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 Nothing can change what we are ...[R. Ella ]

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Zachary Marshall
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MessageSujet: Nothing can change what we are ...[R. Ella ]   Mar 8 Jan - 0:25

... What you are.


« Petit scélérat » Répétait Zachary depuis quelques minutes, un sourire amusé pendu aux bouts des lèvres.

Le cellulaire collé contre son oreille, les genoux repliés contre son torse, Zachary écoutait les messages que lui avait laissés son père depuis son retour à l’ISP. Il avait quitté sa famille quatre jours auparavant, soit le vendredi soir et déjà, son répondeur était saturé. Son père voulait à tout prix savoir comment s’était passé son retour en avion, s’il n’avait pas eu de problèmes, s’il avait toujours assez d’argent, et bien que tant d’inquiétude fasse sourire Zachary, il espérait tout de même que son père se calmerait et retrouverait ses esprits. Puisqu'en effet, loin d'être un idiot, et connaissant son père par coeur, le jeune Marshall se doutait pertinnement des raisons qui motivées un tel intérêt pour sa vie. Son père avait quelque chose en tête. Quelque chose qu’il ne verrait surement pas venir. En effet, ses parents avaient toujours voulu contrôler sa vie depuis les quelques dernières années, et si son père lui portait tant d’intérêt dès qu’ils se quittaient, c’est qu’il avait de bonnes raisons de le faire, et elles changeaient à chaque fois. Zachary se souvenait de plusieurs d’entre elles : Par exemple, la fois où Christopher avait voulu que son fils quitte l’ISP pour s’inscrire dans un faculté de médecine, ou encore la fois où il avait envoyé de l’argent à son lycée pour forcer Zachary à quitter l’équipe de soccer qu'il trouvait bien trop brute pour un futur médecin. Il voulait tellement contrôler chaque parcelle de la vie de son fils qu’il ne se rendait même pas compte du fossé qui les éloignait de plus en plus. " Petit scélérat " était l’expression ayant conclut le dernier message laissé sur le répondeur. Christopher avait surement dû comprendre que Zachary ne lui répondrait jamais, et il avait préféré abandonné pour cette fois. Et s’il ne connaissait pas tant son père, le jeune élève de première année, aurait tout de suite dit, face au ton qu’avait employé son père, que celui-ci ne rappellerait pas avant un bon bout de temps. Mais non. Il rappellerait. Bientôt.

Se délestant de son téléphone après avoir hésité durant quelques minutes, Zachary détendit doucement ses jambes contre la couverture. Assis le dos au mur sur son lit, le jeune homme était tiraillé par son ange intérieur et son démon. Il les sentait, là, assis sur chacune de ses épaules, lui susurrant à l’oreille quelques conseils. Il n’avait pourtant jamais regardé de films à morale mais l’idée d’un ange et d’un démon se battant pour conseiller leur maître lui avait toujours plu. Allez savoir pourquoi. Il ne savait même pas pourquoi il était si confus. C’était juste son état d’esprit actuel. Indécis.

Se redressant après quelques minutes, le jeune homme balaya ses épaules d’un geste rapide, par réflexe. Il avait pris cette habitude et ne parvenait à s’en défaire. Attrapant l’une des vestes les plus proches, il l’enfila avant de filer par la porte de la chambre, et de traverser le couloir à grandes enjambées. S’excusant auprès du peu de personnes qu’il bouscula, il ne tarda pas à pénétrer dans le parc quelque peu british qui formait le campus de l’ISP. Là, plusieurs choix s’offraient lui. Et n’importe lequel lui convenait. Il avait juste besoin de prendre l’heure à cette heure-ci, peut-être même qu’un petit pique-nique serait de mise. Après tout, il était bientôt l’heure de déjeuner. Un sourire se dessina rapidement sur son visage, à mesure qu’il marchait à travers l’herbe verte. Sortant son téléphone de sa poche d’un mouvement décidé, il ne mit que quelques minutes à entrer dans le menu, puis dans son répertoire. Nouveau Message :


Code:
 Ella. Stop. Pique nique. Stop. Importante chose. Stop. A te dire. Stop. Campus. Stop. Maintenant.

Oh non, il n’avait guère perdu l’esprit. Il avait juste besoin de respirer, et sa source de joie de vivre depuis quelques jours se trouvait en Ella. Lui rendre la vie impossible, lui envoyer ses dernières vannes, lui faire part de l’impossibilité qu’ils s’entendent un jour autrement que comme chien et chat. L’embêter tout simplement. Il n’avait jamais eu de petite sœur à martyriser, jamais il n’avait connu le plaisir pervers de couper la tête de l’une des barbies pour entendre la petite fille pleurer toutes les larmes de son corps, ou l’envoyer jouer à cache-cache sans jamais prendre la peine de la chercher par la suite. Et même s’il ne pouvait faire exactement ceci à Ella, ce qu’il lui faisait, c’était cent fois mieux. Comme écrire de telle façon à ce qu’elle s’énerve rien qu’en lisant son message. Et même si c’était difficile à croire, elle viendrait.

Oups. Alors qu’il allait reposer son téléphone dans sa poche, le jeune garçon se stoppa dans sa marche et recommença la manipulation, une nouvelle fois.


Code:
 Ne pas oublier la nourriture !

Cette fois, pas de style télégraphie, le contenu étant bien trop important pour tenter le Diable. Non non. Cette fois un message clair, net et précis comme il aimait le faire. La nourriture, c’était sacré.

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MessageSujet: Re: Nothing can change what we are ...[R. Ella ]   Mar 8 Jan - 1:53

Neuf heures et des poussières. Ella et l’une de ses amies de l’ISP erraient entre les diverses ruelles d’Amsterdam, sac à main sur l’épaule. Leur matinée était réservée – dans son intégralité – à quelques emplettes qui parviendraient à leur faire passer le temps. La carte bleue de papa Visconti allait flamber mais quelle importance ? Rien n’était trop beau pour les yeux vert émeraude de sa petite princesse adorée. Unique fille par ailleurs. Seth occupait encore ses pensées mais elle se devait de ne pas trop songer aux éventualités possibles avec le jeune homme. Elle avait eu vent de sa pseudo idylle avec cette fichue Laureen de pacotille, et qu’il le croit ou non, il allait entendre parler d’elle… Pas uniquement dans le bon sens, cette fois-ci. Ella n’avait pas une patience à toutes épreuves, encore moins lorsque l’on se jouait d’elle et sur ce coup, le troisième année avait fait fort.

Après deux bonnes heures d’intensifs essayages de vêtements en tout genre, les deux comparses optèrent pour une petite pause, bien méritée soi-disant passant. Désormais assises sur un banc de la ville, les deux jeunes femmes entamèrent un long débat sur une robe d’été blanche, signée Chanel, qui devrait faire fureur d’ici juin 2008. Bien entendu, l’une n’était pas d’accord avec l’autre et lançait des arguments que seules des fanatiques de la mode française pouvaient comprendre. Quoi qu’il en soit, Ella était ravie de ses achats compulsifs, son esprit se voyait être largement moins embrumé par un quelconque sentiment de tristesse, en rapport avec Seth. Elle revivait et déployait de nouveau ses petites ailes démoniques sur le monde Hollandais, prêt à recevoir ses caprices. Oui mais voilà, alors que le sujet de la conversation avait embrayé sur quelque chose de tout à fait différent, les histoires de cœur de la personne qui l’accompagnait – chose qui ne l’intéressait guère – le téléphone de la jeune héritière se mit à vibrer dans son sac. Prenant ce simple fait comme un signe du destin pour fuir l’espace de quelques secondes au monologue soporifique de son amie, Ella s’empressa de sortir l’objet et de lire le message qui lui était adressé, plaçant en hauteur sa main droite ouverte au niveau du visage de sa camarade pour lui faire signe de se taire en plus de patienter gentiment.


« Je crains que nous devions remettre à plus tard nôtre déjeuner Julia… » Esquissant un mince sourire désolé tout sauf sincère, la première année haussa légèrement les épaules avec désarroi. « Crois-moi, te fausser compagnie n’était pas dans mes projets. Mais quelqu’un a besoin de moi… Tu ne m’en veux pas trop j’espère ? »

Ne prenant pas réellement la peine d’écouter la réponse que lui donnerait Julia, elle se releva et ramassa la vingtaine de petits sacs qui étaient en sa possession suite à cette expédition fructueuse. Comme il fallait s’en douter, l’amie en question n’émit pas à haute voix sa déception mais on pouvait lire dans son regard une pointe d’irritation. Ella était ainsi… Cette fois-ci, elle avait une excuse ‘valable’ pour s’éclipser, mais elle ne se serait certainement pas gênée pour en trouver une inventée de toutes pièces si l’envie de l’abandonner s’était faite ressentir.

Comme le message l’indiquait, Ella avait une haute responsabilité sur les épaules, elle était chargée de les ravitailler et connaissant la nature d’estomac sur pattes de Zachary, il leur faudrait une quantité suffisante pour les occuper quelques minutes durant. Néanmoins, elle n’oubliait pas le fait qu’il avait quelque chose d’important à lui dire… Cela suffisait amplement pour la motiver elle et sa curiosité à s’y rendre. Le Lucius était un célèbre restaurant italien où le monde mondain d’Amsterdam se réunissait pour apprécier les spécialités italiennes. La famille Visconti connaissait personnellement le dirigeant et Ella n’eut guère de mal à se fournir quelques bonnes choses à emporter, chose que ne faisait pas la maison, entendons-nous bien. Mais qui pouvait résister au sourire angélique d’une si charmante héritière dont un simple ‘merci’ valait des millions ? En entrée, le chef leur avait concocté des bruchettine, du pain grillé (sans sel) frotté à l’ail et légèrement saupoudré d’huile d’olive, de Mozzarella et de jambon de parme. Le tout accompagné d’olives, de fromage italien avant de déguster des Melanzane alla parmigiana – de l’aubergine en mille feuille avec de la sauce tomate et du parmesan -. Pour la petite touche personnelle, Ella avait jugé bon de leur prendre aussi un délicieux dessert, deux parts de Tiramisu, si avec tout cela son ami n’était pas satisfait… Elle promettait de lui faire avaler par les trous de nez les frittes provenant du MacDonald le plus proche. Pour les boissons, le ton donné paraissait immédiatement moins… luxurieux. Car elle s’était contentée de prendre deux bières.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme était enfin de retour au Campus. Comme à son habitude, elle n’était guère chaudement vêtue en cette saison si particulièrement froide dans ce pays. Néanmoins, elle avait fait l’effort de mettre un bonnet rouge et des gants de la même couleur pour faire un effort, suite aux réprimandes de son frère aîné. Mais la jupe était toujours d’actualité, c’était inévitable, même si son long manteau blanc recouvrait une partie de ses jambes. Alors qu’elle s’approchait doucement du jeune Marshall, une multitude de sacs à la main, ses pas se firent plus silencieux comme si elle ne souhaitait pas qu’il la voit, pour changer… A deux mètres de lui, tout au plus, elle posa l’ensemble de ses sacs au sol et courut dans sa direction avant de lui bondir sur le dos comme dans un jeu de saute mouton. Ayant glissé ses bras autour de sa nuque en plein vol, elle se retrouvait désormais pendue à son cou, les jambes agilement repliées autour de sa taille.


« Vôtre sauveuse est arrivée grand Nain de Jardin ! » S’exclama t’elle avec entrain.
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Zachary Marshall
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MessageSujet: Re: Nothing can change what we are ...[R. Ella ]   Mer 23 Jan - 18:28

Longeant péniblement les allées du campus, Zachary gardait une main sur son ventre comme les femmes enceintes. Et bien qu’Ella et n’importe qui d’autres auraient adoré avoir ce genre de potins à raconter dès l’heure suivante, Zachary tentait juste de calmer le petit monstre qui lui servait d’estomac. En effet, il attendait la jeune Visconti depuis un moment maintenant et il ne réussissait plus à retenir les gargouillis qui voulaient s’échapper de son ventre. Faire les cent pas n’arrangeait rien, mais il essayait tout de même, au cas où. Prenant soin de regarder où il posait les pieds –Oui, la maladresse de Zachary était double lorsqu’il avait faim-, le jeune homme aperçut au loin une silhouette familière. Fronçant les sourcils, il essaya de percevoir un signe, une parole qui montrerait l’identité de cette personne mais rien. Sans prendre de risques, il attendit alors, le plus patiemment qu’il pût. Autant dire qu’il eut énormément de mal. Mais fort heureusement, pour une fois il réussit. Et heureusement. Ce n’était pas Ella. C’était … A vrai dire il n’avait aucune idée de qui était-ce. Grand, brun, cheveux courts, les yeux verts de mer, musclé … « Henry comment ça-vas ? » Lança-t-il, le moins fort possible, sans articuler alors que cette même personne passait à côté de lui. « Pas Ella » Marmonna-t-il comme si la confusion était possible et qu'il avait un peu de mal à s'en convaincre.

Se retournant alors, prêt à recommencer une nouvelle longueur, Zachary laissa ses pensées vagabonder. Le craquement du verglas qu’il frôlait d’un pied agile, le fort revers du vent frappant sa joue. L’atmosphère n’était pas exactement parfaite pour se libérer de toutes ondes négatives mais il fallait faire avec. Lorsque son regard se balada d’arbre en arbre, celui-ci s’arrêta quelques fois sur de jolis petits couples improvisant un pique nique sur la pelouse fraichement tondue. Chose amusante et notable : Il faisait autour de 1°C et des plaques de verglas recouvraient les sols. Mais s’ils étaient comme Ella et Zachary, rien ne pouvait les arrêter. Ni même les bourrasques de vent.

Et alors que son regard restait bloqué sur quelques choses futiles et volages, un lourd poids se fit sentir derrière lui et avant qu’il n’ait le temps de se retourner complètement s’accrocha à ses épaules. Basculant quelque peu en arrière, mais réussissant à se stabiliser dans un élan de force, le jeune homme mit quelques secondes à réaliser qu’il venait juste de se faire avoir une nouvelle fois. Il s’était fait surprendre. Non, il ne réussirait jamais à la devancer complètement. Elle était bien pire que lui et dans l’art de la discrétion le battait, sans aucun mal.


« Hey petit Buzz l’éclair » S’enquit-il de répondre, un fière sourire pendant aux bouts de ses lèvres. « Dis donc, t’as pris un petit centimètre depuis la dernière fois toi, non ? » La reposant suite à cela, car bien qu’elle soit assez légère, elle n’était pas non plus un poids plume, qui plus est, il n’avait une nuque très solide. Lorsque les pieds de la jeune femme frôlèrent de nouveau le sol, Zachary prit plaisir à balancer ses épaules ainsi que dodeliner de la tête pour faire craquer sa nuque doucement. Le saut qu’elle avait fait jusqu’à lui ne lui avait pas non plus déplacé une vertèbre mais quand même.

« Mieux vaut prévenir que guérir » Répondit-il au sourcil haussé et au visage d’incompréhension que lui lançait la jeune Visconti. « Je veux pas me retrouver avec un torticolis à vie moi, hein … » Ponctuant sa phrase de l’unes de ces habituelles grimaces qu’il arbore à tout moment, il posa son regard sur elle, la détaillant de haut en bas. Aussitôt, ses yeux s’ouvrirent de plus belle et il dit d’un ton dévasté :

« Me dis pas que tu as oublié la nourriture ? »
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