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 Fairytales don't always have a happy ending... [R.]

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Valentine Zylstra
• I'll be your best friend and you'll be my Valentine...


Nombre de messages : 825
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Nationalité : Hollandaise
Crazy for : Lollipops
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MessageSujet: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Lun 7 Jan - 3:29

Les cours venaient enfin de reprendre au sein de l’ISP, laissant ainsi les élèves maugréer contre la rentrée scolaire, ou au contraire, se réjouir à l’idée de reprendre une vie plus ou moins active, en classe. Et Valentine en faisait indéniablement partie. Du haut de son petit mètre soixante et un, elle n’avait cessé de tourner en rond dans sa chambre, faisant les cent pas comme un lion en cage. Telle une véritable bombe à retardement, ses pensées néfastes et mauvaises pour sa santé morale menaçaient de la faire spectaculairement exploser sous les regards incompréhensifs de ses camarades. Cela devait faire – à tout casser – dix bons jours qu’elle n’avait pas adressé la parole à Adrian, et elle s’en portait mieux à dire vrai. Elle ne supportait plus, pour ainsi dire, la vue de son visage qui lui paraissait si beau autrefois et qui maintenant semblait si… douloureux à son cœur. Hermétiquement fermée à tout ragots pouvant le concerner de près ou de loin, Valentine ignorait tout de son idylle avec Elsa, si histoire il y avait, mais tout ceci elle n’en avait aucunement connaissance. Ils refaisaient leurs vies chacun de leur côté, à leur façon… celle de la douce Hollandaise demeurant bien particulière. Même si son cœur ne voulait plus entendre parler de lui, les dernières paroles qu’il lui avait adressé lui revenaient tous les jours en mémoire, elle était même capable de recracher ses dires mot pour mot. « Tu ne peux pas savoir comme je suis soulagé de te l’entendre dire. Je n’arrivais pas à me résigner à te faire du mal, mais je suis content que c’est ce que tu voulais, autant que moi. Je suis vraiment rassuré. Je te souhaite un joyeux noël Val et passe une bonne soirée. » Il comptait la laisser… Et à croire ses paroles, il lui avait menti sur toute la ligne en lui disant qu’il tenait à elle. Comment pourrait-elle le croire après lui avoir ‘avoué’ une telle chose ? Son cadeau de Noël n’y avait rien changé… Oh bien entendu, il avait contribué à son mal être intense mais elle n’avait pas revu à deux fois son jugement de lui. Ce qui la tracassait le plus dans cette histoire c’est qu’il l’avait vu serrée – de façon douteuse – contre Fabrizio, dans un baiser passionné alors qu’elle n’avait pas eu le temps de dire quoi que ce soit car il s’était déjà éclipsé silencieusement.

Sur le moment, un florilège d’émotions s’étaient mélangées en elle pour ne former qu’un tout extrêmement confus qui lui nouait l’estomac à chaque fois qu’elle repensait au visage du jeune Visconti. Qu’à cela ne tienne, elle s’en remettrait… Un de perdu, dix de retrouvés comme on dit. Cette rupture ne représentait strictement rien à ses yeux. Si seulement c’était vrai. A défaut d’être parvenue à anéantir le petit mot concernant Minotti, elle n’avait pu se résigner à jeter celui destiné à la magnifique montre qu’il lui avait offert. « Car de secondes en minutes, tu m’apprends à aimer. » Jamais à ce jour, il ne lui avait dit quelque chose d’aussi beau… quelque chose qui prouvait le sérieux de leur relation… Plus fort encore que les simples gestes et regards qu’ils pouvaient échanger. Pourquoi devait-il lui faire part d’une telle ‘déclaration’ le jour où ils se séparaient ? Elle se doutait bien que ce petit mot n’avait pas été écrit le jour du bal mais quand même… Le destin était mal fait. Et à force de trop cogiter sur les récents événements, elle en était venue à la désagréable conclusion qu’ils n’étaient peut-être pas faits pour être ensemble, voilà tout.

Il devait être vingt heures et des poussières lorsque la jeune Hollandaise s’était glissée entre les murs du Foyer. L’heure du repas était pour certains déjà passée et la jeune femme s’était seulement nourrie d’une porte verte, pour sa part. Ayant un peu de travail sur le dos, il lui fallait impérativement un endroit calme dans lequel s’isoler, elle jouait quitte ou double en se rendant dans un tel lieu car elle avait une chance sur deux d’y trouver quelqu’un. Une chance pour elle, le Foyer était vide et elle put chaudement s’installer dans un immense fauteuil moelleux dans lequel on se serait presque volontairement endormi. Ce qui lui arriva, par inadvertance entendons-nous bien. Recroquevillée en boule sur le siège, les genoux pliés contre son ventre, Valentine avait la tête posée sur l’accoudoir, une main placée sous celle-ci tandis que l’autre tenait une partition de piano. Qu’elle avait elle-même composée pour Adrian… Par ailleurs, il lui avait fallu de nombreuses heures de dur labeur pour parvenir à trouver un rythme à la fois doux et romantique mais suffisamment intense pour représenter leur relation. Cependant, ce n’était pas là le seul cadeau qu’elle pensait lui faire. Dans son sac et la suivant partout où elle allait, se trouvait – dans un petit écrin noir – une chevalière en or, au prix exorbitant précisons-le, au cas où le moment de lui donner se ferait ressentir, même si elle y comptait peu. Sur le bijou étaient gravées leurs deux initiales, accompagnées d’une date, celle quand eut lieu le fameux bal. Date symboliquement désastreuse, il fallait bien l’avouer mais lorsqu’elle s’était rendue dans la bijouterie, il ne lui était pas venue à l’idée que ce jour deviendrait l’instant le plus douloureux de sa petite vie, auquel elle ne préférait plus songer.
Paisiblement pelotonnée dans les bras de Morphée, Valentine s’était tout bêtement assoupie dans la fauteuil alors qu’elle s’était octroyée une petite pause sur les quelques rectifications apportées à la partition. Le calme ambiant et la chaleur de la pièce avaient eu raison d’elle.


Mais j'trouve pas de refrain à notre histoire.
Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires.
J'sais bien que j'te l'ai trop dit,
Mais j'te l'dis quand même... Je t'aime.
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 8 Jan - 2:25

La fin des vacances de Noël. Les fêtes sont déjà derrière les étudiants de l’ISP et c’est la première année que le bel italien ne regrette pas cette période festive. Tout petit déjà, chaque occasion de profiter de son statut et des plaisirs de la vie ou de la table le ravissait. Aujourd’hui, l’approche du printemps le réjouissait bien plus que le souvenir de ces fêtes de fin d’années. C’était également la première année qu’il ne retournait pas en Italie pour les vacances. Les raisons étaient simples. Elsa y était et contre toute attente, elle était devenue la dernière personne qu’il avait envie de croiser. Comble de l’ironie, cette année marquée aussi la première année où la reprise des cours n’était pas pour lui synonyme de cafard. Cette rentrée le satisfaisait pleinement. Bien sûr, si durant ces vacances il n’avait lésiné sur les sorties entre amis, se partageant entre la pétillante Eliott, sa confidente Cecilia, son meilleur ami Spencer….et bien d’autres encore, de sorties en Beuveries, il avait tenté d’oublier le visage de sa douce Valentine, ce visage qui lui manquait tant, dans les bras d’autres demoiselles aux corps offerts. Son cœur restait pourtant hermétique, et, menant sa vie d’antan, il ne s’amusait plus autant.

Première journée de cours, il l’avait attendue longtemps…et le temps lui avait parut si long. Ce jour, il pourrait admirer la beauté de la belle hollandaise sans lui parler, par pure fierté alors qu’il avait tellement de choses à lui dire, à lui expliquer, à lui avouer….. Il se contenterait pourtant de l’observer en silence et en toute discrétion tel un chat guettant sa proie. Désillusion, son emploi du temps ne lui permettrait de partager un cours général dans la même classe qu’elle. Il devrait attendre une journée de plus, et peut-être une autre encore….ce n’est pas aujourd’hui qu’il pourrait croiser son regard mi-figue, mi-raisin. Qu’à cela ne tienne, il n’y penserait plus, finirait sa journée à la piscine, nageant et laissant les heures s’écouler jusqu’au lendemain….ce lendemain qui lui offrirait peut-être la chance de la voir enfin.

Le temps s’égraina au son de la cloche de l’école annonçant tour à tour les intercours, les pauses, l’heure du déjeuner et ce, à mesure que ses mégots se consumaient. Il ne quittait pas ses mais surtout, de façon paradoxale, il évitait les couloirs où il risquait de la croiser peut-être au bras d’un autre.
C’est vrai qu’il souhaitait la contempler, mais seule, assise derrière le pupitre de l’amphithéâtre, jouant avec sa gomme, mordillant son crayon noir, qui sait, ou peut-être même griffonnant son ennui sur une feuille de papier.
C’est vrai qu’il avait besoin de l’épier discrètement, sans malice…et non pas de l’observer en train de s’afficher en compagnie d’un autre homme dont elle se moquait.
Quoique….après tout, peut-être ne l’avait-elle jamais aimer, peut-être qu’à l’inverse de lui, ses sentiments n’avaient pas pris toute l’ampleur qu’ils méritaient mais s’étaient éteint , lui ouvrant les yeux sur ses propres erreurs, et l’obligeant à considérer Adrian comme, une erreur de parcours. Cette simple idée le fit froncer les sourcils alors que la fin de la journée avait sonné et qu’il s’apprêtait à plonger dans l’eau glacée qui noierait ses quelques soucis. Une heure durant, voire peut-être deux, il enchaîna les longueurs tel un ouvrier à la chaîne d’une production, répétant inlassablement, encore et toujours, les mêmes gestes et dans une même cadence. Peut-être était-il temps qu’il quitte les lieux, investissent sa chambre, prennent auprès de son jumeau des nouvelles de la famille, et qu’il prépare son thème de latin attendu par son professeur d’ici quelques jours. Soudain, une révélation….la révélation d’un nouveau mais léger problème qui se profile à l’horizon. Judy le lui avait emprunté et avait promis qu’elle la laisserait au foyer mais, cela lui était totalement sorti de la tête. Travailler la semaine faisait partie de ses habitudes. Il tenait à réussir mais également à profiter au maximum des bienfaits relaxant d’un week-end. Il quitta donc le complexe sportif après une douche rapide mais revigorante, s’être vêtu d’un col roulé noir par-dessus un jean’s foncé savamment associé à des Adidas noirs.

Quelle heure était-il ? vingt et une heure quart ou un peu plus….Une chance qu’il s’en soit souvenu. D’un pas rapide, non pas en raison du vent glacial colorant ses joues, mais également en course contre le temps qui passe et la nuit qui approche, il rejoint bien vite le bâtiment et gravissant les dernières marches le menant au foyer, il en franchit lestement la porte ouvert dévoilant ce lieu si familier, ainsi qu’une silhouette si souvent parcourue, qu’il en redessinait souvent les formes dans le noir, en songe….. Recroquevillée dans un fauteuil, la jeune et belle Valentine dormait paisiblement, sa beauté la rendait angélique et la respiration d’Adrian s’aligna machinalement à la respiration profonde de la belle au bois dormant. Combien de secondes lui avait-il fallu pour qu’il oublie l’envie de s’éclipser ? Moins d’une, voire deux. Elle était si belle, semblait si fragile. Machinalement, il sourit légèrement comme ébloui par tant de beauté et son cœur se serra aussitôt. Elle n’était plus sienne, il devait se faire une raison mais pourtant. Sans pleinement réaliser son geste, il s’était déjà approché, pouvant alors apprécier son parfum….il ne voulait pas la réveiller, ils auraient pu se disputer….il avait aujourd’hui l’opportunité de la contempler sans avoir à affronter un regard accusateur qui l’aurait obligé à répliquer sombrement. Dieu existerait-il ?
Ne pas la réveiller était le but principal…..il s’assit donc sur le siège à côté, se permettant même d’allonger ses jambes sur le sofa, affalé contre l’accoudoir où ses mains servaient de support. Il ne la touchait pas réellement mais il pouvait profiter de la fragrance de ses cheveux. Il aurait lui-même pu finir par s’endormir tant la pièce était agréable. S’il lui tournait le dos, il lui suffisait les yeux pour la contempler, endormie, et belle comme un cœur. Il se laissa aller dans le fauteuil quand il s'empara avec délicatesse de sa main libre de cette feuille qui venait de lui échapper pour la poser avec délicatesse sur sa joue. Il aurait souhaité la prendre dans ses bras mais était-ce réellement bien venu. .....combien de temps lui a-t-il fallu pour s’endormir à son tour, cette fois, sans tourment et sans s’emprisonner dans des questions trop grandes pour lui.
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Valentine Zylstra
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 8 Jan - 4:02

Il n’y avait pas à dire, cette première journée de cours avait été une grande réussite pour Valentine. La matinée s’était magnifiquement déroulée alors qu’elle avait retrouvé des amies, elles aussi en troisième année, ayant quitté l’ISP durant les vacances scolaires alors que de son côté, elle était restée enfermée entre les quatre murs froids de l’établissement. Et pour quelle raison ? Pour les beaux yeux de l’italien, bien entendu. Elle avait essuyé ses vacances au Canada avec ses parents dans l’optique de passer un peu plus de temps avec lui et qui sait… Peut-être l’aurait-elle invité à visiter son grand ‘chez elle’, sa demeure familiale, vide en cette saison de l’année. Mais ses plans avaient été contrecarrés, à son grand regret. Elle n’avait eu comme simple réconfort la présence de sa téméraire et serviable meilleure amie, Delia. Sans elle, il était évident qu’elle n’aurait pas tenu la route sans Adrian à ses côtés, elle aurait même été capable de décisions hâtives et impulsives, qu’elle aurait sans doute regretté par la suite. Mais la jeune Française avait été présente pour écouter ses peines de cœur, il fallait que cela sorte à tout prix, même s’il n’était pas dans sa nature d’exposer à découvert ses émotions.

Ces vacances avaient été les plus désastreuses que sa petite existence ait jamais connu. Néanmoins, Valentine avait toujours su se faire remarquer sous une image de fille forte, qui passait outre tous les problèmes qui s’avéraient existentiels pour certains mais qui étaient futiles à ses yeux. En somme, personne n’avait tort de la voir ainsi. Pourtant, il était indéniable qu’elle venait de vivre une rupture déchirante dont son cœur subissait encore les rouages douloureux. Il fallait lever le pied sur les diverses sorties qui avaient bercé chacune de ses nuits avant la rentrée et se concentrer sur ses études. Chose peu aisée lorsque vôtre esprit est obstrué par tout un tas de songes brumeux qui vous brouillent la vue et vous empêchent d’effectuer un quelconque raisonnement rationnel. Voilà l’état d’esprit dans lequel elle s’était rendue à son premier cours de la journée, craignant de croiser à chaque couloir qu’elle empruntait son ex petit ami. Jusqu’à présent, elle avait finement su le semer, prenant garde de soigneusement le fuir. Et le fruit de son travail avait payé, elle ne l’avait pas vu plusieurs jours d’affilés mais aujourd’hui… La rencontre était inévitable. Ils avaient tout deux un cours de Droit l’après-midi, auquel ils ne pouvaient échapper, et même si cela était faisable Valentine ne comptait pas sécher des cours pour simplement l’éviter. C’était absurde. Il lui avait déjà brisé le cœur, elle n’allait pas non plus rater ses études par sa faute.

Quoi qu’il en soit, sa journée avait été plus ou moins parfaite, hormis quelques détails qui se voulaient insignifiants. Encerclée par sa bande de copines, Valentine avait trouvé l’opportunité idéale pour ne pas avoir à regarder devant elle au sein de l’ISP, ses amies se chargeaient pour elle de regarder où ses pieds la menaient. Isolée au milieu du ‘troupeau’, elle ne voulait pas risquer d’imposer à ses yeux un spectacle insupportable et non désiré auxquels ils ne se remettraient pas. Pour l’heure, rien de tout ceci ne s’était produit, le seul événement désagréable de la journée fût les deux heures consécutives où elle dû partager la même salle que cet ingrat d’Adrian.


« Pss. Valentine ! Une voix à ses côtés tentait en vain d’attirer son attention alors que la jeune Hollandaise faisait magnifiquement semblant de suivre le cours. Je sais que tu m’entends. Bref… Je ne connais pas l’intégralité de ton histoire avec Visconti, mais il n’arrête pas de jeter des coups d’œil vers toi. Ce mec est accro ou je ne m’y connais pas. La troisième année arqua un sourcil avant de relever le regard vers sa camarade et de répondre dans un murmure : Arrête de dire des conneries… C’est fini, d’accord ? J’aimerais que tu cesses de me parler de lui. D’ailleurs, fais passer le message, tu seras gentille. Tandis que l’étudiante assise à ses côtés maugréait dans sa barbe tout en prenant des notes, Valentine pivota légèrement sur son siège pour lever le regard vers le haut de l’amphithéâtre, cherchant désespérément du regard Adrian. Lorsqu’elle le trouva, celui-ci griffonnait tranquillement ce que le professeur disait mais quand il eut fini et que son visage se releva, elle s’empressa aussitôt de se replacer correctement. N’importe quoi… Quelle idée… Adrian devait avoir désormais des copines à la pelletée. »

Loin des événements de la journée, la douce jeune femme au fort caractère dormait profondément dans un fauteuil du Foyer, le dos appuyé contre le dossier et la tête soigneusement posée sur le haut de celui-ci, alors que ses jambes étaient repliées contre son buste. L’arrivée d’Adrian dans la pièce ne provoqua aucune réaction chez elle, désormais bien endormie, il pouvait inviter une fanfare à se joindre à eux sans que son sommeil n’en soit troublé. Les secondes s’enchaînèrent sans qu’elle n’ait bougé d’un centimètre. Bientôt le jeune homme s’installa sur le canapé voisin au sien et prit ses aises à ses côtés. Par la suite, il s’empara de sa main, désormais vide, pour la poser sur sa propre joue. Le bout de papier qu’elle tenait auparavant avait fini sa course au sol lorsqu’il était entré dans la pièce et avait provoqué un semblant de courant d’air. La partition ne trahissait personne quant au destinataire à qui elle était adressée. En haut à droite de la page blanche était annoté le prénom du jeune italien dont le point du ‘i’ avait été transformé en un petit cœur parfaitement symétrique. En guise de titre, il était écrit « Car de secondes en minutes, tu m’apprends à aimer. » Comme le titre d’une chanson qu’elle aurait aimé composer pour lui. A part ceci, la partition comportait de simples notes, elle ne différait pas d’une autre mais ces simples détails suffisaient à comprendre de quoi il était question ou du moins que ce simple bout de papier était en rapport avec une certaine personne.

Alors que la fraîcheur de la joue du jeune héritier aurait du l’extirper de sa torpeur, Valentine dormait encore d’un sommeil de plomb jusqu’au moment où sa tête – auparavant paisiblement accotée au dossier – glissa vers l’avant et la fit se redresser brusquement. Ses yeux vairons firent un rapide tour d’horizon de la salle avant de se poser inévitablement sur le visage endormi d’Adrian, étrangement étendu à ses côtés, il était même proche d’elle… Bien trop proche pour une personne qui la détestait amèrement.


« Adrian… ? Murmura t’elle pour elle-même, confuse par une telle vision. »

Durant quelques secondes, elle demeura immobile, à le fixer avec une incompréhension parfaite et totale. Néanmoins, il fallait bien avouer que cette image ne lui déplaisait pas. Combien de fois ses rêves l’avaient-ils inlassablement conduite à lui ? Trop de fois pour qu’elle en connaisse le chiffre exact. Lentement et avec délicatesse, elle reprit possession de sa main et se releva du fauteuil pour venir se positionner à genoux sur le sol aux pieds du sofa sur lequel il se trouvait. Ainsi, elle put enfin découvrir l’ensemble de son visage paisible et assoupi. La dernière fois qu’elle l’avait vu dans cette position, elle s’était endormie dans ses bras après qu’il l’eut conduit dans la chambre qu’il partageait avec son frère jumeau.
L’instant était beaucoup trop idyllique et irréaliste pour être vrai… Et comme si elle était parvenue à se convaincre elle-même qu’il s’agissait d’une illusion, d’un songe, d’un leurre, elle leva sa main gauche et vint la déposer sur sa joue rosie par le froid glacial qu’il faisait dehors avant de l’effleurer dans des gestes timides tandis que son autre main caressait fébrilement ses cheveux encore humides. Sans contrôler ses gestes et écoutant ce que son cœur lui dictait de faire, Valentine réduisit considérablement la distance entre leurs deux visages et s’empara de ses lèvres, déposant plusieurs baisers successifs sur celles-ci avec une douceur qui lui était propre.


{ Pardon pour la longueur, j'avais trop de choses à dire Embarassed }
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 8 Jan - 15:35

Ton post était magnifique


Sur toute une journée de cours, il n’avait pu profiter de la présence de Valentine que deux malheureuses petites heures au cours de droit. Il feignait habilement l’intérêt pour la loi sur les pratiques commerciales alors que seul le parfum le parfum de la belle l’animait à mesure qu’il se répandait dans toute la pièce. Ce n’était qu’illusion, elle était bien trop loin….. Son inconscient peut-être….son inconscient lui rappelait sa fragrance comme il arrive parfois qu’il pense reconnaître l’odeur vanillée de sa mère lorsqu’il pénètre dans une « Gelateria ». L’esprit humain associe à des évènements des odeurs, des images, des sons….les rappelant ainsi à notre bon souvenir.

** Flash back **


Assis derrière son pupitre, Adrian, entouré de Cecilia à sa droite et Spencer à sa gauche, mâchonnait un « Chewing Gum » s’amusant au pendu. Ces deux acolytes savaient qu’Adrian n’était pas au mieux de sa forme et ce, malgré qu’il ait accumulé autant de conquêtes qu’il n’avait fumé de cigarettes ces derniers jours. Œil vide, arrogance décuplée, sens de la répartie aiguisé, diplomatie inexistante, regard scrutateur aux alentours, nervosité à fleur de peau et susceptibilité accrue sont tant de symptômes certifiant que ni l’un ni l’autre ne se trompait….Seul spencer savait pertinemment qu’elle était la raison de son mal-être. Il lui suffisait de l’observer et de l’écouter : « Valentine ? Qu’est ce que je m’en fous….elle peut bien faire ce qu’elle veut de son corps….C’est pas une fille pour moi….une fille facile, un traînée. » …. « Moi et Valentine ? C’est une blague, je prenais du bon temps c’est tout…» … « Valentine et moi ? une histoire sérieuse ? rien à voir….si j’étais sérieux avec toutes les filles que j’emmène en gala….je me serais marié 6 fois… ». Le discours sonnait faux, il n’arrivait à détacher son regard de sa silhouette fine lorsqu’elle était dans les parages, il tendait l’oreille s’il entendait son nom, il cherchait après dans les couloirs, et évitait le soir les endroits qu’ils fréquentaient ensemble de peur de la voir avec un autre. Valentine l’avait hypnotisé par sa richesse d’esprit et son imprévisibilité…Valentine tenait son cœur entre ses mains et si elle en avait été consciente, elle aurait pu le briser. Spencer en était convaincu, peut-être même plus qu’Adrian qui ne voulait se l’admettre. Une feuille de papier entre les deux jeune gens, un oxo était en cours. IL leur fallait bien passer le temps non ? En pleine méditation, alors q’il reflétait la pleine attention pour le chargé de cours, il recopia quelques annotations sur le tableau noir lorsque dissipé, Spencer l’interpella :

  • « Tu attends un geste ?
    - De quoi tu parles .
    - Fais pas l’innocent »


Mais machinalement, il tourna la tête en direction de Valentine, personne n’était dupe, pas même Spencer. Adrian aurait voulu qu’elle le regarde mais….rien et l’italien lança un « n’importe quoi…. ». Ce que les autres pouvaient être mêle-tout….aussi ami soit-il. A se demander pourquoi il était si doué pour les sports individuels. D’ailleurs, ça sonne…il irait bien piquer une pointe….comme souvent.

**Fin de Flash Back **


Lorsqu’il pénétra dans la pièce, légèrement essoufflé par sa course dans le froid, le foyer, chaud mais sombre était illuminé par la beauté endormie de la belle qui faisait battre son cœur. Il avait pensé à elle si souvent aujourd’hui qu’il en était arrivé à se poser mil et une questions sur la nature de leur relation passée comme future, sur la réciprocité de leur sentiment. Et si elle ne l’avait jamais sincèrement aimer ? Il se répétait ses mots sans cesse et résistait avec peine au doute et à la trahison « l’affaire Minotti ». Endormie dans une position alambiquée, elle semblait si paisible qu’il en eut peur de la réveiller, contenant son envie de profiter de cette situation pour lui chuchoter quelques mots….quelques mots sincères, emplis d’émotions, qu’il arriverait à prononcer sans crainte puisqu’elle ne pouvait les entendre. Alors qu’il s’apprêtait à s’asseoir sur le sofa à côté, prêt à travailler sur son thème posé sur le kicker attendant qu’elle se réveille, une feuille glissa des doigts fins de l’artiste. Retournée verso contre le sol, Adrian ramassa avec délicatesse ce qui ressemblait à une partition de musique qu’il ne pouvait comprendre. Il était sportif, pas musicien. Pourtant, il se sentit envahir d’une vague bienfaisante de certitude. Cette mélodie lui était destinée. Son prénom était écrit dans le coin supérieure gauche et elle portait pour titre, son propre message. Information capitale, cette partition avait été écrite après leur rupture. Avait-il une chance de reconquérir sa belle ? Machinalement, l’accolade étant prohibée, il s’installa dans le sofa, amenant contre sa joue la main chaude de Valentine. Rassuré sur l’égalité de leur sentiment, il s’endormit aussi paisiblement qu’elle, se remémorant leurs bons moments. Sa respiration était calme et légère et rien n’aurait pu perturbé son profond sommeil et encore moins la délicatesse de Valentine récupérant sa main. Rien, sauf peut-être les baisers qu’elle vint lui offrir en toute discrétion.

Nul besoin d’ouvrir les yeux pour la reconnaître, sa douceur était inégalable, l’odeur de sa peau, le goût de ses lèvres sucrées par les multitudes de bonbons qu’elle pouvait manger sur une journée. Instinctivement, il brava les interdits de leur rupture, se redressa légèrement, encadra le visage de sa dulcinée de ses mains et partagea ce baiser qui se voulait plus amoureux qu’aucun autre ne l’avait jamais été. Peut-être parce qu’aujourd’hui, il était conscient de ses sentiments à son égard….cependant, en prendre conscience n’était jamais suffisant pour un homme aussi fier que lui….si soucieux du détail et de la perfection. Il profitait de ses secondes exquises sans retenue, l’attirant même le plus près possible, favorisant le meilleur contact qui soit. Il savourait l’instant qu’il interrompit, reculant légèrement la tête et ouvrant les yeux pour la contempler et lui sourire. Il ne savait où cet instant les mènerait mais il ne voulait pas qu’il s’arrête :


« Je n’ai pas osé te réveiller … » lui chuchota-t-il tout en caressant de son pouce ses joues avant d’abuser une fois de plus de ses lèvres. En cet instant, il rêvait de deux choses Que ni l’un ni l’autre ne provoque une belle dispute par orgueil, et la prendre dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 8 Jan - 17:25

Avait-elle eu raison de se laisser tenter par les lèvres exquises du jeune homme, qui semblaient l’implorer de les effleurer ne serait-ce que quelques secondes ? Elle n’en savait fichtre rien et ce ne serait certainement pas Adrian qui allait répondre à cette question énigmatique car lui aussi paraissait troublé par la situation. Alors qu’il n’avait pas eu l’air d’hésiter bien longtemps, il s’était saisi de ses lèvres pour prolonger ses furtifs baisers en une attention plus douce, plus longue et plus langoureuse. Continuant ce qu’elle avait commencé, Valentine se redressa d’avantage sur ses jambes lorsqu’il l’attira un peu plus vers lui sans pour autant se défaire de l’emprise de ses lèvres. Lorsque ce moment d’égarement prit fin, elle croisa son regard pour la toute première fois depuis deux longues semaines, ce simple fait suffisait à la pétrifier sur place. Se sentant enivrée par son effluve masculin, elle lui rendit son sourire, jugeant l’instant de magique. Ils étaient là, dans le Foyer, comme si leur rupture n’avait pas eu lieu, à s’embrasser et même se sourire. Tout ceci la dépassait grandement mais elle s’en contre fichait pas mal car sa seule obsession était lui et toujours lui. Penchant le haut de son corps sur le divan alors que leurs lèvres étaient de nouveau scellées, la jeune Hollandaise profitait intensément de ce moment, craignant qu’il ne s’agisse que d’un mirage créé par son esprit tourmenté. Et même si tout ceci était réel, jamais ils ne se seraient laissés aller si d’autres personnes les entouraient. Ils avaient la chance de pouvoir enfin se voir en tête à tête sans être jugés par les autres.

Il n’avait pas osé la réveiller… Pourtant, il aurait du. Ou peut-être pas. La situation aurait peut-être pris une toute autre tournure si Valentine l’avait vu pénétrer dans la pièce. Peut-être aurait-elle mal réagi par simple fierté s’il l’avait réveillé, dans le seul but de se protéger de lui. Quoi qu’il en soit, rien de tout ceci ne figurait sur sa liste des choses qu’elle comptait faire dans les vingt prochaines minutes. Mettant fin à leur second baiser lascif digne d’une retrouvaille amoureuse, elle se recula doucement de lui et plongea son regard bicolore dans le sien. Ce qu’ils vivaient au quotidien depuis six mois était intense et aujourd’hui n’échappait pas à la règle. Elle savait qu’elle allait souffrir mais s’entêtait à voir le bon côté des choses.


« Tu me manques… Avoua t’elle dans un moment de faiblesse. »

Il était là, devant elle, en chair et en os et seul, elle pouvait donc s’adresser à lui en toute sincérité au risque de faire sauter la solide muraille qui la protégeait jusqu’à présent. Il était si bon de le retrouver, Adrian était si… beau… parfait… et la chaleur de son corps l’enveloppant lui manquait cruellement. Se remettant doucement debout et fixant ses pieds avec intérêt, elle attendit qu’il se redresse pour lui faire une petite place et vint s’asseoir à ses côtés, ses genoux repliés sous son menton. Elle tourna discrètement la tête dans sa direction et se saisit de sa main afin d’entremêler ses doigts au sien dans un geste ferme, comme si elle souhaitait l’empêcher de s’enfuir. Alors qu’elle avait tendu son bras pour attraper sa grande main, sa manche – au niveau du poignet – se retroussa légèrement, découvrant ainsi sa peau entourée d’une magnifique montre féminine offerte par un certain gentleman italien. Son cadeau était bien trop splendide pour s’en débarrasser, elle n’avait pu se résoudre à le donner à l’une de ses amies sans détailler la provenance de celui-ci, car il était certain qu’elle n’aurait pu supporter de le voir au poignet d’une autre. Et encore moins au fond de sa corbeille.

Tout un assortiment de questionnements lui traversait alors l’esprit. Ils venaient de s’embrasser et de se regarder sans penser du mal de l’autre. Etait-ce bon signe ? Cela voulait dire qu’ils allaient repartir du bon pied, ensemble ? Devait-elle définitivement tirer un trait sur lui et oublier ce moment insignifiant parmi tant d’autres ? Elle lui en voulait… affreusement. Ils ne pouvaient pas se remettre aussi facilement ensemble, le mal était fait et des deux côtés. Il ne suffisait pas d’un baiser amoureux pour tout arranger, même si elle avait toujours espéré au fond d'elle qu’il ne pensait pas ce qu’il lui avait dit, il l’avait quand même dit… Susceptible comme Valentine l’était, c’était suffisant pour la renfrogner.
Avait-il une maîtresse ? Une amante ? Une jeune femme qui servirait de passe-temps ? Une nouvelle petite amie ? Et Elsa, que devenait-elle ? Tant de questions qui la faisaient de plus en plus douter de la véracité de leurs sentiments communs et de la sincérité de cet instant de tendresse. Sentant l’émotion s’emparer de tout son être et un frisson d’une violence rare lui parcourir l’échine, la jeune femme se rapprocha instinctivement de lui et vint s’emmitoufler sous son bras droit tandis que le sien venait entourer son torse musclé, ses fines jambes reprirent leur position initiale, à la différence de tout à l’heure elles étaient toujours pliées – appuyées contre son torse - mais sous ses genoux se trouvaient désormais les cuisses d’Adrian, l'ayant enjambé. Serrée contre lui, elle observait le mur qui lui faisait face d’un regard vide et douloureux. Sans doute était-ce l’instinct féminin mais elle sentait de mauvaises ondes se profiler à l’horizon. Une dispute en préparation ? Allez savoir. Seulement, elle savait pertinemment qu’une fois les locaux quittés, ils allaient chacun retourner vaquer à leurs occupations et tout ceci ne serait plus qu’un souvenir.


« Tu m’as remplacée ? Demanda t’elle avec franchise. Valentine avait toujours été directe dans ses propos et cela l’intéressait de savoir si quelqu’un partageait de nouveau sa vie même si la souffrance morale devait l’assaillir de toutes parts si révélation douloureuse il y avait. »
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 8 Jan - 23:43

Les baisers s’enchaînaient plus passionnés les uns que les autres. Il s’embrassait comme s’ils avaient été privé d’un geste vital ou indispensable à leur survie dans ce monde…Comme si jusqu’ici, ils avaient été privés de l’essentiel, d’oxygène, d’eau…
Ils changeaient de position, afin qu’elle soit plus confortable pour l’un comme pour l’autre mais sans jamais désunir leurs lèvres : Elle se laissa attirer, il l’incitait à s’approcher et enfin, interrompant ses minutes de plaisir, il lui sourit. Il était content de l’avoir à ses côtés et pourtant, au fond de lui, un mauvais présage lui chuchotait qu’il se devait en profiter un maximum…Cela ne durait pas.

Combien de temps faudrait-il à Valentine pour manquer de tact ?
Combien de temps faudrait-il à Valentine pour prononcer le nom d’Elsa ?
Combien de temps faudrait-il à Adrian pour se vexer aux moindres manques de délicatesse ?
Combien de temps faudrait-il à Adrian pour se refermer comme une huître ?
Combien de temps leur faudrait-il pour laisser leur fierté prendre le dessus sur le sentiment ?

Il tentait ne pas y penser, ne pas y songer et profiter de cet instant pour son côté hasardeux de divine providence….Il tentait de faire abstraction de la dernière image qu’elle avait offert d’elle-même inconsciemment. Ce baiser offert à un autre le jour de leur rupture. Il lui en voulait tellement et pourtant, elle lui avait tellement manqué qu’il ne pouvait se résigner à assombrir de règlement de compte cet instant idyllique. Si une explication aurait mieux valu que cette réconciliation qui ne présageait rien de bon, il n’était pas prêt….Cela tournerait au dialogue de sourd alors à quoi bon ?
Et pourtant, ces retrouvailles avaient quelques choses de malsain pour l’un comme pour l’autre. Personne ne peut oublier du jour au lendemain les blessures. Pour elle, Elsa, pour lui Minotti….Personne n’était capable de pardonner sans entendre de l’autre un « Pardonne-moi » ou un « Je suis désolée »…peut-être encore un « Excuse-moi ». Personne n’était capable et ils étaient les moins destinés à pareil exploit.

Pourtant, tout semblant être réunis pour qu’il passe un moment parfait. Il s’embrassait comme jamais, arrivait à se sourire et même à s’échanger quelques mots doux. Il lui manquait….et si en d’autres temps il se serait contenté d’éluder toute réponse avec humour le plus souvent, aujourd’hui, il ne put que se laisser aller à une confidence digne de ce nom. O bien sûr, il était loin d’un passionné je t’aime ou d’une déclaration digne d’un vieux drame romantique américain et pourtant, c’était si sincère qu’il se sentit soulagé d’annoncer dans un souffle spontané :


« Je te vois partout » …

Tout lui rappelait Valentine, le bleu de son œil, le vert de l’autre, les sucettes, les bonbons, les petites filles qu’on croise en rue qui font des caprices, une chanson à la télé, le nom de famille dans un journal, un violoniste dans une ruelle, des partitions dans une boutique d’Amsterdam, le Lucius…..des détails insignifiants mais tout était prétexte à se faire autant de mal que de bien en ressassant des souvenirs. Il ne l’espérait plus et pourtant, elle était à nouveau à ses côtés, profitant elle aussi de cet instant inattendu pour favoriser le contact. Assise à présent sur ses genoux, mains soudées et doigts entremêlés, Valentin semblait étrangement hagard, comme si elle venait de prendre conscience d’un quelque chose qui la dérangeait au plus haut point. Se pourrait-il qu’elle regrette déjà son geste ? non ce n’était pas possible…aucunement possible, leurs baises étaient trop intenses, trop passionnés, trop chargés d’une émotion enfouie et refoulée qui exultait pour leur plus grand bien à tous les deux. Alors que tout semblait parfait….alors qu’il avait presque naïvement réussi à se convaincre qu’il pourrait peut-être échapper à la dispute, il s’avérait qu’elle restait fidèle à elle-même en toutes circonstances….
Pourquoi fallait-il qu’elle lui rappelle Minotti ? Ce baiser ? Cette image ?
Bien sûr que non il ne l’avait pas remplacée…...


« Pourquoi est-ce que tu la portes ? la montre ? ….. Parce que Minotti ne m’a pas remplacé lui ? …. »

On pouvait entendre dans son ton qu’il venait de se refermer telle un huitre. Il n’y avait rien de nerveux, rien de désagréable, si ce n’est ce côté détaché, comme s’il n’était pas concerné.

« Toi et moi avons toujours mené la même vie Valentine…Demande toi si tu m’as remplacé et tu auras la réponse à ta question….Bien qu’en ce qui me concerne, je n’ai pas dix minutes après notre rupture flirté avec une de mes exs…..et encore moins Elsa qui n’a jamais été mon ex ni ma futur Ex…. »

Dommage, c’était si bien parti. S’il restait calme, combien de temps Valentine le serait à son tour ?
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mer 9 Jan - 0:56

Effectivement, le cadre était bien trop idyllique pour être parfait. Quelque chose n’allait pas dans cette pseudo scène romantique. Cela virait légèrement au vieux téléfilm à l’eau de rose, chose qui ne leur ressemblait pas, précisons-le. Où était passée la fougue qui avait tant guidé leurs instincts mutuels ? Pourquoi leurs langues ne se délaient-elles pas à la vue du visage de l’autre ? Pourquoi était-ce si… fade, en somme ? Leur relation avait changé du tout au tout, c’était indéniable et à quel prix ? A quoi ressemblaient-ils au jour d’aujourd’hui dans les bras l’un de l’autre ? A plus grand-chose… Leur romance passée semblait être loin derrière eux, voire inexistante en vue des circonstances. Ils étaient là, comme deux parfaits adolescents qui se retrouvaient, presque timides à l’idée de découvrir de nouveau chaque parcelle de la peau de l’autre. Il fallait mettre un terme à cette mascarade… Chaque chose en son temps. Le destin se chargera de lui-même de modifier certains détails qui ne convenaient aucunement à ce tableau pittoresque.

Adrian n’était pas, pour ainsi dire, un garçon très expressif au niveau de ses sentiments. Hormis un ‘Je tiens à toi’, Valentine n’avait jamais eu droit à de réelles déclarations ni démonstrations verbales d’un quelconque attachement prononcé de sa part. Elle s’en contentait car il n’était pas non plus dans sa nature de s’ouvrir ouvertement, craignant bien souvent de paraître ridicule – pour commencer – mais croyant aussi qu’au final ses déclarations ne lui portent préjudice un jour ou l’autre. Et dans leur cas, elle avait bel et bien eu raison. Après lui avoir ouvert son cœur, son monde s’était lamentablement écroulé tel un château de cartes à l’équilibre bancal dont une simple brise était parvenue à détruire l’assemblement fragile. Par conséquent, sa petite phrase lui fit chaud au cœur. Elle trouvait même ses propos plus intenses qu’un banal et monotone je t’aime. Avec ce simple aveu, ses doutes s’envolaient tandis que la certitude qu’il tenait à elle revenait au galop ainsi que la véracité de ses sentiments. Même si elle se doutait qu’il était allé voir ailleurs, il y avait de l’espoir quant à l’inexactitude de ce qu’il lui avait confié le soir du bal.

Il n’avait pas tort, Valentine demeurait encore et toujours fidèle à elle-même. Lorsqu’elle avait un doute ou une question à poser, elle ne se privait pas de la formuler à haute voix si le besoin se faisait ressentir. Et ce soir là, elle avait eu besoin de savoir… se sentant enfin prête à entendre la vérité. S’ils devaient se séparer pour toujours, il lui devait au moins un ou deux explications claires, nettes et précises. Allez savoir, peut-être que le fait d’entendre certaines paroles provenant de sa bouche la rassurerait. Mais que souhaitait-elle entendre ? Elle n’en était pas certaine elle-même. Tiraillée entre son désir accru de ne former plus qu’un avec lui et son envie de le faire souffrir, elle ne savait plus sur quel pied danser.
Chaudement enlacée contre lui, les paroles qui suivirent ne l’enchantèrent pas vraiment. Rien de bien étonnant, dans le fond.


« Pourquoi me parle-tu de Fabrizio ? C’est de toi dont il est question ! Rétorqua t’elle immédiatement à sa suite. »

Se détachant suffisamment de lui pour pouvoir affronter son regard chocolaté, Valentine semblait… irritée. Adieu le beau sourire chaleureux et ravi de le retrouver. Sa question était simple pourtant… Elle voulait seulement savoir si une jeune femme avait pris sa place dans sa vie. Etait-il demeuré au point de ne pas saisir le sens de ses propos ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il réponde à ses questions par d’autres questions ? Ne pouvait-il pas se contenter de répondre, tout simplement ?

« Pourquoi tu fais ça Adrian, hein ? Pourquoi il faut toujours que tu gâches tout ? On pouvait clairement percevoir de la colère dans l’intonation de sa voix, y compris une once de tristesse.

Lui et son sens de la répartie… Cela semblait l’amuser de toujours la critiquer, remettre la faute sur elle mais il savait pertinemment à qui il s’adressait à cet instant précis et Valentine n’avait rien du petit lapin innocent que l’on viendrait caresser, attendri par sa beauté candide.

« Tu sais quoi ? Reprends-la ta montre. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi tu me l’as tout de même offerte. Et sur ces paroles, elle retira vivement le cadeau qu’il lui avait fait avec une rage si brusque que la montre aurait pu facilement céder sous la force de son geste. Sans plus de cérémonie, elle se releva précipitamment et lui jeta l’objet sur les genoux. »

« A priori, tu sembles en avoir gros sur le cœur à mon sujet alors vas-y… Dis-moi clairement ce que tu ressens. Je t’ordonne de me dire en face mes quatre vérités puisque qu’apparemment tu es bien trop lâche pour me l’avouer par toi-même. Le fixant d’un regard assassin, elle ne lui laissa pas le temps de placer un seul mot, qu’elle renchérit de plus bel de nouvelles paroles : Tu ne vois pas où je veux en venir ? Attends… Laisse-moi réfléchir… Qu’as-tu dit sur moi déjà ? Ah oui ! Chacune de ses paroles étaient ponctuées et suivies d’un mimétisme théâtral pour appuyer et aggraver ce qu’elle disait. Ce n’est pas une fille pour moi. Une fille facile, une traînée. Les murs ont des oreilles Adrian, méfie-toi la prochaine fois que tu te confies à quelqu’un. Ecartant les bras comme si elle attendait qu’il la rue de coups, elle poursuivit : Evite de jouer les jolis cœurs avec moi… Ca ne prend pas. Je te vois partout, bouh… C’est fou ce que tes paroles respirent la sincérité. La jeune Hollandaise était lancée, bavarde, pipelette et excédée, elle n’avait qu’une idée en tête : Lui mettre une gifle dont il se souviendrait toute sa vie. »
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mer 9 Jan - 15:11

Ce romantisme ambiant ne pouvait pas durer !

Ils valaient mieux que cela… mieux que les mièvreries d’un amour banal, sans passion, habituel où les mots doux tout comme l’expression du désir sont remplacés par des « Chouchou », « Mon cœur », « Mon amour » lancé sans grande conviction, machinalement. Tellement instinctivement qu’ils auraient pu offrir les mêmes à un ami où un proche parent.

Ils valaient mieux que les mignardises d’un amour creux, vide et routinier où le jeu de l’amour comme de la séduction sont remplacés par des « Pas maintenant je suis fatigué », « Demain, j’ai mal à la tête », « Je suis occupé rappelle plus tard » lancé par dépit, fatalement. Tellement formellement qu’ils seraient de meilleur entrains avec un parfait inconnu rencontré au hasard d’une rue.

Ils valaient mieux qu’une réconciliation à l’eau de rose, sans explication….Sans l’altercation qui prouverait tant à l’un qu’à l’autre qu’ils souffrent de cette rupture, et qu’indifférence n’est pas maître mot de la situation.
L’indifférence….Le jour où Adrian la rencontré pour la première fois, elle le blessa tant qu’il la kidnappa. Depuis ce jour, il la promène à son bras comme une fière amante apprivoisée qui oeuvrerait à ses côtés…. et jusqu’à ce jour, elle ne l’a jamais quittée, ni trompée….il vit avec l’indifférence le parfait amour…un amour sans faille.

Dans l’un bras l’un de l’autre, s’offrant des baisers passionnés loin d’être routiniers, il était impossible que ces deux jeunes gens ne se relèvent du semi-scandale du bal de noël, de leur rupture, du mensonge d’Elsa, du baiser de Minotti, des mots douloureux d’une Valentine blessée et bornée, des vocables saumâtres d’un Adrian ulcéré. Il était impossible qu’ils parviennent à s’abstenir de détails et même s’ils en avaient été capables, il n’aurait pu accepter voir ce qui rendait leur histoire si différente des autres, si attachantes malgré les moments plus souvent difficiles qu’agréables, s’engouffrer dans la normalité des autres couples ne luttant pas contre eux mais contre les méfaits du temps. Pourtant, rien n’était prémédité, calculé, aucun d’eux ne cherchait à provoquer les disputes…Parfois, elles agaçaient légèrement le jeune Italie….Ces soirs de vague à l’âme où un peu de stabilité ou de douceur l’aurait satisfait plus qu’une réconciliation consécutive au haussement du ton. Non ! pas de précipitation…mais néanmoins inévitable malgré qu’à sa façon, il lui confiait tout son amour…. Elle ne put éviter, à sa manière, de poser une question qui fâche….une question vexante par rapport à ce qu’il venait de lui annoncer….Il ne voyait qu’elle, pourquoi donc l’aurait-il remplacée ? Ne voyait-elle en lui que mensonge ? Manipulation ? Que des défauts ?. D’une autre, il se serait presque senti flatté….de sa part, ses réflexions n’étaient qu’un poignard.

Il se ressaisit pourtant….mais pas assez vite. Chassant de son esprit ses questions scabreuses sur les éventuels doutes de la jeune femme sur sa sincérité - alors qu’il mettait pour elle et pour la première fois son amour propre de côté – il tenta de se montrer le moins amère possible. Il ne put s’empêcher de parler de Minotti comme d’une reproche, de la montre comme un espoir et de cacher sa réponse derrière une question obligeant la jeune femme à se remettre en question…en vain….elle s’énervait et s’amusait de la voir si semblable à son souvenir. Se pourrait-il qu’il aime autant ses défauts que ses qualités . Se pourrait-il qu’il aime à ce point de déraison ? Aveuglément ? Prêt à ne trouver en elle que des qualités touchantes et des défauts attachants ? Cette idée lui fit presque peur. Il n’était pas capable d’un tel amour, un amour réclamant tant de dévouement et d’abandon de soi.

L’heure du règlement de compte avait sonné, et derrière chaque question s’en cache une autre.


« Pourquoi est ce que je ne peux pas parler de Minotti ? il ne s’agit pas que de moi….nous sommes deux dans cette rupture…. »

Si elle était toujours dans ses bras, elle se reculait assez pour plonger son regard vairon respirant l’ulcération dans ceux blasé du jeune homme. Son amante « Indifférence » ouvrait la mise….Est ce qu’il gâchait tout ? Non, il n’en avait pas l’impression….C’est Valentine qui par son manque de confiance en elle passait son temps à toujours remettre en question chaque mot et chaque geste du jeune homme. Il ne répondit pourtant rien, comme à son habitude. Une fois de plus, elle s’énervait seule, quitta ses genou, retourna le cadeau de noël à l’envoyeur, lui crachait son venin, cherchant sans doute à le toucher mais c’était en vain. IL était rare qu’il s’énerver, rare qu’il ne hausse le ton. IL restait indifférent à tout, maîtrisant sa colère et ses émotions à la perfection, qu’elle soit négative ou non. Il est difficile de ne pas crier tout son amour lorsqu’on est amoureux, comme il était difficile de conserver en soi sa colère. Il se refusait cette faiblesse d’avouer qu’il était touché ou blessé et pourtant, aujourd’hui…il exulta….
Comment pouvait-elle douté de ses sentiments ? Il avait pourtant été clair, à sa manière non ? Il ne pouvait pas lui offrir plus que quelques mots, et quelques attentions comme la poursuivre dans la foule, laissant son amie d’enfance livrée à elle-même. IL ne pouvait lui offrir plus qu’abandonner la miss Doval une soirée complète car il n’a plus le cœur à faire la fête après avoir vu valentine dans les bras d’un autre, il ne pouvait lui offrir plus qu’être la malgré tout et lui avouer qu’il ne fait que penser à elle….Comment pouvait-elle douter ?
Sa maîtresse indifférent avait rabattu sa dernière carte mais perdit au bluff…Elle lachait la main de Visconti qui en colère, se redressa d’un bond, sans plus se soucier de la montre sur ses genoux et il saisit son interlocutrice à la nuque, fermement. Il ne cherchait pas à lui faire mal, simplement qu’elle ne quitte pas le regard sombre trahissant sa colère du jeune italien.


« Alors écoute moins bien » commença-t-il sur un ton trahissant tout son énervement…élevé, ferme et vif, presque entre ces dents alors qu’il articule toujours si bien « C’est toi qui gâche tout avec ton manque de confiance en toi. Tu m’as remplacé ? Suis-je une traînée ? » imita-t-il « Mais quand on supplie un homme de nous faire l’amour dans un couloir et qu’on l’emmène ensuite dans sa chambre Valentine, c’est se sous-estimer, c’est faire de soi une traînée, une fille facile…et si je l’ai dit, c’est parce que tu m’as déçu…Comme tu me déçois encore en t’imaginant que je puisse jouer les jolis cœur avec toi. Je n’ai jamais eu besoin d’encenser de beaux mots les filles pour qu’elle finisse dans mon lit….Tu crois vraiment que je ne suis pas sincère avec toi ? Mais alors dis moi ce que je fais la ? Dis moi pourquoi je perds mon temps à essayer de pardonner ce que j’ai pu voir….qu’as-tu à me reprocher en fait ? Pas de suppositions Valentine…Je veux des faits, des choses que tu as vue ? entendue de source sure… ? Si il y en a un des deux qui doit douté de l’autre, ce n’est pas toi mais bien moi….Car tu agis comme si me perdre te blessait au plus haut point mais tu n’hésites pas à t’envoyez en l’air avec le premier venu…… Dis moi…ce que je t’ai fait et qui de nous deux était plus en droit de demander à l’autre s’il avait été remplacé »

Il la libéra….Et fit quelques pas en arrière, reprenant son ton calme habituel

« Mûri et remets-toi en question juste une fois….qu’on avance….. »

Il resta immobile, devant elle, attendant une réaction….n’importe laquelle, mais un signe qui lui laisserait sous-entendre qu’elle avait bien compris.


[Désolée, cette fois c'est moi qui avait beaucoup de chose à dire Embarassed ]
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mer 9 Jan - 16:41

Tout ceci était inattendu. Premièrement, cette dispute n’aurait pas du avoir lieu car revoir Adrian ne figurait pas sur sa liste de souhaits les plus chers. Malgré son fort attachement pour lui, elle voulait avant toute chose arrêter ici les dégâts irréversibles moraux. Le mal était fait et ils n’étaient pas dans leurs moyens à tout deux de pouvoir remonter le temps pour arranger les choses. Ils devaient faire avec ce qu’ils avaient semé et s’y habituer à défaut de ne parvenir qu’à en être heurtés. La violence était l’unique domaine que Valentine maîtrisait à la perfection. Elle n’était aucunement maîtresse de son corps lorsqu’un débordement d’émotions l’envahissait et la fille en colère et révoltée qui sommeillait en elle ne demandait qu’à faire acte de présence. Les mots n’étaient pas son fort, la seule chose qu’elle savait parfaitement faire c’était sortir de ses gonds et cracher son venin sur tout ce qui bouge, lancer des coups à tort et à travers, le tout dans le seul but de se protéger.

Pourquoi ne pouvait-il pas parler de Minotti ? Pour la simple et bonne raison qu’elle savait pertinemment que dans tous les cas elle aurait tort si jamais le nom de Fabrizio venait à être prononcé. Elle reconnaissait son erreur, jamais elle n’aurait du se laisser aller avec le bel italien… Et surtout pas cinq minutes après s’être séparée d’Adrian mais le jeune homme avait toujours eu une forte emprise sur elle, ce n’était pas de l’amour, quelque chose d’indescriptible mais il s’agissait d’un sentiment pour le moins extrêmement fort. Il avait su la calmer alors qu’elle semblait être prise d’une crise d’hystérie qui ne voulait plus prendre fin. Il la connaissait bien, voilà pourquoi elle ne regrettait pas totalement son acte. Elle préféra s’abstenir de toute réponse, sachant Ô combien il avait raison. Ils étaient tous les deux concernés mais Valentine avait toujours apprécié faire la sourde oreille et rejeter la faute sur les autres.

Alors qu’il se saisissait de sa nuque avec virulence, le regard de Valentine passa d’une colère certaine à une incompréhension et une inquiétude la plus totale. Il fallait prendre le taureau par les corps pour que la jeune femme daigne écouter ce que les autres avaient à dire et Adrian s’y prenait très bien. Ce n’était pas en la couvrant de mots tendres et affectueux qu’elle prendrait la peine ni même le temps d’être attentive. Il fallait la surprendre ou la brusquer pour lui couper le sifflet. Se débattant, comme à son habitude, pour échapper à son étreinte déplaisante, elle finit par se faire une raison en constatant qu’il ne la lâcherait pas de sitôt, pas avant d’en avoir fini avec elle. S’immobilisant, ses yeux perçants pénétraient dans les profondeurs du regard sombre de l’Italien, lui lançant des éclairs comme elle ne l’avait encore jamais fait avec lui. Les bras mous et sans vie, elle l’écouta sans pour autant perdre la dureté qu’exprimaient ses yeux à cet instant précis. Ses mots étaient blessant et comme toujours, il se devait de répondre à ses attaques par d’autres vociférations, d’autant plus violentes que les siennes. Cette fois-ci, elle ne faiblirait pas, elle était forte… L’homme qui la détruirait n’était pas né. Lorsque son monologue prit fin et qu’il se détacha d'elle, elle se passa machinalement une main sur sa nuque quelque peu endolorie, le regard fixé dans sa direction comme par crainte d’être prise en traître si jamais elle baissait les yeux.


« Tu es aveugle… Décidément, tu ne comprends rien. Souffla t’elle avec amertume. D’ailleurs, tu n’as jamais cherché à me comprendre… Oui j’ai tous les torts dans cette histoire, ça te va ? Tu peux enfin l’entendre de ma bouche. Je le crie haut et fort, je me confesse, je suis la seule responsable du chaos total qui nous entoure ! Mais je t’interdis formellement de me juger Adrian Visconti. Tu n’es personne pour faire une telle chose, tu m’entends ? Se rapprochant doucement de lui, elle dû légèrement lever la tête pour pouvoir le regarder. Je t’aime bon sang ! Oui, je t’aime… Comment ne peux-tu pas le remarquer ? Tu crois sincèrement que ça me plaît de m’offrir aux bras les plus tentants ? Etrangement son ton demeurait calme, pour le moment du moins. Mais tu as raison, je suis une traînée ! Et mon prix est à la portée de bon nombre de personnes à l’ISP. Même si elle s’était jurée de ne pas pleurer, son regard brillait progressivement d’une flamme triste. Alors dis-moi, Adrian, que ressens-tu en imaginant ton ex petite copine lovée contre un parfait inconnu ? Hein ? Pour appuyer la fin de sa phrase, elle posa ses mains sur son torse et le poussa brusquement vers l’arrière. Tu n’es qu’un crétin ! Même pas fichu de comprendre que je souffre atrocement… N’était-ce pas toi qui disait vouloir me larguer depuis quelque temps déjà mais qui ne souhaitait pas me faire de mal ? Tu veux que je te dise ? Je n’en ai plus rien à foutre de toi. Emporte avec toi tes beaux cadeaux et tes paroles contradictoires. Nous n’aurions jamais du nous rencontrer il y a six mois… Pensait-elle tout ce qu’elle disait ? Peut-être, peut-être pas. Elle savait qu’elle avait fait une grosse erreur en flânant autour d’autres garçons et elle ignorait la manière dont il avait su pour Duke. Cependant, elle était déçue. Je ne veux plus jamais te voir, sors définitivement de ma vie ! Oublie-moi, ne perds pas ton temps alors que des tas de filles rêvent d’être courtisées par un aussi bel étalon. Levant sa main droite, celle-ci demeura quelques secondes dans les airs avant de finalement venir heurter la joue d’Adrian dans une claque violente et sonore. Minable. Trancha t’elle d’une voix grave. »

Reculant de quelques pas pour échapper à une quelconque réaction hâtive, la jeune Hollandaise s’arrêta trois mètres plus loin.

« J’ai appris à mes dépens que sans toi à mes côtés, ma vie n’avait plus le même sens. Mais c’est fini. Tu veux que je mûrisse et me remette en question ? Très bien, je vais le faire mais pas pour les raisons que tu crois. Je ne pense pas que nous ayons besoin d’avancer dans la même direction. Qu’on le veuille ou non nos destins ne se croisent pas. A quoi bon forcer l’avenir à devenir ce qu’il ne doit pas être ? Pinçant ses lèvres entre ses dents, elle le contempla, le souffle court. »

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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mer 9 Jan - 22:47

S’il avait oublié les raisons qui l’avaient poussé à fuir au maximum les couloirs, à cet instant, il s’en souvint parfaitement. Aucune rencontre avec la belle Valentine n’aurait pu mieux tourner… sauf si peut-être ils avaient avalés tant d’alcool qu’il en aurait oublié qu’ils s’étaient séparés en ayant enchaînés les erreurs….et encore, l’altercation aurait tout simplement été postposée de quelques heures, tout simplement…le temps nécessaire à l’organisme pour éliminer toutes traces et effets d’une boisson altérant le bon sens… ou dans ce cas totalement imaginé, la personnalité…imaginé, car ils n’ont rien consommés et n’ont pas non plus réussi à s’éviter. Au plus il réalisait à chaque seconde, à chaque minute et à chaque mot, aussi désagréable soit-il, à quel point il avait peur de la perdre, au plus il lui était cette fois impossible de la laisser se persuader qu’il se moquait d’elle dans tous les sens du terme….Ni désintérêt ni jeu malsain. Il aurait pu se taire, attendre qu’elle se calme, patienter pour qu’elle l’écoute, peut-être même accepter des torts dont il n’est nullement responsable….mais jamais, Ô grand jamais, il ne pouvait se résigner à s’écraser pour les beaux yeux d’une femme….toute Valentine pouvait-elle et aussi sincères pouvaient être ses sentiments…d’autant plus qu’elle continuait à éviter soigneusement d’être confrontée à la réalité, à ses erreurs, à ce qui pourrait la mettre en cause plus qu’elle ne l’acceptait….pourquoi donc devait-il prendre à sa charge la crise de leur couple ? Quel doux euphémisme, ce n’était pas une crise mais bel et bien une séparation digne de ce nom… Pourquoi donc devait-il la laisser douter de lui pour la simple et unique raison, il en était certain, qu’elle doutait avant tout d’elle-même ?

Agacer par ses propos…il perdit le contrôle de ses nerfs, égara son calme dans les méandres de l’ire, se déposséda de sa douceur habituelle et la saisit fermement par la nuque. Son regard sombre et exprimant toute sa colère était aussi fort que son emprise physique sur Valentine qui, se débattant tant bien que mal, du abandonner l’idée de se libérer. Aveuglé par la colère, il n’avait pas pleine conscience qu’il se montrait brute envers la jeune femme qui restait frêle malgré ses connaissances en art martial et bien que ses yeux vairons reflétaient un mélange d’étonnement et d’angoisse, il ne s’en souciait pas. Tout ce qu’il importait, c’est le poids qu’il offrait à chacun de ses mots, à son explication. Il voulait la toucher, qu’elle comprenne, qu’il se hurle dessus l’un l’autre s’il le fallait mais qu’ils s’offrent une chance de recommencer sur des bases moins malsaines….avec des certitudes comme leurs sentiments… et non plus sur l’unique plaisir physique….C’est lorsqu’il la délivra qu’il réalisa que peut-être, il avait oublié la tendresse dans le fond de sa poche…Elle glissa sa main dans sa nuque, comme pour désengourdir sa peau légèrement meurtrie. Il s’en voulut mais longtemps. La contre-attaque était lancée et il s’était senti si bien quelques instants, exultant sa colère sans crainte et sans gêne, cela n’annonçait rien de bon. Il l’écoutait pourtant attentivement…..et certains mots l’apaisaient alors que d’autres l’irritaient au plus haut point.

Reprenons mots pour mots…..

Il n’avait jamais cherché à la comprendre ? Faux et archi-faux. Lorsqu’elle avait voulu annoncer leur histoire à tous en s’affichant et ce, sans se soucier de la façon dont leurs amis proches accepteraient la nouvelle et surtout, les faux-semblants des jeunes gens n’avaient-ils pas cherché à la comprendre ?

Si elle avait tous les torts ? Faux et archi-faux. Lorsqu’elle avait souhaité afficher leur idylle, jamais il n’aurait du douter de ses sentiments, hésiter quant à Elsa, cacher à l’une l’existence de l’autre….Il avait sa part de responsabilité et jamais ne lui avait demandé de porter ses propres erreurs sur ses épaules

A-t-il le droit de la juger ? Vrai et archi-vrai. Lorsqu’il s’est assis à ses côtés dans ce sofa pour profiter de sa présence en toute clandestinité, lorsqu’il lui avait rendu ses baisers…il avait oublié durant un instant le mal que certaines révélations et bruits de couloir sur Valentine lui avait fait. Dès lors, il avait cessé de la juger à l’ instant même où il avait profité de la chaleur de sa main sur sa joue.
Plus elle s’avançait tant physiquement que dans son monologue, plus il sentait la colère la rattrapé malgré qu’elle paraissait rester calme mais Adrian réfléchissait à ces propos, analysait chaque mot…prise de conscience ou stratégie pour la revanche ?

Elle l’aimait…c’est ce qu’elle prétendait et il était censé le remarquer. Dans le fond, il n’en doutait pas vraiment mais pourquoi LUI devait en être sûr et ELLE pouvait se permettre de douter de la réciprocité de ses sentiments en, comble du comble, lançant à Adrian des accusations purement infondées. Pourquoi pouvait-elle remettre les sentiments du jeune homme en question de façon si virulente ? Pourquoi devait-il lui faire confiance alors qu’elle était incapable du juste retour ? Au fond, il connaissait la question. Elle devait l’aimer drôlement fort pour douter à ce point de lui et se sous-estimer de la sorte. Son prix ? Elle n’avait de prix, du moins à ses yeux....Après tout, peut-être que son attitude était la conséquence du comportement d’Adrian qui, handicapé des sentiments, n’arrivait pas à la rassurer assez…..il fronça les sourcils à cette simple pensée…les yeux de la belle brillait, elle devait sans doute avoir envie de pleurer, se retenait et l’italien priait le ciel qu’aucune goutte d’eau ne roule sur ses joues.


« Je les envie et les déteste….Puis je m’en veux autant qu’à toi….. » se contenta-t-il de répondre alors qu’elle semblait s’énerver, le poussant même avec force…rien d’étonnant quand on connaissait la jeune femme un minimum, c’était son mode de communication… La où Adrian utilisait cynisme et répartie, elle poussait, martelait les torses, giflait….d’ailleurs, étonnant qu’elle ne l’ait épargné jusqu’alors…..jusqu’à ce qu’elle ne souligne ces mots….ceux qu’il avait prononcé au bal avec tant de détachement qu’il crut un instant entendre le cœur de l’hollandaise se briser….L’avait-il vraiment mérité ? Elle lui lançait qu’elle l’aimait, les larmes au yeux, s’excusait presque de ses incartades sexuelles, lui reprochait ses souffrances, le suppliait de sortir de sa vie à jamais, et le giflait alors qu’elle semblait d’un calme…menaçant…..Il cligna les yeux, surpris..Sourcils haussés et sourire incrédule au bord des lèvres. Il ne l’entendait plus, il ne réfléchissait plus, il cherchait à comprendre avant tout quel était le but de cette rencontre claquante entre sa joue et la main de Valentine. Il la laissa finir, sans quitter son sourire, s’avançait lentement. Tel un vautour attendant patiemment la mort d’un homme dans le désert, il attendait la mort de ses mots sur ses lèvres, les libérant, qu’il puisse s’en emparer dans un baiser qu’il lui volerait, lui imposerait…à moins qu’elle veuille vraiment d’une fin….

A quoi bon forcer l’avenir ? Peut-être parce qu’ils s’aimaient l’un et l’autre….si fort qu’ils s’en font du mal….


« Parce qu’aimer c’est être prêt à souffrir Valentine…. » répliqua-t-il en l’agrippant par la taille, glissant sa main droite au creux de ses reins alors que de l’autre, il maintenait une pression sur sa joue si considérable qu’elle n’avait d’autres choix que d’accepter ce baiser qu’il lui dérobait.
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Jeu 10 Jan - 0:13

‘Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.’ Cette simple citation de La Fontaine suffisait à résumer le ressenti de Valentine au jour d’aujourd’hui. A ses yeux, l’amour n’avait plus rien d’attractif, et d’ailleurs cela n’avait jamais été le cas. Son histoire avec Adrian lui avait appris quelques rudiments élémentaires de la vie, à ses côtés elle avait aussi indéniablement mûri. Pourtant, leur relation – dans ses débuts – l’avait satisfaite pendant un temps, étrangement long. Pourquoi avait-il fallu qu’ils apprennent à se connaître dans les moindres détails ? Pourquoi était-elle tombée éperdument amoureuse de lui ? Il faisait parti de son quotidien au sein de l’ISP et se séparer de lui du jour au lendemain avait été une épreuve notoirement difficile à assumer. Sa vie, avant de le connaître, était simple… Elle comportait les mêmes et habituels plaisirs sans pour autant entrer dans la routine. Elle était une jeune femme sans attache et personne ne s’attachait à elle, les choses devaient marcher ainsi. Mais la vie est comportée de tout un amas d’imprévus et d’aléas dont une banale humaine telle qu’elle n’y pouvait rien changer. Il avait petit à petit bouleversé sa vie sans qu’elle ne s’en rende compte et le résultat était incontestablement dramatique. Elle qui, auparavant, se moquait bien des amoureux transis qui ne pouvaient se passer de leur partenaire, elle était pour ainsi dire devenue comme eux. A défaut de ne pas avoir de jumelle, contrairement à lui, il était tout de même parvenu à s’immiscer dans sa vie et à prendre une place importante, comme sa moitié vitale.

Adrian semblait se poser énormément de questions. Mais dans le fond, il devait déjà connaître les réponses sur le bout des doigts. Même si elle l’aimait énormément, sa petite personne passait avant chaque chose, ou du moins le prétendait-elle ou était-ce vrai jusqu’à ce que des sentiments sincères ne l’envahissent. Elle se savait fautive mais endosser l’intégralité des erreurs ne lui convenaient pas. Elle était égoïste mais ce trait-ci de sa personnalité, il devait le connaître depuis un bon bout de temps. Si elle s’octroyait le droit de faire certaines choses, elle pensait être juste le fait de ne pas lui donner l’autorisation d’en faire de même. Le jeune italien avait le sang chaud et un caractère bien trempé, tout comme elle, les étincelles virevoltaient lorsqu’ils se querellaient mais Valentine avait besoin de porter la culotte dans toute situation, elle aimait savoir qu’elle était maîtresse de tout et tout le monde. Commander, exiger et ordonner était dans ses cordes. Ce qui pouvait, bien entendu, ne pas plaire à tout le monde.

Seulement voilà, il arrivait parfois qu’Adrian prenne le dessus sur elle, chose qu’elle détestait par-dessus tout. Elle avait sa fierté, inébranlable par ailleurs, et ne supportait pas d’être plus faible qu’un homme. Elle voulait toujours se montrer plus forte, plus catégorique, plus ferme, plus cassante, plus mauvaise… Un lot excessif qui la caractérisait parfaitement. Mais au final, il avait le dernier mot et son orgueil se taisait. Dans le cas présent, le sourire étrange qu’il arbora suite à sa gifle l’intrigua. Pourquoi souriait-il ? Aimait-il se faire frapper par une femme ? Alors qu’elle reculait doucement et s’arrêtait à quelques mètres plus loin, il s’approcha de nouveau d’elle, réduisant considérablement les distances entre eux. A ses paroles, son regard vairon se plissa doucement en une petite moue triste, comme une petite fille craintive et résignée à recevoir sa punition. Pourquoi était-il si calme avec elle ? Ne venait-elle pas de lui demander gentiment de sortir de sa vie ? Alors pourquoi n’en faisait-il qu’à sa tête ?
Ouvrant doucement la bouche tandis que les mains du jeune homme se posaient sur elle, elle demeura une demi seconde la bouche mi-ouverte et se contenta de souffler, comme une grenade sur le point d’exploser mais qui, à la dernière seconde, fût désamorcée.


« Je ne veux plus souffrir… Souffla t’elle dans un murmure à peine audible, la fin de sa phrase étant happée par le baiser qu’il lui infligeait. »

Elle avait donné corps et âme dans cette relation chaotique. Pour rien… Ils s’étaient séparés et elle souffrait comme jamais elle n’avait souffert dans sa vie. C’était bien trop lourd et oppressant comme sentiment pour un petit bout de femme comme elle. Le comprenait-il ? Bougeant que très brièvement les lèvres contre les siennes, Valentine ne semblait pas réellement y mettre du sien dans la participation de cet échange. Néanmoins, elle changea bien vite d’attitude et entoura sa nuque de ses frêles bras tandis qu’elle répondait vivement au baiser. Il y a quelques jours, ses batteries étaient faibles, mais il était encore possible de les recharger… Aujourd’hui, l’aiguille affichait zéro. Elle était vidée et lessivée. Ses confrontations avec le jeune homme avaient eu raison d’elle et de sa force. Et personne n’était sans savoir qu’elle avait énormément d’énergie à revendre.
Interrompant progressivement le baiser, elle garda son visage approximativement proche du sien, soufflant sur ses lèvres alors que ses yeux meurtris le fixaient.


« J’ai donné toute mon énergie à me battre contre toi… Aujourd’hui, je n’en ai plus la force Adrian. Lui confia t’elle, continuant de lui parler dans un faible bruissement de voix. J’ai épuisé l’intégralité de mes réserves. Je jette l’éponge… Je sais qu’il n’est pas dans ma nature d’abdiquer mais je n’en peux plus de cette situation. Remontant doucement une main dans le creux de sa nuque, elle fit glisser le bout de ses doigts entre ses cheveux courts dans un geste délicat et tendre. Pardonne-moi, s’il te plaît. Laisse-moi une seconde chance… Valentine n’était pas une fille qui aimait grand monde à part elle-même et le verbe aimer ne faisait pas parti de sa vie. Il était donc important de préciser qu’elle était sincère et que son amour pour lui était véritable. C’était lui qu’elle aimait et non un autre. S’il fallait faire des efforts pour lui, elle les ferait. Qui aurait cru que cette petite princesse soit un jour prête à faire des concessions ? Les temps changent et les gens aussi. »
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Jeu 10 Jan - 22:09

Déjà tout petit, Adrian dénotait d’une maturité étonnante. En effet, toujours soucieux du bien-être de sa petite sœur, il savait se montrer responsable d’elle et par conséquent, prendre des décisions dignes d’un jeune adulte malgré qu’il quitta à peine l’enfance. . Egalement attentif à être pour elle un exemple, il contredisait l’adage : « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », s’obligeait à appliquer ceux qu’il destinait à son étoile. Ella était toute sa vie, la prunelle de ses yeux, la fierté de son cœur et il privilégiait son bonheur au sien. Sous certains aspects ou traits de caractères, la belle Valentine lui rappelait sa petite sœur. D’un point de vue caractère, peut-être n’avait-elle aucun point commun…Peut-être même que seul son amour pour l’une et l’autre, bien que totalement différent, soit leur seul lien… Il octroyait à ses deux jeunes femmes la même image fragile, douce et délicate et il ressentait ce besoin intense de les protéger, les choyer et veiller à ce que rien ne trouble leur quiétude. C’est de cette façon qu’il voulait aimer Valentine. Il n’avait nullement l’intention de l’enrober de « je t’aime » à la fin de chaque conversation. Tout ce qu’il souhaitait, c’est la chance d’être à sa vie aussi indispensable qu’elle n’était à la sienne…Et dire qu’il avait fallu qu’il la perde pour se rendre compte de ses sentiments….Pourtant, des tas d’autres questions lui taraudaient l’esprit… Qu’attendait-elle de lui ? Dompterait-elle sa jalousie ? Etait-il prêt à répondre à ses souhaits ? N’était-il pas trop égoïste pour aimer en toute dévotion ? Se pourrait-il qu’ils soient devenus ce qu’ils avaient dans mépriser ? Des amoureux transis tremblant de peur à l’idée de perdre l’être aimé, angoissant s’ils restent sans nouvelle plus de quelques heures, s’inquiétant si l’autre toussote un peu trop… Au vu de la situation, il aurait été facile d’acquiescer…Ils s’aimaient tant qu’ils en arrivaient à se faire du mal….Il n’étaient nullement préparer à pareil sentiment et l’inconnu, de plus aussi intense, ne peut qu’effrayer….On se méfie de l’inconnu et on le fuit…Ils avaient fui leur amour et le regrettait amèrement….si amèrement qu’orgueil et amour-propre les forçait à toute formes de réactions néfastes puisque excessives. Au final, tout ce qu’il lui demandait, était simple. « Baisse la garde et laisse moi prendre le dessus sur toi…..ta vie sera sans tracas… » …

La plupart de leur querelle est sans nul doute le fruit de leur force de caractère et leur ressemblance. Criant à l’indépendant, revendiquant leur liberté d’agir et de penser, ces deux jeunes gens se bridait si l’autre avait le malheur de forcer leur défense en tentant de devenir maître de leur histoire. Il avait des tendances machisme et elle, devait être un peu féministe. Il est aisé de comprendre pourquoi leur histoire virait plus souvent du rose au rouge. Pourtant, souvent, par cette manière qui leur est propre d’affirmer leur autonomie, Adrian n’était pas dupe. Sa nonchalance, son indifférence, son expression détachée avait le don de mettre Valentine dans tout ses états, la laissant croire qu’elle avait le dessus alors que le jeune homme savait pertinemment qu’en agissant de la sorte, il conservait un certain contrôle sur la situation. Il était le seul à décider si leur altercation s’envenimerait ou le contraire. Aujourd’hui, lasse de ce dialogue de sourd, il avait manqué de douceur et délicatesse tant en parole qu’en gestes mais il avait prit l’avantage…et si de sa gifle, ce n’est pas ce qui transparaissait, la suite fut claire.

Intriguée par le sourire dégagé, presque amusé, d’Adrian suite à l’excès de violence de la demoiselle, celle-ci, tel un animal blessé, battait timidement en retraite, alors que le chasseur réduisait la distance d’un pas vif et assuré. Elle ne voulait plus souffrir….tant mieux, il ne voulait pas lui faire de mal. Il l’attira à lui, dans un geste tout aussi assuré…il l’embrassa…. L’animal blessé était une poupée sans vie sous ce baiser, une poupée de porcelaine…princesse de comte de fée attendant l’amour du prince pour s’animer…Se réveiller….et comme toute princesse, elle prit vie dans ses bras et s’appliqua à partager cet instant plus docilement….entourant de ses bras le jeune homme qui sentit son cœur accélérer…dès qu’elle prit la parole, rompant ce baiser aux couleurs divines de renouveau. Il l’écoutait, sentant sa main dans le bas de sa nuque, à la naissance de ses cheveux et il se nourrissait de chaque mot pour se rassurer. Dans un geste semblable à cette fois où, au bord de la fontaine, elle lui confiait ses craintes, il glissa ses dans les cheveux de la jeune femme, dégageant son front pour lire dans ses yeux…


« Valentine….il n’est pas utile que tu te battes contre moi…Laisse moi veiller sur toi….et cesse de vouloir à tout prix être maître de notre histoire, tu verras comme il est bon parfois de se laisser aller au désiderata de l’autre…..Si tu es prête à me faire confiance, alors je ne t’offre pas de secondes chances mais je nous offre une chance….une vrai cette fois, de construire quelque chose de stable sur des bases saines….. »

Leur toute première histoire n’était qu’une aventure, mal commencée et qui s’était mal terminée. LA seule chose positive qu’elle leur a apporté à l’époque, n’est que l’avantage d’en savoir assez sur l’autre pour le caresser dans le sens du poil ou pour le surprendre quand nécessaire. …
Aujourd’hui, il ne voulait pas la voir comme une histoire d’un soir qui a évolué autrement….mais comme deux jeunes gens amoureux qui ont jouer durant tout un temps au chat et à la souris.
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Ven 11 Jan - 2:00

Comment parvenir à faire confiance à quelqu’un alors que nous doutons de nous-même ? Là était toute la question. Même si elle persistait à clamer haut et fort que son assurance était inébranlable, était-ce vrai ? Qui pouvait répondre à cet énigme de taille ? Pas elle, en tout cas. Elle aimait se dire résistante à des intempéries en tout genre, à n’importe quelle souffrance aussi bien morale que physique, une véritable superwoman d’un mètre soixante et un. Mais cette statue de marbre d’une valeur inestimable avait bien des failles. Telle une sculpture grecque, elle était divine et corporellement parfaite. Mais lorsque l’on prenait la peine de nous approcher de plus près pour constater de nos propres yeux la texture étrange de son enveloppe corporelle, on pouvait distinguer bon nombres de fissures définitives et irréparables. Valentine était ainsi… Belle de loin, très loin. Enjouée, pleine de ressource et d’énergie, une femme forte en apparence mais qui en réalité cache bien des choses. Si encore elle ne comportait qu’une seule et légère brèche, son caractère pourrait être malléable mais il n’en était rien, à l’heure actuelle les dégâts étaient irrévocables. Elle avait Ô combien conscience qu’elle perdait de plus en plus contenance, au risque de montrer ses points faibles à la vue de tous, mais ce genre d’événements se produisaient si fréquemment depuis peu qu’elle ne savait plus de quelle manière se défendre des virus extérieurs. Depuis sa naissance, son père n’avait jamais été présent pour elle, les billets et autres présents étaient devenus un père de substitution. La protection, elle ne connaissait pas et ce n’était certainement pas sa mère qui prendrait soin d’elle. C’est pourquoi, la jeune femme s’était toujours occupée seule d’elle-même, se protégeant ainsi des autres à tort et à travers, sans raison valable, seule celle de ne pas être heurtée. Il valait mieux écarter tout dangers plutôt que de risquer de souffrir. Un cœur de pierre vaut mieux qu’un cœur ébréché, voilà ce qu’elle s’était toujours dit. Il était donc extrêmement difficile pour elle de pleinement se laisser aller avec Adrian. Baisser ses gardes, elle n’en était pas encore prête… Elle avait eu l’occasion de voir la tournure que prenait sa vie lorsqu’il l’avait abandonné et il était évident que ceci ne devait plus jamais se reproduire. Comment ferait-elle, sans arme en mains si jamais il venait à la délaisser ? Elle deviendrait une femme faible, comme sa mère. C’était impensable.

Lorsqu’il dégagea quelques mèches de son front dans un geste qui la fit frémir, Valentine pencha instinctivement la tête de côté, le regardant avec douceur mais aussi crainte. Elle était tellement habituée à des paroles acerbes de sa part, à des refus, du cynisme que ses paroles l’étonnèrent grandement, comme si elle ne s’était pas attendue à ce qu’il accepte sa ‘proposition’. Comment lui dire non ? Comment ne pas accepter son pseudo compromis ? Comment lui refuser quelque chose, tout simplement ? Il lui avait tellement manqué qu’elle aurait été capable de crier sur tous les toits qu’elle l’aimait et qu’elle serait prête à tout pour lui. Si l’envie lui prenait de quitter la Hollande, elle l’aurait sans nul doute suivi sans discuter.


« Comprends que c’est difficile pour moi… J’ai toujours refusé de dépendre de quelqu’un, c’est tout nouveau. Mais je veux bien faire un effort pour toi, pour nous même si j’ai l’impression de me jeter dans l’inconnu. Esquissant un faible sourire modéré, elle lui déroba un furtif baiser du bout des lèvres. »

La jeune Hollandaise était une femme au fort caractère, il n’était pas dans sa nature de se laisser marcher sur les pieds et encore moins de se laisser écraser par un homme, quel qu’il soit. C’était assez étrange comme sensation, de ne plus se poser de question, de laisser Adrian décider de certaines choses pour eux deux, de lui faire confiance tout simplement. Elle venait de réaliser à quel point elle s’était elle-même noyée dans un leurre car jusqu’à présent, elle ne lui faisait pas confiance contrairement à ce qu’elle croyait. Le choc était immense, car en plus cela elle était d’un égoïsme aberrant. Elle était affreuse… imbue d’elle-même… un monstre. Elle aurait été parfaite dans le rôle d’une reine dictatrice et tyrannique.

« J’ai quelque chose pour toi… Souffla t’elle avec malice avant de se détacher doucement de son étreinte. »

Elle repartit vers le fauteuil où elle s’était endormie un peu plus tôt et se baissa pour ramasser la partition qui se trouvait au sol. Par la suite, elle se dirigea vers le piano situé au fond du Foyer et alla doucement s’asseoir sur le siège avant de placer la feuille face à sa vue. Relavant la tête vers Adrian, elle lui adressa un petit sourire avant de l’inciter à la rejoindre d’un petit signe de la tête.
Faisant glisser ses doigts fins à la surface des touches, le regard baissé, Valentine prit une profonde inspiration avant de débuter une lente et douce mélodie. Sans jamais relever les yeux vers lui, elle se contenta de jouer du piano, son instrument fétiche et préféré, sans doute le meilleur ami et confident qu’elle n’ait jamais eu. Le morceau s’étendit sur quatre longues minutes, durant lesquelles elle semblait ailleurs, ses yeux s’étaient d’ailleurs discrètement imbibés de larmes mais malgré une vue plus ou moins floue, ses doigts parvenait à pianoter sur les touches blanches et noires, aveuglément.


Angel
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 15 Jan - 1:54

Petit à petit, à force de sincérité et d'une inconsciente patience durant les derniers mois de leur relation, Adrian réussit à percer cette carapace de femme forte qui entourait toute la personne qu'était la petite Valentine. Inconsciente patience...oui...car s'il ne s'était rendu compte de ces sentiments avant la rupture, à présent, il se sentait capable de mettre un mot sur ces gestes tendres qu'il se surprenait à offrir, sur ces mots doux dont il ne connaissait la saveur sur les lèvres une fois énoncé, le plaisir d'être le témoin du sourire de l'autre....le bonheur de voir l'autre heureux grâce à nous....et en cet instant nouvellement paisible puisque précédemment houleux, il profitait du baiser qu'elle offrait, sans chercher, pour la première fois, à l'attirer dans ses draps. Il lui offrait toute sa protection et se proposait de veiller sur elle alors qu'elle restait réticente à cette idée. Il n'avait nullement l'intention de brider son caractère. Il aimait cette contradiction entre ce qu'elle était réellement et l'image qu'elle voulait d'elle, il aimait son côté imprévisible, le paradoxe qu'elle représentait au mieux. Il était impossible de savoir quand Valentine se mettrait en colère, quand elle pleurerait, quand elle frapperait ou quand elle serait aussi douce qu'une chatte. A chaque fois qu'il pensait pouvoir anticiper l'une ou l'autre de ses réactions, elle le surprenait pour son plus grand bonheur. Adrian n'eut jamais à forcer le destin ou la main des femmes pour qu'elle ne se plie à ses quatre volontés. S'il était rare qu'il s'attache à l'une de ses petites-amies, il était impossible qu'il n'y parvienne si elle était aussi insipide, incolore et inodore qu'une poupée, aussi belle soit-elle. Il aimait les filles de caractère, une fille tentant vainement de prendre le dessus, de ne pas se laisser démonter même si au fond, elle se savait vouée à l'échec. C'est comme ça qu'il aimait les femmes, c'est comme ça qu'elle prenait son sens et Valentine était un concentré de tout cela... un torrent, un ouragan...qu'elle se rassure, il ne voulait pas qu'elle change, juste qu'elle soit à l'aise et qu'elle prenne la peine de l'écouter sans s'imaginer qu'à la première occasion, il l'abandonnerait sans raison ou pour une autre.

Durant des semaines, des semaines après leur rupture, il avait cherché le courage d'éclaircir avec elle la situation mais sa fierté l'en empêchait, prétextant que c'était ELLE qui avait cherché cette situation, que c'était ELLE qui n'avait pas voulu l'entendre, ELLE encore qui avait embrassé Minotti quelques instants après leur rupture, ELLE qui....mais qu'importe, la tempête semblait être passée, elle semblait bien loin. D'un geste tendre, il dégageait son visage et ses yeux brillaient d'un sentiment qu'il reconnaissait, la même lueur d'inquiétude qu'il avait rencontrée quelques jours avant le bal semblait prendre possession du miroir de son âme. Elle prit la parole et il répondit d'un sourire, acceptant le furtif baiser qu'elle lui volait :


« Je ne te demande pas de dépendre de moi... Je te demande de me faire un peu plus confiance et d'accepter l'idée que je ne suis pas la pour te faire du mal...que tu as le droit de craquer parfois et que j'aimerais autant être ton épaule...Je comprends que ce soit difficile pour moi, je n'ai pas été très honnête par rapport à Elsa....J'aurais dû t'en parler et ne pas laisser les autres le faire à ma place. Un jour, quand tu seras prête, peut-être qu'il serait bon que je t'explique la place qu'elle a prise dans ma vie... que tu comprennes toi aussi les raisons de mes petites cachotteries. J'ai juste cherché à te protéger d'angoisses inutiles et au final.... »

Il haussa les épaules et se tut avant de resserrer son étreinte. Il la serrait contre lui, humant son parfum au maximum avant de la laisser s'échapper, répondant à son invitation :

« Quoi donc ? » s'inquiéta-t-il songeant que la montre de la demoiselle flottait au fond de sa poche. L'observant s'asseoir au piano non sans avoir récupérer la partition abandonnée au sol. Acquiesçant à son signe de tête, il s'assit sur l'un des fauteuils, le plus près possible du piano et tout disposé à l'écouter il lui sourit, hochant la tête pour l'inciter à commencer, il fut attentif au premier son s'imposant dans la pièce....il aimait le piano, sa mère en jouait et souvent il restait des heures assis à ses côtés écoutant si bien les gammes et arpèges que du Debussy. Non seulement cette mélodie était magnifique, il était d'autant plus touché qu'elle avait été composée par celle qu'il l'aime POUR lui...

Quel magnifique cadeau !!!

Se remémorant qu'il avait été à deux doigts de la perdre, il regretta instantanément le désastre scandale de Noël. Il aurait tant aimé pouvoir l'entendre le jour de l'annonce officiel de leur couple. Il la laissa finir..., sans dire un mot, et lorsque la dernière note s'étouffa, il applaudit légèrement mais avec enthousiasme :


« Elle....cette mélodie est vraiment magnifique....tu es douée...Vraiment....qu'est ce que tu fais à l'Isp...Tu devrais songer à une tout autre carrière.... »

Il ne flattait jamais gratuitement. Il était tout bonnement sincère.
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Mar 15 Jan - 4:49

Et au final ? Quelle était la suite ? Nous la connaissons tous. A trop vouloir ‘bien faire’, Adrian s’était quelque peu emmêlé les pinceaux et s’était mis à dos les deux jeunes étudiantes, prétendues femmes de sa vie. Valentine détestait par-dessus tout le mensonge et encore plus les petites cachotteries en tout genre, comme il savait si bien les faire. Elle avait toujours su que quelque chose le liait à cette Elsa, alors pourquoi n’avait-il pas été capable d’être sincère lorsqu’elle lui avait demandé d’éclaircir le sujet Doval ? Est-ce que son moment de faiblesse et ses larmes l’avaient perturbé au point de le faire reculer ? Avait-il seulement cherché une seule fois à venir tout lui raconter ? S’était-il une seule fois mis en route pour lui conter l’histoire de A à Z mais s’était ravisé à la dernière minute ? Qu’en savait-elle ? Voulait-elle seulement le savoir ? Tant de questions qui restaient en suspens et dont les réponses lui feraient sans doute d’avantage mal. Il n’était pas dans sa nature de tirer un trait sur le passé. Pardonner, oui éventuellement, mais oublier… certainement pas. Cet épisode de sa vie, ou plutôt de leur vie, restera à jamais ancrée en elle, pour le meilleur et surtout le pire. Elle était une femme de paroles, si elle disait vouloir faire un effort et tenter de se racheter à ses yeux, elle le ferait. Sa personnalité avait bien des facettes qui la rendait insupportable à souhait, elle pouvait bien – au nom de leur amour – prendre sur elle et revoir à deux fois ce qui n’allait pas chez elle. Elle ne lui donna donc aucune réponse à ce petit monologue improvisé, comme pour déclarer que le débat était clos et qu’ainsi, ils pouvaient repartir sur de bonnes bases.

Ce cadeau, simple et probablement ridicule pour certains, lui tenait particulièrement à coeur. Peu cher mais coûteux au niveau émotionnel. Valentine avait passé des heures sur cette partition pour que tout soit parfait et impeccable. Suite à leur rupture, il lui était encore arrivé de s’entraîner, de jouer cette mélodie qui lui était dédiée mais jamais elle ne s’était imaginée pouvoir l’interpréter devant lui, cette pensée aurait été irréaliste il y a quelques jours.

Lorsque le piano émit sa dernière note et que les doigts fins de cette pianiste accomplie se détachèrent des touches, elle releva timidement la tête et observa Adrian avec une petite gêne qui ne lui était pas familière.


« Ne dis pas de bêtises… Tu sais pertinemment ce à quoi je suis destinée. Lui répondit-elle avec douceur avant de se relever. »

Adrian ne devait pas être sans savoir qu’il n’était pas de son ressort d’intervenir dans la création de son propre avenir. Bien entendu, cette filière lui plaisait énormément, elle avait beaucoup de choses à dire et la politique était un milieu honorable. La musique demeurait une passion et elle préférait qu’elle le reste. Une personne comme elle et de son milieu ne pouvait pas bêtement se laisser aller à quelques songes qui la mèneraient à une vie modeste qu’elle ne méritait pas. A moins d’être une célébrité au grand talent, il était évident qu’elle ne devait pas compter sur les moyens d’un musicien pour vivre de la manière qu’elle le souhaitait. Sa vie de princesse en serait fortement perturbée. Non, elle se voyait plutôt épouser un richissime héritier et vivre dans un bonheur parfait, proche du Paradis.

Soufflant doucement, elle se dirigea vers le fauteuil dans lequel il était installé et vint s’asseoir de côté sur ses genoux. Ses bras encerclèrent sa nuque tandis qu’elle enfouissait son visage dans le creux de son cou et fermait les yeux.


« Je ne veux plus que l’on se sépare… Murmura t’elle d’une voix si faible qu’il fût presque difficile de l’entendre. Serre-moi fort. Poursuivit-elle, un ton plus haut. »
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MessageSujet: Re: Fairytales don't always have a happy ending... [R.]   Aujourd'hui à 15:32

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Fairytales don't always have a happy ending... [R.]
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