pris dans mes bras si je n’avais pas l’impression que tu as envie de m’étrangler….Qu’est ce qui se passe ? »
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 29
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 3:16

Continuant de contempler l’eau d’un air lointain, Valentine commençait à perdre patience. Il n’était toujours pas là… Avait-il seulement écouté son message ? Elle n’en savait fichtre rien. La seule chose qu'elle était encore capable de ressentir c’était le froid glacial qui lui paralysait chacun de ses membres. Même ses mains, chaudement emmitouflées sous des gants rouges en laine, étaient froides. Le bout de ses doigts en devenait presque douloureux. Mais elle semblait ailleurs, sur une autre planète… Loin de cette fontaine, loin d’Amsterdam. Perdue sur son petit nuage de songes, seule l’image d’Adrian était ancrée dans sa mémoire, comme si elle ne voyait que lui. Sans doute faisait-elle de toute cette histoire une affaire d’état, alors qu’il n’en était rien, mais il était dans sa nature de tout dramatiser. Elle se sentait horriblement bien avec le jeune homme, des sentiments avaient vu le jour de son côté, elle ne supporterait pas qu’il la délaisse… Et si cela devait arriver, elle n’avait aucune roue de secours. L’argent de son père ne pouvait malheureusement pas tout arranger, elle qui croyait que celui-ci faisait malgré tout le bonheur de chacun lorsqu’on en possédait.

Alors qu’elle semblait faire progressivement partie du décor, un passant se glissa dans son champ de vision, lui demandant si elle allait bien… Si elle n’avait pas besoin de quelque chose. Et comme il fallait s’en douter, Valentine ne prit même pas la peine de répondre à cet inconnu, demeurant impassible et immobile à toutes remarques. Telle une statue magnifiquement sculptée sur les bords de cette fontaine, la jeune femme ne bougeait quasiment pas, seul son ventre se levait et s’abaissait sous sa respiration devenue calme. Mais bientôt, la voix d’Adrian se fit entendre, alors qu’elle n’y croyait plus… Avec lenteur, elle tourna la tête vers lui et braqua son regard sur son visage, son nez ainsi que ses joues s’étaient empourprés de rouge à cause du froid. Elle ne fit aucune remarque sur sa venue ou son éventuel retard et se saisit simplement du café qu’il lui offrait.


« Merci… Murmura t’elle d’une voix peu audible. »

En temps normal, elle n’aurait pas loupé une occasion de rire à ses paroles ou bien de lui lancer une réplique cinglante, mais étrangement… Rien ne lui venait à l’esprit. Elle se contentait de le fixer avec intensité, ne sachant pas réellement par où commencer. Tout d’abord, elle était indéniablement contente qu’il soit finalement venu la rejoindre, c’était bon signe… Il n’avait pas ignoré son message, contrairement à ce qu’elle s’était mis en tête.

« Je suis contente que tu sois venu. Ajouta t’elle simplement, comme pour faire durer le suspense. Tout ce qu’elle voulait c’était éviter une certaine dispute… Mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une poussée de colère monter en elle, et lui parcourir l’échine avec une violence rare. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, avant d’être interrompue par ton crétin d’ami… Il faut qu’on parle. Il faut qu’on parle, cela n’annonçait rien de bon. Si elle l’avait entendu de sa bouche, le premier mot auquel elle aurait pensé était : rupture. Déposant son café chaud à ses côtés, Valentine vint se pelotonner contre Adrian, enfouissant tendrement son visage affligé dans le creux de son cou. J’ai besoin de savoir… D’être rassurée… Ces mots étaient soufflés telle une petite brise de vent douce et caressante. Est-ce que tu connais une certaine Elsa Doval ? Je te demande d’être sincère avec moi... Certains vous aurez vu passer du temps ensemble. Chelsea m’a raconté des choses qui m’ont déplu… Tu me le dirais si tu ne voulais plus de moi, hein Adrian ? Lorsqu’elle prononça son prénom, elle releva doucement son visage, désormais approximativement collé au sien. Avec une douceur qui lui était propre, elle s’empara de ses lèvres dans un tendre et furtif baiser. On voyait clairement que quelque chose la travaillait, son visage était crispé et ses yeux brillants brillaient d’une lueur triste. Tu veux me quitter, c’est ça ? Tu ne voulais pas me le dire à cause de la réaction que j’aurais pu avoir ? En vue de la discussion actuelle, ses propos semblaient extrêmement posés et calmes, elle ne s’énervait pas… A dire vrai, elle était à deux doigts de l’implorer de ne pas la laisser. Pitoyable… Minable… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 14:14

