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 Dans l'antre des souvenirs [Cleo]

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Arès Zylstra
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MessageSujet: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Ven 28 Déc - 0:54





Quatorze heures et des poussières, ou quelque chose dans ce genre là. Fin des cours, arrêt de la journée. Ce n'était pas trop tôt, son dernier cours, un option, lui avait donné un mal de crâne insupportable. La musique... Nom de Dieu, qu'elle pouvait être tortueuse et insupportable à certains moments, même si la composition n'était autre que du Tchekovski joué au piano et accompagné d'un violon. Il n'avait décidemment qu'une seule envie : prendre une bonne aspirine et dormir. Dormir jusqu'à ce qu'il soit l'heure de sortir, de faire la fête jusqu'à pas d'heure, de boire, et de consommer les plaisirs de la vie. Profiter de sa jeunesse, c'était ce qu'il faisait tous les jours, ou presque. Mais surement pas ce soir, il devait bosser pour un devoir d'Histoire, un devoir qu'il avait entamé il y avait une semaine et qui avançait bien en somme, mais pas assez encore à son goût. Non, ce soir encore il trvaillerait et ne sortirait pas de sa chambre, coupant son téléphone, s'enfermant à clé et faisant ainsi croire qu'il n'était pas dans l'Institut mais bel et bien ailleurs. Finalement, il devrait le faire plus souvent ce genre de choses...
Pour l'heure, nous étions en début d'après midi, et les couloirs étaient déserts, à l'exeption de lui, élève dont les cours étaient terminés, et les quelques retardataires des autres années ou de la même année que lui, mais possédant des cours en plus. Mais très vite, le couloir se vida, le laissant désespérant seul, tandis qu'il rangeait ses affaires dans son casier, ce dont il n'avait pas besoin du moins. Finalement, ranger ce casier ne serait pas une si mauvaise chose, il y avait une tonne de choses à l'intérieur plus inutiles les unes que les autres. Comme ce livre d'Economie par exemple, dont il ne se servait plus depuis un moment, puisqu'il datait de l'an passé. Autant le jeter ou le refourguer à quelqu' un, et alors qu'il le sortait de son casier, quelque chose s'en échappa, tombant au sol sans bruit, mais que le jeune homme aperçut cependant, de dos, la chose était en long rectangle et blanc, et ce fut lorsqu'il ramassa ce qui semblait être du papier qu'il aperçut deux visages collés l'un à l'autre, un féminin, un masculin. Des photomatons, d'elle et de lui. Elle n'étant autre que Cleo, la seule et unique jeune femme avec qui l'héritier était resté près d'un an, la première qui avait réussit là où toutes les autres avaient échoué. Conserver Arès auprès de soi était un véritable défi, et même si leur relation n'avait pas été toujours rose, elle avait tout de même eu son importance aux yeux du jeune homme, bien qu'on ne puisse pas dire qu'il en fut terriblement amoureux. Il l'avait été, certes, un court temps, mais ce fut suffisant pour qu'il tente de la récupérer chaque fois qu'il la voyait, ce qui était fréquent. Encore amoureux? Pas spécialement. Il ne supportait pas ce vide qu'elle lui avait laissé, voilà tout. Leur séparation avait été brutale, et sans doute s'étaient ils dit des choses qu'ils regrettaient, ou pas. Certes, Arès n'avait pas supporté le côté fleur bleue de la jeune femme, et ses traits de poupées le rendaient fou, tout comme il n'avait jamais pu supporté les regards qu'on avait pu lui lancé lorsqu'elle passait dans les couloirs ou dans les rues... Mais elle n'avait pas supporté son côté coureur de jupon et ses maladresses d'homme.

Un soupir traversa ses lèvres tandis qu'il accrochait les phtos quelque part dans l'intérieur de son casier, histoire de ne pas oublier de les retirer lorsqu'il partirait, soit pour les ranger ailleurs, soit pour les jeter...Allez savoir.
Et tandis qu'il rangeait ses affaires, il n'entendit pas le bruit de talons dans les couloirs, non loin de lui. Absorbé par son rangement et ses souvenirs. Mine de rien, elle lui en avait laissé des beaux la petite poupée de porcelaine...
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Cleo Delaford
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 29 Déc - 18:27



Ce fut un mauvais rêve qui réveilla Cleo cette nuit-ci. Une sorte de cauchemar qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas de la journée à venir. Un de ceux qui vous rappelle des tas de souvenirs que vous pensiez enfouis tout au fond de vous mais qui remontent à la surface en un clin d'oeil. A la vue de l'heure matinale sur le radio-éveil de sa voisine, elle enfouie sa tête sous l'oreiller afin d'y retrouver un peu de sommeil, en vain. Il était à peine cinq heures du matin et ses cours ne commençaient que dans quatre heures. L'idée de quitter son lit fut accueillie avec regrets et le froid du parquet lui glaça les pieds. Un de ses réveils difficiles qui lui plomberaient sa journée. Même si aujourd'hui elle n'avait qu'Italien et Tennis, avoir une journée entière à elle ne lui aurait pas déplue. Parcourir les vieilles rues d'Amsterdam, quelque notes d'un douce mélodie de Beethoven dans les oreilles, des joues rosies par le froid au dehors et une tasse de café dans les mains afin de lutter contre la fraîcheur de ce mois de décembre. Elle fit face à un vrai parcours du combattant de son lit à la salle de bain adjacente à la petite chambre étudiante. Des vêtements jonchant le sol sans une once d'élégance, des livres ouverts aux pages de révisions, des paquets de gâteaux ou encore de bonbons, des chaussures et autres divers objets que pouvait contenir une chambre de fille non rangée. Contrairement à celle-ci, la salle de bain avait subit un grand ouragan de rangement intensif. Cleo referma doucement la porte derrière elle, afin de ne pas réveiller sa voisine. Le miroir renvoya difficilement son reflet. Traits tirés, cernes, peau diaphane ... Elle se faisait peur à elle même.

***

« Je repasse par mon casier et je te rejoins. » Cleo abandonna Morgan sur les marches de l'ISP avant de s'engouffrer dans le bâtiment. Elle venait de finir son cours d'Italien et pouvait, à présent, jouir d'une après-midi de libre, laissant ses révisions de côté pour la journée. Elle aurait tout son temps pour revoir ses derniers cours ce week-end avant d'aller fêter nouvel an avec des ami(e)s. Les couloirs étaient vides ou presque. Quelques élèves trainaient encore, discutant des dernières rumeurs de l'ISP ou de leur projet pour le week-end. Livres serrés contre sa poitrine, elle fila directment au deuxième étage où se trouvait son casier. Elle croisa quelques élèves de cinquième année avec qui elle échangea quelques paroles bienvaillantes avant de poursuivre son chemin. Morgan n'attendrait surement pas longtemps dehors et elle devait surement être déjà entrain de râler du retard de son amie. Seuls les petits talons de ballerines noires de la jeune femme résonnaient dans le couloir. Le calme y était quelque peu pesant. Arrivé au bout de ce couloir, quelques bruits sourds se firent entendre, rompant le silence de l'étage. Elle tourna vers sa gauche quand elle arrêta précipitament sa marche. La raison des bruits n'était autre qu'un jeune homme brun arrogant aux allures de Don Juan. Arès.

Arès n'était autre que son ex avec qui elle était restée presque un an après sa rupture précipitée avec Ben. Elle avait crue pouvoir l'oublier dans les bras d'un autre et c'était Arès qui lui avait ouvert les siens. Une sorte d'histoire peu commune à vrai dire. Ils se sont aimés d'un amour vrai quelques temps avant de lâcher l'un et l'autre sur une dispute incroyable prouvant qu'ils étaient tombés dans une routine démeusurée à laquelle ils n'auraient pu faire face. Depuis leur rupture, Cleo faisait tout pour l'éviter, lui et ses nombreuses tentatives maladroites de la reprendre, en vain. « Flûte .. » Elle l'observa un instant farfouiller dans son casier, jeter des choses dans son sac, d'autres dans le fond de son casier. Il fallait à tout prix qu'elle accède à son casier et c'était le seul chemin et loin de là l'idée de faire demi-tour et de revenir une autre fois. La tête haute, les yeux rivés vers le mur du fond, elle essaya tant bien que mal de ne pas se laisser attiré par le brouahah qu'il faisait. Elle fila derrière lui sans lui jeter un seul regard et se précipita vers son casier dans l'espoir qu'il n'est même pas remarqué sa présence.
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 29 Déc - 22:30

Et au fur et à mesure qu'il rangeait son casier; chose qui n'avait pas été faite depuis un long moment, monsieur n'étant pas un grand fana du rangement; il tombait de plus en plus sur des bribes de son passé avec la douce demoiselle comparable à une poupée : photos, petits mots, bijoux cassés que l'on s'est promis d'emmener réparer, parmis ceux-ci : un bracelet lui appartenant, qu'il ne lui avait pas offert, mais auquel elle tenait. Arès se souvenait parfaitement de comment il avait été cassé : pendant un de leur moment de folie, je n'entends pas par ici un acte luxurien, mais de ce genre de moment où une douce folie vous prend et durant lequel vous vous jettez sur votre compagnon avec un oreiller derrière le dos. S'en était suivie une bataille de Polochon dans la chambre du jeune homme qui avait la chance d'en posséder une sans personne pour l'ennuyer, pour terminer par une simple bataille de chatouilles, de baisers et de caresses, et à un certain moment, le bracelet avait finie par céder et on ne l'avait retrouvé que deux heures plus tard au pied du lit. Arès, en gentleman amoureux qu'il était avait finit par proposer d'emmener le fameux bijoux en réparation chez le meilleur bijoutier de la ville. Hélas, plus de 10 mois s'étaient passés, et le bijoux avait complètement été oublié des deux jeunes gens, sans jamais être passé pas la case bijouterie.
Arès, qui le tenait à la main à ce moment là finit par l'enfourner dans sa poche et se promit de l'emmener sitôt son ménage terminé. Il avait fait une promesse à la jeune femme, et même si aujourd'hui ils ne s'entendaient plus comme avant, il pouvait tout de même tenir cet engagement ci qui ne lui coûterait qu'une heure de son temps et une somme peu importante à ses yeux. Ne resterait plus qu'à trouver le moyen de le lui faire parvenir, il se voyait mal aller la voir pour seulement lui donner un bracelet réparé, quoi que, ce pouvait être une idée... Rien n'était jamais de trop pour la récupérer, bien que toutes ses dernières tentatives se soient révélées vaines... Oh il n'était jamais à court d'idées, il laissait simplement faire les choses pour l'instant.
Et puis il y avait l'odeur de son parfum sur les lettres qu'elle lui avaient écrites, un parfum qui lui semblait ressentir à cet instant présent. Etaient ce les lettres qui sentaient encore si fort? Ou bien était ce son imaginaire, son inconscient qui lui jouait ce tour alors qu'il se surprenait à repenser ) à elle. Maudits soient les souvenirs ! Et alors qu'il relevait la tête vers les affaires, avec les effluves d'un parfum qu'il ne connaissait que trop bien pour l'avoir sentie pendant dix mois, il perçut enfin les bruits de talons qui rapidement étaient passés derrière lui. Il n'avait pas eu besoin de se retourner pour savoir qui était la personne qui venait de passer, et dont le casier se trouvait derrière lui, quelques mètres plus loin. Un très léger sourire ironique naquit sur ses lèvres pâles tandis qu'il terminait de fourguer dans son sac tous leurs souvenirs et les quelques livres dont il ne se servirait pas, mais qui seraient rangés dans sa chambre. Fermeture du casier dans un claquement sec, une main passées dans ses cheveux, puis les yeux rivés sur le fer du casier.


- La prochaine fois que tu voudras passer derrière moi sans que je ne te remarque, change de parfum.

Petite remarque sur un ton ironique. Elle en avait l'habitude maintenant, c'était toujours la même chose. Il la cherchait, devenait brutal dans ses mots, puis, finissait par s'excuser en quelques sortes pour finir par lui demander de revenir. Ce n'était même pas de la supplication, c'était différent. Il n'avait tout simplement pas supporté le fait qu'elle le quitte, bien que cette rupture se soit faite mutuellement. Il n'avait pas aimé la façon dont ils s'étaient quittés, dont ils s'étaient crachés leur venin au visage. Et maintenant, c'était toujours la même chose, ils se voyaient, s'éloignaient de plus en plus, voire se détestaient de plus en plus. Elle avait été son exception, la seule. Son autre. Si admirablement gentille alors qu'il était un être presque sans coeur. Son visage de poupée lui manquait lorsqu'il se réveillait, lorsqu'il leur arrivait de dormir ensembles, il aimait par dessus tout la regarder sommeiller et caresser son visage du bout des doigts. En avait il vraiment été amoureux? Je dirai sans hésiter que oui. Peut être pas désespérement, mais s'il ne l'avait pas été, il n'irait pas lui courir après encore maintenant. Mais s'il avait vraiment voulue la récupérer, sans doute cesserait il véritablement de faire les Don Juan, de partir à droite et à gauche pour aller voir d'autres poules. Si près, et pourtant si loin...

Il ramassa son sac et finit par s'approcher d'elle, d'un pas traînant et pourtant si classe. Ses yeux vairons, identiques à ceux de sa cousine mais inversés, détaillaient la jeune femme qui lui faisait pratiquement dos. Il y avait quelque chose de changé en elle, mais il n'aurait su dire quoi. Etait ce cette coupe de cheveux? Ou bien était ce cet air qui s'affichait sur son visage?
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Cleo Delaford
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Dim 30 Déc - 3:05

Comme l'a dit Shakespeare un jour, l'amour rend aveugle. Sauf quand dans ce cas-ci, ce n'était pas l'amour qui était aveugle mais bien eux. Un homme et une femme rendue aveugle par un lien impossible, un amour monté de toutes pièces qui n'a pas tenu la route. Ils se sont cherchés, ils se sont trouvés. Certes, ils se sont aimés aussi, un laps de temps. Une sorte d'histoire qui n'était pas un compte de fée. Quelque chose qui a un magnifique début, une ascenssion quelque peu difficile pour qu'à la fin tout s'écroule comme un château de cartes. La cerise sur le gâteau, dit-on. Les fragments de souvenirs restaient tout aussi douloureux, même si Cleo ne pouvait plus le voir, même en peinture. Trop longtemps elle avait suportée son caractère maladroit, ses regards baladeurs, ses humeurs changeantes. Leur relation était devenue une vulgaire routine quand elle avait eu mal au coeur. Une sorte de film mal réalisé laissant quelques traces derrière les derniers pas des acteurs. Cleo ouvrit son casier pour ainsi en cacher la vue du côté droit par la porte grise. Elle n'était pas de celles qui n'arrivaient pas à tirer un trait sur leurs relations passées. Elle n'était pas de celles qui faisaient de leurs passés amoureux, une lubie excessive ressortant leur photos à chaque moments de solitude. Pour elle, une histoire finie est une histoire finie. pas de retour en arrière, pas de pause ni de bouton play. La cassette tournait sans s'arrêter. Forrest Gump à dit un jour : My momma always said, "Life was like a box of chocolates. You never know what you're gonna get". La vie est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi nous allons tomber. Cleo fut attirée par un chocolat un certain temps, la rendant aveugle dans les débuts. Tout comme Arès, ils ne savaient pas où ils allaient mais ils y allaient à deux, bien que la fin fut quelque peu .. modifiée. Ils n'avaient plus qu'à reprendre un autre chocolat dans la boîte, puir un autre, jusqu'à trouver le bon. L'avantage, avec certains chocolats, c'est qu'à force d'en manger, ils ne nous rendent pas malade. Ainsi, nous pouvons continuer à les dévorer sans craindre une crise de foie. Cleo déposa son livre à côté des autres et attrapa ses cours de littérature qu'elle casa au fond de son sac avant de refermer délicatement son casier, avec toujours cette même peur de trahir sa présence. Habituée au calme su couloir, la voix d'Arès la fit sursauter. Il avait rompu le silence le premier, bien qu'elle aurait préférée qu'il ne le fasse pas. Elle aurait, d'ailleurs, préférée qu'ils s'ignorent et que chacun parte de son côté. Mais le jeune homme ne l'entendait jamais de cette oreille.

Elle tourna la tête vers Arès, plongeant ses prunelles noires étincellantes dans le regard froid et distant du jeune homme. Ses yeux ... Il l'avait tant fascinée par la couleur de ses yeux, par la pureté de ses traits qui étaient durs mais si doux à la fois. Il avait eu deux visages durant leur relation et à chaque fois qu'elle le croisait, elle revoyait ces deux visages si distinctifs. Dans un long soupir, elle hocha légèrement la tête de droite à gauche tout en baissant les yeux vers le carrelage du couloir. « Ecoute, c'est pas le moment Arès. » Ses yeux suivirent la courbe des motifs sur le sol, jouant avec. Certaines personnes s'amusaient à compter le nombre de carreaux, les différentes couleurs utilisées. D'autres, comme Cleo, jouaient avec les lignes droites, les courbes, les spirales. Un petit jeu enfantin. Les grands enfants font les bons enfants, non ? Elle continua encore un petit instant, laissant de nouveau le silence s'installer entre eux, avant de reposer son regard de petite poupée vers le jeune homme. La petite poupée ...C'était comme ceci qu'il l'avait qualifié. Une petite poupée trop fragil pour qu'il puisse sans préoccuper d'avantage. Elle savait que le jour de leur séparation ils avaient dit des choses horribles, l'un et l'autre. Des choses qu'ils regretteraient dans l'avenir. Ou peut-être pas. Cela avit été si facile de cracher son venin, de se délester d'un poids. Ils avaient réussi chacun de leur côté à toucher un point sensible chez l'autre. Ils s'étaient séparés et elle avait fait son deuil. Une histoire finie, une autre. Une sorte de nouvelle routine. Après Ben, c'était lui. Et qui serait le suivant ? N'est-ce pas Toltoï qui, dans une de ses grandes oeuvres, à dit : Aimer d'un amour humain, c'est pouvoir passer de l'amour à la haine. N'étaient-ils pas une parfaite illustration de ce qu'il voulait exprimer dans ses propos ? Ils avaient commençé dans un grand amour, puis dans un amour platonique pour finir par se détester et ainsi nourrir chaque jour une haine un peu plus grandissante ? Ils se croisaient, il faisait preuve de sa maladresse habituelle et ils repartaient avec un trou plus béant à chaque rencontre.
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Dim 30 Déc - 16:07

Dear, I fear we're facing a problem
you love me no longer, I know
and maybe there is nothing that I can do
to make you do



Ressasser les souvenirs n'est jamais très bon pour soi-même, surtout si l'on vient à peine de réussir à oublier ce qui doit l'être. Arès n'avait pas pour habitude de se repencher sur le passé, encore moins si dans ce passé il y avait une fille. Il était même très facile pour lui d'oublier, il lui suffisait de remplacer cette dernière par une autre, et le tour était joué. Pour cette fois ci cependant, il devait clairement avouer qu'il n'avait jamais réussit à oublier totalement Cléo. D'une part, parce qu'il la voyait tous les jours ou presque, étant dans la même année qu'elle, et d'un autre côté, parce qu'il finissait toujours pas retomber sur des souvenirs, comme pour ici, des bijoux et des mots oubliés ou encore des souvenirs enfouis au fond de sa mémoire et qui ressortait brusquement lorsqu'il arrivait à tel ou tel endroit. Sa chambre par exemple, regorgeaient de bons comme de mauvais souvenirs. Le lit avait vue leurs ébats amoureux, leurs batailles de polochons ou tout simplement leurs discussions. Le miroir de la salle de bain avait été témoin de leurs câlins, de leurs petits baisers ou encore même de leurs disputes. Des passés aussi bons que mauvais. Et avec cela, comment voulez-vous qu'il réussisse à l'oublier? Il savait qu'il avait fait l'imbécile avec elle, il aurait dû changer de comportement pour la conserver auprès de lui. Cesser de se retourner sur le passage des autres filles, moins de luxure dans sa vie... Il ne referait pas les mêmes erreurs, du moins, si elle lui laissait un jour une deuxième chance, ce dont il doutait sincèrement, au vue de la haine qu'elle lui portait, la façon dont il se comportait avec elle et des tas de choses en plus. elle n'ignorait sans doute pas qu'il voyait d'autres filles, comme avant, ce qu'elle ne savait certainement pas en revanche, c'est qu'il leur trouvait toujours un petit air qui lui rappelait la jeune poupée, sa poupée. Et il se trouvait parfois pitoyable à lui courire après comme il le faisait, et comme il le ferait dans moins de 10 minutes, si elle lui laissait le temps de s'exprimer bien sûr, ce qui était bien loin d'être gagné. C'est toujours ainsi. Même leur querelle devenait une sérieuse routine ennuyante. Ils savaient tous d'eux d'avance comment cela se terminerait: ils se quitteraient encore fâchés, et le chemin qui les unissait autrefois se séparerait bien plus qu'hier, mais moins que demain. Et comme à chaque fois, Arès irait au Club 11 le soir noyer non pas son chagrin, mais sa haine dans l'alcool et la coke. Magnifique petite poudre blanche qu'il consommait déjà bien avant que Cléo n'intervienne dans sa vie. Elle lui avait donné un sursis de 10 mois, mais sitôt qu'elle était partie, il avait reprit cette mauvaise habitude, tout comme il s'était remis à fumer autant qu'auparavant. Oui, il la détestait, la haïssait d'être si lointaine quand il avait besoin qu'elle soit si proche de lui. Il la détestait lorsqu'elle offrait des sourires aux autres lorsqu'il n'avait droit qu'aux rictus et aux pseudo-injures. Et il répugnait de voir son air de poupée omniprésent sur elle. Mais il s'agissait de sa poupée, sa poupée psychédélique dont il était tombé amoureux une fois.
Il faisait toujours ce qui l'arrangeait lui, et jamais comme les autres. Il avait brisé le silence qui les entourait, et il savait d'ores et déjà qu'elle lui répondrait, elle ne pourrait pas s'en empêcher, tout comme il ne pourrait s'abstenir de lui demander de revenir. Demander, pas supplier. Ce n'était pas dans son genre, et certainement pas ici ni n'importe comment. Oh certes, il voulait la reconquérir, et il cherchait encore le moyen de le faire, bien qu'à côté de ce projet ci, il se permette d'en côtoyer d'autres. D'autres qui n'avaient aucune saveur à ses yeux, qu'il butinait de temps à autres, tout en cherchant le moyen d'accéder à la plus délicate et la plus belle des fleurs.

« Ecoute, c'est pas le moment Arès. » Nouveau sourire ironique tandis qu'une légère flamme s'allumait dans ses yeux vairons. La voilà qui attaquait par sa phrase adorée. Celle qu'elle employait toujours dès qu'elle le voyait et qu'il faisait le premier pas. Quand je vous disais qu'ils tournaient à la routine... Rien que cela montrait à Arès que c'était peine perdue, mais hélas, il était borné et déterminé. Il la voulait de nouveau, et pas seulement sur l'aspect sexuel. Il la désirait chaque fois plus encore, la toucher de nouveau, l'embrasser de nouveau, la serrer contre lui à nouveau... Et voilà. A chaque fois il se faisait avoir : il y avait tout d'abord son parfum, sa vue puis son regard qu'il croisait, et pour finir, il y avait sa voix. Et tout comme la première fois, il retombait amoureux. Amoureux? Un bien grand mot. Disons simplement qu'il succombait de nouveau à son charme de jeune femme.
Pour la deuxième fois, il brisa le silence. A croire qu'encore une fois, il allait devoir tout faire : les premiers pas.


- C'est drôle, à chaque fois que tu me vois, ce n'est jamais le moment... Tu sembles avoir des problèmes en permanence...


Ton ironique. Ne peux tu donc changer de ton Arès? Tu tiens à la charmer, pas à l'envoyer dans les roses. Maladresse encore une fois. Il allait devoir consulter une de ses nombreuses amies pour pouvoir changer et ainsi la reconquérir. Il était inutile de compter sur sa cousine, elle détestait Cléo autant qu'elle haïssait les épinards. Pourquoi? Il n'avait jamais trop compris pourquoi, mais il était certain que c'était en partie due au fait qu'Arès préférait passer du temps avec son ancienne petite amie du temps où ils étaient ensembles plutôt qu'avec elle. Il l'avait tout simplement délaissée, et cela, ça ne lui avait plu.
Il plongea son regard vairon dans le sien, y cherchant une once de on-ne-savait-trop-quoi. Elle avait tiré un trait sur lui, il lui suffisait de prendre une gomme et de l'effacer. Il voulait simplement rallumer cette flamme dans son coeur lorsqu'elle lui disait l'aimer, la rallumer et la récupérer. Love me... Please, love me....
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Jeu 3 Jan - 1:36

C'est drôle comme la vie se transforme en quelque chose de ci monotone. On scrute le lever du soleil derrière les stores à moitié fermés en se demandant ce que nous réserve cette nouvelle journée. On espère toujours qu'un évènement spécial va pointer au bout du chemin mais on se retrouve à la même place le soir même. Assise sur un fauteuil, enroulée dans une couverture de laine, à regarder le soleil se coucher. Encore une journée de passée. Encore du temps écoulé. C'est drôle comme l'humain peut être fascinant. Un objet vivant dôté de sentiments qui peut ressentir la douleur sans savoir l'exprimer. C'est amusant, en faite, de pouvoir les observer de loin et d'imaginer chacunes de leurs réactions, un peu comme une marionette que l'on aimerait guider à sa guise. Cleo fut une jeune marionette, une poupée. Baladée de sentiment en sentiment, d'amour en amour. Elle aussi avait eu du mal à se faire au vide qu'Arès avait laissé. Le fait même d'imaginer, du jour au lendemain, une tout autre vie que celle de ces dix derniers mois. Elle s'y était longuement préparée passant des nuits seules vers la fin, Arès l'invitant du mieux qu'il pouvait et elle de même. Elle s'était repassée toutes ses scènes lontemps après leur rupture. Elle avait commencé par les scènes les plus belles, les plus tendres. Les baisers volés dans les couloirs, les bref calins sur la pelouse de l'ISP, leurs mots doux griffonés sur des bouts de papiers qu'elle retrouvait dans ses cahiers des mois après. Lui aussi avait laissé un énorme vide mais elle s'y était accomodée. Elle avait su fermer les yeux en rentrant dans sa chambre où durant de nombreuses fois ils avaient virés sa colocataire pour être seuls. Elle avait su remplacer sa présence dans ses draps chaud, par un simple oreiller qu'elle tenait entre ses bras croisés. Elle avait tiré un trait définitif sur eux deux, sachant que leur idylle n'était qu'une vulgaire blague, une amourette de jeunesse. Tous les souvenirs étaient bien gardés dans une petite boite de chaussure au fond de son placard qu'elle emporterait dans ses bagages pour l'Australie en fin d'année dans l'espoir de la brûler définitivement et de recommencer tout à zéro une fois le pied dans son pays natal. C'est qu'elle en avait des souvenirs d'eux. Des souvenirs marqués ou non, elle en avait oui. Des photographies de deux corps enlacés, de leurs sourires radieux, de leurs bétises, de petites choses futiles. Des bouts de papiers froissés, quelques vidéos, quelques objets précieux ou non. Si elle était si sentimentale, en revanche elle avait bien jeter tout ça dans un coin en y pensant plus. Elle avait fait son deuil, à lui de faire le sien.

Elle a soutenu son regard pesant sur elle, sans lâcher ses prises. Ses yeux étaient si brillant, si doux mais ils avaient une once de râge, de méchanceté. Elle aussi trouvait qu'il avait un visage de poupée. Des traits bien à lui, des sourires charmeurs auquels les filles doivent, surement, être toutes pendues. Une voix langoureuse, douce et portée. Dans un rictus lassé, elle croisa les bras sur sa poitrine pour lui faire face car elle le savait, leur discution ne finierai pas les secondes à venir. « J'ai un problème en permanence c'est vrai. Toi. »

HJ : Désolée, c'est minable comme RP =X
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Jeu 3 Jan - 23:12

Faire son deuil? Oui il le pouvait aisément, mais il n'en avait nullement l'envie. Là résidait tout le problème. Si encore il avait désiré lui aussi tirer un trait sur cette histoire qui n'était qu'un canular, il l'aurait fait, et à l'encre indélébile. Mais il faisait tout pour que cela ne se produise pas. Sado-masoshiste dans un certain sens, dans un certain point de vue. Il voulait la faire souffrir et se déteriorait en même temps. C'en était presque pitoyble et fascinant cette façon qu'il avait de faire les choses si mal et pourtant, si bien. Arès Zylstra était un véritable mystère à lui tout seul. Comment pouvait il s'accrocher à une jeune femme qui ne voulait plus de lui, et conserver tout son amour propre en même temps? Quoi qu'il faisait, rien ne le faisait passer pour un minable.

Et il la contemplait, sans décrocher son regard du sien. Défi. Jusqu'à sa réplique qui le fit sourire ironiquement. Ainsi donc, c'était lui le problème permanent? Quel manque de chance pour elle, il n'était pas prêt de la lâcher de sitôt. Non vraiment pas. S'accrocher jusqu'à ce qu'elle craque ou qu'elle s'en aille. Et sans doute serait il encore capable d'aller en Australie dans le simple but de la revoir. Et sa réponse ne se fit pas attendre. Alors que sa main se posait sur un coin du casier de la jeune femme.


- Ce problème serait très vite réglé si tu revenais Cléo. La solution est aussi simple que cela.


Nouveau regard, plus intense cette fois. Il est on ne peut plus sincère, et elle le sait pertinnemment.


HJ : Sorry c'est vraiment naze, mais la panne d'inspi u__u
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Cleo Delaford
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Ven 4 Jan - 23:23

He and I had something beautiful
But so dysfunctional, it couldn't last

Cleo .. Te souviens-tu de cette phrase prononcée par notre maitresse de la chanson à tous ? Tu sais, celle que tu as griffonée un peu partout, celle que tu as tant adulée pendant un moment et que tu as finie par oublier. N'est-ce pas Edith Piaf qui a dit : « Même quand on l'a perdu, l'amour qu'on a connu vous laisse un goût de miel. L'amour, c'est éternel ! » L'éternité est un bien grand mot, même le plus parfait de tous les amours ne serait durer aussi longtemps. N'en n'as tu pas eu la preuve ? D'abord Ben puis Arès .. et James. Oui, mais lui c'est une toute autre histoire. Souviens toi avec quelle facilité les sentiments amoureux peuvent te faire du mal. Ils t'écorchent le coeur à vif. Cleo baissa le regard, plongeant ses yeux aux creux de ses paumes de mains, suivant sa ligne de vie de ses pupilles brillantes. Ainsi donc il n'arrêtait pas de lui courir après, de la rappeller sans cesse à lui par la force où non. « Arrête Arès, je ... »
I loved him so but I let him go
'Cause I knew he'd never love me back

FLASHBACK

« Allez, dit-le ! » Assise à qualifourchon sur le jeune homme, une caméra vidéo dans les mains, Cleo riait aux éclats alors qu'elle essayait de soutirer certaines informations à son prisonnier. Pour la énième fois ce mois-ci, ils avaient virés la colocataire de Cleo dehors pour pouvoir batifoler au mieu comme deux animaux entrain de régler les derniers détails de leur future descendance. Une sorte de reproduction animale qui ne prenait jamais fin. Cela faisait deux mois qu'ils étaient ensemble, et à vue, ils passeraient pour le couple parfait. « Dit-le vas-y ! » La jeune femme fixa un sourire joueur aux coins de ses lèvres fines, tendis que ses yeux fixait le petit écran du matériel vidéo. Arès empoigna ses poignets et retourna la situation d'un mouvement bref et rapide. La caméra vidéo changea de propriété et le jeune homme se retrouva à la place de Cleo de tantôt. Le regard de celle-ci s'arrêta sur le radio-réveil non loin d'elle et d'un mouvement brusque, elle se releva sur les coudes, l'air affolé. « Arès ! Il est déjà dix-neuf heures ! » Pourtant, ce soir là personne ne bougea. Vous êtiez tout deux inconscients et encore amoureux et vous vous dévisagiez sans retenu. Un chien et un chat, qui durant un laps de temps, s'étaient supportés mais après quelques mois de vie commune, avaient finis par se détester, laissant leur jeu familier reprendre.
***
« Arrête un peu avec ta soi disante morale à propos de l'amour, ça ne vaut rien, nous non plus d'ailleurs. » C'est mieux que les larmes, c'est mieux que les cris et les phrases. Deux êtres humains face à l'autre comme deux chiens de faïence. La bataille faisait rage depuis une bonne vingtaine de minutes déjà, chacun voulait avoir le mot juste, le dernier, celui qui mettrait fin à cette dispute, à leur histoire d'amour, à eux deux. Il n'y aurait plus de "nous", de "nous sommes un couple". L'amour ne sera plus prononcé, les mots doux non plus, ils diraient enfin adieu aux histoires de princesse, de conte de fée et de prince charmant. « Tu as raison, nous ne sommes rien, notre histoire n'est plus que poussière et on devrait en rester là. Pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec toi. Retournes avec toutes tes salopes que tu entretiens si bien depuis quelques temps, on a plus rien à faire ensemble et on aurait jamais dû commencer d'ailleurs ! » C'est marrant comme l'humain peut être si étrange, si énigmatique. Il change de sentiments comme de chemise, comme le soleil passant à la pluie et vice et versa. Drôles de personnages. Comme cela peut-être si facile de cracher son venin sans en avoir des regrets, de crier à travers la pièce pour en sortir et claquer la porte derrière soi. C'est si facile de claquer une porte mais faire face à ses problèmes en douceur, ça l'est nettement moins. Pourtant, ce soir là, tout était bien fini, vous l'aviez dit.

FIN DU FLASHBACK

Near to you, I am healing but it's taking so long
'Cause though he's gone

Cleo releva ses yeux vers Arès, empreinte d'un énorme courage. Elle prit une forte inspiration et tout en le fixant droit dans les yeux, elle espérait mettre un terme à cette nouvelle discution qui ne ferait qu'agraver les choses s'ils restaient comme ça. « Arrêtes Arès, j'en peut plus. J'en ai marre de tes tentatives qui ne riment à rien. On ne s'aiment pas, point. Alors maintenant laisse moi passer, on m'attend. »

He and I had something beautiful
But so dysfunctional, it couldn't last
I loved him so but I let him go
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[HJ : Voilà, j'espère que c'est pas trop nul ù.ù]
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 5 Jan - 1:57

Avaient ils réellement compris ce qui leur arrivait lorsque tout commenaçit à aller mal? Avaient ils osé imaginer comment iraient les choses avec le temps? Aucunement. Ils n'avaient pas compris ce qui se passait quand la banalité et l'habitude avaient finit par prendre le dessus. Sans doute avaient ils pensé que la situation s'améliorerait d'elle même, que ce n'était qu'un bas avant le haut. Oui, mais le haut n'était pas venue, laissant le bas s'enfoncer encore plus, les menant tout droit en enfer. Ils auraient dû faire une sorte de Break, une petite pause pour mieux se retrouver. Ou alors, ils auraient dû faire quelque chose d'insensé, de complètement fou, qui mette du piment dans leur petite vie devenue bien monotone. Il aurait dû préparer sa valise et la sienne et l'emmener quelque part. En France par exemple, à Paris.
Mais pourquoi imaginer maintenant ce qu'ils auraient dûe faire avant? Cela ne sert plus à rien désormais, et mieux vaut avancer que de rester à se lamenter sur les vestiges du passé. Toutes les belles paroles, tous les mots d'amour ne rebattiraient certainement pas les ruines en beau château. Désesperer, oublier, continuer, avancer. C'était ce qu'il aurait dû faire dès le début. Mais Arès est têtu et se rend très souvent compte de ses erreurs bien trop tard.
Mais au fond, quelle avait été son erreur principale? Il n'avait jamais trompé Cléo, sur ce point, entendons nous. Non, jamais il ne lui serait venue à l'idée de tromper celle dont il était amoureux, même si leur situation de couple se dégradait de plus en plus, au fur et à mesure que le temps avançait.
Sa plus grande erreur avait sans doute été de laisser la monotonie s'installer dans leur vie. Même le plan luxurien devenait trop...fade. Certes, il la trouvait et la trouve toujours attirante, mais ce qu'ils vivaient n'était plus aussi intense qu'aux débuts.

Elle venait de couper sa phrase en plein milieu. Il avait cherché son regard alors qu'elle l'avait baissé, pensant que peut être il commençait à prendre du terrain, l'avantage sur elle, mais il se trompait. Elle venait de lui balancer avec tout son courage ce qu'elle avait à dire. Presque la même chose qu'à chaque fois, mais avec plus de conviction. Il en avait été...presque chamboulé, mais il ne perdait pas la face, bien au contraire. Car très vite, sa réponse ne se fit pas attendre, alors que dans son regard vairon qui la fixait de plus belle, une légère flamme de colère? venait de naître.


- Rectification Cléo. On ne s'aime plus. Ou presque. J'avoue, ça a mal tourné entre nous, mais tu me manques Cléo. Peut être un peu trop justement.

Petite pause. Elle était attendue? Eh bien la personne attendrait quelques minutes de plus, et d'ailleurs, s'il s'agissait de Morgan, il avait son numéro. Il lui suffirait de passer un coup de téléphone. Après tout, il avait le numéro de toutes ses amies du temps où ils étaient ensembles, il ne les avait jamais effacé.

- Souviens toi le 13 Février...

Le 13 février. Une date qu'il n'était pas prêt d'oublier, puisque déjà de un, c'était la veille de la Saint-Valentin et il lui avait acheté un collier hors de prix qu'il lui semblait, elle n'avait pas quitté encore, mais le jour d'avant, il lui avait sincèrement dit qu'il l'aimait. Sa grande première, et sans nul doute sa grande dernière. Arès, comme vous vous en douter très certainement, n'est pas le genre de type à dire "Je t'aime" à chaque coin de rue, et à n'importe quelle fille, ce serait même plutôt l'inverse. Il ne l'avait dit qu'une fois à Cléo, peut être une erreur de plus, mais il lui avait toujours fait comprendre par des regards, des attentions ou autres...

Il n'allait pas s'agenouiller non plus pour lui dire de revenir. Il ne le ferait qu'une fois, et ce serait lors d'une demande en mariage, si bien sur, il décidait de se marier un jour. Et encore... J'exagère peut être... Mais il n'allait pas la laisser partir comme ça, c'était plus que certain. Têtu et borné. Elle le savait déjà.
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 5 Jan - 3:38

Combien de fois avait-il dit qu'elle lui manquait ? Combien de fois avait-il répété ces mensonges ? Ceux-ci ne cessaient de se répéter comme un vieux disque rayé. Ils devenaient tout aussi lourd et rasoir qu'avait été leur relation. Si elle lui manquait tant aujourd'hui, pourquoi était-il allé voir ailleurs alors qu'ils étaient ensemble ? Pourquoi n'avait-il pas fait un effort pour garder leur couple intact ? Elle se posait des tas de questions sans cesse, il faut l'avouer mais il lui avait trop menti depuis leur rupture que ces mots n'avaient plus aucun sens. Aucun. « Je ne te crois plus Arès, tes mots ne m'atteignent plus. Arrête de fouiller les vestiges du histoire passée, ça ne résoudra rien. Si je te manquais tant, tu n'aurais pas eu ce comportement. On a pas trouvé la bonne personne, c'est tout. Maintenant laisse moi tranquille et refait ta vie avec quelqu'un d'autre. »

I didn’t need the pain, once or twice was enough
And it was all in vain, time starts to pass

Ils avaient subis ce que n'importe quel couple subissait un jour où l'autre. Certaines personnes réussissaient à tenir le coup et à trouver la chose qui changerait tout. Eux, ils n'ont pas tenus. Ils se sont enfoncés peu à peu, acceptant la banalité avec force et inconstance. Elle s'était installée comme dans un petit nid, un cocon bien gardé au chaud. Ils ne l'ont pas supportés, c'est tout simplement ça. Au lieu de faire une pause et de chercher ce qui n'allait pas, ils se sont battus maladroitement jusqu'au bout, causant la perte de leur couple sur des fins peu heureuses. Leur amour n'était qu'une simple plante verte. On l'arrosa chaque jour pour qu'elle donne le meilleur d'elle même : une verdure à en couper le souffle et quelques fleurs parsemées ici et là. Une plante, quand on ne la nourri plus, elle meurt. Tout comme leur amour, la plante est redevenue poussière, comme à ses débuts. Elle s'est faite oubliée, ce qu'ils auraient du faire tous les deux. Elle, elle avait franchie le pas, elle était passée à autre chose ou du moins elle le pensait. Lui, il s'accrochait à de simples bribes de souvenirs instables, un tas de ruines prêt à s'effondrer.

Malgrès sa rage et sa force incroyable, il avait tapé dans le mille. Souviens toi le 13 Février... Pourquoi fallait-il qu'il s'accroche tant ? Qu'il lui remémore de bons moments passés, ceux qu'elle gardait précieusement dans un coin de sa tête. Le treize février oui ... DU bout des doigts, elle effleura le pendentif qu'il lui avait offert le jour de la saint-valentin, un de seuls signes restant de leur idylle. Elle s'était empêchée de lui rendre, parce que ce pendentif représentait tellement à ses yeux. Elle ne savait pas pourquoi mais elle ne pourrait se résoudre à lui rendre à jour. Le collier est un pacte, un signe d'un amour oublié, passé, classé sans suite. Une fin prématurée après dix mois de vie ensemble. Elle en avait eu des bijoux, oui elle en avait eu. Des colliers, des bagues, des bracelets, des boucles d'oreilles ou autre bijoux hors de prix qu'il aimait lui offrir. « Arès .. » Pourtant, quand elle à relavait son regard vers le sien, c'est un espoir maladroit qu'elle vit. Si infime soit-il, il en avait de l'espoir. L'espoir que Cleo puisse lui revenir un jour, l'espoir qu'ils puissent s'aimer encore plus tard. Ils se remettraient ensemble pour pouvoir mieux se détester et se quitter sur une fin encore plus violente que la première. Elle ne voyait que le mal dans cette histoire, s'interdisant de voir le bonheur qui aurait pu s'installer. Avec des "si" ont peut refaire le monde. Le treize Cleo, pas le quatorze. Souvient-toi du treize. N'est-ce pas le jour où il lui avait dit qu'il l'aimait ? Le seul jour où il avait prononcé ces deux petits mots qu'elle appréciait tant, ces deux petits mots qui étaient tellement pour elle. Il ne les avait prononcé qu'une seule fois, mais cette fois-ci elle la gardait en mérmoire, dans un coin de sa tête. Lui avait-elle dit elle, qu'elle l'aimait énormément ? Que ces premiers mois avaient été si magiques qu'il lui avait fait oublier Ben, qu'elle était complètement sous le charme de ce Don Juan moderne. Son regard charmeur, son caractère d'homme fort, son coeur distant mais si proche, il l'avait séduite en un regard comme il avait séduite toutes les autres. Toutes les autres. Toutes.

Time starts to pass
Before you know it you’re frozen

D'un geste lent, elle détacha soigneusement le pendentif autour de son cou. Son pendentif qui ne l'avait jamais quittée depuis ce jour de Saint-Valentin. Elle attrapa la main libre de Arès et y glissa lentement le collier, un pincement au coeur. Dernier signe de leur amour. Elle referma ses doigts dessus, appréciant la douce chaleur de la main du jeune homme avant de la retirer rapidement. « Pourquoi est-ce que tu fais ça ? »
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 5 Jan - 12:58

Combien de fois lui avait il dit qu'elle lui manquait? Au moins une centaine de fois. Toujours en face, jamais par téléphone ou textos, là, il était sûr qu'au moins, elle l'entendait et qu'elle ne le filtrerait pas. Au début, il faut l'avouer que tout n'avait pas été vrai. Mensonge lorsqu'il lui disait qu'elle lui manquait, mensonge quand il disait qu'il ne pensait pas ce qu'il lui avait dit le jour de la rupture. Il était comme tous les autres: il n'avait pas accepté que ça se termine comme ça, que ce soit elle qui fasse en sorte que tout se termine. Et puis au fur et à mesure que le temps passait, au fur et à mesure qu'il la croisait dans les couloirs, il en était venue à l'évidence véritable : elle lui manquait véritablement et il s'était promis de tout faire pour qu'elle revienne. Ce qui ne l'empêchait pourtant pas de faire le con à côtés en ramenant chaque semaine une fille différente dans son lit. Refaire sa vie? Mais regardez bien : il en est incapable, pas tant que son passé se rattache à lui sous les traits de sa poupée favorite. Et il restait toujours calme face à elle, bien qu'elle cherchât légèrement à l'énerver. Le passé était sa seule arme face à elle, son charme n'agissait plus envers elle, pas comme avec les autres qui étaient à genoux à ses pieds dès qu'il claquait des doigts.

- Refaire ma vie sans toi, ça risque d'être dur. Il faut te le dire en quelle langue Cléo? Mes mots n'ont jamais été aussi sincère qu'hier, et le sont certainements moins que demain. Je veux que tu reviennes.

Etait il en train de se conduire comme un homme désespéremment fou amoureux? Presque. S'il était prêt à faire le con avec toutes les autres, il était capable cependant de tout arrêter pour elle, au simple mot qu'elle lui dirait. Tout pour elle, quitte à passer pour un minable. Ai je vraiment dit ça? Passer pour un minable? Non, juste un homme fou d'elle. Et s'il le fallait, il s'agenouillerait devant elle, en reconnaissant tout ce qu'elle voudrait.

- Les autres n'ont aucune saveur face à toi, et elles m'importent peu.

As so much I love you
As so much I need you.


Et il avait enfin touché dans le mille, et c'est un soupir intérieur de soulagement qui le rendit un peu plus confiant et ralluma une flamme d'espoir dans ses yeux. Oui mais voilà, il n'avait pas prévue la suite. Elle lui rendait le collier qu'il lui avait offert il y avait si longtemps. Décomposition du visage. Son petit sourire s'effaça tandis qu'elle prenait sa main pour lui remettre son cadeau. La retenir un peu plus. Il garda sa main quelques secondes de plus avant qu'elle ne l'enlève.

- Les cadeaux, ça ne se rend pas Cléo. Et tu sais très bien pourquoi je fais ça. Je ne te mens pas.




HRP : HA la merde XD J'avais pas fait gaffe ><
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MessageSujet: Re: Dans l'antre des souvenirs [Cleo]   Sam 5 Jan - 17:21

Le couple était basé sur un tas de mensonges et ils n'ont récoltés que le fruit de leurs bétises. Arès avait réussi, une seule fois, à semer le doute en la jeune femme. Elle s'était remise en question, elle avait cherché des échapatoires, un avenir incertain avec lui et elle s'était même envisageait de refaire un essai. Il avait réussi, en quelques sortes. Sauf qu'une fois de plus, le comportement du jeune homme l'en dissuada. Ne l'avait-elle pas retrouvée complètement saoul sur une piste de dance, entouré d'un tas de jeunes filles pré-pubères qu'il s'amuserait surement à amener dans son lit ? Elle avait pensé, ne serait-ce qu'un temps, qu'il avait changé, qu'il était devenu plus adulte, qu'il avait reconnu ses erreurs comme elle avait reconnue les siennes. Sauf qu'il était resté fidèle à lui même, coureur de jupons, amateur de jeunes filles en manque de sexe qui, par un simple regard, rempaient à ses pieds comme de vulgaires chiens à chaleur. « C'est faux. Tu joues de moi comme tu as joué lorsque l'on était ensemble. Quand voudras-tu reconnaître que nous deux ce n'était qu'une blague, une vulgaire blague qui a mal tournée ? Ouvre les yeux Arès, tu l'as toi même dit, nous ne valons rien. »

Les autres .. Il y'en avait eu tellement qu'elle s'interdisait de les compter ou encore même d'y penser. Elle avait raison, tout ceci n'était qu'une blague. Elle savait qu'il irait toujours voir ailleurs un jour où l'autre, que son soi disant amour des femmes ne serait jamais vain, la tentation était trop forte. « Tu ne jures que par les femmes Arès, ne dit pas des choses que tu penses pas où que tu ne penseras plus demain. Fait toi une raison. » Que devait-elle faire pour qu'il comprenne, qu'il comprenne enfin qu'ils n'y as plus de nous, d'eux et de couple. Tout était bel et bien fini et elle l'avait su le jour où ses yeux c'étaient arrêtés sur un jeune homme les pupilles pleines d'alcool, le coeur furibond, la bouche en coeur, les mains balladeuses. Arès dans toute sa splendeur, s avraie nature.

And it’s draining all of me. Oh they find it hard to believe
I’ll be wearing these scars for everyone to see

Il avait raison, les cadeaux sont fait pour être gardés soigneusement en souvenir du bon vieux temps. Ils servaient comme preuves d'une idylle passée. « Si ça peut t'aider un tirer un trait définitif, garde le. Je me suis accrochée à toi trop longtemps pensant que tu avais changé, mais je me suis trompée. Tu es resté le même et tu n'es pas prêt de changer pour moi. Et ne ... » Sa phrase se coinca au fond de sa gorge et elle réussit à prendre sur elle même pour affronter une dernière fois son regard. Elle ne savait qu'y lire, ses pensées se bousculaient une à une, la laissant incertaine. Même si elle y tenait à ce collier, c'était la seule chose qu'il restait à faire, eu du moins ce qu'elle pensait le plus juste. Dans un souffle court, elle continua sa phrase, ne baissant plus le regard. « Laisse tomber, on m'attends. Passe une bonne soirée Arès. » Finir posément pour une fois et ne pas éléver la voix. Une sorte de pacte accomplit, une dispute évitée, une fin heureuse ou peut-être pas.

Cleo se recula et contourna le jeune homme pour reprendre sa marche à travers les couloirs. C'était fini, plus rien ne la ratachait à lui. Certes, il lui restait encore tous ces souvenirs au fond de son placard mais elle c'est jurée de fermer la boîte à clef et de la jetée prêt des canaux. Mettre fin définitivement à leur relation était un nouveau pas vers l'avant. Il avait encore six mois à tenir, à la croiser dans les rues, dans les couloirs, dans les soirées mondaines et elle repartirait enfin. Il pourrait aisément faire son deuil comme elle l'avait fait. Elle serra ses bras sur sa poitrine avant d'accélérer le pas et de descendre les escaliers à toute vitesse ne voulant pas qu'il la ratrappe. Morgan l'avait attendue sur les marches, le regard mécontent de tout ce temps qu'elle s'était permis de prendre.
« Tu es allée les chercher au fin fond de l'Australie tes bouquins ? »
« Désolée, j'ai étais ... retenue. Allons-y. »
Cleo héla un taxi et Morgan y entra la première suivit de la jeune femme. Une autre journée d'achevée, une autre histoire à essayer d'oublier.

But something happened, for the very first time with you
My heart melts into the ground found something true
And everyone’s looking round thinking I’m going crazy


FIN DU TOPIC
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