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 Brusques retrouvailles [R.]

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MessageSujet: Brusques retrouvailles [R.]   Lun 24 Déc - 16:37

"Elle dit un mot je la tue... Bordel mais elle est où ?"

Depuis le début de l'après-midi, Duke courait à droite et à gauche dans tout le campus. Certains étudiants étaient encore sonnés, après qu'il leur ait sauté dessus en demandant où était Elsa Doval. Déjà, ils s'imaginaient que le Duc avait trouvé chaussure à son pied, que dans la poche de sa veste se cachait un petit écrin, le petit écrin qu'un homme n'a dans sa poche qu'une fois dans sa vie.

Mais ils se plantaient sur toute la ligne. Pas d'écrin, pas de chaussure, pas de pied. Oui, il connaissait Elsa, mais ça faisait des années qu'il ne l'avait pas vue. Quoiqu'il l'avait peut-être croisée ici ou là, mais le temps passe et les visages se forment et se déforment, il n'avait pas dû poser assez longtemps son regard sur elle pour mettre un nom sur son visage.


~~ 10h00 le matin même ~~

Dans la pénombre de sa chambre d'étudiant, assis en tailleur à même le parquet, Duke tapottait sur le clavier de son ordinateur portable, préparant un dossier quelconque pour son cours d'espagnol. Le cliquetis des touches emplissait la pièce silencieuse, et l'écran bleuté reflétait sa lumière sur le visage d'un Duke concentré et en pleine réflexion.

"A pesar de un nivel de vida creciente y de la integración creciente con el resto de Europa, el el primer tercio del siglo XX siguió la inestabilidad política. España permaneció neutral durante la Primera guerra mundial. En 1936 España se sumergió en ..."

Trois coups secs retentirent sur le bois épais de la porte, avant qu'une enveloppe ne passe en dessous.

"T'as du courrier Duc !"

Dans un soupir exaspéré, Duke se leva et ramassa la lettre dont il regarda l'adresse de l'expéditeur. Celui-ci n'était autre que son paternel. Sur la paille, mais prêt à tout pour son honneur, jusqu'à envoyer du courrier à l'étranger sans se soucier de payer plus...

Après s'être avachi sur son lit, Duke ouvrit l'enveloppe, et en sortit une feuille. Son père n'y avait pas écrit un roman, ce n'était pas dans son habitude. Il était toujours allé au but, sans tergiverser.

"Bonjour mon fils, j'espère que tu te portes bien.

J'ai appris récemment que la famille Doval est au courant de notre situation actuelle. Par chance, leur fille Elsa, que tu connais, étudie elle aussi à Amsterdam. Je te demanderais de bien vouloir aller parlementer avec elle, pour éviter que la chose ne s'ébruite.

Je t'embrasse. Ton père."


Brusquement, le Duc se redressa, et se rua sur sa veste de cuir, suspendue à un montant de son lit. Il en sortit un briquet, et s'empressa de faire disparaître toute trace de cette lettre plus que compromettante.


~~~~

Assis dans l'herbe, au milieu du campus, Duke s'accordait une pause. A jongler entre les cours et une chasse au trésor, il commençait à fatiguer un peu. Clope au bec, pour ne pas changer, il commençait déjà à se faire un plan d'accès aux chambres des filles. Là, il était sûr de l'y trouver. Oui, bon, il passerait pour un pervers, mais après tout, il avait un argument assez convainquant. Du moins, auprès d'Elsa, les autres pourraient s'imaginer ce qu'elles voudraient...

"Duc ?

- Quoi encore ?
- C'est pas elle que tu cherches depuis tout à l'heure ?"

D'un bond d'un seul, Duke se releva, manquant de renverser la bonne âme qui avait pointé du doigt la blondinette. Pas un merci, rien, Duke était trop préoccupé comme ça pour se soucier des bonnes manières. En quelques secondes il l'avait déjà rejointe, lui prit la main, et l'embarqua dans un endroit à l'abris des regards indiscrets, sous les yeux étonnés de beaucoup d'étudiants qui ne l'avaient jamais vu si impulsif. Il finit par la lacher -quand même-, et dans un élan de nervosité, la plaqua contre la paroi du bâtiment à côté duquel ils se trouvaient.


"Ecoute-moi bien Elsa, j'ai absolument rien contre toi. Mais si jamais j'apprends que tu as eu la langue trop pendue par rapport à ma situation familiale, je te la coupe et te la fais avaler..."

A vrai dire... Duke tenait de son père pour ce qui était d'aller droit au but sans détour aucun...
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MessageSujet: Re: Brusques retrouvailles [R.]   Mar 25 Déc - 18:57

Les derniers jours de cette fin d‘année n‘avaient pas étés des plus heureux pour la jeune française. Le Noël idyllique qu‘elle s‘était imaginée ne s‘était pas déroulé comme elle aurait voulue et elle ne savait a quoi s‘attendre pour le nouvel an.

Ce matin là, Elsa serait restée au lit bien volontiers mais toutes ses pensées tournaient autour d‘Adrian et de ce qui s‘était passée le soir du bal, il n‘était donc pas question de les laissaient s‘emparer d‘elle. La demoiselle se dirigea donc dans sa salle de bain sans réveillé Chloé, prit sa douche et sortit finalement pour bouquiner dans ce Amsterdam froid qu‘elle ne connaissait que trop peu.
Le couloir de l’ISP était très long et assez large; sombre et presque effrayant, il poussait chacun a vouloir sortir au plus vite, c’est d’ailleurs ce que fit Elsa. Arrivée dehors, le froid surprit la française mais ne l’a découragea pas pour autant. Elle lirait dans un café s’il le fallait mais elle ne resterait pas cloîtrée chez elle.

Stefan Zweig savait la passionné comme personne, il suffisait de quelques mots pour l’enivrait et c’est donc ainsi qu’elle commença sa lecture, passant par le campus pour pouvoir rejoindre ses grands cafés de la chaîne américaine « Starbucks ».

« … Il y avait à notre porte une petite lunette de cuivre jaune par le trou rond de laquelle on pouvait voir ce qui se passait de l'autre côté, devant chez toi. Cette lunette - non, ne souris pas, mon bien aimé ; aujourd'hui encore je n'ai pas honte de ces heures là ! - cette lunette était pour moi l'œil avec lequel j'explorais l'univers ; là, pendant des mois et des années, dans le vestibule glacial, craignant la méfiance de ma mère, j'étais assise un livre à la main, passant des après-midi entiers à guetter, tendue comme une corde de violon, et vibrante comme elle quand ta présence la touchait. J'étais toujours occupée de toi, toujours en attente et en mouvement; mais tu pouvais aussi peu t'en rendre compte que de la tension du ressort de la montre que … »


Cette femme folle amoureuse de cette homme et le suivant toute sa vie, sans jamais lui avouer, lui rappelait son histoire et c‘est pour cela qu‘elle relisait éternellement cette même nouvelle.
Marchant donc d‘un pas décidé vers un lieu où se réchauffait Elsa fut plus que surprise lorsqu‘un homme s‘empara de son bras pour l‘emmener dans la direction opposée. Ces cheveux bruns ébouriffés lui semblait familier et c‘est pour cette raison qu‘elle se laissa faire.

Duke … Duke Valmont, c‘est quand il se retrouva tout près de son visage qu‘elle sut qui il était. Il n‘avait pas vraiment changé et bien qu‘elle ne le montra pas, elle fut ravie de le voir ici. Dans cette ville inconnue pour elle, il faisait parti, sans même le savoir, de ces quelques repères et elle en sourit.

Ils n‘avaient pas liés une amitié très complice lorsqu‘elle s‘était retrouvée pendant 4 mois entiers dans sa propre demeure en Nouvelle-Zélande certes, mais loin de tout, elle lui avait confié des choses qu‘elle n‘avait jamais pu dire à personne … son amour pour Adrian entre autre.
Ainsi, alors qu‘il venait de la menacer de ne rien dévoiler de la semi pauvreté dans laquelle se retrouvé la famille Valmont, Elsa se dit, que s‘il y réfléchissait bien, il avait un argument de poids contre elle. Agacée tout de même par cette rencontre, la jeune blonde sourit doucement.


- Moi aussi je suis ravie de te revoir Duke !


