AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 If you really love me, come on and let it show [R.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 28
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: If you really love me, come on and let it show [R.]   Sam 15 Déc - 15:42

Ils l’avaient fait… Ils l’avaient enfin fait. S’afficher en couple aux yeux de tous devant un nombre incalculable de personnes qui n’étaient là que pour leur tirer le portrait. Dès demain, des photos d’eux parcourront les journaux du monde entier. Même le monde semblait petit en cette occasion… Car Valentine avait fait fort. La petite roublarde qu’elle était avait encore frappé. A dire vrai, elle n’avait pu se retenir. Contenir son enthousiasme du moment lui avait été impossible. Si tous ignoraient leur idylle, il n’y avait plus aucun doute à présent. Il est vrai que l’incertitude régnait au sein de l’ISP, certains murmuraient à leur sujet, laissaient échapper quelques messes basses de-ci de-là, sans jamais oser certifier et affirmer de la véracité de leur commérages. Leur jeu de cache-cache avait duré un temps. Place au sérieux, désormais. Aux yeux de la jeune Hollandaise, des milliers de choses avaient changé dans leur relation en l’espace de quelques heures. En une soirée, ils avaient passé un cap, le niveau supérieur de leur romance. Dans son esprit tout était clair maintenant, son attachement pour Adrian n’était pas d’un commun mortel, il s’agissait bel et bien d’amour. Tout ceci pouvait très bien être à sens unique, cela ne lui posait aucun problème au jour d’aujourd’hui… Elle le respectait, ça prendra le temps que ça prendra… Mais jamais elle n’irait jusqu’à lui imposer son sentiment pour le recevoir en retour. Jamais elle ne lui poserait un ultimatum, au risque de le perdre.

Mais revenons à nos moutons. Comment allait-il réagir après ce qu’elle avait volontairement fait ? Une tension palpable allait-elle naître d’ici quelques minutes ? Seul le temps le dira. Leur ascension du tapis rouge ne ressemblait aucunement aux autres. Si l’on observait de plus près les étudiants de l’ISP, la plus part étaient venus seuls. Bien qu’ayant une ou un cavalier les attendant à l’intérieur, ils avaient jugé bon de gravir les marches sans personne. Pour Valentine, il était inconcevable et inimaginable qu’elle et Adrian se séparèrent avant d’aller au Bal. Faire une entrée à deux était bien mieux et serait sans doute plus tape à l’oeil… Ce qu’elle cherchait d’une certaine manière. Le début se déroula à peu près normalement. Son bras enroulant le sien, ils avaient débuté leur marche rythmiquement. La jeune femme avait agi avec un naturel avenant et élégant, qui lui était bien propre. Un sourire indécrochable peint aux lèvres, elle n’avait cessé de lancer des regards à droite et à gauche, fière de parcourir ce bout de tissu rougeâtre au bras de son petit ami officiel. Mais lorsqu’ils arrivèrent au milieu de leur parcours, elle s’était discrètement et agilement saisi de sa main, pour entremêler leurs doigts par la suite. Comme pour sceller ses sentiments. Ainsi main dans la main, il n’y avait pas dix mille représentations à s’imaginer… Adorant jouer de son image, ce qu’elle avait toujours fait, Valentine s’était risquée à quelques jeux dangereux avec ou sans le consentement d’Adrian. Le nom des Visconti avait été crié de toutes parts, tout comme le sien… Le résonnement des deux lui avait paru étrange, par ailleurs. Quoi qu’il en soit, elle avait cédé à quelques demandes et attentes de certains paparazzis, pour leur offrir de plus beaux clichés d’eux. Après tout, ils étaient certains de paraître quelque part, en première page ou non… Autant être satisfait du résultat, et Valentine faisait extrêmement attention à son image. Par la suite, et pour clôturer leur marche, elle avait eu l’excentricité de voler un rapide baiser à Adrian, enfin rapide… Elle prit suffisamment de temps pour qu’on les photographie.

Alors qu’ils étaient à présent entrés dans la salle des fêtes, la jeune étudiante ne se dépêtrait plus de son impérissable sourire. Son regard vairon étincelant scrutait les alentours, émerveillée par la décoration de goût qui avait été mise en place. Elle ne regrettait pas d’être venue. Et dire qu’elle avait été à deux doigts de ne pas faire acte de présence à cause d’une dispute… Se retournant vers Adrian, elle fit quelques pas à reculons pour déjà l’entraîner sur la piste de danse où de jeunes couples enlacés se mouvaient au rythme d’un slow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Dim 16 Déc - 16:19

Il venait de pénétrer dans l’enceinte même de la salle des fêtes de l’ISP décorée pour l’occasion aux couleurs de noël, le jeune homme réfléchit quelques instants à ce que sa cavalière venait de faire, a l’impact de son geste sur la presse People et la bombe atomique en Italie. « L’un des fils Visconti en couple, ses parents n’en savaient rien »….D’autres diraient peut-être « Le jeune homme aime toujours autant les femmes » …. Son réel souci majeur n’était pas tant ce qu’écrirait les journaux mais ce qu’en penserait ses parents, tenus jusqu’à présent dans la plus grande ignorance. Valentine était-elle réellement celle qu’il souhaitait présenter à ses parents ? Il n’en savait absolument rien, il n’arrivait à mettre de mot sur ses sentiments et préférait rester incapable de le faire.

Il se retourna sur Valentine, l’observant tout en lui adressant un léger sourire et une question lui traversa l’esprit. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle était de ses filles dont la réputation de jeune fille libérée la précédait partout où elle passait… Elle avait cette réputation de jeune femme difficile à apprivoiser….on racontait qu’il était difficile de se faire une place à ses côtés et encore plus complexe de la conserver mais pour Adrian, elle était tout autre….du moins, elle le paraissait….Cherchait-elle à provoquer où était-elle on ne peut plus sincère ? Il ne le saurait sans doute jamais, à moins qu’il ne lui pose la question mais comment faire pour qu’elle ne soit pas mal interprétée ? En aucun cas il ne souhaitait qu’elle pense à un reproche alors qu’il ne lui tenait absolument pas rigueur pour son attitude. Il verrait ça plus tard…pour le moment, il était bon nombre de gens à saluer, bon nombre de camarades de classe, amis pour certains et juste collègue pour d’autres…Une tournée et enfin, la piste de danse et ses alentours s’offraient à eux….les étudiants dansaient déjà sur un slow ravissant….Lauren et son frère un peu plus loin…il laissa échapper un petit sourire mi figue mi raisin….Heather….sa sœur entrait à sa suite avec Seth….Il lui sourit et bien que l’envie d’aller l’embrasser lui prit au cœur et au corps, il resta à l’écart de sa vie…..

Alors qu’il observait les alentours, la main de Valentine déjà dans la sienne, celle-ci l’entraina sur la piste de danse….un slow…quel étrange hasard n’est ce pas ? Ils auraient de quoi offrir des certitudes en laissant taire les ragots. Il se laissa entraîner. Tout petit, il avait tiré à la courte paille avec son frère pour savoir lequel des deux accompagneraient leur chère maman dans un de ses cours de danse en tout genre. Adrian avait perdu….A l’époque, il avait considéré ça comme sa plus grande honte mais il réalisa très vite qu’il était plus agréable de ne pas ressembler à un pantin désarticulé sur une piste de danse et ce, qu’importe que l’on soit bon ou non….ce n’est qu’une question de rythme après tout.

En moins de quelques pas, ils avaient rejoint la foule, sans même prendre le temps de boire un verre de champagne et de dévorer des yeux toutes les bonnes choses sur le buffet. Enlaçant la jeune femme, ses deux mains dans son dos – dérogeant à la règle d’une dans les reins et l’autre dans sa main – il laissa la musique les bercer tout en jetant tout de même un coup d’œil vers l’entrée. Elsa n’était pas encore arrivée. Il en était sûr et certain le journaliste l’avait laissé sous entendre. Si elle devait arriver maintenant, il ne serait pas surpris de la voir faire demi-tour… Il voudrait la rattraper mais ne pourrait se permettre tel affront à Valentine…. Il était dans une situation délicate qu’il avait lui-même provoqué par lâcheté. Il s’était compliqué la vie tout seul, comme un grand… Il plongeait ses yeux dans ceux de sa cavalière. Elle était ravissante, comme toujours…ses yeux pétillaient d’une lueur qui leur trouvait de plus en plus fréquemment, un lueur qui ne lui avait remarqué lors de leur premier instant…leurs premiers mois….Peut-être que le moment était bien choisi pour lui poser cette question qui lui pendait aux lèvres et qui sait, peut-être en profiter un peu aussi :


« Et bien alors Ma chère…tu sais que les gens dans la salle n’était pas à l’extérieur lorsque tu as donné à manger aux fauves… Tu sais que dès demain tes parents sauront que tu te donnes en spectacle avec le fils d’un homme politique italien…élu… »

Il avait du parler près de son oreille, la musique douce battait son plein… Il ne pouvait lire ses yeux ni toucher ses lèvres aux goûts si acidulés. Il s’écarta légèrement, contemplant la beauté de son regard et approchant ses lèvres près…très près mais sans même les toucher…..
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 28
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Dim 16 Déc - 20:16

Le sourire radieux et illuminé par une flamme constante et brillante de malice, Valentine tirait sur la main d’Adrian pour le conduire sur la piste de danse. Ils auraient tout le temps nécessaire par la suite pour se ravitailler ou bien étancher leur soif. Pour l’heure, ils n’avaient fait aucun réel effort, si on ne comptait pas l’épreuve précédente du tapis rouge… Qui fût haute en couleurs et plus ou moins inattendue. L’occasion avait été trop belle pour passer à côté. Contrairement aux apparences, tout ceci n’était pas prémédité, en rien elle n’avait répété cette petite scène entre les quatre murs de sa chambre. Elle n’était pas partie à ce Bal dans l’optique de faire parler d’elle, de se vanter de son idylle avec le jeune homme et encore moins faire scandale. Une idée folle lui avait alors traversé l’esprit… en bonne impulsive qu’elle était, elle avait agi sur un coup de tête, trouvant l’opportunité idéale pour faire connaître leur histoire, ainsi tout le monde serait au courant, nul besoin de faire circuler l’information au compte goutte, comme lui avait suggéré Adrian. Mais n’était-il pas vrai qu’elle n'en faisait qu’à sa tête ?

« Tu souhaites que je réitère mes gestes ? Lui répondit-elle dans un premier temps d’une voix douce. »

Certes, les étudiants chaudement installés dans la salle n’avaient pas eu la chance et l’honneur d’assister à leur entrée. Devait-elle obligatoirement recommencer tout depuis le début ? Certainement pas. Cette soirée était la leur, elle leur appartenait, elle se fichait bien de savoir que certains n’étaient toujours pas au courant de leur relation. Après tout il s’agissait de leur vie privée, elle ne les regardait pas, même si les histoires des uns et des autres captivait toujours tout le monde.

« Qu’ils le sachent… Souffla t’elle malicieusement tout en plongeant son regard bicolore dans le sien. Je n’ai rien à me reprocher… Ils seront même ravis d’apprendre que mon choix s’est porté sur un aussi bon parti. »

Alors que ses paroles s’envolaient sous une musique assourdissante, la jeune Hollandaise resserra l’étreinte de ses bras qu’elle avait au préavis entravé autour de son cou lorsqu’il s’était saisi de sa taille. Avec une douceur infinie, elle s’empara discrètement de ses lèvres dans un baiser non dépourvu d’une certaine sensualité, qu’elle immortalisa sur plusieurs secondes, l’une de ses mains étant venue frôler le haut de sa nuque du bout des doigts. A cet instant précis, rien ni personne n’aurait pu venir lui ôter son bonheur qu’elle jugeait d’éternel. Chaque jour qui passait la réconfortait dans l’idée que leur relation était devenue sérieuse désormais et qu’elle dépendait inconsciemment de lui… de ses gestes… de ses touchés… de ses paroles… de ses sentiments. Il avait sur elle une influence bien plus grande qu’elle ne l’aurait pensé et espéré il y a quelques mois de cela.

