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 Did we imagine half of it ? [PV]

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Norah Craig
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MessageSujet: Did we imagine half of it ? [PV]   Ven 28 Déc - 1:47

« La mia mama è a scuola perchè mio fratello… »

Norah arracha brusquement la page sur laquelle elle venait d’écrire ce simple début de phrase avant de l’envoyer valser par-dessus son épaule, la faisant rejoindre un tas d’autres boules de papier. Si Ella avait été présente, elle lui aurait sans doute fait une remarque quant à la tenue de cette chambre. Mais pour une raison inconnue elle avait déserté la chambre pour la soirée. Existait-il langue plus difficile que l’Italien ? Elle l’étudiait depuis plusieurs mois mais rien n’y faisait. Son esprit était comme hermétique à ce dialecte. Pourtant en ce début d’année elle avait choisi deux autres langues vivantes extrêmement difficiles : le français et le japonais. Mais ce foutu italien la bloquait. Elle jeta un rapide coup d’œil sur le cahier situé sous son bras droit qui expliquait les accords avec les déterminants et les pronoms possessifs. Pour faire court : un vrai casse-tête. La demoiselle retenta une nouvelle ligne d’écriture lorsqu’une vérité la frappa de plein fouet. Ce manuscrit de lettres penchées et masculines n’était pas le sien.

« Seth ! » sursauta-t-elle en se relevant d’un bond. L’élève de Troisième Année s’était montré suffisamment gentil pour lui prêter ses notes dans le but de lui permettre de déchiffrer ce parler si expressif. Seulement elle les avait depuis bientôt trois semaines et le délai raisonnable pour le rendre était largement dépassé. Elle savait que Seth était un garçon compréhensif, il y avait de bonnes chances pour qu’il ne dise rien à ce propos. Néanmoins Norah ne supportait pas de devoir quelque chose à ses amis. Elle devait lui rendre. Maintenant.

La nuit avançait rapidement au dehors, recouvrant la terre enneigée de son linceul d’obscurité. Les couloirs, eux, étaient encore énormément allumés malgré l’heure tardive – peu avant le couvre-feu instauré en semaine – et la jeune Craig accéléra sa marche à travers le dédale de l’aile Nord. Techniquement elle n’avait pas le droit d’être là. Pas en soirée. Pas seule. Toutefois il s’agissait d’un cas d’extrême urgence et elle aurait pris la peine de l’expliquer à quiconque se mettrait en travers de son chemin. Chose qui, heureusement, n’arriva pas. La Première Année s’arrêta devant la porte de la chambre du jeune O’Conor et fit passer le cahier sous la porte – dieu merci il était assez fin pour s’y glisser sans difficulté. Elle avait pris le soin d’y attacher un post-it sur lequel elle s’excusait du retard, qu’on ne l’y prendrait plus et à quel point elle était désolée.

Le cœur un peu plus léger, elle redescendit les quelques étages avant d’être attiré par des bruits étranges. Quelqu’un tambourinait à une porte. Son avide curiosité dépassant sa crainte d’être découverte par un surveillant, la jeune femme se dirigea vers l’origine du brouhaha. De loin elle remarqua qu’un étudiant se trouvait à l’extérieur et cherchait apparemment à rentrer dans sa chambre. En se rapprochant un peu plus elle s’aperçut que la personne en question n’était vêtue que d’une simple serviette de bain. Enfin, lorsqu’elle ne fut plus qu’à quelques mètres de « l’impact », elle s’arrêta sous le choc.


« Matthew ?! » articula-t-elle avec difficultés. Elle restait bouche bée devant cette vision impromptue. Les garçons avaient-ils pour habitude de se balader à moitié nu dans leur résidence ou bien était-ce là une simple coïncidence qu’on lui réservait ? D’accord, elle aurait pu tomber sur une vue plus désagréable que celle des abdominaux parfaitement dessinés du Cinquième Année, de ses cheveux mouillés humidifiant son visage sur lequel s’étalait un sourire gêné.

De la gêne ! Voilà donc ce qu’elle devait ressentir. Elle se retourna et baissa la tête, la honte ayant remplacé la surprise, pour ne pas avoir à le regarder – bien que la tentation fut grande.


« Tu… Qu’est-ce que… Un problème ? » Elle risqua un coup d’œil dans sa direction mais une étrange sensation au creux de son ventre l’empêcha de soutenir cette vision trop longtemps. Le Père Noël avait oublié un cadeau on dirait…
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Matthew Galloway



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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Sam 29 Déc - 17:26

Une voix le fit tout à coup sursauter. Il fit de grands yeux en se retournant vers cette personne dont la voix si douce était un délice à son cœur. Qu’il y avait il de plus de plus humiliant pour un homme pudique, de temps en temps, que de sa retrouver nu avec une simple serviette sur la taille comme habit. IL ne put s’empêcher de rougir délicatement avant de poser l’une de ses mains sur l’endroit ou sa serviette s’attacher, au cas ou, et l’autre sur son torse comme pour cacher le peu qu’il y était dévoiler. Heureusement pour lui, la jeune femme se retourna, apparemment elle aussi gênée de cette image. Cependant il cru qu’il n’était peut-être pas à son goût et croisa les bras en signe de protestation, signe qu’elle ne pouvait pas voir si elle s’entêtait a regarder ailleurs. Oh mon Dieux, elle venait a nouveaux de le regarder une fragment de seconde et il déplia ses ras automatiquement, a nouveau gêné. Il ne semblait pas savoir ce qu’il voulait, qu’elle le regarde ou non ?

** Matthew était encore dans la douche, prenant plaisir à sentir l’eau chaude couler abondamment sur tout son corps (Imagine !bave). Ces jours ci, il ne dormait pas beaucoup, préférant bosser comme un dingue toute la nuit plutôt que d’essayer de dormir ce qu’il n’arrivait désormais plus après le al de Noël. Il se sentait mal, mal d’avoir abandonner sa cavalière et de ne penser qu’à elle. Bien entendu elle était une vision terriblement parfaite pour dormir mais son visage, son odeur, sa délicatesse lui revenait en tête et il ne parvenait plus à s’endormir, comme s’il avait un sentiment de « pas finit ». Il avait l’impression d’avoir quelque chose à faire avant de trouver la paix intérieure. Quoi ? Il n’en savait pour le moment encore rien.

Alors qu’il sortait de la douche, il s’empara d’une serviette blanche afin de l’enrouler su sa taille. Il était prêt à sortir pour se sécher les cheveux directement dans sa chambre mais quelques bruits suspects éveillèrent sa curiosité. Il sortit alors rapidement puis atterrissant devant la vision de Damian et Lauralee ensemble, il ne put s’empêcher de pousser un petit cri et de se retourner. Bien évidemment dam ne put s’empêcher de le balancer dehors en le regardant avec un sourire en coin, vengeance pour ce qu’il lui avait fait quelques jours auparavant, il lui demanda de les laisser seules quelques heures. Bien entendu Matthew n’eu pas le choix, se retrouvant avec une porte devant le nez, quasiment nu dans les couloirs du dortoir.

Il essaya tant bien que mal de tambouriner sur la porte mais Damian ne lui fut pas reconnaissant d’avoir était un élément avantageux quand a se relation avec Lauralee. Décidemment il n’aurait pas du l’aider le jour du bal, il n’aurait pas non plus du abandonner Norah vu comment on le remercier. Il entendit des pas derrière lui et cette voix, en parlant de Norah
**

« Ey ! » Lançât il sans vraiment savoir quoi lui dire, vu la situation. Malgré le fait qu’il voyait Norah, il trembla, trembla commençant à avoir terriblement froid. Il respira un grand coup avant de détourner la conversation, il s’approcha d’elle, oubliant sa culpabilité, faisant ressortir sa culpabilité et son envie de passer du temps avec elle.

« Écoutes je suis vraiment désolé pour le bal tu sais. Je t’ai vu partir très tôt et… » Il misa sur l’honnêteté comme à son habitude alors qu’il la contourner pour lui faire face et la regarder droit dans les yeux :

« J’aurais voulut t’offrir une soirée parfaite. » Bizarrement il se montrait un peu moins gêner de sa nudité alors qu’il porter son attention sur ce qui le tracassait lus profondément :

« J’ai était loin du gentleman à cette soirée j’espères que tu ne m’en veux pas trop. Enfin j’ai vu que tu étais ensuite en bonne compagnie. » Pointe de jalousie ou de simple remarque amicale ? « Mais j’aurais préférait continuait à passer la soirée avec toi. J’ai était super heureux de pouvoir faire un peu plus connaissance avec toi. »

Il croisa a nouveaux ses bras, prit de légers frissons,l’eau perlant encore sur son corps et ses cheveux un peu trop plaqué à son goût alors que de l’eau s’y échappait et coulait sur son visage.

Il ne put s’empêcher de répondre à sa petite question quand à la situation dans lequel il se trouvait :


« Oh, un petit problème oui, je ne crois pas que je suis le bienvenue cher…moi » Lançât il avec un petit rire. Décidemment s’il vouait jouer l’homme réussissant à imposer son désir aux autres, il était foutu. Il ne parvenait même pas à rentrer dans sa chambre. Il fronça légèrement les sourcils timidement :

« Mais toi, qu’est ce que tu fais ici ? Tu venais voir quelqu’un ?» Se hasarda il.
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Norah Craig
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Dim 30 Déc - 15:58

Il existe sur terre bon nombre de façon d’être gêné. De la simple désorientation d’avoir découvert un secret dont nous devions ne jamais rien connaître à l’embarras suprême d’avoir surpris quelqu’un de la famille en pleine action. Le malaise et la confusion sont compagnons de voyage de chaque être humain, qu’il en soit consentant ou non. Une fois encore le sort se sert du hasard pour mettre sur nos routes des obstacles qui ne nous font pas forcément grandir et nous laissent plonger dans le désarroi le plus total. Il n’est pas difficile de guérir la gêne mais la vivre au moment où elle vous tombe dessus est une expérience troublante qui peut s’avérait douloureuse.

Norah n’était pas différente du reste du monde et avait donc par conséquent vécu à plusieurs reprises ce genre d’expérience. Cependant aucune n’était comparable à ce qu’elle ressentait à cet instant précis, face à l’un des étudiants les plus cools de l’ISP et, accessoirement, celui qui lui plaisait le plus depuis qu’elle avait eu l’opportunité de faire sa connaissance. Au départ elle pensait que seul son physique l’attirait – dire que le jeune Galloway était repoussant aurait été l’un des pires mensonges de ce siècle – mais au fil du temps et de leurs discussions – hélas trop peu nombreuses – elle avait appris à mieux le connaître et à discerner chez lui une personnalité des plus attachantes. Il lui plaisait, c’était indéniable. Mais elle n’était pas vraiment prête à le voir à moitié nu, même si cette vision n’était pas le moins du monde désagréable.

Alors qu’elle pensait qu’il allait rentrer dans sa chambre, justifiant que cela n’était qu’une blague de mauvais goût faite par son colocataire, Matthew s’approcha d’elle et, à son immense surprise, s’excusa de son attitude durant le bal de Noël. Sur le coup il était vrai que Norah lui en avait voulu, elle détestait se sentir rejetée, mais avec le recul elle avait compris son geste et trouvait cela généreux de sa part. Elle-même n’aurait pas agi différemment si l’un de ses amis avait été dans le besoin. Toutefois sa tentative de justification était touchante. Il préférait lui offrir de plates excuses plutôt que de trouver un moyen de trouver un endroit sec et des vêtements chauds. Quel étrange spécimen il était.

Lorsqu’il eut terminé son petit speech, l’étudiante lui sourit d’un sourire qui se voulait rassurant. Elle n’osa pas relever l’allusion faite à Fabrizio Cominotti bien qu’elle crut déceler dans ses propos une pointe de jalousie. Se pouvait-il que… Elle secoua la tête pour se remettre les idées en place, il n’était pas de bon ton de se monter le bourrichon avec des pensées qui n’avaient pas lieu d’être. Elle n’était qu’une Première Année qui venait de débarquer dans cette école et lui un « vieux » Cinquième Année qui la quitterait bientôt.


« Il t’a mis dehors ? » s’insurgea-t-elle, les pieds de nouveau bien ancrés sur le sol. Elle jeta un regard noir en direction de la porte de sa chambre avant de reporter son attention sur Matthew. Quel genre de colocataire avait-il ? Faisant marcher ses méninges elle se souvint qu’il était placé avec son meilleur ami, Damian quelque chose, mais comment un ami pouvait-il agir de la sorte ? « C’est… »

Elle posa une main sur l’avant-bras de Matt pour lui indiquer à quel point elle trouvait cela inadmissible mais quelque chose l’empêcha de poursuivre sa phrase. La peau de l’étudiant était glacée. Emmitouflée dans sa robe-pull bien douillette, Norah n’avait pas remarqué que la température était redescendue de plusieurs degrés. Si peu vêtu, Matthew devait littéralement « se les geler ». Elle jeta un nouveau regard en direction de la porte close puis respira un grand coup. Il n’y avait pas énormément de solutions envisageables en cet instant. En réalité, il n’en voyait qu’une seule. Elle inspira un grand coup pour se décider une dernière fois que c’était bien là la meilleure chose à faire.

« On répondra aux questions plus tard. » souffla-t-elle avec un petit sourire. « Si tu restes ici plus longtemps tu vas te transformer en stalagmite de glace. Crois-moi, je trouve ça très sympa à voir mais je te préfère quand même vivant. »

La jeune Américaine pencha légèrement la tête sur le côté. Sa matière grise était en pleine ébullition mais quand elle lâcha ces paroles, celles-ci étaient claires et annoncées sur un ton déterminé.

« Viens, je t’emmène dans ma chambre. Au moins elle est chauffée. » Elle attrapa son bras et se mit en marche. Au bout de trois pas elle s’arrêta et plongea son regard dans le sien, un sourcil froncé. « A moins que tu aies une meilleure idée… »
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Matthew Galloway



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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Mar 1 Jan - 20:23

« Euh… » Matthew haussa les épaules doucement sans réellement savoir quoi dire. Après tout lui dire qu’il préférait être loin de la pièce alors qu’ils étaient en train de s’adonner l’un à l’autre et que cela le rassurait n’était peut être pas forcément une chose qu’elle voulait savoir.

Et puis il n’était pas le genre d’homme à révéler la vie intime de ces amis, même si ceux la se conduisaient en parfait abruti de temps en temps. Le regard que Norah porta vers sa chambre l’emplit de bonheur, un peu comme si elle trouvait cela inadmissible et qu’elle était prête à frapper à la porte pour son bien être. Décidemment, quand il le voulait il savait être un parfait boulet, cherchant lui aussi une princesse charmante prête à le défendre. Face à cette base de régime quand à son égo de male, qui n’était pas si importante que cela à ses yeux jusque la, il toussota pour camoufler quelques paroles qu’il voulait discrètes :


« Je suis de trop je crois cette nuit. »

Et puis il y eu cette main. Cette main à la délicatesse qui l’avait troublé ce soir la au bal. Il plongea son regard dans le sien, s’empêchant d’avaler difficilement. Il la comprenait sans qu’elle ait besoin de lui dire quoi que ce soit, sans qu’elle ait l’occasion de compléter sa phrase, il savait qu’elle trouvait le geste de son ami impardonnable ou en tout cas tout à fait dégueulasse.

Elle se mise à respirer un grand coup puis reporter son attention sur la porte de sa chambre et plus rien ne comptait sur lui à part cette main poser sur son épaule. Ses tremblements ? Il ne les remarqua pas, le froid il le supportait lorsqu’il se plongeait dans son regard si tendre. Elle fut cependant d’un autre avis quand à son état de santé.


« Non mais ca va je… » Contesta il pour finalement s’arrêter en voyant un peu mieux le regard qu’elle lui portait. Et puis sa remarque lui avait fait tilt. Alors comme ça elle appréciait la vue qu’il pouvait lui offrir non intentionnellement ? Il ne put s’empêcher de baisser la tête en rougissant légèrement, se sentant encore plus mal à l’aise. S’il avait un corps de rêve, il était également humble et ne se sentait pas forcément aussi bien que cela face à l’effet qu’il pouvait produire sur les dames. Elle bien entendu c’était différent, c’est pour cela qu’il se risque de glisser juste après que ses joues aient virées aux rouge pâle :

« Tu ne me trouves pas repoussant c’est déjà ça. »

Lorsqu’elle suggéra l’idée de la chambre, il eu juste le temps d’ouvrir grand la bouche, bouche bée, alors qu’elle l’attrapait déjà par le bras et l’entraînait avec elle. Lorsqu’elle s’arrêta sans prévenir, il lui fonça dedans sans le vouloir, trop rêveur encore une fois, il s’excusa aussitôt puis resta la bouche grande ouverte sans savoir quoi dire lorsqu’elle lui demandait s’il avait une autre idée. Il reste un bon 20 secondes comme ca puis se décida enfin à faire un geste envers elle. Et quelle geste. Il lui tapota sur l’épaule comme on pouvait le faire envers un autre mec lors d’un match. Voila maintenant qu’il était totalement désarmé pour considérer Norah comme une pote. Non mais il était vraiment atteint. Le « Non ça me va parfaitement » qu’il avait lâcher en même temps lui semblait totalement stupide. Il fit quelques grimaces, signe qu’il se débattait avec lui-même face à son comportement complètement puéril. Il souffla un bon coup avant de rigoler.

« Désolé ce n’est pas toi, c’est moi je suis…à la masse. Je ne voulais pas te… » Il fit signe de lui retaper sur l’épaule en abordant un sourire complètement idiot, aussi idiot qu’elle pouvait pensait qu’il était sans doute. Ses yeux restèrent pendant quelques secondes dans ceux de Norah, sa tête dominant son corps frêle. Il pencha également la tête avant de souffler tendrement :

« C’est vraiment très gentil. Je suis vraiment désolé que tu te sentes obligé de me recueillir, je te promets que je lui ferais regretter de m’avoir foutu dehors. » En parlant de son colocataire. Et puis alors qu’il serra un peu plus sa serviette entre ses mains, il termina sa phrase sans le vouloir par un : « ou pas… » Après tout, il lui accordait une autre soirée avec ce Papillon aux couleurs envoûtante et à la finesse impressionnante. Il tremblait toujours mais tant qu’elle portait de l’attention à son égard, il se sentait un peu plus à l’aise.
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Norah Craig
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Sam 5 Jan - 1:12

Matthew Galloway être de trop ? Il fallait vraiment en entendre de toutes sortes dans une vie. Elle ne le connaissait que depuis peu et ne pouvait prétendre en savoir plus sur lui que son meilleur ami. Pourtant elle était certaine d’une chose : Matt était quelqu’un de bien et dont on devait difficilement se lasser. Il devait y avoir une explication logique à cette mascarade. Soit le Hollandais avait du faire quelque chose de très grave – chose qui semblait peu probable aux yeux de Norah – soit son colocataire était occupé et avait besoin de la chambre pour lui seul. En un claquement de doigt, tout fut net dans l’esprit de la jeune Américaine. Les pièces du puzzle s’étaient correctement assemblées et représentaient un couple en pleine action. Elle secoua la tête pour chasser cette image peu ragoutante – elle n’était pas du genre prude mais ne jouait pas dans la catégorie « voyeur » non plus – et respira un grand coup.

« Il faudrait que je sois malvoyante ou complètement stupide pour te trouver repoussant. » répondit-elle avec un petit sourire. Quelques jours plus tôt, elle aurait été totalement incapable de lui sortir une phrase pareille. Non seulement à cause de sa retenue naturelle qui l’empêchait de complimenter un garçon de la sorte sous peine de délit de « flirt » - ce qu’elle s’interdisait à corps et à cris depuis l’affaire Ethan – mais également à cause des sous-entendus qui se trouvaient dans cette simple réplique. « Je n’ai pas de problème de vue et si je suis à l’ISP c’est que mon quotient intellectuel se situe dans la normale donc… » Son regard se perdit alors dans le vide, comme si elle cherchait à se convaincre elle-même de la véracité de ses propos.

Alors qu’elle lui avait demandé si le fait de l’emmener dans sa chambre – son « repère » de fille – lui convenait, Norah s’était imaginé tout un tas de scénarii possibles quant à sa réponse. Dans l’un d’eux il lui annonçait timidement que c’était là la solution la plus adéquate, un autre jouait sur son côté déconneur et le faisait plaisanter sur le fait qu’ils ne seraient qu’à deux dans une même chambre… Bref, de nombreux champs d’action se présentaient. Là encore, c’était mal connaître le jeune Galloway qui s’avança vers elle et lui tapota l’épaule. Bon sang, elle avait dû agir comme un manche pour qu’il en vienne à la considérer comme un simple pote. Par quelle fenêtre ouverte s’était donc envolé la délicatesse et la douceur dont il avait fait preuve le soir du bal ?


« Ca n’est rien. » répondit-elle du tac au tac en pensant bien évidemment le contraire. Elle n’avait pas envie d’en savoir plus sur cette attitude des plus étranges. Il lui avait tapoté l’épaule. Point à la ligne.

« Si je ne le fais pas pour toi alors que tu as eu pitié de moi lors du bal et que tu m’as sauvée de mon ennemie la solitude, je ne vois pas pour qui je le ferai. » Elle ponctua sa phrase d’un sourire avant de reprendre sa marche en direction de l’Aile Sud. Pour la première fois depuis qu’elle avait élu domicile à Amsterdam, elle ne se perdit pas dans le dédale de couloirs et traça sa route sans revenir sur ses pas.

Le drôle de duo – une jeune fille accompagnant un garçon en serviette n’avait rien d’habituel – parvint enfin devant la porte numéro 1512. Norah ouvrit la porte, s’assura que son Italienne de colocataire était bien de sortie avant d’inviter Matthew à entrer. Comme toutes les chambres d’étudiantes, la pièce était impeccable. Seuls deux ou trois cahiers traînaient sur les lits mais rien de bien méchant. Les deux miss avaient fait une sorte de pacte dès le début de l’année stipulant que les lieux se devaient d’être constamment en bon état, propres et bien rangés. Jusqu’à présent elles se débrouillaient bien. Tant mieux, au moins elles pouvaient inviter des garçons…


« Bouge pas, je vais te chercher quelque chose pour que tu n’attrapes pas froid. »lança-t-elle à peine la porte franchie. Elle disparut dans la salle de bain et repassa sa tête seulement un quart de seconde après. « Je veux dire, entre, mets toi à ton aise, je reviens tout de suite. » Elle retourna dans la pièce et chercha un petit quelque chose qui ferait l’affaire. Un peignoir. Voilà qui serait impeccable. Elle farfouilla dans les tiroirs, la minuscule penderie où étaient rangées les serviettes et dégota bientôt le seul linge de bains qui se trouvait dans la chambre. Avec ça ce serait certain, il ne la considérerait pas mieux qu’un simple pote, pire, il la prendrait pour une fille sadique et sans cervelle.

« Je t’assure que ce n’est pas une blague… » commença-t-elle en revenant dans la chambre. Elle esquissa un sourire désolé en montrant le peignoir rose – dont même Barbie aurait été fan – devant elle. « Mais c’est tout ce que j’ai trouvé… »
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Matthew Galloway



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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Mar 8 Jan - 14:05

Matthew croisa les bras et réprima quelques frissons et essaya de porter toute on attention sur cela plutôt que sur ses joues qui venaient de rougir. Il était loin d’attendre un tel compliment de la part de Norah, encore moins aussi brutalement. Il dut s’y reprendre à trois fois avant de réussir à aligner correctement ces mots :

« C’est vraiment gentil, je ne sais pas vraiment quoi dire, tu vas finir par me mettre mal à l’aise avec tout ça. » Un doux sourire accompagna ces paroles. Il se devait d’être honnête ave elle, ces compliments étaient loin de le laisser insensible. Il savait que certaines filles l’appréciaient vraiment ici mais il était tellement humble ainsi que surprit, qu’il n’envisage rien du tout avec ces filles. Avec Norah c’était différent, il ne savait pas encore l’expliquer, mais le savait et c’était la seule chose importante à ses yeux.

« Selon moi ton quotient intellectuel se situe au dessus de la moyenne…mais ce n’est que mon humble avis. »

Il ne savait pas ce qu’il lui prenait. Sans parler de son comportement, certaines choses en lui le chamboulaient sans savoir ou vouloir en connaître les raisons. Comment passait du tout ou rien, il avait la preuve que cela existait et déjà il se haïssez de ce tapotement d’épaule qui resterait mémorable car complètement stupide, inadapté. Peut être le malaise qu’il avait sentit à ce moment là l’avait fait complètement déraillé. Il étai en train de se mordiller la lèvre, passant sa main dans sa nuque et essayant de récupérer au maximum. Mais son geste allait le perturber, le perturber comme le visage de Norah lors de ces nuits passer loin d’elle après le bal, c'est-à-dire exactement…2 jours.

En parfait gentleman mais surtout en homme sincère, il secoua légèrement la tête devant les propos qu’elle tenait :


« Pitié ? La fois où j’aurais pitié d’une femme telle que toi plutôt que de vraiment avoir envie de sa compagnie lors d’un bal, tu me tireras une balle dans la tête s’il te plait. » En réalité c’était un peu trop honnête, il avouait clairement qu’il était à la recherche de sa présence et inexplicablement à chaque fois qu’il disais ça, les femmes courait devant ces révélations, enfin c’est ce qu’il pensait. Chacune de ses apprihoris n’était que des suppositions car il ne savait vraiment pas comment les femmes réagissaient en général, ou en tout cas elles réagissaient sans qu’il ait eu le besoin auparavant de leur expliquer ses ambitions.
« Voudriez vous me faire une faveur mademoiselle ? » Lançât il en prenant dans sa grande main celle toute fine et délicate de Norah : « Ne plis jamais douter de l’impact de votre présence sur moi, et me laissez vous le démontrer. » Il déposa un tendre baiser avant de relâcher soigneusement sa main, en prenant bien soin de l’effleurer, non par désir de lui donner envie de se jeter dans ses bras mais par délicatesse, comme si la femme qu’il avait devant elle, malgré son naturelle et caractère, était une véritable poupée en porcelaine. Bien trop précieuse pour l’abîmer.


1512, voici un numéro qu’il allait retenir et qui hanterait probablement ses nuits. Il sursauta légèrement lorsqu’elle passa sa tête par-dessus l’entrebâillement de la porte de la salle de bain, lui faisant lâcher ses rêveries. Il regarda la chambre, tout était parfaitement nickel, rien à voir avec la chambre qu’il partageait avec Damian. Il essaya de rapidement l’effacer de son esprit en se rappelant qu’il était avec Lauralee en train de faire…Il ne voulait plus y penser.

Les femmes aussi étaient contradictoires, elle lui demanda d’entrer et de s e mettre à son aise alors qu’une seconde lus tôt, elle lui demandait de ne point bouger. Il rentra donc timidement dans la chambre, regardant un peu par ici et par la, s’imprégnant de chaque objet auxquelles il pourrait trouver une signification particulière.


En la voyant revenir, il sourit tout d’abord puis finalement se retint de rire face à la « chose » qu’elle lui donnait si gentiment. Face à son sourire désolé, il aurait bien put enfiler un ensemble bob l’éponge si elle le désirait.

« C’est gentil » Commençât il pour la remerciait, se rapprochant d’elle, mais n’arrivant même plus a décroiser ses bras tellement il avait froid. « Je dois avouer que le coup sur l’épaule mérite bien toutes les punitions que tu voudras m’administrer. » Et oui, elle n’était apparemment pas la seule a ne pas avoir oublier cet écart. Il n’osa la regarder avant de n’oser lui prendre le peignoir des mains :

« Merci pour tout Norah, je ne sais pas quoi faire pour te remercier pour tout ça. » lui avoua il alors qu’il se regardait dans la glace dans sa chambre, vêtu d’un peignoir rose ultra doux et confortable. Il avait réussit a avoir de l’aide de Norah afin de mettre le peignoir face à l’état de congélation dans lequel il se trouvait. Il caressa le peignoir sensuellement (C’est ça faiiit l’amour au peiiiiiignoir *sors MDRRR) déclarant tout naturellement :

« Mais c’est super doux dis donc, d’accord la couleur ce n’est pas forcément adapté à la personne qui le porte mais je ne pense pas que tu aurais put prévoir de me le prêter. Il ne me manque plus que les pantoufles, la chemise de nuit et je suis prêt à aller faire un somme. Je te promets que mon colocataire paiera pour t’avoir obligé à me recueillir. »

Il se tue une seconde avant de se retourner devant Norah interrogateur : « Est-ce que tu aurais un poste de musique ici par hasard. J’aimerais continuer cette danse qu’on n’a pas put terminer si tu ne me trouves pas trop culotté. »

*ou déculotté aujourd’hui i je peux me permettre*

« Je comprendrais que tu n’en ait pas envie… »
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Norah Craig
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Sam 12 Jan - 16:12

Norah ne faisait pas toujours preuve d’une mémoire sensationnelle – elle était surtout très sélective – mais elle ne se rappelait pas avoir invité un seul garçon dans sa chambre depuis sa rentrée à l’ISP. Elle en connaissait pourtant quelques uns très gentils et respectables, dont l’amitié ne souffrait aucune ambigüité, qu’elle aurait pu amener pour travailler des devoirs un peu trop complexes même pour son esprit affuté. Mais non, elle avait fait le choix d’être la plus sérieuse possible et n’avait jamais toléré une augmentation du taux de testostérone dans cette pièce – tout du moins de son côté, elle ne pouvait obliger sa colocataire de faire de même – était là une simple preuve de son point de vue. Elle en voulait encore à la gente masculine de l’avoir fait souffrir toute sa vie, cependant elle se cachait bien ce sentiment.

Alors pourquoi avait-elle accepté de convier Matthew dans son « antre » ? La réponse se forma très naturellement dans son esprit : parce qu’il était différent. Tout simplement. Elle ne voyait en lui rien qui puisse la rendre malheureuse. Certes, elle n’avait fait sa connaissance que peu de temps auparavant et elle ne détenait que peu d’informations sur son compte, toutefois elle lisait dans ses regards et dans ses gestes qu’il n’était pas homme à vouloir du mal, à qui que ce soit. En outre il possédait cette capacité spéciale à toujours trouver les mots qu’elle voulait entendre – les gestes ne suivaient pas constamment mais elle lui pardonnait – comme s’il savait lire en elle. Elle n’était plus adepte de ce genre de niaiseries depuis qu’Ethan lui avait déchiré son cœur mais elle se mettait de plus en plus à penser que Matt était celui qui pourrait réparer cette douleur qui fendait son « usine à sentiments » - pour reprendre l’expression bien usée par son ancienne nourrice.


« Franchement, ça n’est pas de la gentillesse. » répondit-elle avec une moue tout en détaillant d’un regard suspicieux le peignoir qu’elle tenait encore. « Et ça n’est pas non plus un coup bas, je t’assure. » Son ton était plus léger et détendu. Un très bon point. Remarquant que le Cinquième Année se gelait littéralement sur place, elle s’avança vers lui et l’aida à enfiler le vêtement avec un soin extrême – il ne fallait pas risquer de faire tomber la serviette sous peine de moment de gêne intense – et une douceur caractéristique.

Lorsqu’il fut correctement paré, Norah se recula d’un pas et plaça une main sous son menton, telle une styliste expérimentée.
« Franchement, je ne vois pas quel est le problème de la couleur, le rose te va à ravir. » Elle marqua le « a » du dernier mot et roula ses « r » dans une ridicule imitation de l’accent Italien avant de lever les yeux au ciel, se rendant compte de la stupidité de ses propos. « Désolée pour les pantoufles et la chemise de nuit mais je ne pense pas avoir quelque chose à ta taille. »

Elle eut envie d’ajouter qu’il n’était surtout pas la peine de s’en prendre à son colocataire étant donné qu’il leur offrait une opportunité des plus agréables. Bien que la soirée ne soit pas encore terminée, il ne fallait pas se mouiller énormément pour annoncer qu’elle serait décisive pour le duo Craig/Galloway. Ils apprenaient déjà de nouvelles facettes de leurs personnalités respectives, plaisantaient comme des amis… Tout n’était déjà que bénéfice. La question qui se posait était de savoir si les deux étaient prêts à aller plus loin ou non.

Elle ne put empêcher un froncement de sourcils lorsque Matt lui demanda si elle possédait une chaîne pour mettre de la musique. Etait-elle tellement ennuyeuse qu’une chanson quelconque avait plus d’intérêt ? La courte explication qui suivit la rassura grandement. La rassura et la toucha. Le Hollandais venait de lui offrir sur un plateau d’argent la preuve qu’il tenait à elle et qu’il regrettait profondément les circonstances qui l’avaient obligé à s’éloigner d’elle lors du bal. Un large sourire éclaira son visage alors qu’elle hochait la tête – un peu trop – vigoureusement.
« Bien sûr que j’en ai envie… » Elle se dirigea vers son bureau, y attrapa son lecteur mp4 et l’installa sur un socle relié à des haut-parleurs. Le système pouvait sembler un peu archaïque mais il avait pour lui de permettre les deux colocataires d’écouter à leur guise leurs chansons favorites. Elle trifouilla les boutons jusqu’à ce que les premières notes d’Everything I Do de Bryan Adams résonnent dans la chambre. Il s’agissait précisément de la chanson qui passait lors de leur slow avorté pendant la soirée. Hasard qu’elle l’ait dans son baladeur ? Pas vraiment non…

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Matthew Galloway



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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Lun 14 Jan - 22:49

Rien ne pouvait échapper à Matthew.

Depuis tout petit déjà, il était un de ces enfants curieux et paisible qui préférait laisser le temps passer en observant les autres plutôt que de courir comme les grandes personnes bien constitués devaient le faire pour rentrer dans les normes.

Voilà qu’il courait sur ce petit chemin de béton blanchit par cette poudre blanche tombée du des ailes des anges comme il aimait l’imaginer. Il avait alors tout juste 7 ans et tout n’était qu’un terrain de jeux lorsqu’il pouvait s’asseoir et observer les autres. Vêtus d’un gros manteau, d’une écharpe, d’un petit bonnet qui laissait déjà paraître ses cheveux assez longs, des moufles, voila qu’il se déposa avec difficulté sur le banc public, se penchant sur ses petites jambes pour ne pas poser ses gants tous propres sur le banc sale du banc, aucune raison pour que maman râle cette fois ci lorsqu’elle le verrait à nouveau. De la fumée se dégageait de son nez ainsi que de sa bouche mais Matthew avait toujours ce visage d’ange et un sourire doux accrochés au visage tandis qu’il observait déjà une mamie avec une petite fille.

Il aimait tout détailler, les relations que semblait entretenir les gens, leur attitude, ce qu’ils pensaient, si la beauté qui émanait d’eux, il l’aurait un jour. Il capter tous les moindres détails afin de percevoir la qualité que personne, habituellement, ne verrait.

Les années avaient passées, le petit Matt avait grandit mais jamais cette capacité qu’il avait auparavant ne c’était évanouit. Ces moment sou on le pensait être dans les nuages, il observait, peut importe quoi, il dorait ça. Il sentait tout venir.

Rien ne pouvait échapper à Matt.
Et si… ?

Et si la chose la plus pure était invisible à ses yeux. N’avait il pas encore vu l’amour qui se dégageait de lui lorsque Norah ne portait ne serait-ce qu’un regard sur lui. Comment aurait il réagit, pas comme un homme entreprenant mais un jeune garçon amoureux pour la toute première fois, timide et peureux de ces gestes. Perdre un être aimé, il connaissait et ne voulait plus le revivre. Mais comment posséder une telle fleur. Une fleur unique sur l’univers.

Matt secoua la tête alors que Norah la fit sortir de ses pensées en parlant à nouveau de ce fameux peignoir qui, il en était sur, finirait glissé dans une prochaine conversation.


« Qu’est-ce à part de la gentillesse alors? »

S’interrogeât il curieux d’en savoir plus sur ses pensées. Il rigola, se détendant légèrement par la même occasion lorsqu’elle lui certifia que ce geste n’était pas un coup bas. Il savait qu’elle n’avait pas apprécié son geste et il se jura intérieurement que malgré sa timidité ou son anxiété, il ne la traiterait pus comme une pote mais définitivement comme sa cavalière. Celle qui en un regard, parvenait à lui faire autant tourner la tête qu’en dansant une valse avec lui. Il tenta de ne point la regarder lorsqu’elle lui enfila le peignoir mais ne put résister une seconde de plus. Ses yeux étaient tellement attirants qu’il avait l’impression que c’était la première fois qu’il pouvait se sentir vivre à travers un regard. Il dirigea ses yeux vers un autre point de la pièce lorsqu’elle le regarda, gêné d’être prit en flagrant délit d’émerveillement. Il prit bien soin de refermer rapidement le peignoir, se sentant encore un peu trop dévêtue devant sa cavalière tant convoitée par son cœur.

Matthew semblait trouver en Norah un double lorsqu’elle prit un accent et s’emporta sur la tenue du gentleman. A son tour, il se mit dans son personnage, prenant la pose, prenant une vois aigue et faisant des mimiques particulièrement gracieuses avec ces mains.


« J’adoooore le rose. Mais tu ne trouves pas que ça me fait de trois grosses fesses ? (Feeeeeesses* paf*)Bon d’accord, j’achète le peignoir ! » Il éclata de rire de bon cœur en se tordant légèrement en appuyant une main sur son ventre puis se calma doucement avant de se rapprocher, attendrit, de Norah.

« Je me sent un peu nu c’est vrai mais c’est déjà parfait, merci encore une fois, je ne sais pas dans quel état j’aurais finit si ma princesse n’était pas venu me chercher. »

Et pour la toute première fois, il ne répliqua pas, ne corrigea rien dans ses propos, à quoi bon après tout, il ne s’était même pas rendu compte de la force, à ses yeux, de ce surnom. C’était bien cela, elle était sa princesse et ne voulait pas corriger cet état. Soudain, il pensa à quelque chose de plus gênant pour la demoiselle. Il fit une petite grimace, visiblement bien gêné de la situation dans laquelle il la mettait. Elle avait un trop bon cœur mais ne voulait pas abuser d’elle.

« J’espères juste qu’ils vont vite libérer la chambre pour ne pas que je m’endorme ici non plus. Enfin pas que ça me gênerait mais je ne peux pas abuser de toi, ce n’est pas du tout agréable de m’avoir comme colocataire de chambre. Encore plus vu que tu es une fille je suppose.»

Il ne disait pas que les filles étaient des râleuses non, mais plus que pour les filles c’était encore plus désagréable de dormir avec un homme plutôt qu’avec d’autres filles, avec qui elle se sentirait certainement plus en sécurité.

La chose qu’il pensait le plus retenir de cette journée, pour le moment en tout cas, était ce qui suivit. Cette danse. Cette danse qu’il exécuta avec Norah, sur le même fond sonore qe la dernière foi au bal. Personne ne pouvait les regarder mais ils revivaient à eux seuls cette fête ou de toute façon ils semblaient se sentir seuls au monde dans les bras l’un de l’autre. Enfin non, Matt lui l’était, il ne savait rien de la situation de Norah. Elle semblait heureuse et un sourire illumina le visage du jeune homme qui partit se coller à la demoiselle en lui prenant tendrement sa petite main dans la sienne. Leur deux corps parfaitement collés l’un à l’autre semblaient tournoyé délicatement dans un accord parfait.

Sans savoir ce qu’il lui prit, Matthew chantonna dans un murmure les paroles de la chanson vers le milieu de celle-ci, à l’oreille de Norah. Un message, une simple envie. Il fermait juste les yeux et profiter de sa présence, de cette seconde chance de la retrouver dans ses bras. La main posée dans le dos de la jeune femme y resta puis Matthew redéposa sa tête en face de celle de sa princesse avant de montrer le bonheur qu’il habitait : son sourire tendre, non charmeur. Se croyant même dans un rêve, ses lèvres vinrent se rapprocher dangereusement de celles de Norah. Il s’arrêta plusieurs fois en chemin puis finit par céder en les déposant délicatement sur celle de sa chère et tendre. Attendant qu’elle le repousse ou accepte cette simple preuve d’amour, il continuait à l’entraînait sur la piste de danse. Ce dépôt de lèvres se transforma en un tendre baiser passionné mais surtout très délicat.

Il ne l’avait pas même vu venir. Le petit Matthew devenu grand semblait avoir oublié de s’analyser lui-même, s’il l’avait fait, il se serait rendu compte des raisons de son geste.
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Norah Craig
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Ven 18 Jan - 3:28

Norah avait toujours été quelqu’un de gentil. Du moins, même si elle ne se considérait pas comme telle, tous ses proches s’étaient donné le mot pour lui faire comprendre. Le fait qu’elle soit entièrement dévouée à ceux qu’elle aime et qu’elle s’engage souvent dans des combats « pour la bonne cause » ne pouvait qu’aller en leur sens. Jusqu’à présent elle avait accepté cette dénomination, cet adjectif pour toujours accolé à son prénom. Pourtant Matthew venait de mettre le doigt sur un point sensible. Elle venait, d’une façon des plus banales, d’engager la conversation sur un terrain qu’elle croyait connaître et il avait érigé un mur contre lequel elle se heurta sans s’y attendre. N’était-ce pas de la gentillesse que de lui proposer un peu de chaleur dans cette nuit glaciale ? Que cherchait-elle à prouver en ne se rendant pas à l’évidence. Elle était gentille, tout simplement, et rien ne pourrait la changer.

« C’est juste… normal. » souffla-t-elle, ne trouvant alors rien de mieux à lui offrir en guise de réponse. Parfaitement, « normal » pour une personne naturellement « gentille ». « N’importe qui aurait fait ça pour un ami, non ? » Cette phrase fut aussi difficile à prononcer qu’à entendre. La banalité de son ton laissait comprendre qu’elle pensait réellement ses mots alors que la réalité était tout autre. La petite voix dans sa tête qui lui hurlait de prendre ses distances avait été la plus forte cette fois.

La jeune Américaine ne put contenir un petit rire face à la parade du Cinquième Année. Jamais elle n’aurait imaginé rencontrer un garçon qui gardait son sens de l’humour même dans une situation extrême. Après tout, il venait de se faire mettre à la porte, avait rencontré une étudiante quelconque de quatre ans sa cadette et se retrouvait désormais affublé comme un clown travesti. Certes, un clown travesti qui resterait très sexy…
« Normalement ce n’est pas à la princesse d’aider le prince. » songea-t-elle tout haut, en le regrettant dans la seconde qui suivit. Elle n’avait pas envie qu’il pense que venir à sa rescousse n’était pas ce qu’elle voulait. En s’arrêtant dans le couloir de l’Aile Nord, elle avait su à quoi s’engager et se tenir. Elle n’en éprouvait pas le moindre remord. Bien au contraire.

*Tout dépend de l’état dans lequel est ton ami, si cela fait longtemps qu’il désire conclure, on est pas couchés…* pensa-t-elle avec une ironie malsaine qui ne lui ressemblait que très peu. Elle ne voyait pas où était le problème quant au fait qu’il passe la nuit ici à partir du moment où leurs intentions étaient claires, mais elle comprenait le malaise qu’il ressentait. Il y a encore peu il était tranquillement sous sa douche et voilà qu’il était propulsé dans un univers qui lui était totalement inconnu. A sa place elle se sentirait perdue, elle aussi.

Don't tell me it's not worth tryin' for
You can't tell me it's not worth dyin' for
You know it's true
Everything I do
I do it for you


Le piano et la musique douce avaient toujours affecté Norah de façon positive. Que ce soit pour la calmer lors de ses – rares – crises de nerfs ou bien simplement pour la détendre après une longue journée, elle pouvait compter sur le réconfort que ces sons lui procuraient. Cette chanson était merveilleuse et se comptait parmi ses préférées. Toutefois jamais elle ne l’avait entendu comme elle le faisait actuellement. Comme si elle lui découvrait une saveur toute nouvelle. Matthew attrapa sa main et ce fut comme une décharge électrique. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’il passait ses bras autour de sa taille. Irréel. Tout cela ne se passait pas réellement. Elle ne s’était jamais arrêtée après avoir remis le cahier à Seth, elle n’avait pas entendu le claquement de la porte, la discussion qui précédait n’avait jamais eu lieu. Elle devait être profondément dans les bras de Morphée et laissait son esprit divaguer à sa guise.

Look into your heart
You will find
There's nothin' there to hide
Take me as I am, take my life
I would give it all
I would sacrifice


Ses paroles la firent revenir dans le monde concret, bien au chaud dans les bras de Matt qui venait de se faire écho à Bryan Adams et avait repris ces mêmes mots. Ils furent comme une caresse dans son esprit et dans son cœur. Décollés de la mélodie, ils prenaient enfin tout leur sens. Peut-être n’était-ce pas là l’objectif de Galloway, elle préférait se dire cela plutôt que de se faire des films. Pourtant elle fut forcée de revoir son jugement lorsqu’elle releva son visage vers le sien. Elle cligna des yeux et les rouvrit en sentant les lèvres de Matthew sur les siennes. Son premier réflexe fut de se fermer mais bien vite la petite voix dans sa tête fut contrainte au silence et Norah put pleinement rendre ce tendre baiser. Prise par une émotion trop forte pour être maîtrisée, elle fit glisser ses mains contre la nuque du jeune homme, l’étreignant de plus belle et réduisant à néant la distance qui séparait leurs deux corps.

« Non… » souffla-t-elle en brisant le contact si doux et agréable de leurs lèvres. Elle tourna légèrement la tête pour ne plus être tentée par la vision de cette bouche si fine et engageante. Ce « non » qu’elle avait lâché comme une bombe possédait un grand nombre de signification, elle était cependant incapable d’en choisir une valable. Elle était dans les bras d’un homme qui, indéniablement, ne lui était pas indifférent et à qui elle plaisait, sans pouvoir rendre compte du sentiment qui lui étreignait le cœur. Elle ne pouvait pas ressentir quelque chose. C’était trop tôt, son âme souffrait encore démesurément à cause d’un garçon, elle n’était pas prête.

Alors pourquoi gardait-elle ses mains autour de son cou et ne reculait-elle pas pour instaurer une distance de sécurité raisonnable ?
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Mar 29 Jan - 19:14

Matthew était du genre romantique et charmeur mais la chose la plus incroyable chez lui, c’est qu’il était terre à terre. Voilà certainement pourquoi il n’avait plus désiré de relation sérieuse après que la fille, qui avait touchée en premier son cœur, était partie loin de lui. Il savait pertinemment qu’aucune fille de son âge ne désirerait vraiment quelque chose de sérieux. Du moins c’est ce qu’il pensait jusqu’à maintenant. Après avoir rejeté toutes les filles qui le pourchassées sans cesse dans tous les lieux les plus insolites de l’ISP, il venait de laisser une chance à Norah. Ou plutôt, il la lui donnait sans vraiment savoir si elle le désirait.

Elle lui rappela qu’ils n’étaient qu’amis, brisant son petit rêve douillet dans lequel il s’était plongé. Voilà pourquoi il préférait être terre à terre, car le réveil était bien trop douloureux selon lui. Il lui adressa donc un petit sourire crispé, gêné des pensées qu’il avait put avoir à son égard, à leur égard.

Vivre l’instant présent, il n’y avait que cela qui compter, vivre jusqu'à ce que votre vie vous soit retirer, qu’il vous soit impossible de respirer, vivre a 3000 à l’heure sans tout prédire. Que rajouter face à la remarque qu’elle venait de lui offrir comme cadeau empoisonné ? Tout homme saint d’esprit, ne voulant pas que l’on connaisse ses sentiments n’aurait rien réprimé, sauf que Matthew n’était pas ce genre d’homme. Il fut ainsi obligé de rajouter dans un soupir, la tête baissée :


« Amis… » Face à son attitude, il essaya de rattraper le coup en partant sur la contestation de ces paroles : « Tu es une amie très GENTILLE !» Il lui adressa son plus beau sourire, essayant de faire bonne figure face au déroutement qui l’avait envahit lorsqu’elle avait rappeler leur statut.

Le son qui sortait de la bouche de Norah, à savoir des rires, rendirent Matthew heureux, sans savoir pourquoi, il devenait assagit à chaque fois qu’elle se sentait bien avec lui. Il souriait toujours et se jura qu’il continuerait de faire le pitre devant elle si c’était pour la voir aussi heureuse qu’elle semblait l’être. Son regard l’envoûtait au point qu’il ne savait même plus comment i lavait put atterrir ici.


« Milles excuses ma Princesse de mettre montrer à vous si faible et d’avoir requis votre aide. Je peux revêtir mon costume de prince charmant si vous le désirez ? »

Matthew fit semblait de vouloir retirer le peignoir mais ne put s’empêcher de rigoler face à la tête que lui faisait Norah. Il lui attrapa ensuite délicatement la main afin d’y poser un délicat baiser, tout en prenant soin de la regarder droit dans les yeux, sa timidité semblant s’envoler lorsqu’il faisait la cour à la demoiselle sous l’apparence d’un prince charmant :

« Ma princesse a-t-elle besoin d’être secourut ? Je peux l’emmener là ou elle le désire, et me ferait un honneur de la protéger. »

Puis secondes après secondes, minutes après secondes, Matthew appréciait la danse q’elle venait de lui accorder. Comme à chaque fois que ce privilège lui était accordé, il semblait que quelque chose vienne tout gâcher. Cette ois-ci, il venait de reprendre son rêve là où il l’avait laissé. Pesait qu’il pouvait y avoir quelque chose entre lui et Norah était purement imaginaire, mais il voulait y croire. Y croire tellement fort qu’il déposa ses lèvres contre les siennes, alors que leur deux corps étaient collés l’un à l’autre, bougeant au rythme du slow qui retentissait dans toute la chambre de la demoiselle.

Son rêve devenait réel lorsqu’il sentit Norah lui rendre ce baiser. Cette fois-ci, c’était sur, il ne pouvait plus le nier, c’était elle. Elle qui faisait battre son cœur. Il se sentait tellement aimé dans ses bras qu’il se sentait stupide de ressentir ce qu’une fille pourrait ressentir si une rock star leur rendait un sourire. Il se sentait gaga et enfantin mais ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne pouvait être mieux autre part que dans ses bras. Un frisson parcourant tout son corps lui vont lorsque Norah glissa sa main dans sa nuque et l’attira encore plus à elle.

Ce rêve aurait put bien se terminer si elle n’avait pas mit faim à leur baiser. Il la regardait gêné, alors qu’elle détournait les yeux des siens. Elle venait de lui dire non. Clairement, elle refusait tout contact avec lui. Mais alors pourquoi venait elle de passer sa main dans sa nuque ? Pourquoi lui faire ça ? Si certains trouvent plus facile de reporter la faute sur les autres, Matthew préférait mettre les gestes attendrissants qu’elle avait eut à son égard, sur son compte. Après tout, s’il ne l’avait pas embrassée, elle ne se serait sûrement pas forcée d’en faire de même.

Il était impossible de se sentir plus stupide que Matthew pouvait l’être en ce moment. Sa bouche s’ouvrait, tremblait, sans savoir quoi dire exactement pour expliquer son comportement. Quel prince pouvait être aussi stupide pour imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’une princesse comme elle pouvait lui porter de l’attention. Il était le pitre de service attendrissant mais cela s’arrêtait là apparemment. Il aurait put la réembrasser mais il avait bien trop de respect à son égard et les mains qu’elle laisser traînait sur son corps était un poisson bien trop douloureux pour qu’il le supporte.


« Je…désolé, sais pas ce…pardonne moi, je.. »

Matthew bégayer, ayant même du mal à respirer. Il était paniquée et se sentait vraiment lamentable. Il se contenta de recula d’un pas afin qu’elle lâche son emprise sur lui. Il baissait toujours les yeux, le visage couvert de honte. Il ne pourrait décidemment plus se regarder en face. Le mieux à faire pour lui était de fuir, fuir face aux sentiments qu’il avait pour elle, ces sentiments dont elle n’avait apparemment pas besoin pour vivre. Fui et tenter de ne lus la recroiser dans les couloirs sans souffrir et être rouge de honte. Il faillit lui dire alors tous les sentiments qu’il avait pour elle en trois mots…

« Je t’… » Mais il n’y parvint pas. Tremblant de tout son corps, il se dépêcha d’arriver devant sa porte de chambre, lui jetant un dernier coup d’œil, qu’elle ne lui porta pas cependant. Rebaissant la tête, il se contenta de dire :

« Je n’aurais pas dut, je sais maintenant que tu ne veux rien, je suis stupide je…dois y aller. »

A force de trop parler, il se livrer un peu trop et détester cela, ce n’était pas le moment pour ouvrir son cœur, plus maintenant face à son « non » qui semblait à ses yeux catégorique et irrévocable. Il tourna la poigné de la porte dans un soupir avant de la refermer et de rester planté devant. Que pouvait il faire maintenant ? Rester dans le couloir de sa chambre était suicidaire vu qu’on retrouverait son ami avec une fille. S’il restait la, c’était plus sage, après tout pourquoi Norah rouvrirait la porte ?

Il s’adossât contre la porte puis se laissa tomber à terre. Une blonde pulpeuse vint l’aborder, c’était apparemment la voisine de Norah. Face à son accoutrement, elle en restait encore plus attiré par le jeune homme vu qu’elle lui proposa de venir dans sa chambre afin d’essayer d’autres petites choses. Il refusa naturellement, haussant les épaules, alors qu’elle repartait en croisant les bras vers sa chambre, lui jurant qu’un jour ou l’autre, il craquerait bien pour elle. Si seulement elle savait. Si seulement tous savaient ce qu’il ressentait pour cette brunette, pour sa princesse.
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MessageSujet: Re: Did we imagine half of it ? [PV]   Jeu 7 Fév - 21:45

La soirée s’était enchaînée à une vitesse tellement folle que Norah avait du mal à se rendre compte de ce qui se déroulait sous ses yeux et dont elle était l’une des protagonistes principaux. Quelques heures plus tôt elle était encore en train de bûcher sur un devoir qui avait apparemment encore le temps d’attendre et désormais elle se retrouvait dans les bras du jeune homme pour lequel son cœur battait un peu plus vite. Au diable ses précédentes paroles quant à leur potentielle amitié. Elle voulait plus et lui aussi, elle en était désormais totalement consciente. Par des mots et des regards, il avait ravivé en elle cette flamme qui avait menacé de s’éteindre complètement après la trahison de son précédent petit ami. Pouvait-elle songer à de l’Amour ? Elle se posait de plus en plus la question. Là, enlacée tout contre lui, elle se sentait renaître, à sa place. Elle n’avait pas retrouvé ce genre d’émotions depuis New-York. D’avantage, elle ne se souvenait pas avoir éprouvé autant de bien-être dans les bras d’Ethan. C’était comme si elle découvrait pour la première fois un sentiment sur lequel elle ne parvenait à mettre un nom.

Elle ignorait le changement qui était en train de s’effectuer dans sa tête et dans son cœur. Ses sens semblaient s’affoler à chacun des regards de Matthew, à chaque fois qu’il effleurait sa peau de ses mains si douces. Dès qu’elle essayait de méditer sur quelque chose d’autre – son devoir qui n’était pas terminé, sa prochaine sortie shopping avec Alana et Jaden – son esprit la ramenait invariablement au moment présent, à Matt. Une pensée saugrenue vint cependant la perturber durant une infime seconde. Elle se mit à songer à la chance qu’elle avait de se trouver dans les bras de l’un des plus populaires des Cinquièmes Années, d’autant plus qu’il était, à ses yeux, le plus séduisant de toute sa petite bande. Et c’était sur elle, petite Première Année fraîchement débarquée, qu’il avait jeté son dévolu alors qu’il pouvait obtenir les faveurs de n’importe quelle autre étudiante de l’ISP. Bien qu’elle fût en droit de se sentir flattée, une ombre vint obscurcir cet instant magique.


Whisper soft
Anticipating this eclipse
Pulling you closer
Melting now covered in silk
Letting go into the stillness
Head rush careful don't drop me
Shiver taking me higher


Elle n’était pas prête. Son cœur récupérait tout juste de sa précédente histoire et la cicatrice était encore trop brûlante pour qu’elle autorise à quelqu’un d’y pénétrer. Tiraillée par une foule de sentiments contradictoires, elle ne trouva rien de mieux qu’un banal « non ». Hélas, ces trois lettres eurent un effet bien plus important qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Cette négation qui sortait de sa tête et non de son cœur ôta toute trace de légèreté et de tendresse dans la pièce. La flamme fut soufflée, ramenant l’obscurité dans sa chambre et dans sa poitrine. Elle n’en avait pas envie, elle était simplement forcée par sa raison. Entre ses mains elle sentit Matthew se raidir, comme si elle venait clairement de lui signifier que cette danse et ce baiser n’étaient qu’une effroyable erreur, qu’il ne lui plaisait pas, alors qu’il s’agissait du contraire. Il lui plaisait trop, cette perspective la paniquait à un point au-delà de sa raison.

« Ca n’est pas toi… Je… » Ses murmures se heurtèrent contre le mur que Galloway venait d’ériger autour de lui. Norah desserra son étreinte, une boule lui étreignant la gorge. Les mots lui manquaient alors que le lien qui s’était créé entre les deux se rompait lentement. Pourquoi fallait-il que cette soirée, qui avait si bien commencé, se termine de la sorte ? Si seulement elle avait été capable de tenir sa langue, de se laisser porter sans chercher à trop réfléchir. Mais c’était plus fort qu’elle. Il fallait toujours que, fatalement, elle fiche tout par terre. En réalité, ce n’était pas le bonheur qui ne voulait pas étendre sur elle son voile réconfortant. Non, c’était elle qui se braquait et empêchait quiconque de la rendre heureuse. Elle se complaisait dans son désarroi sans en être consciente.

Lorsque Matthew lui annonça qu’il devait partir, elle eut envie de le retenir avec un « non » mais aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres. Elle hocha la tête, s’imaginant qu’il s’agissait là de la meilleure façon possible de clôturer cette soirée. Après ce qu’elle venait de faire, elle n’était pas en droit de le retenir. Elle l’avait blessé et à moins de l’attraper de toutes ses forces, elle ne pourrait pas le garder auprès d’elle. Elle préféra se dire qu’elle n’en avait pas envie, qu’il ne représentait qu’une passade et que s’attacher était une erreur. Pourquoi donc ne parvenait-elle pas à le regarder en face, à chercher dans ses yeux une lueur qui lui prouverait qu’elle se trompait ? Pourquoi ne posait-elle pas simplement une main sur son bras pour le retenir ?


Stay
Darkness take over now
Stay
No thinking twice
Stay for tonight
The sound of your heart racing faster for me
Is what will save me


La porte se referma sur son dos enveloppé de son peignoir rose. La jeune Craig lâcha un pouffement nerveux, le regard rivé sur l’encadrement de bois par lequel Matthew venait de disparaître. Elle l’avait fait fuir par son incapacité à suivre son instinct. Il était parti alors qu’il était à deux doigts de lui ouvrir son cœur. Elle était stupide et ce trait de caractère lui revenait en pleine face. Au bout d’un moment dont elle était incapable de donner la durée, une musique un peu trop « violente » se fit entendre dans les basses, l’obligeant à redescendre sur terre. Elle le stoppa d’un geste nonchalant avant de se rapprocher de la porte et de poser sa main contre le bois, caressant les rainures que le jeune Galloway avaient touchées lors de son départ précipité.

« Je voulais autre chose… » souffla-t-elle d’une voix étouffée. Un brusque élan la fit s’emparer de la poignée, elle voulut l’ouvrir mais en y réfléchissant, c’était un geste trop désespéré et inutile. Elle s’interrompit donc dans son élan. Il était déjà trop tard, le mal était fait. Lui courir après ne servirait à rien. Au pire elle le rattraperait et là, qu’aurait-elle à lui dire ? Rien. Tout avait déjà été échangé…

Faster for me
Feeling you save me
Stay…


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Did we imagine half of it ? [PV]
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