Sans plus attendre, la blonde regarda sa main. La peau d’Elsa, particulièrement blanche, marquée assez facilement et Duke semblait avoir beaucoup de force puisque toute la partie du poignet qu’il avait en sa possession quelques minutes plus tôt était maintenant totalement rouge.
Ce que les gens pouvaient être agressifs ! C’était la ville, l’école ou le fait qu’Elsa soit livrée à elle-même qui rendaient les étudiants si sombres ?
Plantant son regard dans le sien, la blonde se souvint de son voyage. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Connaissait-il Adrian ? Cet type était la seule personne vivante détentrice du secret de son amour et il fallait qu’il se retrouve dans la même école qu’elle.

Blessée qu’on puisse penser qu’elle était assez futile et superficielle pour allait crier ce genre de malheur sur tous les toits, mais bien consciente qu’il ne venait pas cherchait une quelconque pitié, elle ajouta simplement :

- Je ne dis rien pour ta situation et tu ne dis rien pour mes sentiments pour … enfin pour … pour ce type dont je t’avais parler, on est d’accord ?
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MessageSujet: Re: Brusques retrouvailles [R.]   Mar 25 Déc - 20:38

C'est vrai, il fallait avouer que la politesse avait été reléguée au second plan, lors des retrouvailles entre les deux jeunes gens. Du moins, pour le cas de Duke, Elsa, elle, était toute excusée. Embarquée comme ça, sans trop savoir pourquoi, et emmenée dans un endroit plutôt sombre, voire glauque par un jeune homme qu'elle n'avait sans doute pas reconnu du premier coup d'oeil... On pouvait très bien comprendre qu'elle en avait oublié les formules de politesse. Mais mieux vaut prévenir que guérir, le Duc avait préféré jouer la carte de la prudence en la kidnappant et en mettant les choses à plat dès le départ. On viendrait aux souvenirs plus tard.

Elsa avait pour ainsi dire partagé un moment de la vie de Duke, durant le temps qu'elle avait passé dans leur villa. Lorsqu'on annonça au jeune homme qu'il devrait faire bonne figure auprès de la fille d'une éminente personne, il se contenta de rire et de retourner vacquer à ses occupations. Il s'imaginait déjà une gamine dans un corps d'adolescente, qui aurait peur de tout, qui serait coincée, ou qui essaierait de faire bonne impression sur tout le monde. Ou encore une excentrique complètement délurée qui lui aurait pourri la vie, qui aurait mis la maison sans dessus dessous. Mais rien de tout ceci, elle n'aidait que quand on le lui demandait, n'était pas trop envahissante, et n'importunait pas Duke, ce qui était un très bon point. Finalement, ils avaient sympathisé, comme l'espéraient sans doute leurs parents, puisqu'après tout, l'origine du voyage d'Elsa devait lui faire utiliser la langue anglaise non ?

Et de fil en aiguille, la blondinette avait fini par lui avouer son amour pour un jeune italien du nom de Visconti. Adrian, s'il s'en souvenait bien. La coïncidence avait bien fait rire lorsqu'il s'était lié d'amitié avec Sebastian, mais il ne lui était même pas venu à l'idée d'ébruiter ce qu'une fille lui avait dit plusieurs années auparavant. Sans doute pensait-elle que Duke disparaîtrait une fois qu'elle serait revenue au pays, et qu'en lui disant ce qu'elle avait sur le coeur elle ne craignait pas que ça sorte des frontières océaniennes. Mais voilà que le confident se trouvait être le meilleur ami du fameux Adrian, ce qui compliquait un peu les choses. Enfin, pour Elsa, puisque le Duc, lui, ne comptait absolument rien dire, d'une part parce-qu'il n'y gagnerait rien et d'autre part parce que... Non, la première part suffisait amplement.

"Moi aussi je suis ravie de te revoir Duke !"

Duke atterrit de son petit nuage de souçis financiers en entendant les paroles d'Elsa qui le ramenait aux bonnes manières. Il était un peu trop tard pour s'excuser, si bien qu'il se contenta de hausser les épaules à cette remarque. De toute manière, il n'aurait su dire s'il était ravi, depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vus, il s'était imaginé qu'ils ne se recroiseraient jamais et avait vite relégué ce séjour à un simple souvenir.

"Je ne dis rien pour ta situation et tu ne dis rien pour mes sentiments pour … enfin pour … pour ce type dont je t’avais parler, on est d’accord ?"

Elle faisait quoi là au juste ? Elle s'imaginait que Duke était prêt à la faire chanter pour qu'elle se taise ? Oui, bon, sous un coup de tête, il l'aurait fait... Mais jusqu'à présent, ça ne lui était même pas venu à l'esprit. Cette initiative de la part d'Elsa le fit doucement sourire. Se plaçant juste devant elle, il lui releva le menton et la regarda dans les yeux.


"Heureux de te l'entendre dire ma grande. T'en fais pas, depuis le temps que j'aurais pu aller voir ton casanova, j'aurais pu tout lui mettre sous le nez depuis un bon bout de temps. Mais ton marché me va ! Alooors, comme ça t'es à l'ISP ? T'aurais pu me le dire plus tôt crétine !"

Passer du coq à l'âne, Duke adorait ça. Tellement que c'était devenu naturel chez lui...
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MessageSujet: Re: Brusques retrouvailles [R.]   Aujourd'hui à 15:14

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