Venait-il d’embrasser une marionnette à qui on aurait coupé les fils, lui ôtant ainsi tout espoir de vie ? Il était en retard, cela faisait un moment qu’elle l’attendait et il s’attendait réellement à tout autre accueil que ce regard froid et lointain braquer sur lui. Il posa sur ses lèvres un léger baiser, n’osant lui offrir plus ou la prendre dans ses bras tant il n’arrivait à déchiffrer l’expression de son visage diaphane. Il lui tendit le café, s’imaginant qu’elle était trop crispée par le froid mais sans grande conviction. Ce message laissé sur sa boîte vocale ressemblait à tout sauf à l’annonce d’une bonne nouvelle à venir. Il sentit dans le creux de son estomac, l’angoisse du doute et de l’incertitude et se contenta d’un « De rien » aussi inaudible que le « merci ».

Assis à ces côtés, il attendait qu’elle ne se décide à parler alors qu’il sentait l’ambiance peser sur ses épaules à mesure que son regard était posé sur elle de cette façon. S’il ne savait ce qu’il avait pu faire, il s’attendait à tout sauf à une bonne nouvelle. Cela avait l’air sérieux…Peut-être était-elle en deuil d’un ami ? D’un parents ? Qu’elle avait simplement besoin de ses bras pour se soulager de la souffrance qu’une perte occasionne. Et pourtant, au plus il se posait des questions, au plus il avait la désagréable impression qu’il était le principal concerné, qu’un de ses gestes étaient la principal cause de ce qui la travaillait à ce point.

Alors qu’il avait essayer de détendre l’atmosphère en l’aidant avec humour à amorcer ses griefs, rien ne se passa… mais rien….pas une seule autre réaction que ses pupilles braquées sur lui. Il se racla la gorge un peu nerveusement et commença à faire rouler entre ses mains le gobelet de plastique remplit de café. Il attendait donc patiemment, guettant la moindre contraction de ses lèvres indiquant qu’elle lui sourirait où offrirait un son aux oreilles attentives d’Adrian.

Enfin, elle prit la parole, et les secondes qui venaient de s’écouler lui parurent une éternité. Elle était contente qu’il soit venu. Il lui sourit sans rien ajouter. Il aurait voulu lui dire qu’il était contente qu’elle l’ait appeler mais, il préféra éviter d’interrompre la jeune femme qui semblait reprendre vie. « Il faut qu’on parle »…Cette phrase résonna dans sa tête et se semblait se répercuter contre les parois de sa boîte crânienne comme une bille de flipper. Lorsqu’il prononçait ses mots, indiquant la gravité de la situation, il était rare qu’une bonne nouvelle suive. Il ne s’était pas trompé…il y avait bien un problème entre eux. Enfin, elle continua…quelques mots seulement…avant de marquer une pause pour déposer le breuvage chaud et enfuir son visage inquiet dans le cou du jeune homme.

Hébété, il ne comprenait pas tout mais naturellement, il pivota légèrement et passa son bras autour d’elle, profitant pour l’approcher un peu plus encore.Le mot rassurée eut sur Adrian l’effet d’un doliprane. Elle ne devait pas lui parler d’une rupture mais l’éviter. Du moins, c’est ainsi qu’il l’interprétait et il se sentait déjà mieux, jusqu’à ce qu’elle ne prononce ce prénom…Elsa…Connaissait-il Elsa ? OH que oui, il la connaissait que trop bien, elle lui retournait le cœur, l’âme et le corps à chaque regard. Que pouvait-il répondre à Valentine….Elle voulait être rassurée mais encore fallait-il qu’il soit lui même rassuré. Il était perdu entre ce qu’il était et ce qu’il est. Entre le paradoxe qu’était Valentine et la constance que représentait Elsa. Ses traits se durcirent quelques peu, non pas contre Valentine mais contre lui-même à chaque mot complémentaire prononcé par sa petite copine.

