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 Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]

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Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
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AmstelMood : Very irritated
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MessageSujet: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Lun 24 Déc - 2:38

Courage ! Plus que deux heures de cours et la journée prendrait doucement fin… Voilà ce que se répétait Valentine depuis déjà dix minutes. Assise sur une marche d’escalier, elle patientait sagement jusqu’à ce que l’heure d’aller en cours de Musique arrive. Curieusement, le temps passait extrêmement lentement depuis quelques jours. Il ne fallait pas aller chercher bien loin le pourquoi du comment d’un tel ressenti, mais elle préférait s’enfermer dans des songes et leurres abracadabrants et grotesques plutôt que de devoir à affronter la réalité. Il était indéniable qu’elle souffrait affreusement de sa rupture avec Adrian mais les jours se succédaient progressivement et la situation ne changeait pas pour autant. Elle en était venue à la douloureuse conclusion qu’ils étaient bel et bien séparés. Elle ne pouvait plus se voiler la face désormais… C’est pourquoi une « autre Valentine » était survenue depuis peu. Comme si les récents événements n’avaient pas eu lieu. Elle redevenait celle qu’elle avait toujours été, une jeune femme pleine de vie, pétillante, fraîche, entremetteuse et avant tout libre. Un détail de sa trépidante petite vie qu’elle avait presque oublié les mois passés. Il était on ne peut plus difficile de faire semblant que tout allait bien mais ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, elle n’était pas novice en matière de comédie, son existence elle-même était une bien belle pièce de théâtre.

A trop se perdre dans ses propres pensées, l’heure du cours arrivera plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Elle qui était auparavant en avance se retrouvait désormais en retard de quelques minutes. Se relevant subitement, elle attrapa ses affaires et parcourut les derniers mètres qui la séparaient de la salle en courant, bousculant inévitablement des élèves au passage mais ne prenant bien entendu jamais la peine de s’excuser, à quoi bon ? Arrivant enfin devant la porte déjà ouverte, Valentine – le souffle court, presque suffocante – pénétra dans la salle après s’être brièvement excusée auprès de son Professeur, apparemment étonné de la voir en retard, chose qui n’était jamais arrivée en deux ans. La musique était sa matière préférée et même si cette discipline permettait bien souvent une évasion certaine, il n’en était rien aujourd’hui. Le goût n’y était pas, la volonté l’avait quitté… Elle savait qu’à ce cours, elle ne ferait rien de bien glorieux.

Le regard lointain et évasif, elle jetait de temps à autre des regards et coups d’œil en direction de Sebastian, assis aux côtés de son meilleur ami. L’intégralité du cours se déroula de la même manière… Un silence pesant entourait la jeune femme, elle n’avait pas dit un seul mot alors, qu’habituellement, elle ne ratait jamais une seule occasion de se faire remarquer et bien voir de son Professeur. N’ayant quasiment pris aucune note de ce qui avait été dit, on aurait pu croire que Valentine faisait partie intégrante du décor, immobile et silencieuse, comme invisible aux yeux de tous. Seulement, lorsque la cloche retentit, elle fût extirpée de sa léthargie passagère. Regardant à droite et à gauche les élèves déjà debout, s’apprêtant à quitter la salle, elle se redressa et imita leurs gestes. Elle plaça son sac à bandoulière autour de son cou puis de son épaule avant de se saisir de l’étui de son violon. Marchant la tête baissée, Valentine parvint à la porte sans accroche particulière jusqu’au moment où elle croisa le chemin d’un élève sortant. Au même instant, son violon lui échappa des mains et finit sa course au sol dans un bruit sourd qui se répercuta sur les quatre murs de la salle.


« Bon sang Duke ! Mon violon… S’exclama t’elle alors subitement après s’être passée la main sur le visage d’un geste désespéré. Tu pouvais pas faire attention ! »

Bien évidemment, le jeune homme n’y était strictement pour rien, ils n’étaient même pas entrés en collision. Mais ce détail-ci n’avait aucune espèce d’importance pour Valentine. Il lui fallait un coupable si jamais son instrument ne s’en était pas sorti indemne et Duke était passé au mauvais moment…

« T’es vraiment con quand tu t’y mets, franchement. Renchérit-elle de plus belle en secouant énergiquement la tête. »

L’étui, quant à lui, trônait toujours au sol tandis que le reste de la classe sortait peu à peu dans le couloir. La jeune femme croisa les bras et braqua son regard perçant sur celui de Duke.

« Il faudrait peut-être songer à cesser de fréquenter les Visconti, ça te bousille le cerveau mon pauvre. Elle n’avait rien contre Sebastian, dans sa remarque… seul Adrian était visé. Tapotant fermement le sol du pied comme pressée par le temps, elle écarquilla ses yeux l’air de dire ‘T’attends quoi là ?’ Tu comptes un jour réparer ta bêtise ? Non parce que, pour information, l’étui ne va pas se ramasser de lui-même. Vous pouvez le dire… Elle était d’une humeur exécrable. Cette scène n’était pas inhabituelle car depuis quelques jours elle trouvait toujours quelque chose à redire sur tout… Rien ne lui convenait… Elle râlait continuellement, ce devait être ce qu’elle faisait de mieux en ce moment. »
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Lun 24 Déc - 15:35

Fancy, if you believe in what I believe in,
Then we'll be the same, always.


"Bordel Duke, tu pourrais ranger tes affaires, des fois..."

Dans la chambre aux volets encore fermés, bien que le jour se soit levé depuis quelques heures déjà, une seule et unique personne se tenait debout. La lumière de l'extérieur venait s'échouer en d'infimes particules sur le sol et Duke, qui semblait chercher quelque-chose. Un quart d'heure. Cela faisait un quart d'heure qu'il était revenu dans sa chambre pour retrouver son cellulaire. Attendait-il un coup de fil, ou était-ce simplement par précaution ? Toujours était-il que depuis quinze bonnes minutes, il n'avait mis la main que sur quelques papelards plus ou moins utiles. Mais aucune trace d'un quelconque téléphone mobile.

Mais trop tard, déjà le signal de reprise des cours se faisait entendre, malgré les volets qui jouaient le rôle de sourdine et le rendaient à peine perceptible. A moitié énervé, le néo-zélandais jeta par terre la pile de feuilles qu'il tenait, s'empara de sa besace, et finit par sortir de la chambre. Direction le cours de musique.


Fancy, just look around thee
If you will fancy all the girls you see, always.


D'un pas pressé, Duke fonçait droit vers les salles de cours, sans se préoccuper de qui il pouvait bousculer. Après tout, il était en troisième année à présent. Les aînés et ses semblables le connaissaient assez pour savoir qu'il était bien souvent à la bourre, et les plus jeunes lui devaient le respect, point barre. Même quelques connaissances qui l'appelaient de loin ne parvinrent pas à le dissuader de suivre son chemin.

Un cours de musique, c'était bien trop important pour que le jeune homme ne se permette d'en rater une heure. Arriver en retard, d'accord, c'était sa spécialité. Mais ne pas sortir d'un cours sans avoir gribouillé sur un flot incommensurable de feuilles, c'était tout bonnement impensable. Et ça expliquait en partie l'état de sa chambre d'étudiant. Entre la musique et le dessin, des piles de différentes tailles reconstituaient les plus grandes villes américaines, et les auraient facilement détronées, si l'échelle n'avait pas été prise en compte. Quant aux langues, elles formaient les ghettos, puisqu'il en faut bien quelque-part...