Se séparant délicatement de ses lèvres, Valentine esquissa un fin sourire modéré tandis que ses iris pétillants se noyaient dans l’étendue infinie du regard sombre d’Adrian. Ses yeux le contemplaient avec amour, ses regards lascifs ne trompaient personne. Lui déposant une nouvelle et dernière fois un baiser sur les lèvres, elle vint poser son visage de côté sur son épaule droite, se laissant bercer au rythme de la musique et de leurs pas. Elle semblait rêvasser et voler sur son petit nuage blanc, le reste de la salle lui était étranger, seul l’échos de la mélodie douce que percevaient ses oreilles attirait son attention. Observant un point fixe et invisible droit devant elle, le regard dans le vague, et enserrant d’avantage ses bras autour du cou du jeune homme, elle paraissait collée et scotchée à lui. Tels des inséparables, Valentine n’imaginait pas une seule seconde devoir se séparer de lui, le lâcher n’était pas au goût du jour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Lun 17 Déc - 3:06

S’il souhaitait qu’elle réitère ses gestes ? Pourquoi pas….après tout, toute l’Europe serait bientôt au courant et puis, il était indéniablement attirer par Valentine. Il ne pouvait la tenir dans ses bras sans ressentir ce besoin de l’embrasser, de la serrer un peu plus fort, de sentir combien elle pouvait le rassurer.
Quel paradoxe n’est ce pas ?
Il n’arrivait à déterminer la nature de ces sentiments, ni pour elle ni pour son amie d’enfance et pourtant, lorsqu’il était avec l’une et l’autre ses besoins et ses envies, bien que différent, le rassurait.
Est-il possible d’aimer deux personnes en même temps ?
Est-l possible que deux jeunes femmes soient si complémentaires qu’il puisse ressentir pour l’une la passion amoureuse et pour l’autre un amour passionné ?
Elles pouvaient l’une et l’autre, chacune à leur façon et chacune grâce à leur qualité propre le rendre heureux….réaliser qu’il était bel et bien en vie…Avoir peur pour l’une, craindre pour l’autre…..angoisser à l’idée de les perdre l’une et l’autre…..A se prendre la tête de la sorte, il eut envie de serrer Valentine dans ses bras, un rien plus fort et de parler à Elsa, sentir son parfum. Il était dans de beaux draps…


« Si tes parents n’ont rien contre les vainqueurs de la coupe du monde…Pourquoi pas ? Que nous reste-t-il à cacher à présent …..»

Dans le son de sa voix, on pouvait facilement distinguer le ton mi plaisantin mi provocateur…..Plaisantant sur ses origines, la provoquant à l’idée qu’elle ne l’embrasse. Entre les jeunes gens ne gravitait tout bonnement et en permanence qu’un jeu de provocation constante. Il se charmait à chaque instant et ce, qu’importe si leur cause était déjà plus ou moins acquise.

A son tour, elle le serra un peu plus fort, les bras dans son cou pour lui offrir un baiser discret qu’Adrian lui rendit bien volontiers non sans prendre la tête qu’aucune petite et douce blonde répondant au nom d’Elsa n’avait franchi la salle au moment où ce moment de tendresse prit fin jusqu’au prochain, bercé par la voix sensuelle et cassée d’un Marco Massini. Valentine, visiblement satisfaite et heureuse d’être la lui sourit….un sourire auquel il répondit avec la même intention. Il se sentait tout simplement bien et priait que rien ne vienne troubler leur quiétude….si fragile par les temps qui court.

Ramenant son visage un peu plus contre celui de Valentine, il la gardait prisonnière de ses bras et lui chuchotait à l’oreille les paroles de la chanson… « perchè lo fai non rispondemi se non vuoi Però lo sai Che io vedo con gli occhi tuoi E tu se vuoi puoi nesconderti dentro me Finchè non capirai. »…. C’est fou comme les paroles de cette chanson pouvaient coller à leur histoire dans un sens. Certes, bien qu’il s’agisse d’une magnifique chanson d’amour…elle avait ce quelque chose de dramatique agrémenté d’un message d’espoir. Quoiqu’il puisse leur arriver, elle collait à leur caractère, à leur histoire…il passait leur temps à se faire du mal parfois, trop de fierté, trop d’intégrité, trop d’inquiétude….trop de…pleins de chose….Leur histoire était excessive…à s’en faire du mal.

Il profitait de la chanson, de la douceur de Valentine, de cet instant en public qu’il s’accordait enfin. S’il avait réussi à trouver de bons côtés à leur petit jeu de cache-cache, aujourd’hui, il se souvenait comme il était bon de se sentir libre….il en avait presqu’oublier Elsa….mais ce fut de courte durée…le temps d’une danse qui devait prendre fin…. La musique battait son plein, la voix de Massini avait été remplacée par les basses d’un morceau plus à la mode qui nécessitait un déhanchement tout autre du corps, plus rapide et moins collé serré. Valentine était toujours dans ses bras et l’écartant légèrement pour voir son visage et ses magnifiques yeux vairons, il plongea son regard obscur dans les siens…avant de poser sur ses lèvres un délicat baiser :


« Joyeux noël ma douce…. »

Peut-être était-i temps de boire quelque chose à présent. Après tout, c’était tout de même noël et le buffet était relativement bien achalandé. Il jeta un coup d’œil qui finirait par sembler suspect vers l’entrée du bâtiment et son cœur s’arrêta de battre lorsque son regard croisa celui d’Elsa. Il pria qu’elle ne fasse pas demi-tour…il ne désirait faire aucun affront à Valentine…il ne pourrait suivre Elsa. Il se souvint d’avoir vu son frère avec Lauren et sachant pertinemment qu’elle ne le laissait nullement indifférent, il ne pouvait pas lui demander d’interrompre son idylle pour réparer les erreurs de son jumeau. On pouvait sans aucun doute lire sur son visage un stress indéniable….D’où il était, il lui était impossible de distinguer les traits du visage de la jeune blonde et donc, impossible de prévoir le moindre mouvement. Il ne sut ni sourire ni lui faire signe….Sans quitter l’entrée des yeux, il s’adressa à Valentine :

« Tu veux pas un verre de champagne ? »

Il lui fallait boire quelque chose au plus vite et sa main vint chercher celle de sa cavalière pour l’entraîner un peu plus loin, à l’écart de la piste de danse, la où des serveurs servaient distribuait les flute de Moët ou…peut-être était-ce du Bernard Massard… Il en tendit une a Valentine avant d’en terminer une cul sec, de redéposer le verre et d’en reprendre un autre…sans y toucher…Il avait perdu du regard Elsa mais il pouvait sentir son parfum…. Etrangement, il eut besoin de la présence de Valentine…de sentir sa fragrance....comme pour se souvenir que c’est elle qu’il avait choisi d’emmener au bal… qu’elle était sa petite amie, qu’il ne s’en cachait plus et qu’elle ne l’avait jamais déçu.
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 28
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Lun 17 Déc - 16:51

Etait-il possible d’aimer deux personne à la fois ? La réponse à sa question était non, non et encore non. L’idée même était impensable. Même si le cœur était divisé en deux parties, en aucun cas il n’y avait suffisamment de place pour y loger deux amours. Il était naturel qu’Adrian se pose la question… Mais la réponse était évidente. Ses sentiments étaient confus tout comme ses désirs. Que souhaitait-il après tout ? Il devait probablement l’ignorer lui-même. Pas étonnant qu’avec une attitude pareille, il ne sache plus où il en était. S’il prenait la peine de poser le pour et le contre et de réfléchir à sa situation, le choix deviendrait évident, peut-être apparaîtrait-il de lui-même. Mais pour l’heure, une seule et unique personne faisait battre le cœur de la douce Hollandaise. Elle n’avait que le mot Adrian à la bouche. A croire qu’il était devenu une véritable obsession pour elle.

A ses paroles, elle se contenta d’étouffer un petit rire amusé. Il n’avait pas tort. Ils n’avaient plus rien à cacher, tout avait été montré… sans un mot dit. Les gestes avaient suffit. Et sa réaction était particulièrement surprenante car il n’avait pas mal réagi face à son comportement des plus audacieux. Elle n’avait pas pris en compte ses recommandations et il ne semblait pas lui en tenir rigueur. Devait-on comprendre par là que c’était aussi ce qu’il souhaitait ? Il ne fallait plus penser à tout cela… La soirée ne faisait que commencer et Valentine s’amusait déjà énormément, la compagnie du jeune homme la satisfaisait amplement.

La fête battait son plein. La musique emplissait l’esprit embué de rêveries de Valentine. Tout se déroulait à merveille. Oui mais voilà… Lorsque tout se passait convenablement entre eux, cela n’annonçait rien de bon. Un mauvais présage se profilait à l’horizon. Et ce n’était pas peu dire. Lorsque leur baiser prit fin, la jeune femme crut voir le regard d’Adrian se diriger discrètement vers la porte d’entrée. Ce n’était pas grand-chose… Pas de quoi s’énerver. Du moins, pour le moment. Elle ne jugea donc pas bon de relever ce bref détail et laissa son mauvais caractère et sa paranoïa de côté, dansant doucement contre lui. Quand il lui murmura les paroles de la chanson à l’oreille, un sourire radieux vint illuminer son visage d’opaline. Il savait de quelle façon la charmer. Quelques paroles en italien et elle était conquise. Perdue dans ses bras et plongée dans une atmosphère douce et romantique, ce fût à contrecœur qu’elle se libéra quelque peu de son étreinte pour pouvoir le regarder dans les yeux.


« Joyeux Noël Adrian… Répondit-elle, le regard pétillant. »

C’était leur premier Noël ensemble et elle espérait grandement que ce ne serait pas le dernier. Jetant un rapide coup d’œil aux autres personnes les entourant, Valentine esquissa une légère grimace en apercevant certains se mouvoir et danser d’une manière particulière. Lorsqu’elle reporta son attention sur Adrian, celui-ci regardait une nouvelle fois la porte. Cela en devenait presque agaçant pour ne pas dire énervant. Son visage exprimait une franche inquiétude qui laissait perplexe la jeune femme qui ne comprenait pas réellement ce qui se passait. A sa question, elle entrouvrit la bouche pour lui lancer une phrase d’une voix plus ou moins cinglante mais elle se contenta d’un :

« Je… »

Il ne lui laissa même pas le temps de finir sa réponse que déjà il s’était saisi de sa main. Elle le suivit donc sans grande conviction en direction des buffets, le trouvant tout de même impoli de s’adresser à elle sans même la regarder. Un rien l’irritait. Tout ce qui pouvait la mettre en position de faiblesse ou le fait qu’il ne lui accorde pas assez d’attention la contrariait. Mais il ne fallait surtout pas qu’une dispute éclate ici, tout de suite et devant ces gens. Une fois qu’il furent arrivés à bon port, Valentine prit la flûte de champagne qu’il lui tendait et but une ou deux petites gorgées de ce liquide dont les bulles s’entrechoquaient répétitivement alors que de son côté, Adrian, en avait déjà vidé une. Son comportement était vraiment étrange… C’était comme si en l’espace de quelques secondes, toute l’alchimie qui émanait autour d’eux s’était dissipée. Il semblait distrait. Cela suffit à la faire sortir de ses gonds. Grande gueule, Valentine avait besoin de dire haut et fort ce qu’elle pensait, que cela plaise ou non.