Se pourrait-il qu’elle soit amoureuse de lui ? Se pourrait-il que ce qui n’était qu’une aventure devienne plus fort à mesure que le temps s’égraine ? Oui…Probablement, lui même s’était attaché à la jeune femme, à sa manie de le pousser à bout, le taquiner, sa mauvaise foi, son mauvais caractère, sa subtilité, sa douceur….Il ne pouvait s’ennuyer avec une fille comme elle, elle était dynamique.
Devait-il occulté la question principal ? S’il connaissait Elsa ? S’il passait du temps ensemble ? Pourrait-elle comprendre l’amitié qui les liait ? Pourrait-elle être assez naïve que pour ne pas s’en méfier ? Pourrait-elle….. ? Non….Elle ne pourrait pas, aucune jeune femme entichée, aussi pacifique soit-elle ne pourrait accepter pareille complicité…..

Elle lui vint chercher un baiser. Elle était touchante et plus belle encore, ce regard inquiet ou brillait une certaine mélancolie. Il ne lui connaissait pas ce regard mais ne regrettait pas de pouvoir le contempler. Ses yeux noirs plongèrent dans les yeux vairons de la jeune femme. Des yeux vairons, comme Elsa mais, il n’en soucia pas….Il n’avait nullement la même intensité, la même expression, il ne racontait pas la même histoire….Elle était à l’opposé l’une de l’autre. Tendrement, déposant son café à ces côtés, sur le rebords de la fontaine de pierre, ses deux mains se rejoignirent sur les joues de la jeune femme, il ne voulait qu’elle quitte son regard.


« Hey…Hey…mais c’est que j’arriverais presque à croire que tu es amoureuse de moi. »

il la taquinait. Tout ce qu’elle souhaitait c’était voir œil pétillé et un sourire se dessiner sur ses lèvres.

« Je ne suis sans doute pas le petit ami parfait…je sais aussi que ça ne doit pas être facile pour toi de faire semblant de rien….je suis pas un enfant de cœur mais je n’ai jamais fait de mal volontairement ou par pur plaisir. Si je ne voulais plus de toi, si j’avais l’intention de te quitter, je te le dirais, même si tu devais m’arracher un œil. Je ne te laisserai pas t’inquiéter et encore moins dans l’incertitude….Tu me crois ? »

Ses mains remontèrent jusqu’à son front qu’il dégageait de quelques mèches un peu rebelle, sans doute défaite par le vent. Il n’avait pas parlé d’Elsa, ni même de leur relation. Il savait qu’il ne pourrait pas y échapper mais il ne savait pas quoi dire, il la sentait si vulnérable soudainement.

« Et pour te prouver ma bonne foi….et elle est rare tu le sais…sache que ce soir je t’emmène…Oh et puis non…tiens regarde toi même…dans la poche droite de mon caban…. »

C’était des places de concert … il savait qu’il n’aurait pas pu se tromper, c’était l’un des artistes qu’elle chérissait et la musique était son option. Elle était la musique…..
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 29
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 17:17

Comment décrire ce que Valentine éprouvait pour lui ? Il y avait un mélange de sentiments très confus… Toute personne normalement constituée ne parviendrait pas à déchiffrer ce charabia. Un jour elle n’avait d’yeux que pour lui, le suivant il lui tapait sur le système, et celui d’après elle se sentait perdue. Etait-ce ça l’amour ? Devait-elle comprendre un quelconque message par tout ce remue-ménage intérieur ? Depuis peu, elle ne cessait de cogiter, réfléchir, se remettre en question, alors que cela ne lui ressemblait pas. Indéniablement fière, en temps normal elle préférait démentir chaque paroles qui pourraient éventuellement la faire passer pour une faible aux yeux des autres, quitte à mentir. Mais avec Adrian, c’était autre chose. Quelque chose d’inexplicable mais incontestablement très fort. Sa beauté italienne l’agaçait et la mettait hors d’elle, mais elle la faisait aussi fondre. Son caractère de cochon l’insupportait et pourtant ils se ressemblaient étrangement… A ses yeux, il était bourré de défauts, mais ceux-ci s’étaient transformés en qualités certaines. Même si de son côté, elle avait brillamment passé le délais des trois mois avec le jeune homme, elle ne pouvait que constater qu’il était aussi attaché à elle. Il était en mesure de la supporter, et ce n’était pas une mince affaire. A ce jour, il était le seul à l’avoir réellement accepté telle qu’elle était, car tous les autres se contentaient d’un physique, promettant que son tempérament de feu ne dérangerait pas… Jusqu’au jour où la rupture devenait inévitable et que l’apparence ne pouvait plus réparer les pots cassés.

Il n’était pas dans la nature de la jeune Hollandaise de montrer ouvertement ses sentiments, mais cette journée fût laborieuse… L’espace de quelques heures, elle avait vu sa vie présente lui passer sous le nez. Sa relation avec Adrian lui convenait amplement, elle se sentait heureuse et épanouie à ses côtés. Il fallait bien avouer qu’elle n’avait pas songé à bouleverser son quotidien, cette « découverte » était si soudaine, qu’elle en restait sur les fesses. Se perdant dans les profondeurs de l’abysse de son regard, Valentine vint poser ses fines mains sur celles du jeune homme qui encadraient son visage. Comme par miracle, il obtint ce qu’il souhaitait car à ses premières paroles, un sourire modéré étira ses lèvres rosies.


« Ne cries pas victoire trop vite Don Juan… Les trois petits mots magiques sortiront en premier de ta bouche et non de la mienne. Lui répondit-elle malicieusement. Par trois petits mots magiques, elle entendait bien entendu l’habituel ‘je t’aime’. Même triste et angoissée, elle ne pouvait s’empêcher de rebondir sur ses paroles. »

Il entama alors un petit monologue pour lui conter sa version des faits. Ils étaient au moins d’accord sur le fait qu’il ne représentait pas le petit ami parfait et idéal, mais pouvait-elle seulement lui en vouloir ? Certainement pas… Car il en était de même pour elle. Elle hocha doucement la tête de haut en bas quand il lui demanda si elle le croyait, il semblait sincère… Et même s’il avait des allures de beau parleur, elle savait pertinemment qu’il disait vrai. Il ne se gênait pas pour dégager les filles dans le passé, alors elle ou une autre…

« Je te crois… Mais laisses-moi te corriger. Si tu venais à me faire ça, ce n’est pas un œil que je t’arracherai, mais les deux… Sa voix était toujours aussi douce, fluette et enfantine. »

Imitant son geste, elle glissa sa main dans ses courts cheveux à moitié mouillés. Paraîtrait-il toujours aussi charismatique s’il laissait pousser ses cheveux comme son frère ? Non, il était bien mieux ainsi… Mais comme tous garçons portant du gel, il ne devait guère apprécier qu’on lui tripote le cuire chevelu. S’amuser à le décoiffer était un passe-temps comme les autres, très amusant par ailleurs.
A la suite de ses paroles, elle arqua légèrement un sourcil d’étonnement. Où comptait-il l’emmener ? Il leur avait prévu une sortie, et elle… Elle doutait de lui depuis tout à l’heure. Quelle belle crétine elle faisait désormais. Elle s’exécuta donc et faufila sa petite main dans la poche droite du manteau d’Adrian, en sortant deux places de concert.


« C’est pas vrai… Balbutia t’elle pour elle-même avant de relever brusquement la tête vers le jeune homme. »

Pendant deux secondes tout au plus, qui parurent étrangement plus longues, elle le fixa avec de grands yeux ébahis. Mais bien vite, elle poussa un petit cri d’enthousiasme et lui sauta littéralement au cou, encerclant celui-ci de ses bras et le serrant un maximum, dans un geste proche de l’étouffement.

« Merci. Merci. Merci… Répéta t’elle une bonne dizaine de fois avant de venir lui déposer une multitude de baisers fougueux et vifs sur les lèvres. Retire ce que tu as dis. Tu es le meilleur petit ami du monde. Adieu les yeux attristés digne d’un Cocker, le désarroi auparavant lisible sur son visage avait disparu pour laisser place à une joie euphorique, un large sourire trônant sur ses lèvres. Ahhh… S’exclama t’elle de nouveau. Je t’aime ! Souffla t’elle avec entrain avant sceller ses lèvres aux siennes dans un baiser plus délicat et sensuel, dans lequel elle s’appliquait. Elsa lui était complètement sortie de l’esprit… Une bonne chose ? Peut-être. Mais le sujet finirait bien par revenir sur le tapis un jour ou l’autre. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Jeu 6 Déc - 22:24

Jusqu’à ce qu’Elsa réapparaisse dans sa vie, il n’avait jamais cherché à reconnaître le sentiment qui l’animait en présence de Valentine, à le nommer, à le comprendre….à s’y laisser aller pleinement et c’était purement volontaire. D’aussi loin qu’il ne souvienne, il n’avait aimé qu’une fois….longtemps….intensément….et quand l’espérance meurt, la déception naît dans une douleur qui nous serre l’estomac, une douleur telle que le plus vaillant des hommes en pleure, qu’il en perd le goût de tout, que les soirées lui se font laborieuses, que les nuits deviennent insomniaque, que ses souvenirs lui sont pénibles, qu’il se voit attendre des heures durant que son téléphone ne sonne. Il avait aimé Elsa si intensément qu’il avait souffert au point de craindre l’amour….de craindre le plus beau sentiment humain qui soit…Cet abandon de soi dans une confiance totale en l’autre…il n’avait plus confiance en personne, il avait peur d’aimer et préférait ignorer tout ce qui pourrait l’effrayer dans sa relation avec sa douce hollandaise.

Alors qu’elle exprimait ses craintes dans une sincérité déconcertant, le culpabilisant presque d’omettre volontairement une partie de la réponse qu’elle attendait en la menant vers d’autres terrains plus lumineux, il tenta de la faire sourire, de la rassurer. Il n’aimait pas la sentir si fragile, cela lui ressemblait peu…cela la rendait si attachante qu’elle en était dangereuse pour son cœur. Il posa ses mains sur ses joues, l’invitant à ne pas le quitter des yeux et elle posa les siennes à son tour. Ses menottes étaient froides mais la lueur si triste dans son œil se mua en une chaleur plus vive lorsqu’elle se mit à son sourire. Elle semblait même avoir repris du poil de la bête, sa malice refit surface et amusé, il lui arqua les deux sourcils à présent, un demi-sourire au coin des lèvres :


« Je préfère Casanova ma douce…au moins, lui, je suis sûre qu’il est italien…..a multiples personnalités….aussi magiques que ces trois mots que tu prononceras avant moi….tu verras… » répliqua-t-il avec un hochement de la tête convaincu. Il n’avait jamais dit « Je t’aime » mis à part à sa petite sœur, ni même moi aussi d’ailleurs et il craignait ces mots plus que tout autre. Cela changeait tout, l’amour n’est que souffrance….pour aimer il faut être prêt à souffrir et il ne s’en sentait pas capable pour le moment.

Avec douceur, il avait dégagé son visage tout en lui expliquant qu’il ne chercherait jamais à la blesser de façon volontaire. Elle hocha la tête. Elle croyait et il lui adressa ce sourire touchant, charmant. Si sa réputation n’était pas toujours la plus belle qu’on puisse avoir, lourd tribut de sa popularité au sein du pensionnat, il n’avait jamais eu de scrupule à avouer à une jeune femme qu’il ne les aimait et ne les aimerait sans doute jamais. Bien sûr, il édulcorait un minimum, le but n’étant pas qu’elle déteste mais, il essayait d’être le plus sincère possible et ce, peu importe les conséquences. Son sourire s’élargit, ce sourire un peu cassé, de travers, défaut physique ajoutant à son charme. Elle venait de lui annoncer de façon la plus anodine qui soit, comme si c’était tout à fait normal, qu’elle ne lui arracherait pas un seul œil mais bien les deux. Il retrouvait sa Valentine, cherchant à toujours prendre le dessus sur Adrian. Même ses gestes le démontraient à présent, mimant sa délicatesse en passant à son tour sa main dans ses cheveux encore humide mais déjà gominé. Instinctivement, il rejeta un peu la tête en arrière, cherchant à l’empêcher… Claquant sa langue contre ses dents, il fit non de la tête, indiquant que ce n’était pas une bonne idée….en vain. Valait mieux lui occuper les mains, il avait un cadeau pour elle et l’invita à le trouver elle-même : Deux places de concert et ses yeux s’illuminèrent en silence jusqu’à ce que l’enthousiasme remplace la surprise. Quoi de mieux que faire plaisir à sa copine ? Peut-être les mil et un baisers dont elle le gratifiait pour exprimer ses remerciements.


« Le meilleur, le meilleur je ne sais pas mais…..oh et puis oui, on peut le dire que je suis fantastique…. »
Il se redressa, aussi fier qu’un paon dans une fausse expression de prétention. C’est alors qu’il crut distinguer dans un souffle ce qu’il était sensé lui dire le premier avant que leurs lèvres ne se joignent dans un baiser délicat mais profond….machinalement, il avait glissé dans sa nuque ses mains froides, enveloppant son visage.

Quelque chose survint en lui. Quelque chose qu’il ne parvenait pas plus à définir qu’à rejeter. Une chose trouble, un brouillard tenace mais malgré tout transparent. Cette chose, ce sentiment, il savait qu’elle le suivrait dans chacun de ses gestes, se glissant entre ses yeux et tout ce qu’il regarderait….à chaque fois qu’il la regarderait. Ces mots….ces mots magiques comme elle les avait défini…le troubla au plus haut point. Derrière cette brume épaisse une image s’immisça…ou plutôt deux…des images plus dures, plus lumineuses…deux images qui s’imposaient devant ce brouillard : Les yeux vairons d’une Valentine inquiète, comme il y a quelques instants et ceux d’une Elsa pétillante de les avoir retrouvé.
Que devait-il répondre ?
Il n’en savait rien ! Un « je t’aime » ou un « Moi aussi » aurait été prématuré alors qu’il se débattait dans une vapeur dense. Elle attendait sans aucun doute quelque chose en retour, quelque chose qui la rendrait plus heureuse encore que ces places de concert. Elle n’était pas du genre démonstrative sa Valentine…

Le baiser prit fin et il devait parler mais aucun mot ne sortit de sa bouche entrouverte, aucun compliment ne pourrait la satisfaire. Il se devait d’être sincère, il lui chuchota un « Et je tiens à toi… » avant de passer à tout autre chose, caressant de son pouce la joue de la demoiselle.


« Deux alternatives s’offrent à toi. Soit tu rentres à ta chambre si tu veux te changer et je passe te chercher dans 1 heure, on va manger un morceau et puis on part au Stopera, soit….tu as d’autres choses de prévue et je passe te chercher dans 2h30…c’est comme tu préfères…et si tu as une autre idée je suis preneur… »

Il n’avait rien de particulier à faire lui, à part se changer et se recoiffé un minimum. Elle avait réellement le choix, sa soirée lui était réservée. Il était content de lui avoir fait plaisir et pourtant, comme il l’avait pressenti, ces images semblaient collés à sa rétine et malgré qu’il s’efforçait de les chasser, de se convaincre que seul son enthousiasme avait parlé, toutes ses tentatives étaient vaines.
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 29
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Ven 7 Déc - 0:00

Préférer Casanova à Don Juan… Oui, ça se défendait comme idée. Et puis, elle connaissait son goût prononcé pour ses origines. L’Italie et lui ne faisaient qu’un… Ce pays lui volait bien souvent la vedette. A lui seul, il représentait la caricature même de l’italien de base. Avec son foot de pacotille… Dont elle n’avait que faire, par ailleurs. Encore heureux que la coupe du monde avait lieu tous les quatre ans, autrement ce serait la catastrophe. Mais il ne fallait pas pour autant oublier l’euro… Quoi qu’il en soit, il lui serait impossible de ne l’avoir que pour elle, tous les soirs de la semaine, du mois, et de l’année. Passer des soirées entières devant la télévision avec des garçons ne l’intéressait pas vraiment, elle préférait nettement rester en compagnie de Delia et se goinfrer de bonbons en sa compagnie, s’adonnant à l’une de ses activités favorites… Critiquer les autres et se lancer des fleurs. Cela avait pour effet de la rendre joyeuse. Et puis quel mal y avait-il à se dire que l’on était magnifique ? Relater la vérité ne pouvait faire de mal à personne.