My love is like a ruby that no one can see,
Only my fancy, always.


Le bâtiment de cours se profilait à l'horizon, et déjà les quelques derniers élèves y pénétraient, profitant de leurs derniers instants de liberté à parler de leur week end ou de leurs projets dans un futur proche. Encore quelques mètres... Et il était dans le bâtiment. La porte de la salle était encore ouverte, le cours n'avait pas encore été entamé. Un soupir rassuré s'échappa des lèvres de Duke, qui s'assit à côté de Sebastian, comme depuis la première année. Ce fut de justesse. A cet instant le professeur pria une élève de fermer la porte, et reprit le cours là où il s'était arrêté la scéance précédente. Non sans échanger quelques mots avec son complice, il restait attentif au cours, et buvait chaque parole prononçée, jusqu'à ce que la porte ne s'ouvre dans un grinçement qui se répercuta sur chacune des parois de la salle, attirant l'attention de tous les étudiants. Valentine Zylstra, LA Valentine Zylstra, arrivait en retard au cours, de musique qui plus est. Il avait beau ne pas la connaître plus que ça, il était évident que quelque-chose ne tournait pas rond chez elle. Mais il ne chercha pas à en savoir plus. Elle ne l'intéressait pas assez pour qu'il se donne la peine de savoir ce qui n'allait pas et qui faisait qu'elle se permettait d'arriver en retard.

Etrangement, ce cours lui paru plus monotone que d'habitude. Le prof blablatait, les étudiants écoutaient, personne n'intervenait. A croire que tous étaient redevenus des lycéens feignants et sans ambition ni passion. Par simple intérêt pour le sujet, Duke se permit une ou deux fois de prendre brèvement la parole, mais abandonna bien vite, comme aspiré par le manque d'enthousiasme pesant. Tant pis, on ferait sans lui...


No one can penetrate me,
They only see what's in their own fancy, always


Enfin la torpeur dans laquelle étaient plongés les étudiants prit fin. Tous zombifiés, ils se levèrent machinalement et se dirigèrent vers la sortie. Duke, lui, resta un instant assis, reprenant ses esprits après un cours aussi laborieux. Le prof lui-même semblait endormi, et en avait oublié son couvre-chef sur l'estrade.

Finalement, le jeune homme se leva, et se dirigea vers la porte, dans le but de rejoindre quelques amis. Sauf que...

"Bon sang Duke ! Mon violon… Tu pouvais pas faire attention !"

Plus surpris qu'indigné, Duke se retourna vers Valentine, qui avait décidemment vraiment l'air énervée. Arquant un sourcil, il fit lentement un rapprochement d'idées. Violon ? Balayant le sol du regard, il pu reconnaître plus loin l'étui de l'instrument gisant un peu plus loin, alors qu'elle déblatérait un flot incommensurable de remarques loin d'être agréables. Enfin, s'il y avait bien fait attention...

"Tu comptes un jour réparer ta bêtise ? Non parce que, pour information, l’étui ne va pas se ramasser de lui-même."

Sa bêtise ? Le temps que Duke ne constate qu'il ne l'avait même pas effleurée, il pu voir que ses amis étaient déjà loins.


"Vive la solidarité masculine..."

Regardant à nouveau Valentine, et l'imaginant déjà se jeter à son cou pour l'étrangler, faute de potence pour un délit imaginaire, il récupéra le violon, et le tendit à la demoiselle, avec un large sourire aux lèvres.

"Tu sais, t'es très mignonne quand tu te mets en colère, mais tu l'es plus quand tu souris ! Tu m'a l'air un peu crispée ma grande, détends-toi, va raconter tes problèmes à Ad... riana Karambeu ?"

Bourde... plus ou moins bien rattrappée. La rumeur plus ou moins fondée d'une certaine rupture entre elle et Adrian était arrivée aux oreilles de Duke. Ca se serait passé dans la salle des fêtes, mais la raison lui était encore inconnue. Mieux ne valait pas remuer le couteau dans la plaie, et la rendre encore plus agressive, c'était une question de vie ou de mort...
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Valentine Zylstra
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Lun 24 Déc - 16:52

Folle à lier, déjantée, hystérique, grande malade… Valentine était tout ceci à la fois. On ne le répétera jamais assez mais la jeune femme était une grande anarchique dans l’âme, au moins au niveau de ses propres actions. Personne n’était en mesure de régenter sa vie, pas même ses parents. Elle faisait et disait tout ce qu’elle souhaitait lorsqu’elle le voulait. Blesser quelqu’un ? Elle s’en contre fichait pas mal. Vociférer des paroles acerbes ? Aucun problème. Cette étudiante pas plus haute que trois pommes et du haut de son petit mètre 61 avait su s’imposer aux yeux de nombreuses personnes. Légèrement violente sur les bords, elle détestait par-dessus tout qu’on lui dise non. Chacune de ses réactions étaient décuplées et démesurées, elle ne savait faire que dans l’excessif mais selon elle, il s’agissait là d’une grande qualité.

Et aujourd’hui, il s’était avéré que la demoiselle s’était levée du pied gauche, ce qui semblait fréquent depuis peu. Sa désastreuse rupture avec le jeune Italien l’avait rendu mauvaise à souhait. Enervée et excédée jusqu’au bout des ongles, il lui fallait de toute urgence des souffres douleur sur lesquels passer sa colère. Généralement, il s’agissait de première année ou d’élèves qu’elle ne connaissait absolument pas, ainsi elle n’avait rien à devoir à personne… Mais cette fois-ci, elle n’ignorait pas l’identité de son bouc émissaire du moment. Duke Valmont. Le très cher meilleur ami de Sebastian, qu’elle adorait pour sa douceur légendaire. Jamais à ce jour il ne s’en était pris à elle, et vis et versa… Mais comme on dit, les temps changent. Ces deux heures passées à être enfermée entre quatre murs l’avait mise dans un état second. Tel un lion tournant dans sa cage, elle avait soif de méchanceté et faim de rancune. Avide de souffrance, elle voulait rendre la monnaie de sa pièce à Adrian, sauf que dans tous les cas, elle ne lui adressait jamais la parole. Les autres devaient obligatoirement payer à sa place.

Suite à sa brève altercation avec Duke, Valentine se saisit immédiatement et brusquement de son instrument lorsqu’il daigna enfin se baisser pour le ramasser. Par la suite, elle se contenta de l’observer et de le dévisager de son regard bicolore et sombre. Sans raison aucune, elle sentait l’énervement lui picoter les entrailles comme si le visage d’Adrian était ancré dans sa rétine et qu’elle ne pouvait plus s’en dépêtrer. Mais quand le jeune homme entreprit de lui répondre, elle arqua étrangement un sourcil avant de lever les yeux au ciel. Désespérant…


« Mais c’est que j’ai affaire à un comique… Répondit-elle d’une voix où l’ironie sonnait à la perfection. »

Adriana Karembeu. N’avait-il pas pu trouver mieux que cette vanne douteuse ? Toujours est-il qu’il avait tenté de se rattraper… qu’il avait compris son irritation quant au mot Adrian. Il n’était donc pas aussi crédule qu’elle ne l’aurait imaginé. Revoyant à deux fois son cas, elle en vint à la curieuse conclusion qu’il pourrait peut-être lui venir en aide. Enfin… Sans doute pourrait-il se rendre utile en lui tenant compagnie ?
Attendant que les derniers élèves sortent et que le Professeur s’en aille, la jeune Hollandaise se rapprocha de lui et glissa sa main libre dans la sienne avant de lui lancer d’une voix assurée :


« Amène-toi ! »

Puis, sans préavis ni ménagement, elle l’entraîna à vive allure dans les dédales de couloirs de l’établissement, tirant fermement sur sa main pour être certaine qu’il la suive. Elle interrompit soudainement sa marche alors que le couloir qu’ils comptaient emprunter était noir de monde. Esquissant une légère grimace, elle bifurqua à l’embranchement de deux chemins, dont l’un était pour ainsi dire vide. Le poussant contre le mur sans plus de cérémonie, Valentine déposa au sol l’étui de son violon avant d’attraper Duke par sa cravate et de l’attirer à elle par ce bout de tissu encombrant. Plongeant ses iris vairons dans les siens, elle s’empara fougueusement de ses lèvres dans un baiser sans retenue, qui prit fin quelques secondes plus tard. La respiration saccadée, elle lui adressa un malicieux petit sourire.

« Ecoute… Nous sommes entre adultes, je peux donc te parler en toute honnêteté… Je vais sans doute te paraître bien directe et hâtive mais il faut vraiment… mais vraiment… que je me vide l’esprit. Le tenant toujours par le bout de sa cravate, elle lui vola un second baiser plus furtif que le précédent. Si tu es d’accord… Ils nous reste exactement 1h30 avant que ma colocataire ne rentre des cours. »

Etait-ce des avances ? De toute évidence, oui. Comprenait-il où elle voulait en venir ? Dans le cas contraire, cela allait très vite être le cas… C’était une invitation pure et simple à se rendre dans sa chambre pour passer un moment entre… adultes consentants ?
En attendant sa réponse, Valentine s’amusa à lui défaire les quelques boutons qui maintenaient sa veste d’uniforme fermée, d'une main.
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Lun 24 Déc - 19:27

La vanne pourrie de Duke semblait lui avoir sauvé la vie. Valentine ne lui sauta pas au cou pour l'étrangler -mais elle le fera plus tard pour une toute autre raison =___=. Valentine récupéra alors son instrument, non sans absence totale de tact et de féminité, qui pourtant aurait pu lui donner un air plus innocent et attirant, quoique, comme le lui avait dit Duke, même en colère on ne lui aurait pas craché dessus. Loin de là. Mais, Duke avait beau être un parfait libertin, restait qu'il avait des principes. Comme ne pas sortir avec l'ex du frère de son meilleur ami, du moins durant un certain temps, en attendant que l'affaire ne se tasse. Après, peut-être, alors que les langues seraient rentrées et que les rumeurs se seraient tues, peut-être aurait-il envisagé quelque-chose. Mais pour l'instant, elle était dans le tableau "pas intéressé".

Quoiqu'en y pensant bien... Non, il n'aurait eu aucun mérite à séduire une jolie fille qui sortait d'une relation plutôt sérieuse et qui se retrouvait à fleur de peau. Et puis avec ce genre de fille, ça ne consistait qu'en des histoires d'une nuit, sans plus. Or, le libertin se distingue du pervers par le fait qu'il recherche avant tout à séduire, pour que s'en suive une relation stable. Du moins, stable dans le terme libertin... Enfin bref, il n'est même pas sensé penser à ça, alors pas la peine de blablater dessus non ?

"Mais c’est que j’ai affaire à un comique…"

De toute évidence, la feinte de Duke avait fait rebond, et n'avait pas tellement eu l'effet esconté. Lui qui avait espéré la voir hausser les épaules en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir faire avec Adriana Karambeu, elle ironisait sur cette esquive foireuse qu'il avait faite, et qui avait pourtant été pour le bien de tous -mais surtout de lui...

Muet comme une carpe, il se contentait de sourire ironiquement. Chacun des deux savaient pertinament de qui voulait parler Duke, avant qu'il ne se rattrape. Mais aucun des deux n'en prononça le nom, Valentine parce-qu'elle ne devait pas en avoir envie, et Duke parce-qu'il n'en voyait pas l'utilité, après tout c'était pas le sien, d'ex.

Un silence s'installa entre eux. Le Duc la regardait, constatant qu'elle semblait s'être calmée. Elle avait d'ailleurs il léger air songeur qui le fit sourire. Relevant la tête, il se rendit compte que les couloirs s'étaient légèrement vidés, et fut ramené à la réalité. Son dossier d'espagnol n'était même pas entamé, et si ses camarades l'avaient laissé ici, c'était parce-qu'ils savaient pertinament qu'il devait se précipiter à la bibliothèque juste après le cours. Chose qu'il allait concrétiser, lorsque Valentine eut un comportement plus qu'étrange. Après s'être rapprochée, elle lui prit la main, et l'embarqua à travers les couloirs, tant et si bien qu'il finit par ne plus trop voir où elle l'amenait.

S'excusant à la place de la demoiselle lorsque celle-ci bousculait d'autres élèves, il n'avait d'autre choix que de la suivre. Mais elle lui voulait quoi au juste ? Qu'il fasse passer un mot à Sebastian qui le ferait passer à son frère ? Faut pas abuser, Duke n'a rien d'un agent de la poste... Mais alors ? Lui avouer son amour inavouable pour lui qu'elle avait gardé durant toute sa relation avec Adrian, et qu'elle pouvait alors libérer ? N'importe-quoi, c'était à peine s'ils se connaissaient... Alors ?

La réponse ne tarda pas. Se retrouvant brusquement plaqué contre un mur, il en conclut qu'elle voulait simplement casser la figure à quelqu'un pour se défouler quand finalement... La vengeance fut plus agréable qu'il ne l'aurait pensé. Ce baiser si soudain le bloqua un court instant, mais il ne tarda pas à donner sa contribution, l'inverse aurait pu outrer la demoiselle...

Cette dernière eut tôt fait de lui faire part de ses intentions, le laissant un instant sous l'effet de la surprise. S'il avait su qu'elle était aussi directe, il aurait tenté le coup avant qu'Adrian ne se l'accapare... Mais trop tard, et il faudrait attendre un certain laps de temps avant qu'elle ne se remette de sa rupture et ne prenne plus ce genre d'initiative pour oublier ce mauvais moment. A ses paroles, le Duc sourit doucement en la regardant dans les yeux. Sa proposition était des plus alléchantes, certes, mais très déplacée pour quelqu'un comme lui. Quoiqu'il ne s'en plaignait pas non plus... Tenant doucement le menton de la jeune hollandaise, il lui leva le visage et, en guise de revanche, l'embrassa à son tour, dérapant malencontreusement de quelques secondes de plus. Il s'apprêtait à un refus, il avait bien le droit à un lot de consolation... Reculant la tête de quelques millimètres pour mettre fin au baiser, il sourit et murmura sa réponse qui risquait de déplaire à la donzelle...


"La proposition est des plus tentantes tu sais... Mais je me vois dans l'obligation de la refuser... Une autre fois peut-être..."
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Valentine Zylstra
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Lun 24 Déc - 20:18

Pouvait-on qualifier son geste de simple vengeance envers un homme qu’elle détestait amèrement ? Peut-être bien… Mais pas totalement. Certes, avait-elle envie de le voir souffrir, de lire dans son regard que son attitude lui déplaisait et qu’il était extrêmement jaloux. Mais cela ne s’arrêtait pas là. Désormais, elle avait retrouvé sa liberté d’antan et même si sa rupture avec Adrian était encore très récente, elle voulait avant tout voir si elle n’était pas complètement rouillée à ce niveau là… Si elle était toujours capable de se laisser aller et de faire des avances dont les intentions étaient tout sauf honorables. Et il semblerait que la réponse soit oui. Mais bien évidemment, Duke n’était pas dupe. Il ferait très vite le lien entre cette situation et le jeune Italien, alors que son souhait n’était pas entièrement de se venger. Après tout, si elle avait souhaité le faire… Elle aurait fait en sorte qu’il soit présent lors de leur baiser, or il était absent, ils étaient même seuls. Devait-il alors revoir à deux fois son jugement ? Peut-être bien. Elle n’était pas la chose d’Adrian et ne lui appartenait pas. Il n’était plus qu’un vaste, lointain et néfaste souvenir dans son esprit embrumé de tourments.

Lorsque Duke lui releva doucement le visage vers lui, Valentine se perdit dans l’abysse de son regard, cherchant à y pénétrer de force, son pouvoir de persuasion l’aiderait-il encore une fois ou devrait-elle se débrouiller avec les moyens du bord ? Quoi qu’il en soit, elle se laissa embrasser et répondit avec douceur au baiser qu’il lui offrit, venant placer l’une de ses mains sur sa joue dont la barbe naissante la picotait légèrement. Cela faisait six longs mois qu’elle n’avait pas embrassé un autre garçon qu’Adrian, si on ne comptait pas l’erreur fatale commise avec Fabrizio il y a quelques mois de cela et l’échange de tendresse qu’ils avaient eu lors du bal. Ce baiser avait un arrière-goût bien étrange… mais qui, étrangement, lui donnait la sensation d’en vouloir encore plus, comme si une part de son être en redemandait. A son murmure et à son propre étonnement, elle ne se vexa pas. La jeune Hollandaise esquissa même l’ombre d’un sourire taquin qui étiraient joyeusement ses lèvres.


« Je ne prends donc pas ta réponse comme un non catégorique… Lui susurra t’elle sur le ton d’une confession tandis que sa main, toujours logée sur sa joue, caressait celle-ci avec douceur à l’aide de son pouce. »

Venant malicieusement se coller à lui, Valentine ensserra sa nuque de ses frêles bras avant d’effleurer la naissance de ses cheveux du bout des doigts. Sans se défaire de son regard, elle parsema ses lèvres de tendres et furtifs baisers aux allures sensuelles. Etait-il si pressé au point de ne pas pouvoir lui accorder un minimum de son temps si précieux ? Ou alors l’idée même de partager un moment charnel avec elle le rebutait ? La seconde hypothèse était peu probable… En vue de la manière dont il avait répondu à ses attentes, il ne semblait guère écoeuré par ses propositions.

« Es-tu certain de vouloir refuser ? Est-ce vraiment ce que tu veux ? Poursuivit-elle dans un murmure soufflé qui s’échoua sur les lèvres du jeune homme. »

Il n’était pas dans sa nature de lâcher le morceau aussi facilement. Accessoirement capricieuse, lui refuser ce qu’elle souhaitait était assez risqué et osé mais pour l’heure, elle semblait amusée. Elle voulait passer du temps avec lui… Alors pourquoi hésitait-il ? Pourquoi repousser ce moment à plus tard ? Et après ça, on disait que les filles étaient compliquées.
Se plaçant sur la pointe des pieds, Valentine vint nicher son visage dans le creux de son cou, émettant une certaine pression sur son corps pour se serrer d’avantage contre lui. Ses lèvres sillonnèrent le long de son cou, effleurant sa peau dans des gestes précis jusqu’à remonter lentement au niveau de sa joue.
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mar 25 Déc - 17:12

Les yeux baissés sur ceux de Valentine, Duke, toujours souriant, s'attendait à un retour de colère soudaine de la part de la jeune femme. Un refus aussi brusque et sans doute innatendu, si elle avait eu vent des rumeurs qui confondaient libertinage et perversité, aurait très bien pu faire ressurgir la tigresse qui lui avait crié dessus quelques minutes auparavant. Mais tout au contraire. Bien qu'il ne pouvait voir ses lèvres, le regard de la jeune hollandaise ne trompait personne : elle souriait. Le prenait-elle bien ? Ou bien était-elle en train de le tester... A en croire sa réaction, il aurait donné la bonne réponse mais le truc, c'était qu'il ne voyait absolument pas l'intérêt de la chose. Ils se connaissaient à peine, et tout ce qui les reliait, c'étaient les deux frères Visconti. Alors, à moins que ces deux là ne se soient mis en tête un plan foireux à la Shakespeare, il ne voyait absolument pas ce qui poussait Valentine à agir ainsi.

Quoique... Peut-être qu'il aurait dû prendre ses paroles au sérieux dès le début. Elle ne cherchait qu'à se changer les idées, et Duke s'était trouvé devant elle au bon ou mauvais moment, tout dépend des points de vue. Et celui du Duc était très mitigé...

"Je ne prends donc pas ta réponse comme un non catégorique…"

Et elle faisait bien, 'manquerait plus que Duke n'ait plus envie de rien avec la gente féminine... Ca serait la fin de sa triste existence. Lui qui n'avait même pas d'ambition à long terme, tout ce en quoi il excellait, c'était à cette pratique par laquelle les marginaux du dix huitième dirigeaient leurs vies. A croire qu'il n'était pas né dans le bon siècle. A présent, les bonnes moeurs avaient repris le dessus, et lorsque l'on s'en échappait, c'était aussi brusque et direct que l'avait été Valentine. Aucune subtilité, aucun jeu de séduction, rien qui n'engage à un bail
[wouhou si j'commence à comparer à l'immobilier ça va pas le faire =___=].

Les attentions de Valentine étaient des plus convaincantes, et n'importe-quel homme normalement constitué y aurait sans aucun doute succombé. Sauf que le Duc était loin d'être normal, et avait l'esprit bien trop tordu pour se faire avoir. Du moins, dès la première tentative.

Bien qu'il était loin de trouver tout ceci désagréable, ses mains restaient dans ses poches, et son air détendu trahissait l'habitude qu'il avait de la proximité d'un corps féminin. Sauf qu'actuellement, il ne s'autorisait pas à participer à tout ceci, bien que ç'eut été tentant. Principes principes principes... Mais la manante s'y prenait tant et si bien que la possibilité d'accéder à la demande de la holie hollandaise lui avait traversé plusieurs fois l'esprit. La chose lui occupait tellement l'esprit que le bruit des pas dans les couloirs voisins, déjà attenués par le fait qu'ils en étaient assez éloignés, lui étaient devenus totalement imperceptibles. Valentine, bien qu'elle semblait avoir eu ce sursaut de besoin charnel très subitement, avait cependant eu la lueur d'esprit de se dissimuler dans un endroit très peu fréquenté. Elle était loin d'être folle, ça, c'était sûr. Comment Adrian avait-il fait pour la laisser filer ?

Tout en réflexionnant sur la situation, puisque c'était tout ce qui le dissuadait d'aller plus loin, Duke avait machinalement sorti sa main gauche de la poche de sa veste, et la posa dans la longue chevelure brune de la jeune femme, avant d'en apporter une mèche près de son visage. Il n'aurait su dire si l'ivresse qu'il commençait à ressentir venait du parfum ou des caresses, mais elle allait finir par obtenir ce qu'elle souhaitait, la vile. Levant la tête au contact des douces lèvres sur son cou, Duke fixait le plafond, culpabilisant déjà pour la faute qu'il n'avait pas encore faite.


"Tu sais... J'ai beau être un fervent practicien du contact corporel, j'ai quand même quelques principes... Il faut... Procéder à tout un stratagème de séduction, pour que ça se finisse autrement qu'en coup tiré par manque d'affection..."

Les douces lèvres balladeuses se posèrent alors sur la joue mal rasée du Duc, qui baissa les yeux.

"Mais d'un autre côté, j'adore rendre service..."

A ces mots, sa main gauche se posa sur la joue de Valentina, et la força doucement à cesser ses baisers qui allaient vraiment finir par lui faire faire ce qu'il se refusait.

"Et puis, je voudrais pas profiter d'une demoiselle qui porte encore le deuil d'une relation..."

Ses yeux gris s'étaient posés dans ceux, verts, de Valentine. Tout ce qu'il disait reflétait tout ce qu'il pensait, mais ce qu'il voulait se cachait derrière, par simple peur de s'attirer des ennuis. Y'a pas à dire, Freud aurait largement de quoi faire avec un cas comme Duke...
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Valentine Zylstra
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mar 25 Déc - 18:59

Il est vrai que les méthodes de Valentine laissaient quelque peu à désirer. Où était donc passé le romantisme des temps modernes ? Cela manquait cruellement de séduction et de tentation, il fallait bien l’avouer. Mais pouvait-on réellement lui en vouloir ? D’une certaine manière, sa relation avec Adrian l’avait indéniablement conduite à une légère routine corporelle… Même si leur quotidien respirait l’improvisation et l’imprévisibilité, elle savait que dans tous les cas, un jeune homme charmant l’attendrait et serait là pour combler et recevoir ses attentes d’affection. Le travail était en quelques sortes déjà mâché et son attitude avec Duke le prouvait bien… Elle pensait que chaque chose était acquise avant même d’avoir tenté d’obtenir son bien, comme si jouer avec le feu ne l’impressionnait plus. Se brûler les doigts en papillonnant à droite et à gauche ne faisait plus parti de ses activités habituelles, c’était donc un travail sur elle-même qu’elle devait effectuer car revenir des mois en arrière n’était pas chose aisée.

Lorsque la main masculine du jeune Néo-Zélandais s’immisça entre ses longs cheveux dorés, Valentine ne put réprimer un large sourire qui tentait désespérément d’étirer ses lèvres à leur maximum. Il venait de toucher une corde particulièrement sensible, sa chevelure… S’il y avait bien une partie de son corps, dont les caresses parsemées à ce même endroit savaient l’apaiser, c’était celle-ci. Elle n’aurait su dire pour quelle raison une multitude de petits frissons lui parcouraient à présent l’échine d’une façon prenante. Le visage toujours enfoui dans le creux de son cou, Duke débuta une ébauche de réponse qui fit naître en elle l’once d’une petite réflexion sur son propre comportement. Elle était beaucoup trop rapide et il venait de le lui faire comprendre. Il n’avait pas tort.


« Pardonne mon manque de tact, je vais bien trop vite... Murmura t’elle d’une voix silencieuse. Si tu préfères que l’on passe, au préavis, par tout un florilège de stratagèmes pour se séduire l’un l’autre, je ne dis pas non… »

Même s’il devait déjà s’être fait une certaine image d’elle, elle ne voulait pas pour autant passer pour une perverse à ses yeux. Elle venait de brûler les étapes entre lui et elle, et s’en excusait plus ou moins… Certes, jadis, il lui était arrivé d’assouvir certaines de ses envies charnelles sur un coup de tête, dans un endroit insolite et d’une manière peu catholique, fait à la va vite… Mais cette autre Valentine n’était que partiellement présente en elle. Depuis, elle avait évolué.
Puis, la main gauche de Duke vint se poser sur sa joue pour l’obliger à cesser ses attentions qui parvenaient à la faire perdre elle-même pied. S’enivrant une dernière fois de son parfum, son visage fût de nouveau confronté au sien. La jeune femme braqua ses iris attractifs dans ceux grisonnant qui s’offraient à elle, ce regard dont elle ignorait pratiquement tout… et dont elle voulait découvrir un peu plus.


« Qui te parle de profiter de la situation ? Souffla t’elle doucement. Ai-je l’air d’une fille effondrée par une quelconque rupture récente ? Lui demanda t’elle par la suite, le regard pétillant et malicieux. »

Oui, elle souffrait de l’absence d’Adrian mais c’était de sa faute… C’était elle qui avait mis un point d’honneur, la première, à leur relation. Elle voulait aller de l’avant ou du moins s’en convainquait elle-même. En apparence, elle ne donnait pas l’impression d’éprouver une profonde peine mais elle savait dissimuler ses sentiments derrière tout un tas de gestes, de regards et d’attentions parfaitement faux. Une bien belle comédie pour une histoire quelque peu tragique.

« Que dois-je faire pour parvenir à te faire comprendre que je suis réellement intéressée ? Son œil droit d’un vert émeraude perçant semblait exprimer une pointe de fougue non dissimulée, quant à celui de gauche – d’un bleu lagon – reflétait une petite lueur innocente bien en contraste avec la personne qu’elle était à l’heure actuelle. La couleur des yeux, aussi troublante soit-elle, représentait magnifiquement bien Valentine… Une double personnalité dans un corps frêle, un véritable paradoxe sur pattes. »

« Ne crois pas que les événements récents m’ont rendu plus faible… Car c’est parfaitement faux. Conclut-elle simplement, parlant avec sincérité. Ses fines mains se détachèrent de lui pour au final venir se glisser sous sa veste qu’elle avait précédemment ouverte. Les faufilant judicieusement dans son dos jusqu’à les descendre au niveau de ses reins, Valentine continuait de le fixer inlassablement. Comme si elle cherchait à lui faire passer un message. Comme si elle souhaitait lui faire comprendre qu’elle l’avait choisi lui et non un autre et que là était toute la différence. S’il s’agissait d’un coup tiré par manque d’affection, comme il l’avait si bien dit, elle aurait pu tout aussi bien en choisir un autre. Or, elle cherchait vainement à lui dire qu’il n’avait pas été choisi au hasard ou encore pioché à la courte paille. D’une certaine manière, son attirance pour lui avait toujours été présente mais son cœur chavirant alors pour un autre homme, elle n’avait pas cherché à le séduire… »
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mar 25 Déc - 22:24

Ca pour être mâché le travail, il l'était. Et c'était limite frustrant pour quelqu'un comme Duke. Lui qui aimait s'amuser à un jeu de séduction, de quiprocos, à un véritable jeu d'acteur avec les femmes, il se retrouvait face à une situation à laquelle il n'avait encore jamais réfléchi avant. Des filles aussi entreprenantes, il en avait déjà vues, c'était certain, et en avait parfois profité lorsqu'il ne se trouvait plus la force d'aller faire la cours. 'Faut pas croire, mais c'est éprouvant ! Seulement, cette situation bien précise lui posait problème, de par le fait que Valentine était, qu'elle le veuille ou non, liée à Adrian, et donc à Sebastian. Et lui faire du tort était totalement impensable. Oui, bon, d'accord il faisait des associations d'idées plutôt délurées, mais comme je l'ai déjà dit, Duke est quelqu'un à l'esprit tordu.

Finalement, l'impatiente se rendit compte de son erreur. Ou plutôt, en partie, puisqu'elle ne renonçait pas à son but. Mais elle avait reconnu son manque de tact et c'était, pour ainsi dire, comme un pas en avant. Mais à sa proposition, ou plutôt à son consentement vis-à-vis du processus de séduction, tout ceci était trop tardif. Son désir était là, et celui de Duke prenait forme, quoiqu'était obstrué par tout ce qu'il accumulait devant pour le freiner. Ses yeux fixaient tour à tour l'oeil bleu puis le vert de la jeune fille. Souriant du contraste qu'ils mettaient en valeur, il ne pu s'empêcher deposer de nouveau sa main sur la douce joue de Valentine.

"Qui te parle de profiter de la situation ? Ai-je l’air d’une fille effondrée par une quelconque rupture récente ?"

L'envie de répondre "à vrai dire, oui" lui titillait le bout de la langue. Mais, après avoir vu l'état dans lequel elle pouvait se mettre lorsqu'elle était contrariée, il préféra le garder pour lui, et resta silencieux. Le couloir désert semblait n'attirer personne, et leur laissait le temps de mettre à plat la situation, et d'en tirer une conclusion qui ne soit pas trop hâtive, comme l'aurait d'abord souhaité Valentine.

"Ne crois pas que les événements récents m’ont rendu plus faible… Car c’est parfaitement faux."

Ces paroles élargirent légèrement son sourire, de par la sincérité que l'on pouvait y déceler. Il n'avait pas vraiment eu vent de tous les détails quant à la rupture qu'elle avait eue avec Adrian, mais à voir cette réaction, on ne pouvait qu'en déduire qu'elle-même y avait mis un terme. Pourquoi et de quelle manière ? Duke s'en contrefichait, ce n'était pas ses oignons. Mais cette information changeait du tout au tout son point de vue. Si elle avait coupé les ponts comme une grande, elle n'était donc pas de ces filles plus susceptibles une fois qu'elles se sont faites rembarrer, et l'idée d'accéder à sa requête paraissait plus probable.

Alors qu'il commençait tout juste à refaire son jugement sur la situation, il sentit deux mains serpenter dans son dos et descendre jusqu'à ses reins, chose qu'il savoura dans un frisson de satisfaction.


"Dans ce cas... Je serais ravi de t'aider à décompresser un peu, tu m'as l'air bien tendue..."

Sur ces mots, il effaça le peu d'espace qui se situait entre leurs lèvres dans un baiser plus langoureux que fougueux, pour changer un peu de celui un peu brusque qu'avait entamé Valentine pour lui faire part de ses sentiments. Et puis, finalement, son dossier pouvait toujours attendre, surtout quand il était question de venir en aide à une demoiselle en détresse...
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mer 26 Déc - 0:20

Etait-ce bien sérieux ? Valentine était-elle la reine de la débauche ? Non, elle ne méritait pas ce titre Ô combien dégradant pour une jeune femme, quelle qu’elle soit. Désormais, elle n’était plus avec Adrian, elle pouvait bien faire ce qui lui plaisait sans craindre les représailles du beau brun… Même si elle se convainquait difficilement du contraire, elle était indéniablement attachée de force à lui. Il lui fallait seulement trouver un moyen pour se défaire de ce lien non malléable et indestructible. Le jeune homme ne pouvait pas continuellement lui pourrir l’existence, jusqu’à la fin de sa vie, ce serait bien trop triste pour elle. Ils étaient séparés, la rupture était donc bel et bien officielle et pour l’heure, elle ne se sentait nullement coupable de ses actions, il devait probablement en faire autant de son côté… Seulement, le prénom d’une personne en particulier lui revenait en mémoire : Sebastian. Ce pauvre Sebastian qui n’avait rien demandé à personne. Valmont était son meilleur ami et Valentine était elle aussi une amie de l’Italien… Le prendrait-il mal si le bruit venait à courir, au sujet de leur attirance mutuelle ? Si elle tentait de se mettre dans sa peau, d’après elle la réponse serait non. Selon elle, Sebastian n’aurait que faire de la vie privée de son meilleur ami, s’il souhaitait papillonner avec la jeune Hollandaise, cela ne le regardait pas. Il était libre de ses actes.Après tout, ils ne causaient de tort à personne, excepté à Adrian – peut-être – mais ceci était une autre histoire.

A l’énonciation de la seule réponse que Duke lui accorda, Valentine n’eut guère le temps de donner son avis que déjà il s’était saisi une nouvelle fois de ses lèvres. Face aux baisers qu’il lui offrait, la jeune femme allait finir par croire que son attirance pour elle ne remontait pas seulement à aujourd’hui, car au final il ne semblait nullement choqué par cette petite mise en scène dont le seul but était de recevoir ses faveurs. Ne se faisant pas prier, la jeune femme retira l’une de ses mains, chaudement logée au creux de ses reins, pour venir l’immiscer entre la masse impressionnante de cheveux qu’il possédait. Ses lèvres allaient et venaient contre les siennes dans des mouvements volontairement sensuels, comme il s’était plu à donner une tournure plus langoureuse au baiser. Mais comme chaque chose, cet élan de « tendresse » allait avoir une fin et celle-ci pointa le bout de son nez pas plus de quelques secondes plus tard.


« Suis-moi alors… Lui susurra t’elle, un large sourire peint aux lèvres. »

Allaient-ils commettre l’irréparable en s’unissant de la sorte ? Duke n’avait rien à perdre… Mais elle ? Jouait-elle gros en faisant cela ? Elle l’ignorait, du moins pour le moment. S’attirer les foudres d’Adrian serait sans doute le premier impact de sa future erreur, si d’erreur il s’agissait. Il fallait bien avouer qu’à cet instant précis, l’Italien lui était presque entièrement sorti de l’esprit. Il voguait de-ci de-là dans sa mémoire sélective mais ne faisait aucune réelle apparition qui pourrait compromettre ce moment.

Se détachant doucement de lui, Valentine glissa sa main dans la sienne, le regard brillant d’une flamme malicieuse comme une enfant sur le point de commettre une bêtise. Ils ne mirent pas plus de cinq minutes pour rejoindre l’aile Sud de l’ISP, où se trouvaient les chambres des filles. Son pas n’avait rien de pressé, même si les circonstances l’auraient plus ou moins voulu. Elle s’était plue à se promener avec lui, sa main gauche refermant la sienne et celle de droite tenant fermement son étui à violon. Sur leur passage, ils rencontrèrent quelques élèves, qui ne se préoccupèrent pas plus que cela de leur cas. Et par le plus grand des hasards et la plus immense des chances, le couloir qui menait à sa chambre était désert. Profitant de la situation, la jeune étudiante s’empressa d’accélérer la cadence de ses pieds pour rentrer rapidement dans la pièce qu’elle partageait avec Delia, sa meilleure amie.
Conduisant Duke à reculons jusqu’à son lit, elle attendit que l’arrière de ses jambes entrent en contact avec ce dernier pour le pousser lentement sur le matelas. Elle vint se placer au dessus de lui pour reprendre leurs baisers là où ils les avaient laissé quelques minutes auparavant dans ce fameux couloir isolé. Prenant en compte les précédentes paroles du jeune homme, Valentine opta pour une pointe de douceur qu’elle mit en pratique lorsqu’elle retira la cravate, la veste ainsi que la chemise du jeune Néo-Zélandais. Mélangez à cela une certaine passion et vous obtiendrez le fruit du moment charnel qu’ils partagèrent.

A présent emmitouflée sous sa couette aux côtés de Duke, Valentine était allongée de tout son long contre lui, la tête posée sur le haut de son torse et le bout de son index dessinant des formes confuses sur sa peau. Ils l’avaient fait… Elle avait été jusqu’au bout de ses intentions et étrangement, aucune culpabilité n’était palpable en elle.
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mer 26 Déc - 1:45

Et voilà, Duke avait opté pour la solution qui ne profitait qu'à lui. Et à Valentine, certes, mais elle pouvait toujours craindre des retombées de la part d'Adrian. Quoique ce dernier pourrait toujours s'énerver et, sous le coup de la colère, aller casser quelques dents au Duc... Non, quand même pas, et puis après tout, comme l'avait si bien dit la hollandaise en faisant part à Duke de ses intentions, ils étaient des adultes responsables qui savaient ce qu'ils faisaient. Et là, Duke savait qu'il faisait quelque-chose d'immoral.

Mais d'un autre côté, la moralité, c'était pas son fort. S'il s'y cantonnait, il ne voletterait pas de fille en fille, il s'en trouverait une vertueuse, fidèle et qui ferait une bonne mère au foyer. Et puis, il s'engagerait pour de bon dans une carrière politique, avec motivation et enthousiaste, se marierait à la fin de ses études, et reviendrait en Nouvelle Zélande, l'honneur des Valmont lavé de toute souillure, une femme à ses côtés et une progéniture en route.

Ouais bah très peu pour Duke, 'faut pas rêver non plus. En plus de ça, il faudrait qu'il arrête de fumer ? Ce n'est même pas la peine d'y penser...

A présent qu'il était libéré de ce fardeau qu'était le doute, le coeur de Duke s'emballait légèrement, de par la poussée d'adrénaline qu'avait suscité l'évacuation de ses principes. Ses mains se faisaient plus baladeuses, sa langue venait goûter les lèvres de Valentine, et ses yeux se fermaient pour laisser priorité à tous les autres sens. Mais tout ceci dût s'arrêter. Ou du moins, faire une pause. Après tout, ils n'étaient pas si demandant qu'ils allaient faire de ce couloir le témoin d'une union que beaucoup auraient condamnée.

Acquiescant de la tête au "suis moi" que prononça la hollandaise, et qu'il aurait eu du mal à refuser, Duke entrelaça ses doigts à ceux de la jeune fille. Ce qu'ils s'apprétaient à faire allait contre toute morale, aurait choqué les moeurs, et le simple fait de passer devant quelques élèves main dans la main les cataloguait déjà dans le genre des personnes aux relations débordantes. Mais de nos jours, n'est-ce pas en se détachant d'un code de conduite, écrit par de stricts inconnus, que l'on parvient à se faire un nom ? Et la politique est bien un domaine dans lequel il faut à tout prix se détacher d'un lot de personnes fades et sans intérêt, qui espèrent accéder à un poste respectable, mais qui se bornent à respecter la morale.

Bien que rien ne se faisait réellement entendre, les langues se déliaient au simple passage des deux jeunes gens dans les couloirs presque déserts. Les gosses de bonne famille semblent avoir toujours eu un don pour interprêter à leur guise les événements, et un autre pour les transformer à leur profit, pour ensuite en faire part à d'autres, qui se feront une joie de les détourner à nouveau. Les langues de vipères étaient monnaie courante dans n'importe-quel établissement universitaire, mais l'ISP semblait en regorger plus que d'autres. Enfin bon, quelques coups de poing pour faire taire les rumeurs, et le tour était joué, Duke en avait pris l'habitude...

L'aile du bâtiment où se trouvaient les dortoirs réservés à la gente féminine se rapprochait de plus en plus du petit "couple" qui y allait d'un pas décidé. C'est d'ailleurs de ce pas qu'ils y entrèrent, de ce pas qu'ils atteignirent le couloir, mais d'un pas plus pressé qu'ils pénétrèrent la chambre. Les mots valent plus que les actes, et c'est pourquoi sans rien dire, Duke se laissa guider vers le lit, et mit un terme aux besoins de la demoiselle en détresse.


Allongé sur le dos, Duke regardait le plafond de la chambre; sans vraiment penser à quelque-chose de bien précis. Son bras replié sur Valentine la tenait contre lui, tandis que sa main jouait avec des mèches de ses cheveux. L'autre bras lui servait d'appui tête, ni plus ni moins. Dans un léger sourire, il rompit le silence qui s'était installé entre eux deux.


"T'es vraiment un drôle de numéro tu sais..."
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mer 26 Déc - 4:17

Que risquait Duke ? Pas grand-chose dans le fond… Il s’exposait sans doute ouvertement aux poings d’Adrian qui frémissaient à l’idée de venir se coller contre son joli minois. Un cocard, quelques gouttes de sang… De beaux bleus et pourquoi pas de légères fractures et contusions de-ci de-là. Pour être honnête, tout dépendait de l’humeur du jeune Italien et de sa colère ressentie sur le moment. Dans tous les cas, il était évident que si cette histoire venait à s’ébruiter, Duke passerait un sale quart d’heure. Et c’est à ce moment là que l’affront vis-à-vis de Sebastian débuterait. Elle n’y avait pas pensé plus tôt mais si Adrian s’en prenait à lui, cela se saurait… Et son frère jumeau ne serait pas exempté de la nouvelle. Des problèmes encore des problèmes. Ils se profilaient à l’horizon tels de mauvais présages mais Valentine commençait à être habituée.

Désormais dans des bras inconnus, la jeune Hollandaise ne se sentait pas plus que cela en confiance. Elle ne se sentait pas coupable mais elle avait cette sensation d’avoir extrêmement mal agi. Et pour quelle raison ? Ce sentiment n’était en rien justifié. Elle était célibataire et faisait, par conséquent, des folies de son corps avec les prétendants qu’elle voulait. Adrian n’allait pas jusqu’à la hanter mais presque… Tout ceci était étrange, à dire vrai. Jamais elle n’avait emmené son ex petit-ami dans sa chambre et Duke, sorti de nulle part, y avait été conduit – non pas contre sa volonté – mais il avait été pris de court. Les songes commençaient progressivement à emplir et obstruer son esprit, c’est pourquoi elle frotta légèrement son visage contre la peau du jeune homme, dans un geste typiquement félin, comme pour mieux s’imprégner de sa présence.


« Je sais, oui… Souffla t’elle malicieusement, un petit sourire lointain accroché aux lèvres. »

Elle en faisait un bien beau numéro à elle toute seule… Cela faisait déjà un peu plus de deux ans qu’ils fréquentaient tout deux l’ISP, or ils ne se connaissaient pas plus que cela. La jeunesse d’aujourd’hui était réellement faite d’étranges phénomènes pour ne pas dire dépravés. Et ces deux-là faisaient bien la paire. Sous une envie subite et spontanée, elle avait ressenti le besoin d’être étreinte par des bras masculins, sans trop connaître la raison du pourquoi du comment. De nature impulsive, elle suivait généralement ce que son instinct lui ordonnait de faire. Duke, charmant jeune homme, était alors passé devant elle et ce fût le déclic… Même s’il lui fallut une altercation avant d’en comprendre le sens.

Lui déposant un furtif baiser au centre du torse, elle s’appuya par la suite d’une main sur celui-ci pour venir se placer au dessus de son visage afin de le surplomber. Sa longue chevelure dorée était venue encadrer son doux visage, prenant alors l’apparence d’un rideau de soie sous lequel ils se seraient timidement dissimulés. L’espace d’un court mais intense instant, elle s’empara doucement de ses lèvres dans un tendre baiser sous une passion modérée. Mettant elle-même fin à cet élan d’affection, elle lui embrassa le bout du nez avant de se redresser pour au final l’enjamber agilement afin de poser le pied à terre. Par la suite, elle reprit possession de ses sous-vêtements et les remit l’un après l’autre, se lançant alors à la recherche des différentes pièces de son uniforme dont la moitié gisait au sol tandis que l’autre devait probablement être coincée entre les draps du lit ou piégée sous celui-ci, sous des regards complices adressés à Duke. Une fois qu’elle eut remis sa jupe et sa chemise – qu’elle laissa ouverte pour le moment – elle se rendit du côté opposé de la chambre, qui appartenait à Delia, afin de fouiner dans ses affaires, sachant pertinemment qu’elle était une fumeuse occasionnelle, tout comme elle…


« Tu n’aurais pas une cigarette, s’il te plaît ? Demanda t’elle spontanément à l’adresse du jeune homme. »

Après avoir remué ciel et terre pour mettre la main sur un quelconque paquet de cigarettes dont l’emplacement semblait lui échapper, Valentine préféra baisser les bras pour en faire la demande à Duke. Elle était à peu près certaine qu’il en aurait sur lui, après tout… Il n’était pas rare de le voir la clope au bec, comme on dit. Se retournant alors vers lui, elle lui adressa un chaleureux petit sourire, espérant tout de même que la réponse qu’il lui apporterait serait positive.
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Mer 9 Jan - 18:37

Un cocard et quelques gouttes de sang ? Oh, c'était assez fréquent pour Duke, sauf que généralement, c'était lui qui les fournissait. Entre les amoureux transis ayant élaboré toute une perspective d'approche vers celles qu'il faisait finalement siennes, les superhéros du dimanche, persuadés qu'il lui donneraient une bonne leçon et... les compagnons de ses conquêtes. Ceux-ci ne lui posaient pas de problème d'habitude, et à présent, ladite "conquête", bien que pour le coup c'était plus lui qui avait dû céder, était célibataire. Mais Adrian était italien, et tout italien qui se respecte a le sang chaud. Enfin, c'est très cliché, mais tant pis. Restait que le Duc n'avait pas envie de se frotter à lui, plus par respect pour Sebastian qu'autre chose. Et puis, ils se ressemblaient tellement que le néo-zélandais aurait l'impression de tapper surson propre meilleur ami, c'était plutôt dérangeant.

Mais bon, le mal était fait. Et puis après tout, comment le bruit s'ébruiterait ? Les quelques élèves qu'ils avaient croisés, alors qu'ils étaient main dans la main, ne pourraient rien dire de plus, et s'ils s'imaginaient d'autres choses, on pourrait facilement dire qu'ils interprêtaient à leur manière. Quoique la direction des dortoirs était clairement marquée dans leur démarche. Enfin, rien de bien concret qui puisse donner une quelconque preuve de la bêtise ayant été commise dans cette chambre. A moins que quelqu'un ne décide d'entrer à cet instant dans la chambre et là, aucun des deux ne pourrait plaider son innocence. Tiens, d'ailleurs Duke se devra faire discret pour sortir de là...

Bref bref. Duke avait fermé les yeux, repensant à tout ça, lorsqu'une main fraîche se posa sur son torse. De par son esprit de déduction imparable, il en conclut qu'il s'agissait de celle de Valentine, et se donna la peine d'ouvrir ses paupières, pour se retrouver sous un rideau de cheveux châtains, avec en face de lui le charmant minois de la hollandaise, lui arrachant un léger sourire. Mais celui-ci s'effaça pour laisser ses lèvres savourer la douceur de celles qui étaient venues s'en emparer. Plutôt simpa comme prison...

Mais il n'y resta pas très longtemps. Déjà la jeune femme s'était levée et, sous le regard intéressé de Duke, se rhabillait. Finalement, pourquoi s'en vouloir ? Il avait passé un bon moment avec elle, et si Sebastian n'avait pas été fichu de la garder, c'était pas son problème.

Le Duc s'assit, le drap couvrant intelligemment la partie de son anatomie qui confirmait son statut de représentant de la gent masculine. Appuyé sur ses bras, il s'étira légèrement, et finit par imiter la demoiselle, en allant enfiler son boxer et son pantalon. Le reste, on verrait plus tard. Pour le moment, une toute autre chose lui occupait l'esprit.

"Tu n’aurais pas une cigarette, s’il te plaît ?"

Tiens, y'avait pas que lui... Ne répondant pas immédiatement, il se contenta de s'emparer de sa veste et d'en sortir de la poche un paquet de cigarettes, déjà entamé. S'en sortant une qu'il porta à ses lèvres, et gardant le briquet, il envoya à Valentine le reste. Non pas qu'il comptait les lui laisser -et puis quoi encore ?-, mais elle était assez grande pour se servir toute seule, non ? Une fois sa douce drogue allumée, il s'adossa au mur, et se laissa glisser jusqu'à se retrouver assis à même le sol, jambes repliées.


"Je graillerais bien un brin... T'as pas quelque-chose à se mettre sous la dent ?"

[wouhouuu, ça c'est de la répliiiiikalakon =___=]
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MessageSujet: Re: Vous avez dit bouc émissaire ? [R.]   Aujourd'hui à 23:27

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