« Je te dérange peut-être ? Finit-elle par laisser échapper. Tu préfères sans doute que je parte ? Non parce que depuis tout à l’heure tu te comportes étrangement. Elle venait de déposer son verre sur le buffet pour croiser les bras contre sa poitrine tout en le fixant d’un regard tout sauf attendrissant. Je peux savoir qui c’est que tu regardes depuis tout à l’heure ? Tu crois que je ne t’ai pas vu lancer des regards à droite et à gauche à répétition ? C’est fou comme la présence de quelqu’un semble t’intéresser, je dirai même que tu es absorbé par cette personne et curieusement ce n’est pas moi. Conclut-elle d’une voix pleine de reproche, vexée par son attitude. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Lun 17 Déc - 21:10

Les gens au centre de la salle tournaient comme dans les ballets qu’avait vu la jeune blonde avec sa mère alors qu‘elle n‘était pas plus haute que trois pommes et s‘était mis dans la tête d‘être danseuse étoile. L’ endroit était spacieux et luxueux à souhait.
Les élèves semblaient souriant et incroyablement décontractés pour le genre de gala auxquels ils étaient conviés. L’ambiance y était plus simple, elle avait raison.

En avançant tranquillement dans la salle, la jeune fille prit un temps d’arrêt. Admirant encore l’effort dont avait fait preuve l’école pour faire valoir leur valeurs et accessoirement leur richesse. Elle n’était pas là pour ça, mais il était évident que danser avec Adrian dans un contexte si féerique la rendait déjà folle d’excitation.
Petits, ils avaient assistés a des cours de danse de salon et bien qu’il s’était appliqué à lui marcher sur les pieds les premiers cours, il s’était montré beaucoup plus doué par la suite.
Elsa n’était pas exigeante concernant Adrian, elle ne dansait pas contre lui pour admirer ses pas mais pour que, serrés l’un contre l’autre, elle est le sentiment qu’il n’existait plus que lui.
C’est d’ailleurs ce même homme qu’elle chercha par la suite. Balayant du regard l’endroit, la jeune fille le trouva finalement, au centre de la salle, perdus dans les yeux d’une femme, serein et apaisé.
Bien que totalement blessée par ce qu’elle aperçut, la jeune fille ne put s’empêcher de l’admirer. Il était beau, c’était indéniable mais il n’avait pas que ça. Sa classe en faisait chavirer plus d’une et l’une d’elle était là a cet instant. Le jeune Visconti dansait sur le rythme d’une musique italienne avec à son bras, une jolie jeune femme, son amie d’enfance semblait tendre avec elle, il ne l’a regardait pas comme il regardait les autres.
Le brun était un séducteur, rien de plus. Lorsqu’il regardait une femme, il y avait quelque chose d’excitant, d’animal dans ses yeux pas cette tendresse qu’elle croyait voir transparaître.
C’est d’ailleurs ce qui faisait qu’en général la jeune Doval le laissait faire. Il revenait toujours, il obtenait ce qu’elle voulait de la femme qu’il séduisait et puis il revenait, à ses côtés, près d’elle. Pour toujours.
Lorsqu’il posa ses lèvres sur celle de la jeune fille, la demoiselle baissa la tête, plus pour s’éviter de souffrir que par réelle politesse.
La petite blonde laissa passé les minutes, il était hors de question de faire un scandale, elle était franche certes mais ce genre de spectacle ne l’intéressait pas, encore moins quand elle y participait.
Pourtant elle bouillonnait, pourquoi ne l’avait-il pas prévenu ? Pourquoi avait-il fallu qu’il ait à nouveau ses phrases ambiguës a son égard ? Pourquoi ne l’aimait-il pas tout simplement … ?
Elle avait croisé son regard et malgré la distance qui les séparer, Elsa savait qu’il l’avait vu. Ainsi, elle sortit un instant de cette pièce infestée de bonheur puis rentra a nouveau une fois presque calmée.
En les rejoignant donc, la jeune blonde remonta sa jupe pour ne pas marcher dessus, le bout de tissu était long et aurait pu engendrer une chute. Les pendants de tulles s’entremêleraient vite avec le talon de ses chaussures rose pâles si elle n‘y faisait pas attention.
Une fois près de lui, la tête baissée, la française ne prit pas en compte les derniers cris à peine perceptibles sortant de la gorge de Valentine.

Attrapant une coupe de champagne au passage, elle se dit qu’il lui fallait du courage maintenant. Il fallait surtout qu’elle fasse bonne figure.
Tentant de fendre son visage d’un sourire qu’elle n’espérait pas trop forcé, elle murmura en français à son meilleur ami:


- Bonsoir Adrian . . .


Elle but une simple gorgée et regarda la jeune fille au visage fin et ravissant qui se trouvait maintenant en face d’elle. Elle paraissait énervée maintenant qu‘elle était près d‘elle mais Elsa ne s‘en soucia pas, elle était bien trop proche de l‘homme qu‘elle aimait pour qu‘elle ait une quelconque compassion à son égard. Adrian avait du goût.

- Je … enchanté … Elsa … Elsa Doval, une …. Une amie d’Adrian


D’abord la situation était irréaliste aux yeux de la jeune française, elle n’avait jamais eu a se présenter a quiconque avant. Adrian allait avec Elsa et Elsa allait avec Adrian, chacune de ses petites amies l’a connaissaient et ce genre de choses paraissaient assez évident puisqu’ils ne se lâchaient jamais. Et ensuite, le mot amie fit se serrait son petit cœur. Elle n’était qu’une amie, a quoi avait-elle pensé avant d’entrer ? A une déclaration fiévreuse de l’italien ? … Elle était pathétique … pathétiquement amoureuse.
Et puis, elle se sentit comme « en trop », la blonde avait perdue 3 ans de sa vie et ce qu’elle avait en face d’elle n’était pas le Adrian de Pescara, mais le nouveau, celui que cette jeune femme connaissait sûrement mieux que lui. Celui qui n’était plus à elle …


- Tu dois etre … la fameuse petite amie dont il m’a tant parlé …


Sans vraiment comprendre pourquoi ses mots là étaient sortis de sa bouche, la jeune fille sourit doucement, il fallait qu’elle recommence à jouer le rôle de la meilleure amie, conciliante et gentille alors qu’elle ne rêvait que d’une chose. Etre à lui.
Sa lèvre commençait déjà à être meurtrie par ses dents blanches et son sourcil droit se dressait sans qu’elle ne le veuille. Adrian savait dans quel situation elle faisait ça et c’est pour cette raison qu’elle ne lui adressa aucun autre regard.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mar 18 Déc - 1:58

Bien sûr, il aurait préféré que leur entrée soit moins remarquable. Certes, il n’avait jamais détesté se retrouver au centre des débats, de la presse à scandale ou de bien, mais tout de même…S’afficher restait l’une de ses occupations favorites, avec ou sans flash. Sa popularité restait à ses yeux une chance…une aubaine. Cadeau de la providence que d’être un fils si bien né….de pouvoir jouir tant d’argent que de belles femmes avides. Ils savaient profiter de son statut d’enfant de riche et pourtant, s’offrir aux yeux de tous comme un jeune héritier bien casé avec une jeune femme certes ravissante mais surtout de bonne famille ne l’avait, quelques jours auparavant, que peu réjoui. Non pas qu’il n’assumait pas sa relation, mais tout bonnement parce que les conséquences de cette révélation seraient sans doute plus lourdes que ses bienfaits. Evidemment, il pourrait enlacer sa petite amie en public, profiter de ses baisers sans plus jamais se cacher, n’auraient plus à subir les ragots et les messes basses dans les couloirs à son passage, les questions embarrassantes et les sourires des jeunes premières qui à défaut d’un des jumeaux se rabattaient sur l’autre….Non, tout cela serait fini mais a contrario, il s’exposait à l’interrogatoire de ses parents et aux risques de perdre Elsa. Peser le pour et le contre n’était pas dans ses priorités du moment, il se sentit bien trop perdu et ses sentiments étaient bien trop flous. Dès lors, a quoi bon réprimander sur son attitude la belle Valentine et ce, au risque de provoquer un conflit ? La soirée serait – il le sentait - bien assez compliquée comme ça. Un pressentiment ? Sans doute….ou peut-être engendre –t-il seul ce trouve à espionner ainsi la porte d’entrée.

Seule celle qui adoucit les mœurs, la musique, eut raison de son angoisse, le temps d’une danse et d’un baiser précédemment échangé. Il ne savait Noël si romantique. La décoration, l’amour ambiant réchauffant l’atmosphère, les couleurs, les sourires, Valentine si douce et offerte….il se laissa alors aller à lui susurrer sur le même ton que l’interprète un refrain de cette chanson. En cet instant, il espérait que rien ne change mais toutes les bonnes choses ont une fin… La musique fut la première à les quitter…Il ressentit l’envie de lui souhaiter ses bons vœux pour cette soirée célébrant une fête religieuse et elle lui répondit alors, l’œil brillant de bonheur. Elle était visiblement comblée et cette idée lui fit autant de mal que de bien.

Machinalement il la quitta des yeux, un bref instant qui suffit à dissiper son attention pour les longues minutes à venir. Il fut comme hypnotisé par la silhouette d’une Elsa, splendide, lumineuse mais indéniablement choquée par le spectacle qui s’offrait à elle. Il la perdit du regard, elle avait fait demi-tour….reviendrait-elle ? Il lui fallait quitter la piste…il lui fallait un verre …il avait chaud tout à coup …l’adrénaline sans doute. La belle hollandaise entrouvrit les lèvres mais dans l’immédiat, Adrian n’aurait pu lui accorder toute son attention, comme elle le lui avait invectivé au Lucius. Le visage d’Elsa lui brûlait la rétine alors que son parfum lui taquinait les narines. Ce n’était qu’illusion. Elle ne pouvait être si prêt, il aurait juré la voir disparaître. Il ne laissa le temps à s cavalière d’émettre le moindre son, il saisit sa min, annonçant qu’il devait étancher et l’entraîna à sa suite sans demander son reste. Lui, qui si souvent prenait soin d’entendre ses désirs sans imposer les siens affirma son choix sans précédent, sans un regard et sans une explication….sauf peut-être un verre qu’il lui tendit avant d’en boire un sans réfléchir. Se rendait-il compte que son comportement lui ressemblait peu ? lui si fier, si sûr de lui…aujourd’hui, il étouffait au centre de cette foule de jeunes s’amusant. Il jeta un nouveau regard vers cette porte….et Elsa était à nouveau la….Elsa…son Elsa, il ‘avait abandonné dans un monde qui lui était inconnu. Elle n’avait que lui et il n’avait eu l’honnêteté de lui parler de Valentine. Il restait fidèle à lui-même…comme trois années auparavant…il n’a rien dit lorsqu’il est parti…lorsqu’il la abandonnée. Il se sentit coupable, une fois de plus….sentiment détesté mais trop souvent ressenti ces derniers temps…. Il se sentait lâche et pour la première fois depuis sa naissance, depuis qu’il est en âge de penser, d’être et de réfléchir, il ne s’aimait pas, il se détestait…..Ses traits s’étaient fermés, ses sourcils froncés, il murissait douloureusement.