« Tu aimes avoir raison hein… Souffla t’elle d’une voix taquine. »

Là, elle avait touché la corde sensible. S’il y avait bien quelque chose qui les rendait tous deux chiants, n’ayons pas peur des mots, c’était leur fâcheuse tendance à ne pas lâcher le morceau, à toujours vouloir avoir raison, coûte que coûte. Comme chaque couple, ils se disputaient, se chamaillaient… Parfois violemment, d’autres fois moins. Mais ils revenaient toujours dans les bras l’un de l’autre. Cette relation électrique mettait du piment dans leur vie quotidienne, et Valentine adorait cela. Elle détesterait vivre une histoire fade, avec un garçon sans personnalité…

« En tout cas. Ta douce te préfère toi à Casanova… Ajouta t’elle, un sourire enjôleur pendu aux lèvres. »

Ses origines italiennes le rendait plus séduisant qu’un tas d’autres jeunes hommes à l’ISP. Il savait la courtiser… Il savait si prendre pour la faire craquer, même si bien souvent elle essayait de luter pour tenter en vain de garder la place de « chef » dans leur couple. Valentine aimait diriger, mais cela n’était guère nouveau. Et comme il fallait s’en douter, Adrian n’était pas du genre à laisser les autres régenter sa vie à sa place. Ce qui provoquait bien souvent des étincelles entre eux… Mais Valentine n’était pas femme à se laisser dompter facilement.

Perdue et lancée dans son moment d’euphorie, il semblerait que la jeune Hollandaise n’ait pas mesuré l’ampleur et la portée de ses propres paroles… Venait-elle réellement de lui dire ‘je t’aime’ ? Non… Impossible. Pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait jamais énoncé ces quelques mots. Du moins, jamais en le pensant. Par le passé, Valentine était le genre de fille que l’on détesterait facilement, dans le simple but de garder un garçon à ses côtés il lui était arrivé à plusieurs reprises de dire ces trois petits mots… Sans qu’elle ne les pense. Mais aujourd’hui, ils s’étaient échappés d’entre ses lèvres sans qu’elle ne s’en rende véritablement compte. Avait-elle pensé ces mots ou bien les avait-elle dit ? Elle l’ignorait. Jusqu’au moment il entreprit de lui répondre par de simples mots, qui la rassurèrent plus qu’il ne devait l’imaginer. Elle n’attendait rien en retour… Mais elle avait la preuve, aujourd’hui, qu’il tenait à elle. N’était-ce pas une très belle marque d’affection ?


« Ce que tu me proposes me convient amplement… Dit-elle doucement. Une heure… Ca devrait être faisable. Renchérit-elle pour elle-même, comme pressée par le temps. Allait-elle parvenir à se préparer en une heure top chronos ? Là était la question… Oh et puis, il pourrait bien l’attendre quelques minutes de plus. Bon, si tu ne veux pas que je sois en retard, autant partir maintenant, d’accord ? Dit-elle d’un ton sérieux. Il était inconcevable pour Valentine de sortir vêtue d’une manière peu présentable… Toujours impeccable sur elle-même, il y avait dans son armoire immense une tenue pour chaque occasion, enfin entre autres. »

Elle se releva rapidement avant de reprendre possession de son café maintenu à température ambiante. Elle se saisit de la main d’Adrian et l’attira à elle pour qu’il se remette debout à son tour.

« J’ai vraiment de la chance de t’avoir, tu sais ? Lui avoua t’elle alors avec sincérité une fois qu’il fût debout. »

Dans sa vie, il y avait des hauts et des bas… Comme pour tout le monde. Et bien souvent, grâce à lui, elle remettait les pieds sur Terre. Egocentrique, envieuse et parfois mesquine, c’était en lui tenant tête qu’elle en apprenait le plus sur elle-même. Il ne restait pas là, les bras croisés, à l’écouter déblatérer des paroles dignes d’une gosse de riche.
Et sur ces paroles, ils se dirigèrent ensemble en direction de l’internat. Main dans la main, pour le moment… Mais qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront tout proches de leur destination ? Allaient-ils de nouveau se cacher ? S’éloigner l’un de l’autre ? Pour rien… A l’heure actuelle, ils n’avaient plus aucune raison de faire semblant. Du moins, Valentine le pensait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   Ven 7 Déc - 1:25

La suite => **Ici**
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}   

Revenir en haut Aller en bas
 
Love me... Please love me... [Pv Adrian] {Terminé}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» True Geek Love
» Joli Black Love ...p..6
» 10 - 49 IC... Love me do des Légendes Celtiques (New P2 ! )
» FOTO LOVE STORY
» I Love ... Copen you

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Crazy in Amsterdam :: Five years ago... :: ... our lives happened :: Amsterdam City-
Sauter vers: