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 We are lovers... Just for that night [R]

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Delia Trencavel



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MessageSujet: We are lovers... Just for that night [R]   Mar 1 Jan - 18:47

Delia se saisit de la poignée de porte d’un geste que l’assurance qu’elle éprouvait rendait brusque et poussa la porte d’entrée de la chambre qu’elle partageait avec Valentine. Sans un mot, elle s’engouffra dans la suite des étudiantes que la nuit avait rendue ténébreuse.
Elle n’avait pas réussi à se résoudre à lâcher la main d’Aaron. Elle lui avait fait traversé l’aile Sud et pénétrer la chambre d’un pas que la fébrilité rendait précipité en s’accrochant à sa menotte, caressant du pouce chaque région du dos de la main qu’elle avait fait prisonnière dans la sienne. Autonomes, leurs doigts n’avaient cessé de se croiser et de se décroiser de toutes les manières possibles, et ce jusqu’à la jeune femme se défasse finalement de la caresse des doigts d’Aaron pour tâter l’obscurité à la recherche d’une faible source de lumière qui, une fois trouvée, suffit simplement à révéler leur visage à l’autre. Dans un geste d’une infime douceur, elle referma la porte et la verrouilla –dans le pire des contextes, Valentine comprendrait le message- pour ensuite faire face au jeune homme qu’elle avait entraîner dans son lieu le plus intime entre les murs de l’ISP.
La faible lumière éclairait grossièrement leurs traits, conservant dans l’obscurité la fébrilité de leur corps et exposant sous leur plus beau jour l’éclat qui faisait scintiller leur regard. Telle la flamme d’une chandelle allumée entre amoureux, la lueur de la lampe d’ambiance soulignait la carrure virile du visage d’Aaron, la prestance de ses épaules carrées et l’infime douceur de ses yeux trop profonds.

Delia franchit les quelques pas qui les séparaient et colla son corps au sien, son regard s’attardant à chaque détail de son visage qu’elle n’avait jamais prit la peine de remarquer. Du bout des doigts, elle empoigna de nouveau sa main qu’elle porta au niveau de leur visage. Ses yeux que la noirceur faisait miroiter ne le quittèrent pas des yeux alors qu’elle croisait une nouvelle fois ses doigts au sien –cette fois dans un geste d’une lente douceur-, répandant sur le plat de sa main quelques baisers légers et furtifs. Elle avait l’impression d’avoir le temps, d’avoir toute une nuit sans limites pour découvrir et redécouvrir chaque angle de son visage, chaque texture de sa peau qu’elle effleurerait encore et encore.

Son autre main parcourut avec agilité les détails de son torse, remonta jusqu’à son épaule et s’enfouie sous son veston qu’elle fit tomber avec souplesse sur le sol de sa chambre. Ceci fait, elle se permit finalement se replier sa main sur le base de la nuque d’Aaron et ses lèvres franchirent d’elles-mêmes les quelques millimètres qui les séparaient de celle du garçon. Elle retrouva avec plaisir et soulagement leur saveur unique et se délecta de la douceur insoupçonnée qu’elles possédaient. Leurs mains entrelacées se séparèrent et celle de Delia s’attarda sur le bras de son futur amant, remontant lentement sur le tissu de sa chemise pour finalement s’accrocher à son épaule.
Elle les fit reculer de quelques pas dans la chambre, passant par-dessus le veston abandonné d’Aaron sans n’y accorder plus d’attention qu’à la cravate qui le rejoint bientôt. Ses mains frôlèrent chaque forme, chaque ombre de son visage en partie camouflé par l’obscurité et elle promena ses lèvres fiévreuses sur l’arête de son nez, la ligne de sa mâchoire et l’extrémité de son cou.

D’autres vêtements tombèrent au sol, leur bruit sourd camouflant sans peine le bruissement des doigts de l’un sur la peau de l’autre. L’éclat de la lampe perdit leur trace alors qu’ils s’enfonçaient davantage vers la moitié de chambre dont était propriétaire Delia, s’éloignant à chaque fois un peu plus du titre de purs amis qu’ils avaient jusque là défendu.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Mer 2 Jan - 3:11

Cette soirée avait pris une tournure étrange que ni l’un ni l’autre n’aurait pu soupçonner. Et même si jusqu’ici l’amitié semblait avoir été mise de côté, il était indéniable qu’à présent les limites venaient d’être franchies au moment même où la porte de la chambre s’était refermée sur eux et leur désir accru de l’autre. Par ailleurs, il était assez curieux pour Aaron de pénétrer dans cette pièce car jamais à ce jour il n’avait eu l’occasion de s’y rendre. Delia avait beau être une très bonne amie pour lui, ils ne s’étaient jamais invités à passer un moment dans leurs chambres respectives. C’était un pas en avant qu’ils faisaient dans leur relation… un pas de géant. Sans doute lourd de conséquence mais l’ivresse de la jeunesse ne leur permettait pas de réfléchir à la suite des événements. Allaient-ils gâcher des heures entières d’entendement entre eux et mettre en péril leur amitié ? Seul l’avenir le dira, car cette notion semblait leur avoir échappé depuis belles lurettes.

Une fois à l’intérieur, Aaron s’immobilisa au milieu de la pièce, faisant un rapide tour du propriétaire d’un coup d’œil curieux sans vraiment y accorder grande importance. Il ne réalisa pas véritablement le fait qu’il était bel et bien dans la chambre de Delia jusqu’au moment où celle-ci attira de nouveau son attention en se saisissant de sa main. C’est alors qu’un jeu d’entremêlement de doigts et d’échanges de caresses débuta entre les deux jeunes gens. Leurs lèvres, autrefois étrangères les unes aux autres, se liaient et se séparaient avec passion tandis que leurs pas les conduisaient progressivement du côté réservé à sa douce amante et que quelques vêtements venaient s’ajouter au sol. Bientôt, la barrière imposée par leur relation fût balayée tel un ouragan dévastateur. Désormais tout deux en sous-vêtements, les gestes qu’ils s’adressaient mutuellement ne trahissaient personne sur leurs intentions de cette nuit éclairée par une Lune pleine et surplombante. D’une manière solennelle, le jeune Anglais se pencha vers l’avant et plaça ses bras derrière les genoux de sa cavalière d’un soir avant de la porter dans ses bras telle une princesse digne de ce nom. S’emparant de ses lèvres avec fougue, Aaron franchit les quelques centimètres qui les séparaient du lit qui ne tarderait pas à recueillir leurs ébats passionnés. La déposant avec une extrême douceur sur le matelas, il parvint à se faire une petite place à ses côtés sans se défaire de ses lèvres dont le goût sucré semblait le hanter et embuer son esprit depuis leur arrivée dans la chambre. Le dénouement de cette soirée - qui aurait du être un conte de fée pour toutes les jeunes femmes de l’établissement – était plutôt simple à deviner. Ils laissèrent parler leurs instincts, leurs envies, leur pulsions et l’attirance qu’ils avaient l’un envers l’autre dans un moment charnel qu’aucun des deux ne parviendrait à oublier. Bon ou mauvais présage ?

Aux alentours de 8h30 du matin, Aaron émergea doucement de son sommeil de plomb. En temps normal, son réveil aurait du se faire dans une chambre masculine qu’il partageait avec son meilleur ami et le point le plus important : seul. Or, en cette matinée prometteuse, se trouvait à ses côtés une jeunes femmes aux boucles blondes si éclatantes qu’elles auraient pu suffire à éclairer et égayer sa journée entière. N’étant pas une personne matinale, le jeune homme aimait rester de longues minutes à se prélasser dans son lit sans jamais devoir ouvrir les yeux et comme tous les jours… Aujourd’hui ne dérogeait pas à la règle. Allongé sur le dos et étalé de tout son long, le bras droit de nôtre cher protagoniste serrait une Delia pour le moins nue contre son corps dénudé, néanmoins vêtu d’un simple caleçon qu’il avait au préavis remis avant de s’endormir, simple pudeur… Tout ceci était nouveau pour lui, il la découvrait d’une toute autre manière et l’aisance qu’il avait acquis jusqu’ici semblait s’être volatilisée. Son bras gauche, quant à lui, était replié derrière sa tête en guise d’appui alors que sa tête était tournée à l’opposé du visage de son amante. Paisiblement endormi, à moitié réveillé, ses doigts qui la maintenaient fermement contre lui s’agitèrent, venant effleurer son épaule dénudé dans des gestes lents et instinctifs.
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Delia Trencavel



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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Jeu 3 Jan - 0:56

Une caresse douce et répétitive sur son épaule à découvert tira Delia des bras moelleux de Morphée sans toutefois lui rendre sa totale lucidité. L’état de sommeil transitif dans lequel le contact des doigts d’Aaron l’avait plongé lui paraissait trop confortable pour être quitté et elle se refusa à tout mouvement qui aurait pu brisé son paisible matin. Tout comme celui qui partageait son lit, Delia n’était pas jeune femme du matin ; elle jouissait à chaque fois de son entrée dans les bras du repos –aussi tard fut cette dite entrée- et profitait jusqu’au bout de chaque minute de répit qu’elle possédait le matin. Le soleil qui pénétrait la chambre quand Valentine tirait les rideaux n’était pour elle source d’aucun dérangement, de même que l’alarme d’un réveil-matin où les appels de sa colocataire. La caresse sur son épaule avait réussit là un tour de force en la tirant, involontairement, des vapes du sommeil.

Elle sentait contre sa jambe le toucher d’un tissu qui n’était pas celui de ses draps. Outre ce morceau de tissu qui avait servit de pyjama à Aaron, rien n’empêchait le corps de Delia de s’imprégner de la chaleur que dégageait le jeune homme à ses côtés. Elle savait son bras sous sa tête et sa jambe, plus longue, contre la sienne. Rien, dans la position de sommeil qu’ils avaient adoptée, n’aurait été à refaire.
Elle était fin prête à faire acte de présence dans le monde des éveillés.
Ses yeux s’ouvrirent une première fois, difficilement, et tombèrent sur une tête qui n’était pas dirigée vers elle. Une masse de cheveux bruns s’imposait à son regard, rappelant à notre Belle aux Bois Dormants le plaisir qu’elle avait eu à y enfouir ses mains et son visage. Un sourire épanoui se fit une place sur ses lèvres roses et elle referma les yeux pour s’assurer de conserver le souvenir de la texture de ses cheveux entre ses doigts.

L’alcool n’étant que très peu en cause dans ses décisions de la nuit dernière, Delia n’avait pas eu à longuement réfléchir avant de mettre un nom sur le corps à ses côtés. Sa conscience –qui lui faussait compagnie si souvent depuis quelques années- s’était une fois de plus absentée. Il n’y avait dans le sourire et les gestes de Delia aucune pudeur, aucun remords d’imprimé au fond de ses yeux trop bleus qui demeuraient clos. Quel mal y avait-il, après tout, à écouter les pulsions qui avaient traversés leur corps la veille ?

Comme si cela relevait de l’habitude, l’étudiante lova davantage sa tête contre Aaron et souffla candidement une mèche couleur or qui lui barrait le chemin. Lentement, elle étira son bras qui vint se poser sur le torse dénudé de son amant et enserra délicatement celui-ci. À l’extérieur de la chambre, il régnait un certain calme. Les plus malicieux avaient quitté la chambre de leur douce à l’arrivée du jour, laissant celles-ci se prélasser dans des draps réchauffés par une présence de plus. L’heure avancée à laquelle Aaron et Delia s’étaient tirés du confort de Morphée compliquait son état de futur fuyard.


« C’en est fini de nous si un surveillant vient me souhaiter bon matin… », prononça-t-elle difficilement sur un ton que la fatigue encore présente rendait lourd. Elle n’appuya toutefois pas ses paroles d’un geste décisif ; étouffant un bâillement, elle passa sur ses yeux une main lasse sans toutefois se défaire de son confortable étau et ouvrit les yeux pour de bon.
Le soleil avait prit possession d’une grande partie de la chambre. Un sourire naquit sur les lèvres de Delia à la pensée du genre de matin idyllique de représentait ce genre de réveil.

Sa conscience fit alors violement irruption et son sourire disparu au moment même où elle croisa pour la première fois le regard noisette d’Aaron.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Jeu 3 Jan - 3:08

Progressivement, il put sentir que Delia s’extirpait d’un sommeil reposant. En tout cas, le sien l’avait été. Même si la nuit – quant à elle – avait été pour le moins agitée, il se sentait en pleine forme ou du moins était-ce le sentiment de bien être enfoui en lui qui le contraignait à penser cela. Toujours les yeux clos, il la sentit légèrement remuer à ses côtés mais bien trop fatigué il ne parvint pas à ouvrir les yeux et à la regarder, il n’en avait pas la force. Cependant, ses doigts continuaient leurs caresses lascives dans des gestes toujours aussi doux. Il était trop tôt, bien trop tôt pour se lever… C’était inhumain de faire une telle chose, après un réveillon comme le leur. Adepte de la grasse matinée, Aaron se serait joyeusement invité quelques heures de plus dans ce lit qu’il pensait être le sien. Mais Delia ne semblait pas l’entendre de cette oreille car bientôt son bras vint entourer son torse et sa tête se rapprocha d’avantage de la sienne, il put d’ailleurs sentir son souffle chaud s’échouer sur sa nuque lorsqu’elle souffla sur une mèche rebelle qui semblait la déranger.

A ses paroles, Aaron étouffa un petit rire amusé, toujours incapable d’ouvrir les yeux. C’était assez étonnant de voir la facilité avec laquelle il semblait s’accaparer le corps dénudé de son amante et l’aisance avec laquelle il comptait s’adresser à elle. Désormais, elle avait la preuve sous ses yeux bleu électrique que le jeune Anglais n’était pas qu’un jeune homme timide et réservé, en regardant d’un peu plus près on découvrait une toute autre personne. Interrompant les gestes répétitifs qu’effectuaient ses doigts depuis déjà quelques minutes, un large sourire étira ses lèvres desquelles s’échappèrent quelques paroles d’une voix brisée et cassée en cette heure matinale.


« Qu’il vienne… Je suis prêt à l’accueillir à bras ouverts. » Sans se dépêtrer de son sourire, il ajouta : « Enfin… » Pour l’heure ses bras étaient occupés, alors le fameux surveillant dont il était question attendrait son tour s’il désirait un câlin de bon matin.

« A moins que tu préfères me cacher sous ton lit. »

Ouvrant enfin les yeux – non sans difficulté – Aaron se retourna vivement avant de bondir sur Delia, sans pour autant s’y prendre comme un sauvage, son but n’était pas de lui faire un plaquage digne d’un rugbyman. Désormais au dessus d’elle, il se permit de lui chatouiller légèrement le ventre avant que son célèbre regard noisette ne croise celui de la jeune Française qui avait perdu toute trace de bonne humeur. Etonné par le manque de gaieté dont faisait preuve son visage, il comprit que quelque chose n’allait pas… Au lieu de s’éloigner d’elle pour la laisser respirer, il s’empara de ses lèvres tandis que les paumes de ses mains le maintenaient surélevé au dessus d’elle pour ne pas l’écraser de tout son poids. Mais afin de ne pas être décontenancé par son regard, il partit se réfugier dans le creux de son cou, se plaçant sur ses avant-bras alors que ses lèvres parsemaient lascivement sa nuque chaude de tendres baisers sensuels.

Cessant tout mouvement, Aaron finit par fermer de nouveau les yeux, gardant son visage dissimulé sous la masse impressionnante de mèches blondes qu’elle possédait et ses lèvres demeurant inertes contre sa peau.


« Delia… » Parvint-il à souffler doucement.

Pourquoi venait-il de prononcer son prénom ? Il l’ignorait. Peut-être simplement pour lui faire comprendre qu’il appréciait ce rapprochement physique qui les liait ou au contraire… qu’il cherchait à lui dire quelque chose qui ne réussissait pas à sortir.
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Delia Trencavel



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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Jeu 3 Jan - 5:58

Elle avait senti ses membres se contracter, son ventre être prit d’assaut par une horde de papillons malsains à l’instant même où Aaron avait baissé les yeux vers les siens. L’humour de ses phrases, le simple son de sa voix et même le mouvement de ses doigts sur son ventre n’avaient réussi à calmer la tempête qui passa dans ses yeux. Son regard s’était planté dans le sien sans qu’elle puisse sans détacher alors que se confondaient en elle l’image d’un Aaron reculé de la fête, la sensation de ses mains sur elle, la musique qui leur avait fait perdre la tête, leur chemin jusqu’à sa chambre et l’inoubliable goût ses lèvres.

Ces dites lèvres reprirent possession des siennes avant qu’elle n’ait l’occasion d’exprimer son malaise. L’aurait-elle fait, de toute façon ? Le seul mouvement de son visage se rapprochant du sien avait suffit à faire taire, pour la minute du moins, les remords qui l’avaient assaillis et elle se laissa aller sans restrictions aucune aux lèvres expertes d’Aaron. Leur corps avaient mélangé leur odeur, en avaient fait un parfum commun, une saveur sucrée et épicée à la fois qui montait à la tête de la jolie blonde. Ses mains se refermèrent derrière la nuque d’Aaron alors qu’elle l’attirait davantage vers elle. Elle permit à sa bouche de migrer vers son cou, étirant celui-ci à la seconde où il lui parvint le souffle brûlant d’Aaron. La chaleur de ses lèvres colora ses joues et un frisson parcourut son dos qui se cambra légèrement sous la caresse de sa bouche.
Delia poussa un soupir torturé alors qu’il abandonnait toute exploration de son cou pour se laisser aller à la cachette de sa crinière blonde. Machinalement –un réflexe qu’elle avait développé au cours de la nuit-, elle enfouie un de ses mains dans les courts cheveux du garçon, collant sa joue contre ceux-ci alors qu’elle laissait son cerveau encore embué d’un sommeil exaltant s’imprégner de leur odeur.

Elle savait le petit ange de son épaule droite de retour. Elle entendait ce dernier vociférer quelques avertissements sur le danger de leur corps l’un contre l’autre, admettait son avis juste mais ne pouvait se résigner à lui prêter attention. Ignorer les cris de sa conscience demeurait la meilleure solution à ses problèmes ; elle était passée maître dans ce domaine. Les appels de son corps captivé par celui d’Aaron retenaient toute son attention.

Le simple son de son nom entre ses lèvres l’obligea à prendre une lente inspiration. Ses dents ne lâchaient pas leur emprise sur sa lèvre inférieure et elle se força au silence pendant de longues secondes. Puisqu’il lui semblait impossible de faire un pas dans la vraie bonne direction, elle osa pendant une seconde espérer qu’il s’en charge. Une courte seconde après laquelle elle changea d’idée. La bonne direction n’était pas la plus plaisante des deux.

Ses mains glissèrent délicatement jusque sur les joues du jeune homme. Tendrement, elle retira le visage de celui-ci de son écrin doré et le leva à son niveau, posant des yeux incroyablement doux sur les siens.


« On s’en fiche… » fut tout ce qu’elle parvint à souffler –plus pour elle-même que pour lui- alors qu’elle capturait ses lèvres dans un manège passionné où il n’existait qu’eux. Une de ses mains glissa avec légèreté sur son torse pour empoigner sa taille alors que l’autre resserra son étreinte sur la base de son crâne.

Dans le couloir, l’action se fit plus vive ; la vie avait recommencée, la routine des matins avait reprit son cours. La chambre 1504 demeurait obstinément fermée à l’école qui tentait, par l’errance des élèves et surveillants, lui faire reprendre son propre chemin habituel. Il paraissait évident à sa propriétaire qu’accepter le retour à la normale l’obligerait à assumer des actes pour lesquels elle n’avait envie d’éprouver aucun malaise. Cette étape serait néanmoins obligatoire et le désir de la repousser rendit son baiser plus passionné encore.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Jeu 3 Jan - 22:37

Aaron n’était pas un lâche. Il n’était pas dans sa nature de ne pas assumer ses responsabilités. Cependant, à la vue de la lueur étrange qu’il avait pu percevoir dans le regard de Delia, il se sentit subitement mal à l’aise. Il ne cherchait pas non plus à fuir la situation, seulement les yeux de sa douce qu’il ne parvenait pas à fixer sans se sentir gêné le déstabilisaient. Le réveil n’était pas aussi dur qu’il ne l’aurait pensé mais il fallait bien avouer que c’était un retour sur Terre des plus brusque. Il pouvait sentir son effluve sur lui, ses souvenirs de cette nuit étaient encore intacts dans son esprit songeur, or il avait l’impression que tout ceci était lointain… que les événements remontaient à quelques jours tant la lumière du jour parvenait à l’éblouir de réalités déplaisantes. Maintenant que le Soleil s’était levé et que ses premiers rayons avaient envahi la pièce, le corps dénudé de la jeune Française semblait largement moins flou que la veille. Il pouvait la regarder et la contempler à loisir et c’était bien cela le pire. Elle était si nette à sa vue que cela le perturbait car ses yeux ne pouvaient plus tenter de chercher une échappatoire à l’autre bout de la chambre. Ils devaient se comporter en adultes et agir en conséquence.

Tandis que de fines mains blanches comme la neige se saisissaient de son visage, le jeune Anglais émit un léger son de protestation, du moins discrètement. Pourquoi devaient-il s’affronter ? Ne pouvait-il pas rester cinq petites minutes de plus lové contre elle ? Il était trop tôt pour engager une discussion où la moralité viendrait les sermonner. Ils ne devaient rien à personne, or les remords le rongeaient de l’intérieur. Obéissant aux gestes de la demoiselle, Aaron s’exécuta ou du moins se laissa t’il guider jusqu’à son visage qu’elle venait d’emprisonner entre ses doigts agiles. Les seules paroles qu’elle lui adressa le laissa perplexe. ‘On s’en fiche’ ? Etait-elle sérieuse ? Il ne fallait pas le lui dire deux fois. L’heure n’était pas aux explications et cela lui convenait amplement. S’appuyant avec un peu plus de force sur ses avant-bras, il se hissa un peu plus au dessus d’elle afin de laisser son visage surplomber le sien tandis que ses lèvres se délectaient du baiser passionné qu’elle lui offrait.

Dans le couloir, on pouvait dores et déjà entendre le bruissement de certaines voix féminines s’étendrent au loin. Après la soirée d’hier, il était évident que toutes avaient un sujet croustillant aux lèvres, c’était l’heure des commérages pour les racontars du coin. Mais Aaron demeurait hermétiquement fermé à toute autre agitation qui ne concernait pas la jolie boucle d’or prisonnière sous son corps imposant. Pendant quelques secondes ou bien de nombreuses minutes, les deux jeunes gens continuaient de s’embrasser lascivement. Jamais le jeune homme n’avait partagé un baiser si… fort… intense… et long. Si bien qu’à la longue, il du avouer que ses lèvres en étaient presque devenues douloureuses à défaut d’être désormais sèches. Ses yeux – jusque là clos – finirent par s’entrouvrirent doucement et se poser inévitablement sur ceux bleutés de sa concubine d’un soir. Demeurant silencieux, il se contenta de l’observer afin d’essayer de trouver des réponses à ses questions, qui ne venaient malheureusement pas. Il lui déroba un tendre baiser avant de se redresser d’un seul coup, prenant tout de même soin de replacer convenablement la couverture sur le corps dévêtu de Delia, et se releva.


« Tu m’autorises à utiliser ta salle de bain pour prendre une douche ? » Demanda t’il d’une voix douce et posée. Il restait tout de même poli et ne s’était pas enfui dans la salle de bain après lui avoir lancé un ‘Je vais me doucher’, sans prendre la peine de la regarder.

Se massant doucement le ventre, ses iris chocolatés la regardaient intensément, même si son attention était plus ou moins détournée par une envie soudaine de manger un morceau. Le petit-déjeuner était l’un de repas les plus importants et ce moment précis de la journée était extrêmement vital au jeune homme, gourmand et grand mangeur.
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Delia Trencavel



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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Ven 4 Jan - 5:13

Delia laissa Aaron lui subtiliser une dernière fois un court baiser avant que celui-ci ne se redresse d’au-dessus d’elle. Ils étaient parvenus à éviter le monde normal le plus longtemps possible. Ils avaient fait de ce lit leur royaume, leur refuge d’une nuit mais se devaient maintenant de l’abandonner pour vaquer à d’autres habituelles occupations. Tel était les règles du contrat. Les yeux fixés sur le plafond qui venait de lui apparaître pour la première fois, Delia réajusta machinalement le drap crème qu’Aaron avait utilisé pour couvrir son corps alors que celui-ci posait les pieds au sol. Son regard pivota vers Aaron alors que celui-ci réquisitionnait poliment la douche. Malgré elle, un sourire amusé de tailla une place sur ses lèvres que la passion du baiser avait rendu rouges et elle ne pu empêcher un infime sursaut de rire de secouer ses épaules découvertes.

Bien que ce fut abominable et moralement mal –et bla bla bla-, Delia avait prit pour habitude de catégoriser les garçons qu’elle fréquentait. Il y avait eu les passionnés, ceux que les contacts ne laissaient jamais et que les lèvres trop gonflées ne dérangeaient en rien. Les romantiques, qui complimentent dans le seul but d’obtenir un rougissement. Les intellectuels, les solitaires, les purs amis, et autant d’autres catégories qu’il n’en fallait pour placer chacune de ses connaissances mâles dans la boîte qui lui convenait. Inconsciemment, Aaron avait divisé les catégories, en avait créer une multitude d’autres et Delia n’avait eu d’autre choix que d’abandonner ce système apparemment inutile dans son cas. En l’espace d’une nuit, il avait quitté le groupe des ‘Purs amis’ pour devenir un amant passionné mais terriblement avenant, à la fois romantique et captivant. Le ton calme et posé sur lequel il s’était adressé à elle n’était qu’une preuve supplémentaire ; il était le même. Il lui avait simplement présenté une incroyable variété de facettes jusque là insoupçonnées. Des côtés de lui qu’elle n’avait, pour ainsi dire, pas prit la peine de chercher.


« Si tu fouilles bien, tu trouveras sans doute un savon au parfum moins féminin… » lui répondit-elle sur un ton tout aussi tranquille, donnant ainsi son accord. « Mais ne prend pas la serviette rose. Valentine te tuerait. », ajouta-t-elle en relevant le coin de ses lèvres en un sourire plus malicieux qu’autre chose. Leurs yeux restèrent fixés sur ceux de l’autre un moment, et le contact ne fut rompu que lorsque Aaron s’engouffra dans la salle de bain pour le moins féminine des deux étudiantes.

Delia se redressa dans son lit, le drap tenu contre sa poitrine. Elle demeura immobile quelques secondes, le temps de fixer ses pensées et d’égarer dans les vestiges de son cerveau toutes réprimandes que lui soufflait le fantôme de sa conscience fragile. Le bruit de la douche la tira de ses troublantes pensées et elle se leva prestement, mettant aussitôt la main sur une nuisette bleu électrique à qui on avait dérobé la place pour l’envoyer balader sous le lit. Elle enfila rapidement cette dernière et tourna dos à son matelas pour enfouir ses mains dans les différentes commodes qui meublaient la chambre des deux étudiantes.


* * *

Lorsque Aaron sortit de la douche, il eu droit à une de ses scènes dont on s’attend peu quand on ne connaît Delia Trencavel qu’à son physique. La jeune femme s’était agenouillée dans son lit, vêtue d’une nuisette de soie qui ne couvrait pas plus loin que la mi-cuisse, et s’était armée d’une baguette asiatique pour remonter ses boucles blondes en un chignon des plus négligés à la base de son cou. Les draps avaient été tirés hors du lit et un quelconque morceau de vêtement trônait au centre du matelas, sur lequel elle avait déballer sa richesse de sucres malsains. Friandises de toutes sortes s’étalaient devant elle, leur permettant ainsi de combler pour l’instant la faim qui les étreignait tous les deux. Instinctivement, elle avait préféré attendre avant d’ouvrir sa porte à Aaron, l’obligeant ainsi à affronter la population féminine qui grouillait encore dans les couloirs de l’aile Sud.

« Votre repas est avancé, Monsieur… », annonça-t-elle sur un ton d’une incroyable douceur en levant les yeux vers Aaron. Un fin sourire couvrit ses lèvres, complétant l’incroyable naturel qu’elle incarnait à cet instant précis.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Sam 5 Jan - 3:51

Depuis son entrée à l’ISP, Aaron avait pour ainsi dire beaucoup changé. Dans le sens où il était parvenu à acquérir certaines notions et autreq qualités qu’il n’avait pas jadis. La confiance en soi en faisait partie. Il était ce que l’on qualifiait communément de ‘faux timide’ car il n’y avait qu’à juger de son comportement avec Zachary, son meilleur ami. En sa présence, il pouvait paraître bien plus différent que lorsqu’il arpentait les couloirs de l’établissement. Bien entendu, il était loin d’être un libertin dans l’âme mais connaissant la faculté de son ami à supporter l’alcool, il n’était pas rare de les voir passer des soirées entières à consommer tout en discutant de choses et d’autres qui auraient pu choquer les oreilles puritaines de certaines de ses connaissances. Il ne jouait pas un rôle, il fallait seulement être en mesure de le mettre en confiance, car craignant qu’on le juge, il préférait adopter un tempérament tranquille et polyvalent.

A l’évocation d’un savon à la senteur moins féminine, le jeune Anglais ne put contenir un large sourire qui vint titiller le coin de ses lèvres en un tremblement léger comme s’il s’empêchait d’exploser de rire. Delia et sa colocataire étaient-elles toutes deux si féminines que tout ce qui les entourait était rose bonbon et sentait bon ?


« Ne pas toucher à la serviette rose… » Commença t’il avant d’hocher doucement la tête. « Je pense pouvoir m’en souvenir. »

Et sur ses paroles, il disparût de la vue de la jolie blonde en pénétrant dans la salle de bain. Refermant la porte derrière lui, il s’adossa instinctivement à celle-ci tandis qu’un léger soupir incontrôlé s’échappait d’entre ses lèvres. Ses iris chocolatés scrutèrent les alentours d’un air inquisiteur et suspicieux à la vue d’une salle si… si… Il n’y avait pas de mot adéquat. En vue de l’endroit où il se trouvait, il n’y avait aucun doute sur le sexe des locataires.
Avant de tenter de fouiller dans des affaires qui n’étaient pas les siennes, Aaron alla se placer devant l’immense miroir trônant au-dessus du lavabo et fixa son reflet, l’esprit pleins de songes. La réalité s’ouvrait à ses yeux encore endormis et il ne pouvait qu’y faire face désormais. Après cette douche, il serait contraint d’aller la retrouver pour un nouveau face à face dont il ignorait l’issue.

Quelques minutes plus tard, ce fût propre comme un sous neuf qu’il sortit de la salle de bain, portant seulement son caleçon comme précédemment. Dans sa main droite se tenait une serviette blanche qui bientôt vint entrer en contact avec ses cheveux mouillés qu’il frictionna avec force tandis que ses pieds le conduisaient en direction de la jeune femme. Ne regardant pas vraiment où il mettait les pieds, il sembla passer outre le festin ‘friandisiaque’ qu’elle leur avait concocté mais quand elle s’adressa à lui, il releva brusquement la tête, ses cheveux en épis et décoiffés partant dans tous les sens.


« Tu es adorable… » Souffla t’il avec malice avant de venir se poser sur le bord du lit. « Tu le sais ça ? »

Se débarrassant de la serviette en la déposant à l’autre bout du lit, il grimpa sur le matelas pour venir se placer à ses côtés. D’un geste délicat, il dégagea son épaisse crinière qui – même maintenue en un chignon – lui obstruait le passage en direction de sa nuque. Avec douceur, il lui déposa un tendre baiser soufflé au creux de son cou avant de se redresser et de contempler les tas de bonnes choses mises à leur disposition. Après ce copieux repas qu’elle comptait lui offrir, il se sentait presque obligé de devoir l’inviter à dîner quelque part. Ou sans doute n’y avait-il aucune raison et que c’était là ce qu’il souhaitait réellement.

« Par où commencer… » Dit-il d’une voix lointaine. Il se tâtait, il y avait tellement de choix qu’il n’aurait su déterminer lequel était le bon. S’il écoutait son estomac gourmand, il aurait pris une part de chaque friandise mais il ne préférait pas se rendre malade, encore moins devant elle. Se saisissant d’une tablette de chocolat à moitié entamée, il coupa un petit carré et planta ses dents dans celui-ci avant de tourner la tête vers Delia, l’autre morceau de chocolat sortant toujours de sa bouche. Dans un langage qui lui était propre et la bouche pleine, il lui demanda quelque chose qui devait vouloir dire ‘T’en veux ?’ tandis qu’il approchait ses lèvres des siennes pour qu’elle tente de venir lui voler son bout de chocolat, chose peu évidente car il était dur – pour commencer – et qu’au contact de sa langue celui-ci fonderait sans doute un peu. Mais Aaron était un garçon naturel, ne craignant pas le ridicule… il voulait seulement s’amuser avec elle.
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Delia Trencavel



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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Jeu 10 Jan - 6:09

Elle n’avait pu deviné l’humeur qu’il adopterait à son retour avant qu’il se s’extirpe de la salle de bain. Elle avait donc conservé sa désinvolture et avait chassé toutes introductions à la conversation sérieuse de son registre, le temps du moins de voir réapparaître Aaron. Celui-ci avait refait apparition en affichant la même assurance déstabilisante qu’il avait fait sienne en l’invitant sur la piste de danse et le sourire de la jolie blonde découvrit une rangée de dents immaculées alors qu’il relevait vers elle un visage débarrassé des traces de la nuit. Qu’existe-t-il de plus pur qu’un homme à la sortie d’une douche qui ne lui appartient pas ?
Sa question –quoique purement rhétorique- transforma l’éclatant sourire qui régissait son visage en une moue songeuse et elle captura sa lèvre inférieur entre ses dents alors qu’elle adoptait un air de profonde réflexion.


« À vrai dire, on me le dit très rarement… », répondit-elle alors qu’Aaron grimpait sur son lit, transformé pour l’occasion en table de grand luxe. « Ne te gêne pas, donc… », compléta-t-elle dans une souffle alors que les lèvres d’Aaron se posait une nouvelle fois sur son cou qui ne demandait rien d’autre que ce contact.

Elle s’était félicitée de son initiative au moment même où Aaron avait posé les yeux sur l’arsenal qu’elle leur avait trouvé. Sa gourmandise n’avait réussit à lui échapper et ses recherches au fond de ses tiroirs avaient été bercées par l’espoir que cet encas –certains auraient utilisé le mot buffet- retarderait le moment où son ventre prendrait le dessus et lui ferait quitté la chambre. Le simple fait d’ouvrir la porte la répugnait et chaque gloussement provenant du couloir achalandé de l’aile des demoiselles lui faisait davantage apprécié l’intimité de sa chambre. Hors de question de franchir la porte 1504 et supporter les regards qui suivaient chaque intrusion mâle dans une chambre féminine.

Delia avait déjà empoigné un sac massacré d’M&M quand Aaron lui transmit –par un enchaînement de sons vaguement compréhensibles- une délicieuse offre. Elle tourna donc les yeux en sa direction et le coin de ses lèvres se tirèrent instantanément à la vue du visage d’Aaron qui approchait. Sans une pointe d’hésitation, Delia emprisonna entre ses dents la part libre du morceau de chocolat. Alors que ces dernières tentaient délicatement de fendre la plaquette brune, les lèvres de la jeune femme se posaient avec douceur sur celle d’Aaron, toujours étirées en un sourire amusé. Lorsqu’au bout d’un moment d’effort elle fut entièrement propriétaire d’une part du morceau de chocolat, ses lèvres ne daignèrent s’éloigner de celles d’Aaron et le jeu se transforma en un baiser aux accents sucrés. Ses doigts fin effleurèrent les mèches encore humides de sa chevelure et redescendirent sur sa joue. La pression de sa bouche contre celle du jeune homme s’intensifia un instant et elle se sépara de lui avec une moue de regrets. Une nuit avait suffit à la rendre sensible aux moindres effluves de sa peau, désireuse des moindres contacts de ses lèvres sur elle. Une raison de plus pour éviter une discussion trop embarrassante pour être entreprise dans d’aussi idylliques conditions.

Délicatement, Delia traça la lèvre supérieure d’Aaron à l’aide de son pouce, et détourna finalement les yeux vers la porte quand plusieurs coups consécutifs y furent frappés. Avec nonchalance, l’étudiante empoigna la télécommande de la chaîne stéréo qu’elle alluma. Un rythme de blues aux touches r&b résonna doucement entre les murs de la chambre, dissuadant apparemment l’intrus qui n’insista pas.


« Il suffit de donner signe de vie pour qu’elle s’éloignent en gloussant… », expliqua-t-elle au jeune homme en lui renvoyant un regard où perlait un soupçon de lassitude. « Les filles sont des idiotes. » Ces mots avaient été ajoutés au travers d’un sourire moqueur qui resta en place alors qu’elle sortait un M&M jaune du sac qu’elle avait gardé en main.

« Tu me donnes quoi si j’arrive à te l’envoyer d’ici ? », demanda-t-elle en fermant un œil dans une mimique concentrée alors que sa main n’était qu’à une trentaine de centimètres de la bouche d’Aaron.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Ven 11 Jan - 4:13

Au fond, que connaissait-il d’elle ? Pas grand-chose, ou du moins pas suffisamment pour se décrire comme un petit ami potentiellement parfait. Certes passaient-ils du temps ensemble mais l’un et l’autre n’étaient pas véritablement du genre bavards. Leurs vies privées passaient bien souvent à travers les filets qui, normalement, auraient du mettre l’accent sur leur différence prononcée. Depuis le début, ils ne faisaient que reculer l’échéance à un peu plus tard, jusqu’à ce que ce ‘plus tard’ disparaisse de leur horizon. Et puis, ils n’avaient pas besoin de se confier l’un à l’autre pour s’apprécier mutuellement et aimer passer du temps avec l’autre. Cela leur apporterait sans doute peu de prendre la parole à tour de rôle pour décrire l’environnement dans lequel ils vivaient chacun. Sans même entrer dans les détails, Aaron savait pertinemment que Delia faisait partie d’un monde étranger au sien mais cela ne l’empêchait aucunement de vouloir la connaître. S’il appréciait sa compagnie c’était avant tout pour la personne pétillante qu’elle représentait et non pour son argent, sa famille, ses amis et sa demeure luxuriante. Il n’avait que faire de ce qui l’englobait. Au sein de l’ISP, les élèves partaient tous sur le même pied d’égalité et c’était dans ce climat qu’il l’avait rencontré. Les choses ne se seraient sans doute pas passées de la mienne manière s’ils s’étaient croisés au détour d’une ruelle, Delia n’aurait peut-être même pas pris la peine de poser ses yeux bleu électrique sur lui.

Il comprenait donc plus ou moins le fait qu’on ne lui dise pas régulièrement qu’elle était adorable. A en croire l’amitié qu’elle portait à sa colocataire, il était indéniable qu’il savait bien peu de choses sur elle car il avait entendu dire qu’elles ne différaient pas vraiment l’une de l’autre. Les mauvaises langues pouvaient bien se délier, il lui faisait confiance, il croyait percevoir une étincelle de sincérité dans son regard lorsqu’elle l’observait et cela suffisait amplement à le convaincre qu’elle ne se jouait pas de lui comme d’un vulgaire chiffon délavé que l’on jetterait sans ménagement.

Pour l’heure, ils étaient totalement coupés du reste de l’établissement et d’une certaine manière c’était la raison pour laquelle Aaron se sentait si à l’aise à ses côtés. Peu conscient de ce qu’ils avaient partagé, il s’était enfermé dans un cocon créé par sa propre personne dans lequel seule Delia aurait le droit d’y pénétrer. Sortir de la chambre pour la retrouver quelques heures plus tard ou après les vacances scolaires l’obligeait à cogiter et réfléchir sur la suite des événements, chose qu’il ne souhaitait pas dans l’immédiat, craignant que la réalité soit bien trop brusque à supporter.

Alors que la dentition blanche du jeune homme retenait fermement le carré de chocolat, Delia répondit affirmativement à son petit jeu, ce qui le ravit aussitôt. Mais bien vite, sa redoutable adversaire parvint à récupérer un morceau de cette gourmandise qui demeurait un péché mignon pour bon nombre de personnes, l’incitant avec tentation à partager un langoureux baiser chocolaté et sucré. Etrangement, il donnait l’impression d’être totalement à la merci de la belle Française, envoûté par son charme et son charisme il perdait peu à peu pied dans ce manège fait à la fois de tortures agréables et de jeux dangereux. Etait-ce bon pour lui de s’attacher ainsi à elle ? Sa chevelure d’or la rendait angélique à ses yeux et suite à cette nuit charnelle, il ne parvenait pas à se convaincre qu’il s’agissait d’un moment sans importance ni intérêt, où deux jeunes gens auraient assouvi leurs désirs. Il était inconcevable qu’il reparte de son côté de l’ISP et reprenne sa vie comme si rien ne s’était produit.


« Tu sembles connaître la gente féminine sur le bout des doigts. » Répondit-il simplement après ce léger contretemps qui les avait tout deux dérangé, sans même avoir détourné son regard du sien pour connaître l’identité de la personne ayant toqué à la porte.

Esquissant un sourire amusé à sa question, il recula de quelques centimètres avant de se placer sur les genoux. Il se passa nonchalamment une main dans ses cheveux courts ébouriffés et décoiffés avant de lever les yeux au ciel comme dans l’espoir que le plafond l’aide à trouver une réponse.

« Etant à peu près certain que tu louperas ton coup, je te proposes mes services pendant vingt-quatre heures. » Arborant un faux air hautain et levant un sourcil qu’il lui donnait un certain air comique, Aaron remua ses lèvres en une petite moue songeuse. « Si tu rates… Tu me devras un massage. Un vrai, cela va de soi. Le marché te convient-il ? » Il ignorait totalement si elle était en mesure de viser avec précision mais une petite voix au fond de lui, le soudoyait afin d’être sûr qu’elle ne réussirait pas. Et puis, il n’était pas contre un bon massage par des mains qu’il mourrait d’envie d’entrelacer aux siennes. Non pas que le matelas de mademoiselle soit désagréable au point de mal y dormir, il s’agissait là d’un simple souhait typiquement masculin.
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Mar 15 Jan - 5:18

Delia avait conservé son amusante position jusqu’à ce qu’Aaron ne lève les yeux vers le plafond et lui propose son prix. Elle s’accorda alors une minute de réflexion pendant laquelle elle laissa tomber son bras sur sa cuisse majoritairement découverte et fixa son regard dans celui du jeune homme. Ses yeux détaillèrent les siens avec une sincérité qui la gêna elle-même et elle finit par détourner le regard, la bouche crispée dans une moue candidement réflexive.

« Vingt-quatre heures… », répéta-t-elle comme pour considérer la proposition dans son intégralité.

Elle partageait avec l’étudiant une relation qui se distinguait de ce dont elle était habituée avec les rares personnes qu’elle considérait faire partie de ses amis. Elle ne le connaissait pas par cœur, n’aurait pu le décrire dans une tirade de mot clé et n’aurait même pas été capable de raconter l’antécédent de sa famille –chose rare entre les murs de l’ISP. Elle demeurait également persuadée qu’elle ne voyait que la pointe de l’iceberg de sa personnalité et qu’il lui présentait sans doute une façade qui disparaissait pour d’autre. La pure sincérité sur soi-même était une utopie qu’on lui avait apprit à considérer comme impossible. Néanmoins, elle ne pouvait s’empêcher de songer au contraste qu’il présentait face aux autres étudiants qu’ils côtoyaient et aux sourires que lui attirait toujours sa capacité d’être unique.

« J’accepte. » Elle avait approuvé d’un ton sérieux en acquiescant d’un hochement de tête. Sa main porta à sa bouche le M&M qu’elle savoura avant d’en choisir un autre qu’elle espérait pouvoir mettre dans la bouche d’Aaron.
Ce dernier choisi, elle leva une paire d’yeux malicieux sur Aaron et ses lèvres découvrirent le bout d’une langue rose que faisait machinalement apparaître la concentration.


« Il faut que tu fermes les yeux… », l’avertit-elle comme si avait s’agit là de la plus évidente des règles. Immobile, elle attendit qu’Aaron obtempère. « Pas de tricherie, surtout ! » le prévint-elle en fronçant les sourcils, les yeux toujours fixés sur les traits de son visage.

Indifférente à l’évidence de ses mouvements, elle s’avança légèrement et se pencha vers Aaron, jusqu’à ce qu’il puisse sentir son souffle chaud sur la base de son cou. Sa main gauche se posa avec légèreté sur ses yeux clos et sa main s’avança vers sa bouche, dans laquelle elle laissa tomber le M&M jaune sans chercher à éviter le contact entre ses doigts et les lèvres du vaincu. Certes il n’y avait dans son geste aucun respect du jeu qu’elle avait elle-même établi mais c’était là la dernière de ses inquiétudes.
La mission accomplie, elle leva son visage au niveau de celui d’Aaron sans pour autant libérer ses yeux et pencha la tête sur le côté en adoptant un sourire convaincu.


« J’ai gagné… », souffla-t-elle sur un ton chantant en retirant délicatement sa main du visage du jeune homme. « La victoire est indiscutable, ajouta-t-elle sur un ton d’une extrême assurance en lui présentant son plus beau sourire, je peux maintenant t’exploiter à outrance. »

Elle resta un court instant immobile dans cette inconfortable position, penchée sur lui et la tête légèrement en angle, jusqu’à ce qu’un élan de sagesse l’oblige à reprendre connaissance de l’environnement autour d’eux. Son sourire se fana en une moue boudeuse et elle jeta un rapide regard vers la porte. Ils ne pouvaient plus éternellement se couper du monde.

« Il va falloir que tu t’en ailles… », fit-elle remarquer dans un murmure pour aussitôt regretter ses paroles.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: We are lovers... Just for that night [R]   Sam 19 Jan - 5:00

Lorsqu’elle prit le temps de la réflexion pour réfléchir à deux fois à sa proposition, Aaron demeura silencieux, se contentant de la contempler avec un regard pétillant et un sourire presque béat. Sans doute lui faudrait-il plusieurs jours avant de réaliser pleinement ce qu’ils avaient fait cette nuit et le fait qu’ils… s’étaient réveillés côte à côte. Bien entendu, il n’était pas ce genre de garçons complètement paumés – et Dieu seul savait qu’il y en avait tout un florilège à l’ISP – qui rêvassaient en voyant les plus belles filles de l’école se pavaner devant eux. Delia avait toujours représenté ce fruit défendu qu’il ne fallait surtout pas effleurer, au risque d’en payer de lourdes conséquences, sa beauté – sans pareil – était indéniablement réelle et le perturbait, et même s’il n’avait pas l’étoffe du loser de base… Il fallait bien admettre que cette situation était plus qu’étonnante.

Une fois qu’elle eut approuvé, un sourire espiègle naquit au coin de ses lèvres, probablement inconsciemment désireuses des siennes. C’était étrange de la voir ainsi, aussi naturelle… dans une tenue presque affriolante mais qui reflétait parfaitement ce qu’elle était réellement. Il obéit sans broncher et ferma doucement les yeux, ne pouvant pas – cependant – empêcher d’accroître l’étirement de ses lèvres qui bientôt découvrit une dentition immaculée.


« Pas de tricherie… A la loyale. » Répondit-il machinalement, d’une voix presque robotique.

Ouvrant progressivement la bouche, il ne put nier le fait qu’il se sentait pour le moins niais. Imaginez une seconde que la jeune Française soit le genre de filles à se jouer des autres, sans scrupule, avec une méchanceté gratuite qui semblait leur être transmise dès la naissance et s’écoulait dans leur gorge par le biais d’un biberon diabolique. Dans cette posture, il aurait eu l’air d’un parfait imbécile mais la torture ne s’éternisa pas car bientôt il sentit des mouvements s’effectuer sur le matelas, le bruit de quelques papiers froissés et touchés lui parvenait à l’oreille. De toute évidence, elle venait de traverser la fausse aux friandises.
Coupant volontairement sa respiration pour entendre celle de la jeune femme dont le souffle émanant de ses lèvres s’échouait sur sa nuque, Aaron remua le bout de son nez dans un geste malicieux alors que ses yeux venaient d’être pris au piège sous une main délicate. Recevant alors la petite boule jaune dans sa bouche, il referma délicatement celle-ci, emprisonnant brièvement le doigt de Delia entre ses lèvres avant de finalement croquer et d’engloutir ce qui était censé leur servir de jeu.


« Sachez mademoiselle, que votre geste mériterait un beau carton rouge… » Souffla t-il avec malice lorsqu’elle se vanta de sa victoire écrasante.

Plongeant ses yeux chocolatés dans les siens, il leva sa main et vint la déposer sur la joue rosie de la jeune étudiante, caressant celle-ci du pouce tandis qu’un sourire imperceptible trônait sur ses lèvres. Cependant, quand le sien disparut, on put lire une certaine crainte dans le regard d’Aaron, comme s’il s’était douté des pensées qu’elle pouvait avoir. Et contre toute attente – sans grand étonnement, étrangement – elle lui demanda de quitter les lieux, certes d’une façon aimable mais cela ne concordait pas avec ce qu’ils vivaient. Ou bien la vraie vérité sommeillait en ce qui les attendait tout deux plus tard, peut-être se voilaient-ils la face jusqu’à présent. Avait-il trop espéré en voulant se rapprocher d’elle et non s’enfuir comme un voleur au petit matin ?


« Et ta manière personnelle de m’exploiter à outrance est de m’inviter à partir ? » Lui répondit-il sans réelle douceur alors que ses sourcils s’étaient froncés d’énervement. « Tu attends quelqu’un peut-être ? » Renchérit-il avant de soupirer profondément et de se relever du lit avec empressement. Sans oser la regarder, il partit à la recherche de ses vêtements et les remit un à un, continuant de s’adresser à elle une fois qu’il eut revêtu son pantalon. « Tu caches bien ton jeu Delia Trencavel. » Trancha t-il d’un ton catégorique. Ne lui laissant pas l’occasion de placer une seule phrase, il poursuivit : « Réflexion faite, c’est moi l’idiot dans cette histoire. J’aurais du me douter que… » Mais il ne put achever sa phrase. Désormais, il était habillé, comme un épouvantail – soit – mais on ne pouvait lui en vouloir. « Merci pour cette nuit magique que tu m’as offerte… Sincèrement ou pas, je l’ignore et je ne sais même pas moi-même si je souhaite le savoir. » Il ne lui fallut que quelques pas à reculons pour regagner la porte, qu’il entrouvrit sans se soucier des élèves présents dans le couloir. « Passe une bonne journée. » Et sur ses mots, la porte se referma sur un Aaron déçu, contrarié, dont les regrets s’emparaient peu à peu. Son lendemain de bal était bien pire que dans ses pensées, jamais il n’aurait du se rendre à cette fichue fête, et jamais il n’aurait du commettre cette erreur avec la blondinette élancée. Il s’était emporté… Sans doute un peu trop vite. Mais l’ambiance féerique de la veille avait disparu, il n’y avait plus mille et un enchantements les entourant et les protégeant. Les choses semblaient étrangement claires dans son esprit, c’était un mur qu’il se prenait violemment en pleine figure.

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