La belle Valentine, a fortiori très agacée était loin d’être une idiote et le comportement de son petit ami ne lui échappait pas… Elle prit la parole..le réveillant alors qu’il semblait compter les pas où les minutes qui le séparaient encore d’Elsa…qui le séparait de sa propre réalité, de la vérité sur ce qu’il était….Fat… Il reporta alors son regard légèrement hébété vers Valentine qui exprimait tant dans ses mots que par son corps toute sa colère. Il entendait sans vraiment écouter….il ne sut d’ailleurs que lui répondre…


« Je..euh oui…enfin non…non …tu ne peux dérange pas qu’est ce que tu t’imagines…. »

On était loin de l’Adrian qui en d’autres temps aurait brimé le sale caractère de la jeune femme par un : « Si tu baissais d’un ton quand tu t’adresses à moi ? » …Non, il se laissait écraser par le poids de la situation. Il aurait souhaité partir, laissé tout le monde la, rentrer chez lui ou mieux, aller nager…noyer ce soucis, sortir de l’eau laver de toute sentiments….et enfin, il prendrait le temps de réfléchir…il aurait voulu partir, fuir…puisque c’est tout ce dont il était capable lorsque les évènements le dépassaient…. Il ne quittait Valentine des yeux mais ne savait absolument que faire….quand soudain, il entendit cette voix, cette douce mélodie de clochette résonnant à ses oreilles…. Il se retourna doucement, il savait qui s’adresser à lui en français de surcroit. Il sourit, un peu honteux et presque intimidé..

« Bonsoir Elsa…. »

Il ne dit pas un mot de plus ni un mot de moins, incapable de faire des présentations, ne sachant comment les nommer alors qu’à les voir toutes deux l’une à côté de l’autre, il était incapable de savoir laquelle il désirait le plus. Elsa du s’en charger seule….une fois de plus, il la laissait faire face seule alors qu’il lui avait promis d’être toujours à ces côtés…..Elle se présenta comme une amie et il en eut un pincement au cœur….une amie qui avait possédé son cœur durant des années durant…..L’avait-elle encore ? Sans doute était-ce à cet instant où, restant toujours aussi stoïque, qu’Elsa fit sa première erreur. Il ne lui avait jamais parlé de Valentine….leur histoire n’était pas censé existé et à peine retrouvée, c’était la dernière chose qu’il aurait confié….Il aurait dû réagir, il aurait du réparer ses erreurs maintenant en précisant…par exemple… « Elsa, ne te donne pas tant de mal, elle sait que je n’ai pas parlé d’elle comme je n’ai pas parlé de toi pour la simple et bonne raison que vous n’existiez ni pour l’une ni pour l’autre…. »…..Trop ambigu, il aurait pu provoquer une hystérie dans la salle connaissant Valentine…. Dès lors, il préféra taire cette explication et répliqua alors, constatant à contre cœur le désarroi de l’une et la colère de l’autre, à l’attention de Valentine :

« Elsa est plus qu’une amie, c’est mon amie d’enfance, nous étions inséparables à l’école et…même en dehors d’ailleurs…. Elle vient d’arriver d’Italie cela faisait plus de 3 ans que je ne l’avais pas vue…. »
Sous entendu, c’est pour ça que je ne te l’ai pas présentée plus tôt…. Il se retourna alors sur Elsa afin de terminer le tour des présentations :

« Elsa….voici donc Valentine….. »

Ni plus ni moins…. Il était impossible de réparer l’erreur d’Elsa comme il était impossible de calmer la colère de Valentine…. Il allait vers un désastre.
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 28
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mar 18 Déc - 2:51

Pourquoi devait-il toujours y avoir un détail, minime ou immense, qui devait changer la donne ? Pourquoi étaient-ils sans cesse sujets à des disputes ? Même si ces dernières l’amusaient grandement d’une certaine manière, cela allait un temps… Ils n’allaient pas passer leur temps à se quereller, cela ne rimait à rien. Pour une rare fois, elle voulait se laisser aller avec lui, être on ne peut plus naturelle, douce, compréhensive et sincère. En temps normal, le Bal devait prendre une tournure romantique, les heures auraient du défiler à une cadence effrénée, si bien qu’ils ne les auraient pas vu passer. Une note d’amour aurait pu venir sublimer ce moment, mais il ne fallait pas trop espérer. La guigne semblait les pourchasser et flotter autour d’eux, l’épée de Damoclès les menaçait à chaque instant. Leur relation, aussi passionnelle soit-elle, était bancale et fragile, un rien pouvait faire basculer la balance. Ils prétendaient en avoir pris conscience, mais l’un comme l’autre ne mesuraient aucunement l’ampleur de la chose… Ils allaient tout deux très vite déchanter. Le bonheur ne dure qu’un temps, et si celui-ci semblait leur jouer des tours et être aux abandonnés absents, il fallait se poser la question… Pour quelle raison étaient-ils continuellement tourmentés ? Peut-être n’étaient-ils pas fait pour être ensemble. Peut-être que leur relation était arrivée à son terme… La date de péremption était amplement dépassée, ils avaient su contourner le destin mais celui-ci les avait rattrapé et ils devraient en payer le prix.

Etrangement, cette fois-ci, le problème ne venait pas d’elle et de ses réactions démesurées. Non, c’était Adrian qui était en train de tout gâcher… Il était le seul responsable, le fautif. Il connaissait par cœur Valentine à présent et savait pertinemment qu’elle détestait être délaissée ou mise de côté. Ce qu’il faisait était irrespectueux envers elle. Il n’avait aucune raison de se comporter ainsi mais il le faisait… Au risque de déclancher une nouvelle altercation. S’attirer les foudres de la jeune Hollandaise était chose aisée et Adrian excellait dans ce domaine, il était maître en la matière et s’en sortait à merveille.

Alors que le jeune homme s’emmêlait les pinceaux dans une explication confuse qui la mit d’avantage hors d’elle, une tierce personne vint s’immiscer dans la conversation. Elle décida donc de mettre de côté, un court instant, cette discussion pour y revenir plus tard, juste le temps d’ordonner à cette intruse de déguerpir sur le champ… Mais celle-ci s’adressa à Adrian en français, sa deuxième langue maternelle, avant de porter son attention sur elle. Ce visage lui disait quelque chose… Elle n’eut pas le temps de se lancer dans de grandes recherches car la jeune femme se présenta à elle, sous le nom d’Elsa Doval. Maintenant qu’elle l’entendait de sa bouche, elle se souvenait l’avoir vu lors de sa fameuse discussion avec Chelsea, dans les couloirs. Sa gorge s’enserra d’elle-même à la suite de ses paroles. Jusqu’à présent, elle n’avait pas pris la peine de lui répondre. Elle n’avait rien à lui dire… Le peu qu’elle avait entendu d’elle suffisait à ne pas la porter dans son cœur. Mais comme lui disait toujours Fabrizio, elle devait contenir son énervement et le canaliser car la colère était une marque de faiblesse. Choquée, outrée et désabusée, Valentine les regardait à tour de rôle avant d’esquisser un fin sourire jaune lorsqu’Adrian entreprit de lui expliquer leur amitié. Inséparables, vraiment ? Alors qu’elle demeurait toujours aussi silencieuse et muette, elle se massa l’avant-bras dans un geste répétitif et nerveux, ses mains étant devenues moites. Non mais comment osait-il lui faire un tel affront ? Comment pouvait-il autant lui faire honte ? Cette fille ignorait tout de leur relation et elle venait de faire une bien belle gaffe en disant le contraire. A cet instant, une idée germa dans son esprit tourmenté, son amie disait vrai… Ils avaient flirté ensemble. Il l’avait trompé. Oui, c’est ça. Et elle devait probablement rêver à l’heure actuelle car il avait le culot de lui présenter son amante, il ne manquait pas d’air…


« Chelsea disait donc vrai… Murmura t’elle plus pour elle-même qu’à l’attention d’Adrian. »

Il comprendrait bien vite où elle voulait en venir car cette histoire de commérage avec Chelsea ne lui était pas inconnue. Avec sincérité, elle lui avait confié ses craintes sur une éventuelle relation avec cette dénommée Elsa… Mais il avait plus ou moins démenti en disant qu’il tenait à elle. Maintenant que les choses étaient plus claires dans son esprit, elle prenait conscience du fait qu’il ne lui avait même pas répondu ce soir là. Il avait détourné habilement le sujet sur autre chose pour ne pas avoir à répondre à sa question. Quel beau malin et menteur il faisait… Elle se sentait salie, souillée et trahie.

« Je ne sais pas lequel de vous deux se fiche le plus de moi. Vociféra t’elle à l’égard des deux jeunes gens, le regard haineux et perçant. Je dirais… Probablement toi. Renchérit-elle en montrant Adrian du doigt. »

Ô joie… Ô bonheur… Quelle somptueuse soirée. Tout partait à volo dans cette salle. Sa gorge nouée semblait prise à quelques suffocations. L’air se faisait rare. L’étouffement était certain. Tout était très clair et évident… Adrian avait eu une histoire récente avec elle. Elle se contre fichait bien de savoir depuis combien d’années ils se connaissaient. Quand bien même leur relation était sérieuse, elle ne le pensait pas capable d’une telle chose. Bien entendu, elle pouvait bien parler… Comble de l’ironie, cette erreur était aussi la sienne. Mais elle remontait à plusieurs mois déjà et cela n’aurait eu aucun impact direct sur leur idylle, du moins elle le pensait… Car à cette époque, ils ne se voyaient que pour une seule chose et le sérieux n’était pas au rendez-vous.

« Tu me dégoûtes Adrian. Finit-elle par conclure d’une voix détachée. »

Le choc était tellement grand qu’elle ne parvenait pas très bien à saisir ce qui venait de se passer. Décontenancée, elle aurait été incapable de lui mettre une gifle, bien que l’envie ne manquait pas. Et sur ses mots, elle ne lui laissa pas le temps de répliquer et le bouscula d’un coup rageur d’épaule avant de passer devant lui. L’air était devenu irrespirable près de ces deux-là. Elle devait sortir… Voir quelqu’un… Se confier… Boire un verre… Trouver Delia… Il fallait que quelqu’un la secoue par les épaules et lui mette une bonne claque sonore et aiguë pour la réveiller, mais le cauchemar était bien réel. Se faufilant entre les jeunes danseurs fiévreux de la piste, Valentine pressait le pas, marchant et courant à la fois pour échapper à la vue d’Adrian. Elle ne savait pas où elle se rendait mais elle fonçait tête baissée… Au bord des larmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mar 18 Déc - 21:11

Ses intentions étaient bonnes mais Adrian n’avait aucune conscience du point auxquelles elles pouvaient être maladroites.
Ses mots avait pour but d‘être agréable et mélioratif a son égard mais ils ne faisaient que renforcé l‘idée qu‘elle ne l‘aurait jamais pour elle. Il avait dit « amie d‘enfance » ! Il n‘était qu‘amis et si elle ne l‘avait pas comprit en voyant Valentine, le jeune brun s‘en chargeait plus expressément dans sa description d’elle.

Malgré tout,la jeune blonde garda un sourire impassible, elle savait se tenir en société, ses parents avaient utilisés 15 ans de leur vie pour le faire, elle leur devait au moins le fait d‘éviter les scandales. Des tas de journalistes attendaient à l‘extérieur, guettant chacune des sorties des étudiants dont la tête pouvait être reconnue par un public amateur de potins. Elle ne ferait cet affront à son père en créant un scandale.

La blonde adressa un simple sourire a Valentine quand elle sut son prénom puis commença a boire son verre, les bulles chatouillaient silencieusement sa langue et c‘était particulièrement agréable. Ces plaisirs simples l‘empêchaient de trop s‘inquiété de la tension palpable naissante entre eux.
Ils étaient entre adultes responsables et pour faire bonne figure, à la limite de l‘hypocrisie, ils ne crieraient pas. Enfin, c‘est-ce qu‘elle croyait. Mais elle ne savait qui était Valentine …
La jeune fille était franche et dans le monde dans lequel il vivait, ça n‘était pas vraiment une qualité. Les réceptions se passaient souvent sous le signe de jolies courbettes improvisées et de sourire faux au possible. En plantant son regard dans le sien presque insolente, la demoiselle nota la tristesse se transformait en haine.
Elsa connaissait ce sentiment, elle l‘avait ressentie et l‘avait vue souvent dans les yeux des petites amies italiennes d‘Adrian. Elle n‘était pas compatissante mais inconsciente de la gaffe qu‘elle avait pu faire, la française écouta Valentine en fronçant les sourcils. Elle se moquait d‘elle ? Ou voulait-elle en venir ? Effectivement, son ami n‘avait pas prit la peine de lui parler d‘elle mais elle n‘avait aucun moyen de le savoir et quand bien même, elle l‘aurait su, ça n‘était pas si grave.
Après avoir choisie qu’Adrian serait la cause de tout ça dans une mise en scène qu‘elle trouvait incroyablement déplacée, sa petite amie partit vexée.

La blonde baissa la tête calmement et se contenta de finir son verre de Moët. Malgré l‘excellence du nectar, il lui faudrait sûrement quelques verres de plus pour devenir plus légère.
Elle soupira un instant sans suivre des yeux le déplacement de la jeune femme, elle avait déjà son avis sur elle d‘ailleurs. Elsa n’était pas très tolérante et jugé assez vite les gens en temps normal. Alors ses sentiments mis en avant n‘aidèrent pas. Valentine était capricieuse et ne se rendait pas compte de la chance qu‘elle avait ! Elle l‘avait pour elle quand elle le souhaitait, pourquoi ne profitait-elle pas de cette chance ?!
Sur un ton ironique et léger, la française murmura simplement :


- Joyeux Noël


Son verre finit, elle le reposa sur la table près de laquelle ils étaient restés. Elsa soupira doucement puis tourna sa tête vers lui.
Elle ne savait pas ce que son visage à lui traduisait mais elle, tentait par tous les moyens de ne rien laisser transparaître de sa peine. Elle l’avait retrouvée mais on lui enlevé à nouveau …
Finalement, sa rancœur revint. A quoi avait-il voulu jouer en ne la prévenant pas qu’il venait accompagner ? Quel était le but de cette manigance ? La faire souffrir ? Elle lui avait fait mal 3 ans plus tôt, ça n’était pas intentionnel mais ce plan là l’était ! Il lui avait rendu la monnaie de sa pièce et effectivement, si elle avait pu, elle se serait enfuit à l’instant même, comme il l’avait fait, en quittant Pescara.
Doucement, elle pivota sur elle-même pour faire face au centre de la pièce, à la piste de danse … Il ne l’a ferait pas tourner au rythme de la musique ce soir, ni les suivants d’ailleurs … sans le regarder, la jeune fille mordit à nouveau sa lèvre puis passa une main dans ses cheveux.


- Rejoins là … je t’en voudrais pas … rattrape là … je suis une grande fille, je peux rester seule …


Biensur qu’elle lui en voulait. Elle lui en avait toujours voulu de ne pas l’aimer ! Elle ne criait pas parce qu’il s’avérait qu’il ne tombait jamais amoureux mais Elsa le détester parfois. Etait-il possible de détester parce qu’on aimer ?
Pourtant il fallait qu’il parte s’il voulait l’a récupérer. Valentine apparaissait aux yeux de la française comme une femme indomptable et elle ne lui pardonnerait pas un tel affront. Elsa si.
Et puis après tout, elle l’avait attendu 3 ans, quelques soirs de plus étaient envisageables. Son amour ne disparaîtrait pas de toute façon.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mer 19 Déc - 2:06

S’il avait cherché à être convaincant, il s’était totalement planté. Les quelques mots baragouinés ne suffirent pour calmer la jeune Valentine qui petit à petit, passait de l’agacement à la irritation…une irritation qui ne s’arrêterait pas la. Il connaissait la jeune hollandaise, sur bon nombre de points, ils étaient semblables...excessifs et d’une franchise telle qu’il ne s’encombrait pas de détail pour dire ce qu’il pensait au moment même où il le pensait. Disons que leur différence résidait dans le simple fait qu’elle parlait plus vite que ses mots alors que lui était cynique. Les bras croisés contre sa poitrine, si ces yeux étaient des revolvers, elle l’aurait tué sur le gens. Qu’avait-il fait ? Jeter un œil vers la porte d’entrée, prendre une décision sans grande conséquence mais sans la concerter, apercevoir Elsa, cette jeune femme qui avait compté plus que tout autre et qui comptait toujours bien qu’il ne savait de quelle manière à présent. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. S’il était resté lui, sans aucun doute aurait-il répliqué que peut-être était-il temps qu’elle cesse de se regarder le nombril, qu’il vivait aussi et que sa vie ne tournait pas autour d’elle… .Et pourtant, il n’en fit rien, il n’eut d’ailleurs pas le temps de répliquer autre chose puisqu’Elsa venait de les rejoindre… La situation était délicate, pesante et il ne voyait le bout du tunnel.

Ce calvaire aurait pu finir la…comme une chanson dont la dernière note retentit comme la fin du doux rêve où il nous transporte. Elsa, souhaitant sans doute faire bonne figure, prononça maladroitement un mensonge involontaire….dans une bonne intention, il ne pouvait lui en vouloir…elle avait cru bien faire mais fit pire que mieux. Adrian tenta, dans une explication malhabile d’expliquer à Valentine qui était Elsa…Il se confronta alors au poids des mots….Meilleure amie ? Amie d’enfance ? Premier amour non abouti ? Il ne savait que dire, sachant pertinemment qu’aucun n’apaiserait Valentine…Son visage avait déjà changé…L’irritation avait laissé place à la frustration. Elle réalisa ce mouvement significatif des spectateurs de Roland Garros. Elle jetait à l’un et à l’autre des regards noirs. Elle nageait dans l’incompréhension, Elsa sans doute dans la peine alors qu’Adrian baignait dans le jus de ses propres erreurs. Il le savait…il n’aurait pas dû venir…pourquoi Valentine avait-elle pleuré ce soir la, au restaurant… ? Il avait cherché à lui faire plaisir et il sentait la fin de leur histoire approcher à grand pas….ou peut-être se l’imaginait-il tout simplement sans qu’il ne s’agisse d’une vérité d’ordre générale….. il n’avait rien fait de mal…..peut-être n’avait-il pas été correcte, certes… mais entre lui et Elsa, il ne s’était rien passer…si on fait abstraction des quelques moments de tendresse qu’il s’était accordé…..

Valentine prononça enfin ses premiers mots depuis l’arrivée d’Elsa mais c’était loin d’être ceux qu’Adrian voulait entendre. Ils n’eurent pour résultat que la confirmation de ce qu’il avait imaginé quelques instants. Elle lui avait parlé d’Elsa et avait habilement détourné le sujet, ne sachant trop ce qu’il pouvait en dire et pour éviter surtout d’être trop franc, trop révélateur…pour éviter que son regard ne brûle de cette lueur inhabituelle….Cette lueur qu’elle pouvait aussi lui voir de temps à autre….Il avait peur qu’elle ne comprenne tout ce que représentait Elsa, qu’elle ne découvre que son cœur avait battu si longtemps pour elle que la simple énonciation de son prénom le mettait mal à l’aise…. Chelsea avait tort pourtant et sans doute était-ce ce murmure qui réveilla le jeune homme….mais trop tard…Sachant ce qu’elle allait penser, il ne pouvait pas la laisser y croire, il en faisait une question d’honneur…. Il n’avait rien fait…et quand bien même, si c’était vrai, il n’aurait jamais eu l’audace de se pointer à ce bal avec Valentine sachant qu’Elsa y viendrait aussi…. Il avait tout gâché….avec l’une comme avec l’autre….


« Non ! » avait-il lâché « Tu te trompes….crois-moi tu te trompes »….. ou en partie aurait-il pu ajouter…….mais elle ne semblait pas l’avoir entendu malgré la conviction qu’il avait ajouté à ses mots. Elle ne l’entendait déjà plus, aveuglée par sa colère elle haussa le ton au point que malgré la musique, certains élèves leur accordèrent de l’attention. Elle le pointa du doigt comme une victime désignant son agresseur…Il fit un pas en arrière…..en ajoutant un « Tu dis n’importe quoi…. » Il aurait pu ajouter un calme toi mais c’était inutile, il la connaissait, il n’arriverait pas à lui faire entendre raison. Elle était bouleversée, son trouble transpirait de tout son être….et ses mots aussi. Il la dégoutait….et secoua la tête en soufflant. Inutile de parler…a quoi bon. Elle le bouscula alors qu’il s’apprêtait à la retenir et se fondit dans la foule dense…décontenancé, il ne bougea pas…l’observant s’éloigner…. « Joyeux Noël »….La bonne blague aurait-il pu répondre à Elsa si elle n’était pas elle et si son ton ne respirait pas l’ironie.

« Je suis désolé » lui répondit-il alors….sachant qu’elle devait souffrir autant que la petite hollandaise mais pour des raisons totalement différentes. Il posa son regard sur elle, quittant des yeux le chemin que sa petite amie s’était dessiné parmi la foule, ce passage refermé par les étudiants dansant ou buvant se resserrant. Elsa soupira et il ne sut quoi lui dire…pour la rassurer…

«Ne t’en veux pas, c’est de ma faute, j’aurais dû ….Enfin, les mots m’ont manqués…c’est tout….. »

Un jour, il lui expliquerait et ce jour viendrait plutôt qu’elle ne pouvait le croire. Il connaissait Elsa, mieux que quiconque pour l’avoir vue grandir et pour s’être nourri de sa douceur pour avance. Elle le quitta des yeux, observant la piste de danse et il savait pertinemment qu’elle cherchait à se cacher…à cacher ses émotions…. Elle l’incita à rejoindre Valentine et dans le fond, il espérait qu’elle le lui conseillerait….elle espérait qu’elle comprendrait, comme son frère le lui avait prédit et c’est ce qu’elle fit…
Il lui prit la main….l’obligea à se retourner et il la remercia…..en ajoutant :


« Je te dois une explication….ne te méprends pas, je ne voulais pas que ça se passe comme ça….je….suis vraiment confus…. »

Il lui sourit, gentiment et presque timidement…s’en voulant de la laisser la mais ne pouvant se résoudre à abandonner Valentine avec ses idées préconçues totalement fausses….il se retourna, quittant Elsa pour se mettre en quête de sa petite amie mais au bout de quelques pas, il fit demi-tour, et réitérant son geste précédent, sa main fine et blanche dans la sienne, il plongea son regard sombre dans les yeux vairons de la belle française :

« Attends-moi….je connais Valentine et elle ne voudra sans doute pas m’écouter…si tu ne m’en veux pas trop, si tu te sens prête, je tiens à t’expliquer….et à te dire tout ce que….. » Il s’interrompit, parlant trop « il faut absolument que je te parle…. »

Il l’embrassa sur le front et se faufila dans la foule. Croisant quelques amis, il pistait la jeune femme jusqu’à ce qu’il l’aperçoive un peu plus loin. Quelques secondes plus tard, elle disparut, derrière un mur non loin des toilettes. Il avait crié après elle mais soit elle ne l’avait pas entendu soit elle fit semblant de rien. Il bouscula quelques personnes, quelques serveurs même mais s’en allait aussi vite sans prendre le temps de s’excuser. Lorsqu’il passa l’embranchement du mur où elle s’était cachée, sa colère était palpable mais il attrapa son poignet, qu’elle ne s’envole pas :

« Je te jure, je te promets qu’il ne s’est absolument rien passé entre Elsa et moi….ni avant ni maintenant…C’est pour éviter ce genre de scène que je ne t’ai pas parlé d’elle…. »

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui saute au cou mais au moins, qu’elle écoute….
Revenir en haut Aller en bas
Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
Age : 28
Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
AmstelMood : Very irritated
Date d'inscription : 05/12/2007

MacBook
Job:
To-Do List:

MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mer 19 Déc - 3:39

Tout ceci n’était qu’une mascarade. Une pure invention d’Adrian pour se jouer d’elle. Mais la plaisanterie était tout sauf amusante… Elle la gardait en travers de la gorge à dire vrai. Elle ne le savait pas si mesquin et vicieux au point de lui jouer un tour pareil. De toute évidence, elle ne le connaissait pas assez, malgré les mois passés en sa compagnie… Elle avait encore énormément de choses à apprendre sur son compte. Bien entendu, son côté « bad boy » diaboliquement attirant lui avait plu dès le premier coup d’œil échangé, mais par la suite il avait perdu cette facette d’homme roublard, sans aucune attache. Elle avait su tirer autre chose de lui… De la tendresse enfouie tel un trésor caché dont elle avait été surprise de faire la découverte. Aujourd’hui, elle se rendait compte que son amour pour lui l’avait aveuglée. Chassez le naturel et il revient au galop… Cette expression était approuvée et bien vraie. La véritable nature d’Adrian sommeillait quelque part en lui, menaçant à tout moment de refaire surface. Si auparavant elle l’avait jugé de coureur de jupons et de bourreau des cœurs, elle avait très vite changé son jugement pour au final y réfléchir à deux fois après ce début de dispute. Malsain et sans cœur… Certains pensaient cela de lui. Devait-elle revoir à deux fois sa position à ce sujet ? Devait-elle revenir sur ses précédents préjugés ? Ce qu’elle avait entraperçu ce soir suffisait largement à l’en convaincre que oui. Il était vil et calculateur, voilà tout. Il avait profité d’une faiblesse de sa part, dans un égarement soudain d’un trop plein d’amour pour la rabaisser, devant quelqu’un de surcroît. Ce qu’elle pensait de tout cela était on ne peut plus faux, mais elle les imaginait complices de cette pseudo farce, comme si tout avait été prémédité. Une ligue contre elle… Paranoïaque jusqu’au bout des ongles, Valentine ne voyait pas plus loin que son nombril à certains moments, elle ne pouvait le nier, mais dans cette histoire l’égoïsme et l’égocentrisme n’avaient strictement rien à voir…

Alors qu’elle venait tout juste de les quitter, la jeune Hollandaise ne s’était pas retournée une seule fois dans leur direction. Le visage de cette Elsa l’insupportait tout autant que celui d’Adrian. Sa colère était si dense et présente en elle que sa fureur aurait pu déclencher une troisième guerre mondiale. Excessive et susceptible à souhait, Valentine tremblait de rage. Elle comprenait d’avantage son choix et son goût prononcé pour les arts martiaux. C’était une véritable boule de nerfs qui avait sans cesse besoin d’extérioriser son énervement permanent. A croire qu’elle était née sur un champ de bataille, elle était constamment en colère contre tout le monde. Cette discipline lui avait appris de nombreuses choses, notamment à garder son calme et respecter ses « adversaires ». Grâce à ce sport, elle avait acquis une maîtrise de son corps qu’elle n’avait pas jadis. Contrairement aux apparences, le self-control elle connaissait… Mais elle était du genre à faire ce que sa tête de bourrique lui ordonnait, elle ne respectait donc pas toujours les conseils donnés.

Après avoir évité de justesse de percuter une dizaine d’étudiants, la course effrénée de Valentine la conduisit indéniablement au fond de la salle des fêtes où peu de personnes étaient présentes. Les yeux brouillés de larmes et la respiration haletante, elle s’était finalement arrêtée à l’intersection de deux chemins. Un mur non loin des toilettes s’offrit alors à sa vue troublée et floue, elle le contourna pour s’y dissimuler derrière. Rejetant sa tête vers l’arrière, elle émit un léger soupir avant de pousser un cri d’énervement plus affirmé et colérique, dans le seul but de laisser aller ses émotions… Mais son temps de répit fût de courte durée car Adrian l’avait déjà retrouvé… Il venait de surgir de nulle part pour se saisir de son poignet par la suite d’un geste si vif qu’elle n’eut pratiquement pas le temps d’éviter son action. Tournant alors aussitôt et brusquement la tête vers lui, les yeux rougis et le teint affreusement pâle, elle lui lança un regard assassin qui en disait long sur ce qu’elle pensait.


« Lâche moi ! Hurla t’elle d’une voix sèche. »

Ses paroles n’y changeaient rien… Elle était bornée et entêtée, tout ce qu’il dirait entrerait dans une oreille pour ressortir par l’autre. Elle ne voulait pas l’écouter et encore moins lui parler. Remuant frénétiquement son poignet dans tous les sens pour le faire lâcher prise, elle ne parvint qu’à une seule chose : Se faire atrocement mal. Dans un premier temps à cause d’un faux mouvement et dans un second temps, son poignet avait heurté le mur contre lequel elle était appuyée. Soufflant de manière incontrôlable un petit gémissement de douleur, elle abandonna l’idée de se battre contre lui. S’il avait réellement décidé de la tenir, elle ne réussirait pas à quitter son emprise.

« Par pitié laisse moi tranquille Adrian… Articula t’elle d’une voix douloureuse presque implorante. »

Ne voyait-il pas dans quel état elle se trouvait ? Ne trouvait-il pas qu’il en avait assez fait pour ce soir ? Quand Valentine avait une idée fixe en tête, il était difficile de lui faire changer de cap. Il n’y avait pas plus tête de mule qu’elle… Elle s’était imaginé le pire entre Elsa et Adrian, ce n’était pas en s’adressant simplement à elle qu’il parviendrait à lui faire comprendre les choses. A dire vrai, il n’y avait aucune manière efficace pour lui faire entendre raison… Il pouvait lui crier dessus, la violenter, l’embrasser, lui parler calmement, cela aurait eu le même effet. Désormais hors d’elle, elle n’écoutait plus qu’elle.

« Je ne veux plus te voir. C’est clair, non ? Ou tu préfères que je te présente la situation de façon plus explicite ? L’affrontant du regard, on percevait une réelle méchanceté et sincérité dans l’intonation de sa voix. »

Or, il n’en était rien. Tout ce qu’elle pouvait dire à cet instant précis n’était pas à prendre en compte. Elle l’aimait… Mais fière comme elle l’était, elle ne voulait pas se laisser marcher sur les pieds de cette façon. Toujours prendre le dessus sur son interlocuteur, ne pas faiblir, telles étaient ses quelques devises toutes plus idiotes les unes que les autres. Elle aurait aimé pouvoir se blottir contre lui, sentir ses bras l’entourer avec affection. Mais elle ne le ferait pas… Ce qu’elle comptait faire ? La plus grosse erreur de sa vie. Sous la colère, elle déblatérait des paroles sans queue ni tête, qu’elle ne pensait probablement pas. C’était même certain.

« Va retrouver ta blondinette… Tu n’as rien à faire ici. Va t’en… S’il te plaît. Poursuivit-elle tout en secouant quelque peu la tête de droite à gauche. »

Au final, lequel des deux était le plus débile ? A qui devait-on léguer la palme du parfait idiot ? Sans doute à Valentine car elle venait de briser d’elle-même son histoire avec Adrian… Elle venait de lui faire comprendre qu’elle rompait avec lui. Pour une raison particulièrement grotesque car elle se faisait de fausses idées. Oui, elle venait de tout gâcher entre eux, c’était indéniable.

« Tu es libre. Je te rends ta liberté. Tu veux que je te fasse un dessin ou tu es assez grand pour le comprendre ? Une vraie peste… Ses paroles semblaient sortir des tripes. Sa rage à son égard était pensée et présente mais elle ne souhaitait pas cette situation… Elle ne voulait pas se séparer de lui. Or, elle le faisait. Dégage. Conclut-elle sans ménagement d’une voix cinglante, le poing serré et les yeux brillants. Son cœur se déchirait à chaque parole prononcée depuis quelques secondes déjà. C’était une part d’elle qu’elle perdait en le rejetant de la sorte. Bien sûr, elle s’en rendrait compte, un jour ou l’autre. Mais il sera alors trop tard, comme toujours… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Dim 23 Déc - 19:44

S’il n’avait pas été si sûr de lui, sûr qu’il n’était pas responsable de ce dont elle l’accusait, affronter la colère de Valentine aurait pu le décourager…pour ne pas dire paralyser….
A quoi bon chercher à lui expliquer qu’elle avait bel et bien raison au risque de se prendre une bonne gifle ? Non, en tout état de cause, si sa relation avec Elsa avait réellement évolué dans le sens envisagé par Valentine, il l’aurait laissé partir sans chercher à la retenir. Dès lors, compte tenu que les circonstances étaient tout autre, il ne pouvait se résoudre à la laisser filer comme ça. Il ne voulait en aucun cas la laisser s’enfermer dans sa bêtise... il se devait de la secouer une bonne fois, de lui faire entendre raison. Le prenait-elle pour un monstre ? Un monstre d’égoïsme, menteur et manipulateur ? Certes, il y avait de quoi s’arrêter à ce jugement. Il avait triché souvent, s’était nourri régulièrement des peines des autres femmes qu’il avait désabusées, avait agi comme s’il était un vampire émotionnel se nourrissant uniquement du malheur et des larmes d’une femme dont on vient de briser le cœur. Il aurait tout de même cru qu’elle le connaissait mieux que ça et qu’elle avait réussi à outrepasser ce premier jugement pour s’arrêter à ce qu’il était réellement. Un jeune homme comme les autres avec un cœur qui bat aussi vite qu’un autre. Qu’aurait-il pu gagner à la confronter de la sorte ? Il avait tout à y perdre… Il avait besoin de temps pour savoir, pour comprendre…se comprendre. Il n’avait nullement besoin qu’on lui force la main. Qu’il regrettait le temps ou seul son insouciance guidait chacun de ses gestes, ce temps où il rêvait naïvement qu’Elsa serait sienne et qu’il n’en verrait jamais une autre. Il en était bien loin, bien loin de cette époque innocente où ses mots et ses actes n’auraient aucune incidence conséquente sur sa vie. Qu’il était difficile d’avoir un cœur et d’apprendre à en déchiffrer les messages….

Quittant Elsa, non sans l’avoir remerciée d’un baiser sur le front, il se fraya un chemin parmi les jeunes, interrogeant les élèves, les serveurs, les professeurs, les photographes engagés par l’école afin d’immortaliser l’évènement et pourtant, malgré son enquête, peu de gens furent capable de le renseigner sur le chemin emprunté par sa petit copine. Etait-elle si petit que cela pour qu’on ne la remarque pas ? Etait-il tous aveugle ? Elle est si belle. L’école était grande, certes mais Amsterdam l’était bien plus encore. Au fond de lui, il espérait sincèrement qu’elle n’ait pas quitté l’établissement où il ne la trouverait plus ce soir. Les exclamations d’un jeune serveur luttant pour ne pas laisser chuter son plateau en déséquilibre sur son bras attirèrent le regard d’Adrian qui vit alors Valentine au loin, il se sentit soulager et eut cette impression agréable que peut-être les choses pourraient s’arranger. Un grain de folie peut-être ? Il la vit disparaître derrière un mur non loin des toilettes et il se hâta de la rejoindre. Lorsqu’il eut passé l’embranchement du mur derrière lequel elle avait trouvé refuge, de peur qu’elle ne fuit à nouveau, il l’avait saisie par le bras. Sans délicatesse mais veillant tout de même à ne pas lui faire mal, la belle Valentine, le visage diaphane et les yeux rougis emplis de larmes lui jeta un regard aussi noir que celui d’Adrian au naturel. Il n’y prêta pas pour autant attention, la sommant de le croire, qu’elle se trompait. S’il s’était adressé au mur qu’il n’aurait pas été plus froids….la seule chose qui différenciait la brique et Valentine, c’est que l’un est muet et l’autre crie fort….très fort.

La lâcher ? Elle s’enfuirait sans l’entendre, sans l’écouter… mais la maintenir contre son gré n’était pas non plus le bon moyen pour capter son attention. Il n’ajouta rien, répétant qu’elle se trompait, qu’il ne s’était jamais rien passé entre Elsa et lui…mais elle restait hermétique à chacun de ses mots. S’acharnant à vouloir reprendre sa liberté, elle arrivait à se faire mal toute seule, elle s’en cogna même le poignet contre le mur et il imaginait aisément ô combien la douleur avait dû être désagréable…se répartissant jusqu’au bout de sa main comme une décharge électrique. Il desserra alors mais ne lâcha pas pour autant. Il aurait voulu l’embrasser, lui voler sa peine et lui faire oublier la douleur mais c’était inutile…Cette douleur, il la percevait dans ses mots, elle souffrait mais elle était la seule responsable.


« Si seulement tu apprenais à me faire confiance un minimum Valentine…. » Répondit-il sur un ton où la déception régnait, déçu de la voir si abattue face à ses propres illusions. Elle ne voulait plus le voir…..vraiment… ? Jusqu’ici, il avait pensé que la colère dictait ses mots mais ceux qui suivirent lui firent mal, très mal, trop mal… Elle le chassait, le quittait… ne voulait plus de lui dans sa vie et maintenant qu’il était face à cette réalité, il n’aurait pu dire en toute sincérité ce qu’il ressentait sincèrement. Son orgueil camoufla ses sentiments et dès lors, à mesure qu’elle lui parlait, qu’elle le toisait du regard et qu’il n’en perdait pas une miette. Son regard sombre était plongé dans les yeux vairons de la jeune femme….Elle lui rendait sa liberté… Il n’avait jamais considérer être en prison, il se sentait bien avec elle, il était semblable sur bon nombre de points. Elsa avait sa place dans son cœur, il ne savait laquelle…quant à Valentine, elle gagnait du terrain chaque jour qui passait. A elle seule, a cause de son entêtement, elle avait réussi à tout gâcher, à laisser ses chances de posséder le cœur d’Adrian s’évanouir dans la nature. Il était déçu, déçu d’elle, blessé, vexé…et comme à chaque fois dans ses moments la, il donnait la main à sa meilleure amie : L’indifférence.

Il lâcha le bras de son ex-petite copine et les mains dans les poches, d’une voix calme, comme s’il n’était pas concerné, comme si c’était un autre homme qu’on venait de larguer, il lui lança en feignant la gratitude :


« Tu ne peux pas savoir comme je suis soulagé de te l’entendre dire. Je n’arrivais pas à me résigner à te faire du mal, mais je suis content que c’est que c’est ce que tu voulais, autant que moi. Je suis vraiment rassuré. Je te souhaite un joyeux noël Val et passe une bonne soirée. »

Il fit un pas en avant pour ensuite faire demi-tour, et d’ajouter avant de rejoindre la foule :

« Je te souhaite tout le bonheur du monde, tu le mérites. »

Il fulminait de colère et s'il n'avait pas été si fier, il aurait pu lui cracher tout ce qu'il pensait. Pourquoi toute cette mascarade si c'était pour le laisser tomber ? Comment expliquer à sa famille, à ses amis qu'elle n'était pas qu'une fille de passage à ses yeux ? Comment expliquer que seul son coeur ne savait mettre de mot sur le relation depuis qu'Elsa était réapparue ?
Quelques secondes plus tard, la foule et la musique agressèrent ses tympans mais ce n’était pas le plus désagréable. C’est la colère, la colère qu’il tentait de contenir pour ne pas se casser le poignet et s’ouvrir le poing contre un mur qui le gênait à ce point. Quitter Valentine n’était pas dans ses projets, en fait, il n’en avait aucun mais……il se sentait légèrement seul, alors que les gens autour de lui riaient, dansaient, s’amusaient, lui se sentait vide jusqu’à ce qu’il croise le regard d’Elsa qui n’avait pas bougé d’un centimètre. Sa beauté angélique avait toujours eu le don de le calmer. Il venait de faire un bon de 4 bonnes années en arrière. Un soir où, a une réception, sa mère et lui s’était disputé violemment, et où d’un seul geste, d’un seul regard, d’un seul mot, elle avait réussi à tempérer tout son être

Il s’approcha d’elle mais ne dit rien....Que pouvait-il dire ? Valentine venait de le larguer et Elsa l'attendait sagement....Que pouvait donc attendre la vie de lui ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Lun 24 Déc - 1:16

Ses grands yeux bleus était totalement humides maintenant qu’elle était seule dans cette pièce qui transpirait le bonheur. La jeune blonde se croyait plus forte que ça, elle était arrivé a Amsterdam pour lui et elle n’irait pas très loin sans. Elsa s’était imaginé bien plus indépendante.
Adrian avait avancer, évoluer, grandi … sans elle. La française elle, n’avait pas pu faire son deuil espérant chaque jours le voir réapparaître à Pescara. Elle, elle n’avait pas pu grandir, elle avait du s’accrocher à son espoir.
Et alors que l’homme qu’elle aimait l’avait abandonnée pour courir après sa petite amie, elle regrettait considérablement ses choix. En Italie, elle été appréciée et beaucoup d’homme la regardaient. Ici … elle n’avait que lui, et elle ne l’avait même plus.

Un homme blond aux yeux clairs, un véritable allemand se posta près d’elle et tendit la main pour l’invitait à danser mais la demoiselle refusa dans un anglais mal maîtrisé et plutôt gênée.
Finissant simplement son verre, Elsa se dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour repartir dans ce pays chaud qui l’a réconfortée tellement. Elle n’imaginait pas son avenir dans la politique de toute façon et plus a ses côtés maintenant.

Mais le jeune homme finit par la rejoindre, perturbant totalement ses pensées. Sa coupe de champagne aurait sûrement explosée sous la pression de ses doigts si elle n’avait pas été si éprise de lui. … comment avait-il pu lui faire ça ? Il était revenu pour elle ou parce que la petite capricieuse l’avait jetée sans aucune classe ?

En baissant calmement la tête, la jeune femme ferma les yeux doucement pour que les larmes susceptibles de couler ne le fasse pas.
Puis à nouveau, sans le regarder, elle murmura en fixant la robe à volant d’une des étudiantes qu’un homme faisait tourner sur la piste.


- Alors … elle et toi …


Déglutissant difficilement, la jeune femme écouta calmement le trio piano de Schubert qui passait maintenant dans toutes les enceintes.
Elle et lui étaient amants … il n’y avait rien a comprendre d’autre … mais il fallait qu’elle parle. Inconsciemment, elle le rassurait, lui expliquant implicitement qu’elle ne lui en voulait pas. Mais elle lui en voulait … beaucoup … de ne pas l’avoir attendu surtout. Ça n’était pas objectif certes.

En attrapant une troisième coupe de champagne, la blonde soupira et passa une main dans ses cheveux calmement.


- Adrian … s’il te plait … dis-moi que vous deux … que vous deux c’est sérieux …


Elsa savait où elle voulait en venir quand elle disait ça. Lui non, certainement. Finalement, la française se tourna vers lui un peu plus énergiquement qu’auparavant et plantant ses yeux bleus clairs dans ceux chocolat du jeune italien, elle continua, les sourcils froncés cette fois :

- Dis-moi que vous deux c’est sérieux … dis moi … que … qu’elle n’est pas là pour une quelconque vengeance ou je n’sais quoi …


Ce combat avait eu lieu dans sa tête pendant tout le temps de son absence. Préférait-elle que leur histoire soit sérieuse ou qu’il n’ai fait ça que pour lui faire du mal ?
A vrai dire, qu’il est grandi ne lui ferait aucun mal, qu’il l’a haïsse au point de tenter de la détruire si.
A nouveau, elle vida presque la coupe de champagne d’une traite. Elsa ne lui pardonnerait pas une mauvaise réponse. Le soucis, c‘est qu‘aucune des deux n‘étaient la bonne.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Lun 24 Déc - 14:24

Elsa semblait perdue dans ses pensées et Adrian, qui bien souvent aurait souhaité pouvoir lire dans la tête d’une femme, ne regretta nullement d’être dépourvu de ce don. Il aurait difficilement vécu entendre qu’il la faisait souffrir. Enfant, il lui avait promis que toujours il veillerait sur elle, que toujours il la protégerait et que personne ne lui ferait du mal….personne et surtout pas lui. Aujourd’hui, il l’avait blessée. Sans doute était-ce la contrepartie inconsciente de tout le mal qu’elle lui avait fait. Il lui avait confié son cœur, un jour….il y a longtemps mais sans le lui dire. Il avait toujours vu en elle un ange et il avait tant de respect pour l’icône qu’elle représentait pour lui qu’il n’eut jamais la force de lui préciser qu’elle détenait son cœur entre ses mains.

Il se posa à ses côtés, sans mot dire, que pouvait-il dire ? Comme d’habitude, lorsqu’il était face à un problème, il tentait de le fuir mais il s’agissait d’Elsa, il ne pouvait se résoudre à lui mentir où à lui cacher une quelconque vérité. Si elle posait des questions, il tenterait de lui répondre le plus sincèrement et le plus honnêtement possible mais il n’hésiterait pas à lui en retourner. Pourquoi réagissait-elle comme ça ? Oui, certes, il avait abandonnée l’amie au bal alors qu’elle ne connaissait personne mais, d’aussi loin qu’il ne se souvienne, il n’avait jamais parlé de sentiments, de promesses…..pourquoi donc avait-il cette impression qu’elle était blessée plus profondément que comme une amie qui s’est sentie trahie et abandonnée. D’ailleurs, elle ne le regardait pas, elle fixait la piste comme si elle y trouverait les réponses à ses questions. Il se posait mil et une questions alors qu’il sentait encore la colère cogner ses tempes, aidé par les mots de Valentine qui résonnait dans sa tête. « Dégage
»…certes, il ne s’était pas fait prier.

Elsa prit enfin la parole, en évitant soigneusement de poser son regard sur lui. Que restait-il de Valentine et Adrian ? Pas grand-chose…. Plus rien, elle avait osé oublier qu’il était trop fier pour accepter qu’elle ne lui parle sur ce ton. Que répondre à part peut-être un :


« C’est mieux comme ça…. » Pas forcément pensé et accompagné d’un haussement des épaules significatifs. Il était déjà apaisé par la seule présence de la jeune femme à ses côtés. Leurs rapports étaient tellement différents de ceux qu’il entretenait avec la jeune hollandaise.

Adrian attrapa au passage une troisième coupe de champagne qu’il finit d’une traite avant d’en saisir une autre et de la déguster avec plus de classe cette fois, tout simplement parce que la belle Elsa, toujours aussi douce bien qu’il crut reconnaître une marque de nervosité, comme sa main passée dans ses cheveux…. Elle lui posait une question, une question qu’il ne comprenait pas dans la bouche ‘Elsa. Une question à laquelle il n’aurait su répondre. Etait-ce sérieux entre lui et Valentine… ? il préféra éluder la question alors que la française lui faisait à présent face, plongeant des yeux mélancoliques dans ceux du jeune homme….ils étaient humides, elle ne trompait personne mais pourquoi
?

« Me Venger de quoi Elsa ? De toi ? Qu’est ce qu’il se passe ? Je te comprends difficilement….vraiment….Je sais bien que je t’ai pas parlé d’elle et j’étais ennuyé vis à vis de toi mais….je sais pas, j’ai l’impression que tu attends plus de moi que de reprendre notre relation où on l’a laissé…. »

Qu’est ce qui avait bien pu changer entre eux ?
Qu'est ce qui avait bien pu changer pour elle ?
Lui, il avait toujours su, dès le premier regard qu'il posa sur elle qu'elle hanterait ses nuits......Mais elle...elle avait renier, elle lui en avait préféré un autre et il ne se souvenait pas l'avoir déjà vue si possessive....
Avait-elle peur de le perdre ?
L'amour n'est pourtant pas un obstacle à l'amitié....
Ou peut-être, n'était-il plus question d'amitié....
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Mar 25 Déc - 16:25

Rien n’allait comme elle l’avait imaginer Elsa était arrivée dans cette jolie ville d’Hollande pour retrouver son meilleur ami, mais elle ne l’avait pas retrouver et elle avait découvert que son cœur était pris et bien plus qu’il avait pu l’être auparavant pour une quelconque autre femme.
Les choses avaient changés entre eux, c’était indéniable, en bien ou en mal, la blonde n’aurait pu le dire, mais leur complicité était différente. Pas abouti sûrement.

Tapotant toujours du bout de ses ongles la coupe de champagne en cristal, Elsa exprimait sa nervosité par ce simple geste. La jeune fille était calme, douce et frêle, tout le monde le savait. Il était hors de question de déroger à la règle ! Ce serait bien trop surprenant ! … pourtant la jeune fille aurait donner beaucoup pour être une autre aujourd’hui, pour ne pas se retrouver dans cette situation et pouvoir crier et pleurer à sa guise.

Après réflexion, si la jeune blonde était si calme c’était surtout parce qu’elle avait passée sa vie à être protégée de toute formes de tristesse, par ses parents d’abord puis par Adrian. Pourquoi aurait-il fallut qu’elle s’énerve si la situation n’y prêtait pas ?
Aujourd’hui, livrée à elle-même et presque abandonnée par le petit garçon qu’il lui avait proposée de veiller sur elle quelques années auparavant, la française ne savait plus vraiment faire face a ce genre de situation.

En fermant les yeux, elle écouta son meilleur ami parler. Ce que son cocon pouvait lui manquer !Lorsqu’ Adrian faisait des longues phrases, ça n’était pas bon signe. ça, ça n’avait pas changé au moins …
L’italien n’avait pas compris où elle voulait en venir, ça n’était pourtant pas très compliqué ! Le jeune homme avait-il voulu lui rendre la monnaie de sa pièce en ne le prévenant pas, comme elle l’avait fait avec Alejandro, qu’il était accompagné ?
Pourquoi est-ce qu’il n’admettait pas qu’elle puisse elle aussi être possessive ?! … Peut-être simplement, parce qu’elle ne l’avait jamais été, parce qu’il lui avait toujours montré parce son comportement qu’elle était au dessus de toutes ses filles a qui il accordé quelques attentions. Qu’elle savait qu’elle n’avaient rien a craindre des italiennes qui lui tournaient autour.
Aujourd’hui c’était différent.

3 ans sans avoir à jouer la meilleure amie alors qu’elle était folle de lui, c’était assez long pour qu’Elsa perdent ses réflexes. Il fallait que la française recommence a sourire de sa vie de couple, qu’elle soit de bons conseils à nouveau et que surtout, elle ne pose pas sur lui, un regard résolument amoureux ou possessif ! elle avait su le faire toute sa vie ! Pourquoi pas ce soir encore ? ça n‘était pas un effort si grand … ça n’était pas un effort si grand ?


- N’inverse pas les rôles Adrian ! Si quelqu’un doit crier ici ce soir c’est moi ! Tu m’as menti et on s’était jamais menti avant !


Non, ils s’étaient simplement mentis toutes leur vie sur leurs sentiments, mais ça, ça n’avait rien avoir avec le sujet de conversation de ce 25 Décembre. Ou peut-être un peu …

- Te venger de la raison pour laquelle tu m’as abandonner …?… du fait que je t’ai abandonner … ou … enfin … enfin tu comprends !


La jeune fille ne trouvait pas ses mots. Presque agacée qu’il ne voit rien et qu’il l’accuse, à raison, de l’aimer, la jeune femme soupira et posa son regard sur l’un des lustres en cristal installé un peu plus haut. Les lumières ricochaient dessus et c’était assez beau a voir.
Prenant un air neutre, elle se força a froncer les sourcils mais ne pu rien contre son regard perdu dans le vide.


- Mais de quoi est-ce que tu parles enfin …?


Elsa mordit sa lèvre discrètement. Il fallait qu’elle empêche les mots sincères de sortirent, ceux qui s’étaient installés confortablement au fond de son cœur depuis 10 ans, ce qui lui criaient qu’elle l’aimer depuis bien trop longtemps et ceux qui lui en voulaient de n’avoir jamais rien remarquer.

- Qu’est-ce que je pourrais attendre de toi enfin …


Sa coupe fut finie dans la gorgée suivante.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Ven 28 Déc - 0:57

Il fut un temps, il aurait donné n’importe quoi pour la voir réagir de la sorte…Avec dans le regard une lueur étrange qu’il ne lui connaissait pas. Une pointe de crainte à l’idée de le perdre ou de l’avoir perdu. Peut-être…peut-être se trompait-il mais….le discours qu’elle lui tenait, ses questions, sa supplication afin qu’il ne lui avoue que lui et Valentine était plus qu’un jeu, sonnait plus comme la première plutôt que la deuxième solution. Il ne savait plus du tout où il en était, absolument plus …..Que pouvait-il bien répondre ? Que pouvait-il faire ? Que pouvait-il espérer de la suite des évènements ?
N’était-il pas préférable qu’il rentre chez lui, qu’il cherche les réponses à ses multiples questions afin d’éviter de faire de grosses bêtises, quelle qu’elle soit…

Qu’il s’agisse de Valentine….il pourrait la perdre définitivement s’il se laissait aller à ses démons du passé avec Elsa….il pourrait ne plus jamais sentir son parfum, l’odeur naturel de sa peau, le gout de ses lèvres….il pourrait même ne plus jamais entendre le son de sa voix…était-il prêt à cela ?

Qu’il s’agisse d’Elsa….il pourrait ne jamais savoir, ne jamais comprendre, ne jamais aller au bout de l’un de ses plus grands rêves…ne jamais connaître le goût de sa lèvre, ne jamais deviner que l’odeur de sa peau….passer à côté d’une grande histoire, d’une histoire d’amour digne des plus grands films américain à l’eau de rose…il pourrait passer à côté de sa vie…

Il était perdu entre ce qu’il a été, ce qu’il était et ce qu’il voulait être. Il était perdu entre les yeux rougis de Valentine et le regard inquiet d’Elsa. Le bruit régulier des ongles longs de la jeune femme sur le verre de champagne qu’elle tenait de sa main délicate résonnait à ses tempes comme le décompte annonçant la chute de l’épée pendante au dessus de sa tête. Il aurait pu lui demander de cesser mais d’un simple regard dans le sien, sa seule présence, son odeur, son attitude, sa main dans ses cheveux…tout suffisait à l’apaiser extérieurement alors qu’intérieurement, il fulminait de tout son être….il était mal à l’aise, mal dans sa peau… Il éluda sa question, en cherchant à savoir….en cherchant à savoir ce qu’il n’était pas bon pour lui d’apprendre.

Il n’avait pas vraiment haussé la voix, juste légèrement pour se faire entendre par-dessus la musique et peut-être n’avait-il pas remarqué qu’il avait légèrement manqué de délicatesse à son égard. Il avait soulevé son attitude étrange, et elle semblait s’en défendre maladroitement… Il prit alors la parole, parlant calmement, sans s’énerver, expliquant, se justifiant sans vouloir frustrer la douceur qu’elle lui inspirait. Elle était la bonté incarnée, la délicatesse même, elle était la femme parfaite que pouvait attendre tous les hommes. Elle était douce, compréhensive, conciliante….en fait, elle était tout le contraire de Valentine…..Valentine….il venait à peine de rompre qu’il en courtisait déjà une autre à sa manière…..
Non, en fait, il réglait ses comptes et lorsque la miss Zylstra serait plus calme sans doute ferait-il la même chose. Il irait la voir, lui parlerait qu’elle le veuille ou non et il espérait qu’avoir avoué à l’une comme à l’autre tout ce qu’il avait sur le cœur, l’aiderait à y voir plus claire. Tout ce qu’il chercherait à faire ce soir, et pour la première fois depuis qu’il sait ce que signifie le mot « manipuler », il souhaitait être intègre.


« Je n’inverse rien du tout….et je ne t’ai pas menti…. Tu ne m’as pas posé la question, tu ne m’as pas demandé si j’avais quelqu’un dans ma vie….comme tu ne m’as pas dit que tu avais quelqu’un dans la tienne il ya trois ans… Je n’ai pas cherché à me venger Elsa…en tout cas pas comme ça…oui, j’ai joué avec le cœur de toutes les filles que j’ai pu croiser tellement je t’en voulais….oui je t’en voulais de ne pas avoir…… »

Il s’interrompit. Un long silence s’installa. Il respira avant de reprendre :

« J’ai joué avec bon nombre d’entre elle parce que tu m’as appris qu’aimer c’était souffrir et je ne voulais plus... Quant à Valentine, c’était différent….les jours passaient et elle prenait de la place…aujourd’hui, depuis que tu es revenue, je ne sais plus ce que j’attends, ni de toi, ni d’elle et ni de nous…. »

Il attrapa un verre de champagne qu’il vida en quelques gorgées. Un léger mal de tête lui prit alors qu’il tenait bien l’alcool normalement. Il fronça un sourcil avant de relever les yeux vers Elsa, cherchant dans son regard un morceau d’émotion…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: If you really love me, come on and let it show [R.]   Aujourd'hui à 21:08

Revenir en haut Aller en bas
 
If you really love me, come on and let it show [R.]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Joli Black Love ...p..6
» 10 - 49 IC... Love me do des Légendes Celtiques (New P2 ! )
» True Geek Love
» I LOVE 125
» FOTO LOVE STORY

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Crazy in Amsterdam :: Five years ago... :: ... our lives happened :: Christmas Ball-
Sauter vers: