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 This is my hello, This is my goodness [R.]

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Cleo Delaford
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MessageSujet: This is my hello, This is my goodness [R.]   Lun 7 Jan - 1:10

There's really no way to reach me
'Cause I'm already gone


« Je crois que je vais faire voeu de célibat pour le reste de ma vie ! »
« Lâche ce verre, tu as déjà trop bu Morgan. »
« Ne .. ne me dit pas ce que je dois faire ! »
« Tu es pathétique. »
« Parce-que tu es mieux toi peut-être avec .. comment il s'appelle déjà .. Arès ! Nan pas lui. James ! Oui voilà, James .. Ahah, sacré mec hein ? C'était un bon coup ? »
« Allez vient, je te ramène, tu es complètement saoule. »


Cleo s'affala de tout son long en travers du lit. Elle ne prit pas la peine de se dévêtir, épuisée par les sarcasmes et les longs discours sur le côté néfaste de l'amour de Morgan. Elle l'avait raccompagnée à sa chambre essayant de faire le moins de bruit possible, même si celle-ci n'était pas décidée à se taire. Elle replia la couverture sur elle, alors que les premières lueurs du soleil apparaissait derrière les rideaux à demi fermés. Elle aurait put faire comme elle, comme Morgan. Elle aurait put noyer son mal être dans l'alcool pour oublier tout ce qui tournait autour d'elle : Les tentatives vaines d'Arès, la nuit passée avec James, les confidences de Morgan, et tout le reste qui lui paraissait si peu à côté de certains problèmes. Elle avait imaginée sa dernière année aux Pays-Bas plus paisible, sans problèmes majeurs. Elle aurait profitée des paysages avec lenteur, emportant chaque parcelle de sa vie d'étudiante avec elle. Cleo ferma les paupières, essayant de s'endormir. Sans succès. A chaque fois qu'elle touchait le fond, et qu'elle se sentait partir, les paroles échangées avec Morgan lui revenaient sans cesse en tête.

« Reste encore un peu la .. la soirée n'est pas finie. »
« Morgan .. arrêtes de boire. »
« Je bois à ma future vie de vieille fille abandonnée ! »
« Nan mais regarde toi Morgan ! Tu as vu dans quel état tu te mets pour un garçon qui n'en vaut même pas la peine. »
« Parce-que toi .. toi tu vaut mieux que n'importe qui hein ? Excusez-moi .. mademoiselle de .. de fêter ma pauvre petite existence qui n'a rien à voir avec la .. la belle vie que tu mènes. Mais ta vie est tout aussi merdique que la mienne Cle .. Cleo ! Toi aussi t'es considérée comme une salope, tu te fais avoir à chaque fois .. Ben il s'est barré sans demander son reste, tu fais tout pour que .. que Arès te méprise à son tour et James ne t'a sauté que par plaisir, il en a rien à foutre de .. de toi.. »
« Je crois qu'on ferai mieux dans rester là. A l'avenir, je tâcherai de mieux choisir mes amies. »


***

Les lendemains de sorties sont toujours difficiles à supporter. L'alcool était le roi des maux têtes de Cleo. Pour ainsi dire, elle ne tenait jamais très bien même si elle buvait peu. Des relans de sa soirée d'hier lui sont revenus en tête, lui arrachant un gémissement stupide. Elle s'était comportée comme une sombre idiote en sortant de la chambre de Morgan, claquant la porte derrière elle pour marquer sa colère envers sa jeune amie. Elle avait dépassée les bornes, elle en était consciente. Il fallait qu'elle en finisse avec toutes ces histoires de coeur à deux sous qui la faisait tant souffrir. Elle se leva d'un bond, la tête lui tournant quelque peu. D'un pas mal assuré, elle se jeta sur son armoire, ouvrant les portes à la volée, jetant sur le sol tous ces habits un à un. Ceux-ci allaient s'écraser dans un froissement de tissu alors que Cleo continuait son exploration avec rage et détermination. Le tapis fut enseveli sous une montagne d'habits alors qu'elle était entrain d'extraire une petite boite en bois tout au fond. Elle s'appuya contre une des portes ouvertes, les mains sur la boîte de bois, son regard pesant sur celle-ci. Oui, elle allait en finir.

***

La vie sent le bonbon à la chlorophylle, un air de menthe fraîche en moins. Un bruissement de feuilles comme deux verres s'entrechoquant, le tintement du cristal absent. Des graviers roulant sous des centaines de pas lourds, un bruit sourd parvenant aux oreilles des marcheurs de l'après-midi. Des cris d'enfants jouant dans le bac à sable, se balançant de haut en bas rêvant de toucher le ciel. Des mères bien trop inquiètes, se rongeant les ongles devant les cabrioles de leurs progénitures. Des couples, main dans la main, se racontant leurs avenirs entourés de leurs futurs enfants. Des étudiants se taquinant, cigarettes au coin des lèvres, un sourire crispé et quelques boutades. Quelques airs de chanson oubliée, un fredonnement à peine perceptible, des doigts qui tapotent un vieux cuir, et une jeune femme, le regard perdu dans un spectacle s'offrant à elle. Les après-midi sont des mines d'or, aux allures de zoo abandonné. Des herbes folles, des primates se courant après, des girafes cueillant quelques fruits persistants, des hippopotames se rafraîchissant au cœur d'une fontaine bétonnée ... J'ai vu des dauphins nager dans un ciel de coton, où des fleurs volaient caressant l'horizon. J'ai vu des arbres pousser remplaçant les gratte-ciels. J'ai vu au fond de l'eau une nuée d'hirondelles. Le parc accueillait des humains plongeant dans leurs petites vies parfaites, quelques jeunes gens faisant exception à la règle, des enfants innocents ne connaissant pas encore ce qui les attends. Les dix-sept heures trente ont retentit aux quatre coins de la ville, un son différent à chaque cloche d'église. Le soleil se cacha derrière des bouts de coton gris, privant les passants d'un peu de lumière et de joie de vivre. On avait l'impression de regarder un mauvais film, les nuages défilant à toute vitesse, le vent montant à toute allure. Cleo cueillie au creux de sa main une brise fraîche. Alors une petite fille aussi belle que nature, me pris par la main et me dis suit cette aventure. Une sensation de pluie fine vint se frotter à sa peau hâlée, laissant une goutte suivre les courbes de ses doigts, de sa paume, de son poignet pour aller se nicher au creux de son manteau abîmé par les lueurs du temps. Puis une seconde goutte vint se joindre à la première, caressant de près sa chair, suivit par quelques autres laissant place bientôt à une pluie torrentielle, privant Cleo de la chaleur des rayons du soleil. Des enfants attrapés par la main à la volée, des gens qui courent s'abritant avec ce qu'ils trouveront sur leurs chemins. Le parc se vide, le bruit des clapotis des pas vinrent résonner aux oreilles de notre jeune femme. Des cris, des rires, des flaques d'eau et une pelouse détrempée. Elle m'emmena au loin avec une douceur sans fin. Et ses bouclettes dorées dégageaient ce parfum, qui depuis des années guidait ce chemin. Elle s'arrêta, accueillant chaque goutte de pluie sur sa langue, lui lacérant le visage sans fin. Des bras tendus, un corps immobile, une tête vers l'arrière, et des souvenirs qui ne cessent de revenir. « Toi aussi tu es considérée comme une salope ... »
Une marche rapide, des pas claquant sur le béton humide, Cleo se dirigea vers les canaux, une boîte de bois en main, une clef autour du cou. Elle arrêta sa course non loin du bord, la pluie ralentissant sa cadence. Elle prit place sur le bord, laissant ses jambes dans le vide. Ses doigts vinrent caresser la douceur de la boîte. Sa boîte. Son passé, ses souvenirs, la fin de ses ennuis.


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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Lun 7 Jan - 22:22

Arès venait tout juste de se réveiller d'un long, très long rêve. Un de ces rêves qui vous ramène dans vos souvenirs, même les plus lointains. Le jeune homme avait bien du mal à s'en souvenir, mais il savait que c'était un beau songe. Pour une fois, il était seul dans son lit, depuis quelques jours en vérité. Il sortait au Club 11, buvait, se camait et rentrait seul, bien que les jeunes filles soient nombreuses à lui tourner autour. C'est à croire qu'elles ne semblaient plus l'intéresser, ou presque; il dansait avec elles, rigolait avec elles, mais cela ne semblait pas aller plus loin. Une semaine que cela durait. Une semaine qu'il revenait seul, s'endormait seul, et se réveillait seul. Alone. Etait il malade? Dépressif? Pas du tout ! Il avait juste décidé de changer, en quelques sortes. Enfin de compte, ce n'était pas si difficile que ça que de rentrer seul, pour le moment...
Pour l'heure, Arès était encore allongé dans son lit, un bras recouvrant son visage. endormie, il peinait à se réveiller, et sans doute aurait il dormi un peu plus si son téléphone ne s'était pas mit à sonner deux fois de suite. Ce n'était même pas un message, mais des appels, au nombre de deux, et d'une seule et même personne. Sa mère. Pour un peu, il l'aurait tué. Il n'avait pas tardé à la rappelé, sitôt qu'il avait pu ouvrir les yeux, ce qui, en somme, se révélait assez difficile, la nuit dernière, il avait un peu trop bu, et surtout, il avait un peu trop consommé de Coke. Il était, pour ainsi dire, complètement mort.


« Allo? »
« Hey Mom. »
« Arès ! Enfin tu réponds! Ca fait trois jours que j'essaie de t'appeler ! »
« Désolé, j'étais un peu débordé ces derniers temps...»
« J'espère que je ne te réveille pas chéri. Comment vas tu ? »
« `Mannn. Tu peux pas aller droit au but? J'ai rendez-vous dans 20 minutes. »
« Oui, ne me presse pas Arès, tu sais que je déteste ça... Qu'est ce que je voulais déjà? Ah oui ! Dis moi, ton père vous invite Cléo et toi au restaurant, il se trouve que nous passons non-loin d'Amsterdam, si ça...»
« Maman. Ca fait cinq mois que c'est terminé entre Cléo et moi. »
« Oh...Je... »


Et ainsi la conversation dura encore une bonne dizaine de minutes avant qu'Arès ne décide de raccrocher. Il n'avait aucun rendez-vous, certes, mais il voulait profiter de ce Dimanche pour profiter du... Arès se tourna du côté de la fenêtre... Du mauvais temps. Il commençait à pleuvoir. Bah. Il sortirait la voiture, ce n'était pas le détail qui le dérangeait.
Une rapide douche, un rapide habillage, et le voilà qui sortait, atrappant les clefs de sa porshe noire. Sur son bureau, une lettre, trop belle pour être de n'importe qui. Il en à reçut une du même genre l'an passé, dans la même période. Il l'ouvre et tombe sur une invitation, et pas n'importe laquelle.

Citation :
L'émir Soullouf à l'honneur de vous inviter à sa réception d'anniversaire qui se déroulera le 7 Janvier 2007 à 20h30 à l'Hôtel Venceslas III .

Invitation décernée à :

Arès Zylstra & Cléo Delaford

Si vous ne souhaitez pas venir, nous vous prions de bien vouloir nous contacter au plus vite. Tout en sachant que l'Emir sera sans doute très déçue de votre absence.


Un soupir, et finalement, un sourire. L'émir ne sait pas qu'ils ne sont plus ensembles, et lui, ça l'arrange en quelques sortes. Il sait qu'elle n'a pas reçu l'invitation, seul l'homme en général la reçoit, l'émir ne supportant pas les femmes venant seules... La première bonne nouvelle de la journée.
Encore une fois, il était habillé classe, un long manteau noir recouvrait sa chemise et son pantalon noir. Ses cheveux noirs étaient en bataille, et maintenant qu'il était dehors, quelques légères perles de pluies les recouvraient.
Monter dans la voiture et traverser Amsterdam en écoutant un peu de Classique. Tchekovski.
Et alors qu'il traverse les rues d'Amsterdam, qu'il tourne en rond, qu'il va il ne sait même pas où, une silhouette qu'il ne connait que trop bien passe devant lui et sa voiture, tenant quelque chose entre ses mains. Elle se dirige vers le canal. Que va t'elle y faire? arès hausse un sourcil avant de décider de se garer un peu plus loin et de s'y diriger lui même.

Il ne la regardera que de loin, pour le moment. Elle s'est assise au bord du grand canal, sa tête est baissée. Il a bien essayé de l'oublier, mais encore une fois, il n'y arrive pas. Ce n'est pas de sa faute, il la croise trop souvent. Un soupir et finalement, il se dirige vers elle, avant de prendre place à ses côtés. Silence. Il sort son paquet de cigarette et son Dupont en Or. Première bouffée de fumée grise. Il range le tout et la regarde, cigarette au bec. Il aurait envie de sourire, mais ne le fais pas. Il est sérieux. Et si pour une fois, on parlait sérieusement? Si on évitait les prises de bec?


- J'irai droit au but. Ne dis rien, écoute ce que j'ai à te dire. Et par pité, épargne moi tes remarques du genre: je m'en fous et bla bla bla...

Deuxième bouffée. Expiration. Il regarde la boîte puis de nouveau Cléo.

- Jsuis dingue de toi Cléo. Et ce n'est pas encore une tentative pour te récupérer. Je ne t'ai jamais mentie quand je te le disais, et je ne te mens toujours pas.


Troisième bouffée, troisième acte. Finalement, les mots sortent si facilement... Surement les restes d'alcool ou de drogue? Bah, on s'en fout, il dira tout, d'un seul trait, au moins ce sera fait.

- Tu sais Cléo. On en a jamais vraiment parlé. C'est peut être ça qui nous à totalement pourrie la vie, qui à pourri notre couple à sa fin.
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Cleo Delaford
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Mar 8 Jan - 0:49

Je te promets la clé des secrets de mon âme
Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes
Je te promets le feu à la place des armes
Plus jamais des adieux rien que des au-revoirs.

C'est qu'elle en avait vu passer des choses la petite boîte de bois. Des souvenirs provenant de contrées inconnues, mélangés d'histoires différentes et de bout d'enfance. Elle en avait vu de toutes les couleurs la petite boîte de bois. Elle valsa à travers la pièce à maintes reprises, déversant son contenu sur le sol, la gueule entrouverte avant de se faire ramasser par sa maîtresse et de finir au fond d'un placard pour être re-sortie plus tard, avec toujours la même histoire. Elle en avait vu, oui. Cleo laissa glisser ses doigts le long des courbes dessinées et gravées dans le bois d'ébène. Des souvenirs, il y'en avait des tas. D'horizons différents, de toutes tailles, de toutes importances, de toutes couleurs ou d'odeurs. Des souvenirs de ses parents, de son enfance, de a vie d'avant. Mais aussi une part de Ben, d'Arès et d'elle même. Les paroles de Morgan lui avait irrité le coeur, ouvert l'esprit, fait pleurer son âme. Elle l'avait décidée, elle y metterai fin à tout ce passé qui pesait trop sur elle même. Cleo posa le boîte à côté d'elle et retira délicatement son pendentif sur lequel trônait en reine une petite clef d'argent. Elle avait remplacé au pied levée, le pendentif d'Arès. Son pendentif. Celui qu'elle avait rendue par pur contradiction pour éloigner Arès et mettre fin à ses poursuites et ses airs mélancoliques. Mais il ne l'avait pas entendu de cette oreille, il refaisait déjà assault en venant dans son moment de solitude, dans son petit cocon, dans sa cérémonie d'enterrement d'une vie révolue. Elle ignora sa présence, la fumée de sa cigarette, l'odeur d'alcool qui flottait encore dans l'air, si faible pouvait-elle être. Elle n'écouta ses paroles que d'une oreille, prétant plus attention à ses actes qu'aux cris du coeur d'Arès. La chaîne du pendentif tomba, traînant à terre, la petit clef dans la main de Cleo. Celle-ci la caressa du bout des doigts. Une furieuse envie de fuir lui prenait à la gorge. Jeter boîte et clef au fond du canal et partir en courant. Pourtant, elle n'arrêta pas son geste et attrapa la boîte de sa main libre. Elle glissa lentement la clef dans la serure d'argent, elle aussi. Elle attendit le petit clic et releva le couvercle, un tas d'objets lui sautant au visage.

Des bijoux, des mots, des petits porte-bonheur, des photographie, un photomaton d'elle et d'Arès, un pendentif que son père lui avait offert un jour d'anniversaire avant de repartir dans sa vraie famille, l'abandonnant comme auparavant. C'était la seule fois qu'elle l'avait vu. La première et dernière fois qu'elle avait croisé son regard mordu de honte et de pitié envers la jeune fille et sa mère. Elle farfouilla doucement du doigt les recoins de la boîte, sans sourire, sans mot, sans souffle. Arès se tut, seule le cliquetis de l'eau se mélangeant aux bruits de la ville vint chatouiller ses oreilles. Elle entendait la respiration proche d'Arès et la sienne. Elle attrapa le photomaton et reposa la boîte sur ses genoux, son regard perdu sur le couple heureux qui s'était laissé photographié un jour d'amour, un jour de paix. « Je n'ai même plus la force de répliquer Arès. »

J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
J'ai tant besoin d'y croire encore

Elle déchira la photographie en petits morceaux sous le regard vif d'Arès. Elle savait ce qu'elle faisait, même si elle le faisait avec remords. Elle s'est promis qu'elle dirait au revoir à tout ça avec ou sans sa précense, quoi qu'il dise. La lignée de photo ne resemblait plus qu'à un vulgaire tas de papier. Cleo souffla dessus doucement, dans un souffle à peine perceptible et les centaines de bouts de photo s'envolèrent pour se déposer avec grace sur l'eau. La pluie n'avait pas cessée de tomber. Ses cheveux gouttaient, son manteau était trempé et les gouttes de pluies épousaient son visage triste pour aller se nicher au creux de sa nuque afin de descendre le long de sa colonne vertébrale. « Nous n'avons jamais su communiquer. Du début à la fin, nous étions aveugle par nous même. » Elle attrapa une autre photo. Un portrait de Ben, souriant, brun, beau, splendide et qui finierai en miette comme l'avait été son histoire quand il est partit sur un coup de tête un matin d'hiver. Les fins papiers s'envolèrent à leur tour. Elle replongea son regard noir de jet dans sa boîte et ses pupilles s'arretèrent sur le pendentif de son père. Un cadeau funeste pour lui faire oublier son absence. Elle le sortit délicatement de son écran, le serra dans sa paume un instant, avant de le jeter au loin. Celui-ci s'envola avec disgrace, retombant dans un clapotis sourd pour reposer au fond de l'eau pour une éternité, surement. Et puis il y eu un bracelet. En soie noir, tenant deux lettres encerclées. Un A et un C. Elle n'en souvenait même plus de ce cadeau qu'il lui avait fait, il y si longtemps de ça. « A cette époque de l'année, on buvait du champagne à même la bouteille, célébrant notre troisième mois ensemble. C'est drôle non ? »
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Mar 8 Jan - 23:46

Arès ne possédait pas de petite boîte où ranger ses souvenirs. Ces derniers traînaient un peu partout dans son univers; sur le bureau dans sa chambre, par terre ou dans le coffre de sa voiture, dans sa mémoire, dans ses vêtements, ou encore sous son lit. En vrac. Il n'était pas de ce genre de personne qui tire un trait sur son passé en voulant tout effacer. Il estimait que tout était à prendre, que ce soit bon ou mauvais. Les souvenirs font les hommes, tout cela fait que l'on avance, et Arès avançait avec un tout. Et aujourd'hui, son souvenir le plus présent et le plus récent le poussait à aller la voir elle, alors qu'elle aurait mieux fait de rester dans un coin de sa mémoire. Mais comme je vous disais plus tôt, Arès n'est pas du genre à laisser les souvenirs s'évader, et serait très certainement le dernier à vouloir les détruire. Tout autour de lui lui rappelait sa présence féminine, même si cela faisait cinq longs mois, bientôt six, qu'elle ne venait plus hanter sa chambre.
En s'asseyant près d'elle, il avait pu faire ressortir beaucoup de choses, rien qu'en sentant son parfum, même léger soit il. Du courage notamment, pour lui dire tout ce qu'il avait à lui dire, il avait commencé, mais était loin d'en finir. La cause en était que la belle avait décidé cette fois non pas de l'envoyer paître non pas par les mots, mais en s'occupant de tout autre chose. De cette boite notamment, qu'il n'avait jamais vu de sa vie, mais dont il ne tarda pas à en découvrir le contenue. Des souvenirs, des tas de souvenirs...


Voulu ranger l'appart,
impossible de jetter,
mon passé.
J'suis tombé sur un sac,
de photos en vrac,
série de nous sous la pluie.


Ce photomaton d'eux. Oui, il s'en souvenait si bien. Deuxième mois, alors qu'ils étaient sortis en ville se promener, prendre une glace ou un café. Ils étaient tombés sur cette machine qui semblait leur dire d'entrer. Ils s'étaient laissé prendre au jeu et avait fait cette série de photos. Chacun avait la sienne, celle du jeune homme trainant quelque part dans sa chambre, sur son bureau, depuis qu'il l'avait enlevé de son casier. Sans doute la série serait ensuite oubliée dans un carton d'affaires lorsqu'il quitterait l'ISP, rangés au grenier. Et sans doute redécouvrerait il ce photomaton 20 ans plus tard, lorsqu'il serait avec ses enfants, fouillant le lieu de souvenirs et de débarras, une étincelle illuminerait sans doute ses yeux un instant lorsqu'il regarderait le visage de poupée souriant qu'il serrait contre le sien. Peut être déciderait il de la retrouver, dans le simple espoir de savoir ce qu'elle serait devenue... Mais j'anticipe peut être un peu trop.
La vie est un long fleuve tranquille dit-on. Un fleuve qui transporte une barque sur ses flots, sur laquelle sont entreposés des souvenirs plus ou moins bons. Des souvenirs de tout genre, des bribes de mémoire. Un jour, on pouvait décider de renverser cette barque et ainsi, de tout jeter au fond du long fleuve tranquille. C'était ce que Cléo était en train de faire, Arès venait de le constater en la voyant déchirer le début de leurs souvenirs, ce simple photomaton, leurs sourires, leur bonheur, leur amour. Arès faisait partie des souvenirs de la belle Cléo, tout comme elle faisait partie des siens. Il pouvait l'aider à renverser la barque, ou alors passer de l'autre et tout faire pour que la Barque ne chavire pas. Pas seulement pour lui, mais pour elle.


Je me remémore notre amour,
et je t'aime au présent.
Même plus qu'avant.
Pour mes projet d'avenir,
j'aimerais t'appartenir
tu peux dire exclusivement.


- « Je ne te demande pas de répliquer. »

Juste de m'écouter, de me regarder, de me comprendre. Ne plus voir le mauvais côté des choses. La photo de Ben subit le même sort qu'Arès et Cléo, un collier aussi. Il ignorait d'où elle le tirait. Et puis le fameux bracelet de soie noire. Elle avait raison. Ils n'avaient jamais su communiquer. Inconscient de ce qu'ils avaient gagné, et de ce qu'ils perdaient doucement. Leur manière de parler était au corps à corps, de regard en regard, de bouche en bouche. Des rapides paroles. « A cette époque de l'année, on buvait du champagne à même la bouteille, célébrant notre troisième mois ensemble. C'est drôle non ? »
Oui, terriblement. Mais ils étaient heureux et encore ensembles. Aujourd'hui, il ne leur viendrait même pas à l'esprit de boire dans le même verre, de se rendre aux mêmes soirées ensembles. Il n'y en aurait qu'une où ils devraient faire cet effort, si bien sur, elle décidait de venir, pour cela, il allait devoir ruser, et la persuader...
Mais en attendant, après avoir expiré une nouvelle bouffée de fumée, il atrappa le bracelet de soie noire des mains de son ancienne petite amie et le regarda de plus près. Il n'avait jamais trop été amoureux de ce bracelet. Un petit quelque chose pour marquer le coup. Le meilleur cadeau qu'il ait pu lui faire n'était autre que ce médaillon qu'elle lui avait rendue et qu'il portait au cou désormais. Grand Sentimentale finalement notre Arès. Si dur au devant et au fond, et pourtant, possédant une petite part de sentiments. La seule qu'il n'avait pas prise pour une conne.

- « Nous étions heureux, et c'était ce qui importait... Ne jette pas tes souvenirs Cléo, tu le regretteras. »

Il lui rendit le bracelet, non pas en le lui donnant dans la main, mais en le lui attachant au poignet, à l'envers, de sorte que le A et le C disparaissent contre sa peau. Aucune tentative pour la récupérer encore. Il ne s'y sentait pas ce jourd'hui. Il la désirait certes, mais pas comme ça.
Et qu'y avait il encore dans cette boite? Il lui semblait percevoir un petit disque dans une pochette. Arès & Cléo: Février & Mars 2007 . Il ne se souvenait plus de cette vidéo, et il n'avait pas son ordinateur sur lui, pour une fois.
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Mar 15 Jan - 23:27

En quoi cela le concernait-il, si elle jetait tout ses souvenirs au fond d'un fleuve dans un pays inconnu et étranger ? Certes, c'était une partie de leur souvenir qu'elle jetait au fond de l'eau, mais n'était-ce pas la meilleure solution pour pouvoir tout oublier, enfin ? « En effet. Tu me demandes juste ce que je ne peux pas te donner, ce que je ne veux pas. Tout à changé Arès. Tout. » La vie n'est pas un simple jeu de dames, nous ne faisons pas qu'avancer les pions. Nous tirons pas non plus notre vie au jeu du hasard, par un simple lancement de dé. Leur avenir avait été tracé, ils n'étaient pas fait pour être ensemble, c'est tout. Un long soupire s'échappa tandis qu'Arès examinait un fragment de leur histoire. Un bout de soie noire, deux lettres d'argent. Au contact du froid du bijoux, sur sa peau, elle frissona. La pluie cessait peu à peu de déverser des torrents de larmes sur Amsterdam. Elle dévisagea longuement le bracelet sur son poignet droit. « Rien ne se regrette. » Elle abattit sa manche sur son bras, pour cacher la vision du petit bracelet sur sa peau pâle et replongea ses yeux noirs profonds au centre de la petite boite. Il y restait encore quelques objets dont un petit cd de caméra vidéo : Arès & Cléo: Février & Mars 2007.

Elle ferma les yeux, essayant de se remémorer le contenu de ce CD. Surement des bouts de leur vie : des scènes d'amour, de calins passionés, d'expéditions dans tout Amsterdam à la recherche d'un coin romantique. Des choses futiles, sans importance. Elle attrapa le cd, et le fit tourner quelque instant dans ses mains, du bout des doigts, le faisant briller à la faible lumière du jour comme un trésor. Elle arrêta brusquement son geste, refermant ses doigts sur le cd, comme par envie de le briser, mais ne le fit pas. Elle tendit à Arès. Elle, elle n'avait pas la force de de détruire un tel objet, lui peut-être. Où bien garderait-il ce cd précieusement dans sa petite vie, et qu'il le jeterait quand il aurait marre de penser à elle. « Il te sera peut-être plus utile qu'à moi. » Elle referma ragueusement la boîte de bois, tourna la clef et elle remit celle-ci autour de son cou, la fine chaîne embrassant sa peau frêle.

Elle se releva sans bruits dans un bruissement de tissu et son regard se perdit dans les profondeurs de la ville qui s'étendait derrière elle. Le temps lui manquait, il devenait de plus en plus court. Un sentiment de mélancolie s'installa et elle reposa enfin son regard sur Arès. Il lui manquait aussi, quelque fois. Une sorte de vide, un manque de présence, de chaleur humaine. Elle se pencha vers lui et lui arracha la cigarette des mains. « Et arrête de fumer en ma précense, tu sais très bien que je déteste ça. Je sais que je paraît égoiste vis à vis de toi, mais peut-être devrais-tu te faire une raison. Tu ne crois pas ? J'en ai assez de passer pour la vilaine sorcière parce-que je ne veux pas t'écouter ou tout simplement revenir vers toi, et tu sais pourquoi ? Pour moi, les sentiments qui nourissaient notre histoire autrefois, sont morts. Il n'y a plus que du vide entre nous et tu le sais très bien. Les derniers mois de notre histoire ont été horribles à supporter et peut-être devrais-tu considérer ceci comme un signe. On est complètement différent l'un de l'autre Arès. Si l'amour rend aveugle, alors je suis prête à le croire. »

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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Ven 18 Jan - 23:13

I reached into the sky
My love wouldn't reach you
The multi-colored balloons
Disappeared into the sky, growing smaller and smaller


On ne pouvait pas vraiment dire qu'Arès était très sentimentale envers les souvenirs, ni qu'il aimait les conserver. Il trouvait juste cela normal d'en garder certains, même si à la longue, ils devenaient de plus en plus pesants, de plus en plus écoeurants parfois. Mais les détruire n'était ce pas synonyme de détruire une partie de soi-même par la même occasion? Cléo, dans ce sens, le décevait légèrement, elle se détruisait elle-même en jetant tous ses souvenirs. Au fond, en quoi cela changerait il les choses? « Certaines choses changent, mais pas toutes. Au fond, dis moi véritablement pourquoi tu ne m'accordes pas une seconde chance? » Une seconde chance. Il n'en avait jamais eu une seule avec elle, et il n'en avait pas vraiment voulu lorsqu'ils s'étaient séparés, trop tôt sans doute, il s'était écoeuré des longues relations sérieuses, était ce un crime? Aujourd'hui, plus il y repensait, plus il la voyait dans les couloirs, plus il la désirait cette chance de se faire pardonner, de reprendre son histoire là où il l'avait terminé. Une histoire, loin d'être un conte de fée ou un roman, juste la sienne, avec ses conneries, ses instants de bonheur et de plaisir. Et comme si le temps accompagnait leurs pensées et leur semblant d'histoire séparée, la pluie commença doucement à cesser de s'abattre sur leur Ville. Lieu de leur rencontre, de leur séparation, témoin de leur histoire.

Sometimes we fall apart
We become cowards
But surely we find something there


Tout comme elle, ses yeux se dirigèrent vers le contenue de la boîte à souvenirs. Le CD. Un bout de leur vie, des instants uniques, qui ne se reproduiraient sans doute jamais, ou qui seraient alors bien différents. Allait elle lui aussi le briser? Allait elle aussi le jeter dans les fonds des canaux? Tout semblait porter à croire qu'elle allait le faire, mais son geste s'interromput, le lui tendant plutôt. Le jeune homme qu'était Arès haussa un sourcil devant un tel revirement de situation, elle le lui donnait? Mais que voulait elle donc qu'il en fasse? Il l'oublierait sans aucun doute dans la boite à gant de sa voiture ou bien dans la poche intérieure de sa veste. Et si par bonheur un jour il le retrouvait, il aurait peut être la curiosité de visionner ce petit CD sur son ordinateur portable, tout en fumant une cigarette, ou en buvant un verre de on-ne-saurait-trop-quoi. En attendant, ce petit CD trouva très vite le chemin de la poche intérieure de sa veste, comme prédit plus haut. « Je me souviens très bien que tu n'as jamais voulu me donner ce CD avant, autant du temps où on était ensembles qu'après. Tu ne voulais même pas que je le visionnes. »

Un léger sourire, tandis qu'il expirait une nouvelle fois la fumée de sa cigarette. Fumée qui l'entoura et s'éleva avant de disparaitre dans l'air, absorbée, se confondant. Le temps est comme la fumée, il s'évapore trop vite. Il ne leur restait que si peu de temps en vérité, dans quelques mois, L'ISp serait terminé, emportant leurs souvenirs avec elle. Elle, elle repartirait en Australie, boxer sans doute avec les kangourous, tandis que lui, il ne sait même pas ce qu'il ferait. Il voulait apprendre le japonais, comme il l'avait toujours dit, peut être irait il à l'université là-bas, à moins qu'il ne décide de se rendre en France, ou pourquoi pas en Australie. Arès n'abandonnait pas si facilement. Mais ne divaguons pas voulez-vous? Car voilà que sa belle lui ôtait son précieux bâton de nicotine de la bouche, alors qu'il prenait un air incrédule, et qu'elle enchaînait sur un charmant petit monologue qui ne sembla pas l'atteindre. Et voulez-vous savoir comment et de quelle manière? Alors qu'elle s'était penchée sur lui, et il faut avouer qu'elle n'était pas très grande non plus comparé à lui, il lui atrappa le poignet, peu après son monologue, l'attirant vers lui. L'instant fut rapide vif, avec son très léger quota de brutalité mais aussi de douceur : ses lèvres touchèrent très vite les siennes, dans un de ces baiser d'enfant, de ces baisers qui ne veulent pas dire grand chose. « Je te propose un marché » , murmura t'il alors qu'il la repoussait et sortait de sa poche droite l'invitation qu'il avait trouvé sur son bureau bien des instants plus tôt.


The twinkling of the stars calls to the wind
Your smile erases the noise
The angel in your eyes is whispering
That everything is starting now

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Cleo Delaford
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Sam 19 Jan - 1:17



« Tu nous voit revivre notre histoire ? Je ne veux pas refaire les même erreurs et subir le même cauchemar qu'il y a quelques mois. J'ai peut-être l'air forte et indifférente, je n'en suis pas moins humaine Arès. Tu visualises très bien pourquoi je ne veux pas. Une histoire ne se base pas sur une histoire de cul chaque soir et de la haine envers l'un et l'autre. Tu es capable de le comprendre ça non ? »
Une seconde chance ... Alors c'était cette idée qu'il ne cessait de nourir de jour en jour et de plus en plus ? Elle savait bien qu'il voulait la récupérer, qu'il voulait la faire sienne une seconde fois. Cleo avait l'impression d'être comme un pantin de toile. Un pantin que l'on utilise quand le besoin s'en fait ressentir et que l'on jette, une fois que l'envie est passée. Elle aurait voulue le gifler, histoire qu'il ouvre enfin les yeux sur la réalité, qu'il voit enfin la vérité sur leur sentiment. Il n'y avait plus rien. Plus rien. Peut-être une attirance physique d'un côté, une autre histoire de sexe mais rien de plus. Elle savait que si elle céder à Arès, tout recommencerai. Les insomnies, les disputes, les exercices corporelles d'une violence inouïe. Elle en avait assez de tout ça. Ils ne s'aimaient plus. Point barre.

I get a taste of blood in my mouth when you're near.

« Les temps changent, tout comme nous avons changés. Je ne me souviens plus exactement de quoi traite ce film mais si l'envie te prend de le voir où même de le réduire en poussière d'étoiles, vas-y. » Certains souvenirs s'oubliaient, à ce moment-ci, nous n'appelions plus cela des souvenirs. Des fragments de passé effaçés, des pièces de puzzles éparpillées .. Mieux valait qu'il l'ai en sa possession qu'en la sienne. Le cd n'aurait pas duré longtemps et ce serait surement le dernier objet de leur histoire qu'il voudrait conserver, mis à part du pendentif. Ce pendentif qu'elle lui avait rendue plus tôt, sur un coup de tête. Il le portait à présent autour du cou, du moins elle avait crue l'aperçevoir au détour d'un de ses regards. Ne plus sentir le contact de la chaîne sur sa peau, lui manquait, même si elle l'avait assez vite remplacée pour combler le vide. « Tu t'y feras toi aussi, à ce manque que l'on rescent parfois. A cette chaleur humaine absente. » Pourquoi vouloir recoller les morceaux alors qu'elle le quitterait pour de bon dans quelques mois ? Elle ne pourrait supporter, encore, ses soirées qu'il passait en compagnie d'autres filles à boire et à fumer, l'excluant de toute vie sentimale.

Elle a sentie ses mains dures et douces à la fois autour de ses poignets, exerçant une puissance à plusieurs façette. Il avait osé l'embrasser, sachant qu'elle ne pourrait riposter face à sa force et sa faiblesse du moment. Une fois avaoir repris son équilibre, sur le point de riposter, il lui coupa la parole, sortant de sa poche une petite enveloppe qu'elle reconnue d'un premier coup d'oeil. « Je t'écoute. » Opter pour un ton calme et posé, même si elle savait ce qu'il allait lui demander. Elle se souvenait de cette fameuse enveloppe, la première fois qu'elle l'avait vue l'an passé, quand Arès lui avait tendu sans rien dire de plus. Cette soirée avait été mémorable, à n'en pas douter. Si romantique, si .. Oui voilà, trop romantique cette année, pour réitérer l'expérience.
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Arès Zylstra
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Sam 19 Jan - 1:58

« J'ai pas envie de reprendre cette histoire là Cléo. On a pas su la lire, on a pas su comment faire pour récupérer le tout. J'ai joué le con, je le sais, j'ai été incapable de te retenir. Et je me rends bien compte de cette erreur, ma plus belle sans doute. Mais ça n'empêche pas que je veux que tu reviennes. Je veux par dessus tout te prouver que j'ai changé et que je suis capable de t'aimer comme à cette époque où c'était le cas. » As tu réellement changé Arès? Ne t'arrive t'il pas encore de passer quelques soirées bien arrosées avec tes amis? Certes, mais n'oublions pas ce détail : il revient sans demoiselles. Ce n'est pas son charme qui est remit en jeu, juste sa maturité. Si je vous dis qu'il a vraiment décidé de changer, croyez bien que ce ne sont pas là des paroles en l'air, que ne ferait il pas pour récupérer son ancien bien le plus précieux? Mais il était incapable de lui expliquer avec ses propres mots, un mail ou un sms ou encore une simple lettre ne changeraient pas grand chose, il demeureurait incapable d'exprimer ses sentiments. Au détour d'un jeu peut être, ou avec un bon coup dans le nez. Hors, il est parfaitement sobre à cet instant. Il se sentait terriblement...Con.

Dis moi juste comment faire, et je le ferai...



Le CD était déjà dans sa poche, parmi quelques papiers plus ou moins sans importance, majoritairement des tickets de caisse, des notes qui lui traversaient l'esprit...Bref, des choses sans importances. Peut être visionnerait il la vidéo ce soir s'il y pensait. Il était invité à une soirée à laquelle il ne se rendrait pas. Strip-teaseuses en plus? Non merci. Il s'en passerait aisément, de toute manière, il avait rendez-vous avec sa cousine au soir, et il avait du travail en Grec. Il n'aurait pas le temps de faire grand chose. Lui? Se faire à l'absence de la chaleur humaine? « Ca fait une semaine que je ressens cette absence, et plus de cinq mois que je ressens la tienne. Les autres, je m'en fous, ce ne sont que des connes sans importance. Mais toi, ça devient insuportable de ne plus respirer ton odeur, de ne plus sentir tes lèvres sur les miennes, de ne plus me réveiller à tes côtés. » Silence. Il en disait peut être trop. Finalement, il n'était peut être pas aussi sobre qu'il pouvait le penser. « Tu crois franchement que c'était qu'une histoire de cul? J'étais dingue de toi, et je le suis toujours, même quand tu es en colère. » La ferme. Suffit maintenant. Son regard passa de la jeune femme au fleuve, à cette eau si calme et qui pourrait se troublait parfois au contact des gouttes de pluies. Au fond, pourquoi continuait il de s'accrocher comme il le faisait? A croire qu'il était adepte du Sado-masochisme sur le point des sentiments. Stupide sentiment que celui ci!

Et elle daignait l'écouter, après avoir vu l'enveloppe. Cela lui avait au moins permit d'éviter sa réponse. Qui sait? Elle aurait pu le gifler ou encore même hurler. A croire qu'il connaissait ses réactions sur le bout des doigts. La lâchant, il se releva, se révélant être vraiment plus grand qu'elle, passant une main dans ses cheveux, il fit voltiger plusieurs petites goutelettes d'eau de ses cheveux, puis, invitant la jeune femme à avancer, il prit le chemin de la sortie des canaux, en direction de sa voiture qu'il avait garé. Il faisait meilleur à l'intérieur de celle ci. « Tu sais d'avance ce que je vais te demander, je n'en doute pas une seconde. Pour une fois, je n'y suis pour rien dans cette histoire. Bref. L'émir pense sans doute que nous sommes encore ensembles, et je n'irai pas le contredire sur ce point, tu connais sa susceptibilité... Bref, je te demande de m'accompagner, en tout bien tout honneur, avec la seule différence que nous allons devoir faire comme si nous ne nous étions jamais quitté. A moi, ça me laisse ma deuxième chance, et à toi, je te montrerai que j'ai changé. Tu penses que c'est dans tes cordes? »
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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Jeu 14 Fév - 0:22

Passer outre le fait qu'il se cherchait encore des excuses, qu'il essayait vainement de se faire une raison comme quoi il avait encore une chance de la récupérer. Cleo n'était pas d'une habitude à refaire le passé d'un claquement de doigts, de revenir sur ses pas comme ça, sans raisons vraiment appuyées. Et puis qu'est-ce que c'était que l'amour pour lui ? Coucher ensemble trois voir quatre fois par semaine, quelques baisers dans les couloirs, sortir avec ses copains le soir, se remplir l'estomac d'alcool, revenir complètement saoul avec une, ou plusieurs, fille(s) dans son lit. C'était ça pour lui, l'amour. Leur relation n'était basé que sur les mensonges, la perte de temps, l'envie d'aller voir ailleurs, de vivre une autre vie et se forcer à rester pensant que l'autre avait encore des sentiments, alors que non. Loin de là l'envie de recommencer à vivre toute cette péripétie qui ne finie jamais. Tout est un éternel recommencement, sans cesse. Elle ne l'écouta que d'une oreille. Tout ce discours sur ses sentiments l'invitait à jeter son regard ailleurs, distraite par son débit de paroles qu'il ne cessait de réviser à chacune de leurs rencontres.

Une fois qu'il fut debout, mesurant deux têtes de plus qu'elle, elle le suivit le regard perdue au loin, les mains dans les poches. Ainsi donc ses pensées s'étaient révélées vraies. La fête annuelle de l'Emir était un moment très attendu dans le monde entier et celle-ci ne s'organisait jamais au même endroit. Enfin, l'année dernière celle-ci s'était déroulée dans un hôtel au cœur d'Amsterdam et elle ne doutait pas une seconde qu'il est réitéré l'expérience cette année. Elle leva les épaules et soupira. Elle lui devait bien cela. Rien qu'une soirée pour faire plaisir à l'Emir et peut-être lui annoncerait-elle leur séparation pour éviter toute confusion la prochaine fois. Pas qu'elle déteste ces fêtes mondaines, mais celle-ci avait été assez spéciale la première fois et elle n'avait aucune envie de revivre cette expérience amoureuse alors qu'ils n'étaient même plus ensemble.


« Je veux bien faire ça, mais pas pour les mêmes raisons que tu t'es mis dans la tête. J'irai pour faire plaisir à l'Emir et profiter de ce champagne qui est si bon mais aussi pour lui dire que nous ne sommes plus ensemble et que c'est notre dernière, et j'insiste bien sur dernière, soirée ensemble. Tu y fera ce que tu veux mais après ce ne sera plus la peine d'essayer parce-que .. »

Elle laissa sa phrase en suspend, comme-ci elle cherchait ses mots, quoi dire, quoi répliquer pour lui faire encrer cette idée en tête. Devait-elle lui dire qu'elle repartirai bientôt en Australie pour raisons familiales et qu'elle ne reviendrai pas avant les examens pour partir définitivement après ? Cela ne servirai à rien de toute manière.

« Je dois filer. Envoi moi les horaires par sms, si tu as encore mon numéro, et on se retrouvera là bas. » dit-elle en regardant sa montre furtivement avant de prendre le chemin inverse à Arès, le laissant penaud au milieu du quai.

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MessageSujet: Re: This is my hello, This is my goodness [R.]   Aujourd'hui à 21:10

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