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 It's too late to apologize [R.]

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Heather Nielsen
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MessageSujet: It's too late to apologize [R.]   Mer 9 Jan - 19:53

"J'ai croisé Alexander est à la bibliothèque..."

"Pourquoi tu me dis ça ?"
aboya immédiatement Heather envers la pauvre Juddi qui venait d'arriver à son casier, voisin de celui d'Heather.

"Euh... Je sais pas, je me suis dit que ça t'intéresserait peut-être et -"


"Ben non tu vois, j'en ai rien à faire."

L'étudiante fit claquer son casier, son classeur dans les bras, et déserta le couloir sans adresser autre chose à Juddi que les précédents mots pleins d'amerture et de ressentiment, tout simplement parce que c'était son état d'esprit du moment. Elle avait l'impression aussi que son entourage n'avait qu'un mot à la bouche "Alexander" ; dès qu'elle entrait dans une pièce, il lui semblait que tous cessaient leur conversation pour poster un regard compatissant sur elle. Et elle détestait ça, que tous soient pris de pitié pour elle, parce qu'elle avait l'air vraiment triste. Les discussions à son sujet n'étaient même plus moqueuses, elles étaient pleine de sollicitude parce qu'ils ressentaient tous qu'elle était véritablement triste. C'était une douleur bel et bien réelle, et pas une minable peine de coeur.

Pour aller à l'aile Sud depuis le couloir de son casier, Heather devait passer devant la porte de la bibliothèque. Elle n'y faisait pas attention en temps normal, mais la voix de Juddi résonnait dans sa tête alors qu'elle dépassait la lourde porte de bois exotique. Après quelques pas, elle s'arrêta et resta immobile en plein milieu du couloir plongé dans l'obscurité. Finalement, suite à quelques secondes de réflexion, elle fit demi-tour et entra dans la bibliothèque. Elle ne pouvait pas laisser les choses en l'état.


"T'aurais pas vu Alexander Malesbury par hasard ?"

"Si, il est là-bas."

Heather suivit des yeux la direction que lui indiquait la première personne à avoir croisé son chemin qu'elle avait interrogée. Un léger sourire remplaça pendant quelques instants l'expression neutre dans laquelle était plongée son visage depuis de longs jours. Tout le monde connaissait Alexander, et Alexander connaissait tout le monde. C'était une des choses qu'elle avait tout de suite aimé chez lui, sa façon de parler aux gens avec patience et gentillesse, sans jamais juger. Alors même s'il attirait la jalousie et l'envie, la plupart des gens l'aimaient bien parce qu'il était accessible. Aux soirées, elle l'avait toujours vu aller et venir entre des groupes d'étudiants, un verre à la main, et il était toujours bien accueilli dans les conversations.

Elle prit alors la direction indiquée par l'étudiant. Quand Alexander apparut dans son champ de vision, elle eut envie de s'enfuir en courant, mais elle se contenta de serrer un peu plus son classeur contre elle, et elle le rejoignit à la table où il travaillait. Heureusement, il était seul. Elle resta un petit moment debout, juste à côté de lui, puis elle s'assit finalement à la table et posa son classeur devant elle.


"Surprise."

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Alexander Malesbury
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Mer 9 Jan - 21:11

Depuis un petit bout de temps, il était devenu fréquent de croiser Alexander dans la bibliothèque de l’école. L’étudiant, qui d’ordinaire passait la plus grande partie de son temps en ville, n’importe où pourvu que ce ne soit pas dans l’enceinte de l’ISP avait véritablement l’air d’avoir changer d’habitudes. Au lieu de profiter du moindre instant de libre pour vaquer à ses occupations ou s’amuser avec une bande de fêtards invétérés, sa présence était de plus en plus régulière ici, ou même dans la salle informatique. Au moins, dans le calme des bâtiments réservés au travail scolaire, il n’avait pas subir les railleries et les questions de tous ceux avec qui il pouvait passer du temps. Car depuis sa rupture avec Heather, les conversations finissaient immanquablement en question de ce côté. Questions qui restaient toujours sans réponse, entrainant ainsi une sorte de curiosité à son égard.

Pour échapper à cela, et pour que son attitude beaucoup moins ’déconneuse’ qu’auparavant ne lui attire d’autres regards étonnés, voir inquisiteurs, Alexander passait beaucoup de temps ici. La quiétude lui permettait de réfléchit convenablement, et travailler l’empêchait de penser à quoi que ce soit d’autre. Pour éviter aussi d’afficher un air heureux qui ne correspondait pas du tout à ce qu’il ressentait.

Aujourd’hui pourtant, il commençait à se faire tard et il était encore là. Il voulait terminer les recherches préalables à un devoir de Danois. Ce n’était pas urgent en soit, mais un bon prétexte pour éviter de passer la soirée au foyer en compagnie d’étudiants passablement éméchés. Non pas qu’il n’aimait pas cela, c’était même un habitué de ce genre de soirées, mais il n’y trouvait pas le même intérêt.

Ses papiers éparpillés sur la moitié de la table qu’il occupait à lui tout seul, il ne faisait pas attention aux allers et venues qui se raréfiait. De nombreux étudiants planchaient encore sur des sujets tout aussi ardu que le sien, mais c’était tous des habitués des longues soirées à étudier. Il but une longue gorgée d’eau, et continua de rédiger son exposé sur l’histoire du Danemark, le tout dans la langue du pays quand un livre tomba sur sa table. Il esquissa un sourire amusé en voyant Mike percuter sa table deux secondes plus tard, chargé de dictionnaires. Le pauvre était déjà handicapé par sa petite taille, et le poids des livres finissait de rendre sa tâche impossible.


« Hé ! Attend une seconde, tu en as perdu un » Il ramassa le livre regroupant les proverbes de langues française, qu’il déposa au dessus de la pile avant de reprendre son travail. Plus que deux paragraphes à déchiffrer et il aurait terminé pour ce soir.

On aurait presque pu croire que son travail le passionnait, puisqu’il n’entendit pas la voix d’Heather demander s’il était dans les parages. Il n’entendait pas non plus le bruit de ses pas qui s’intensifiait au fur et à mesure qu’elle arrivait dans sa direction. En fait, il réalisa qu’il n’était plus seul qu’en voyant un classeur bleu flashy tomber sur sa table avec un léger bruit. Quasiment sûr que cet objet ne lui appartenait pas, il faillit répondre sans lever le nez quand une voix qu’il ne reconnut que trop bien annonça ‘surprise’. Et que son rythme cardiaque accélèrent brusquement, comme s’il venait de bondir pour rattraper un smash.

C’était elle. Ils s’étaient évité le mieux qu’ils le pouvaient depuis cette matinée enneigée, ou s’arrangeant pour ne pas se voir quand ils se croisaient par mégarde. Pour éviter, justement, de se faire plus de mal. Ils devaient tourner la page, bien que ce soit beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Alexander releva lentement la tête, et en voyant celle qui ne quittait plus ses pensées depuis deux semaines maintenant, ne put retenir un sourire. Même pas ironique, il était sincèrement heureux de la voir, même s’il aurait donné cher pour que les conditions soient toutes autres.


«Hey ». Refermant le dictionnaire qui ne servait plus à rien _ comment aurait t-il pu travailler alors que, justement, la raison pour laquelle il travaillait était devenue futile_, il hésita un court instant, se mordant la lèvre. Il n’allait pas lui demander ‘quoi de neuf’ comme il le faisait toujours, cela aurait été quelque peu cynique.

«Sa va, depuis l’autre jour? » Alex devait avoir une coquille blindée autour de lui pour demander cela. Comme s’il n’avait pas idée de la réponse. Il savait bien que, si les rumeurs étaient fondées, elle n’allait pas bien du tout. A cause de lui. Mais il ne pouvait s’empêcher de lui demander. Pour entendre le son de sa voix en quelque sorte, même si ce n’était pas dit qu’il allait pouvoir être utile de quelque manière que ce soit.
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Mer 9 Jan - 22:53

Elle n'avait pas prévu que ce fut si difficile de se trouver si proche de lui. D'habitude, les rares fois où elle se trouvait dans la même pièce que lui, elle se débrouillait toujours pour disparaître de la manière la plus naturelle possible, après avoir feint une rapide conversation. Mais elle n'avait pas véritablement croisé son regard, puisqu'elle baissait les yeux à chaque fois. Être aussi proche de lui la troublait vraiment, parce qu'elle sentait son estomac se nouer à l'intérieur d'elle, étouffant les papillons qui avaient l'habitude de virevolter dans sa poitrine chaque fois qu'elle pensait à lui. Et puis sa voix, ses yeux, ses mains. Elle mourrait d'envie de poser sa main sur la sienne, de venir se lover contre lui, d'enfouir son visage dans le creux de son cou et rester là sans bouger.

Puis sa question vint la frapper de plein fouet. Elle lui lança un regard interloqué alors qu'elle refermait la bouche, n'arrivant pas à répondre immédiatement. Comment elle allait ? Mal. Plus mal qu'elle ne l'avait jamais été. Elle n'avait jamais manqué de rien dans sa vie, sa famille lui avait tout donné et même si elle se retrouvait dans cette école qui lui enseignait tout ce qu'elle détestait dans le monde, elle ne pouvait nier qu'elle y avait passé des moments géniaux avec Sebastian et Lauren. Et il y avait eu le bal de Noël...


"J'arrive pas à croire que tu me poses cette question..."

Le but de cette conversation lui revint en mémoire mais la blessure qu'il avait réouverte l'empêcha d'en parler tout de suite. Elle dévia son regard vers la fenêtre à proximité, tandis que ses yeux devenaient humides. Elle était déjà au bord des larmes, c'était pas très brillant tout ça.

"Bien sûr que non, ça va pas..."

Elle se mordit la lèvre et fronça les sourcils. Elle n'était pas venue pour se rouler à ses pieds et le supplier de la reprendre. Elle n'était pas venue non plus pour qu'ils se disputent encore une fois, les souvenirs de la dernière fois la torturant encore et encore. Il lui manquait terriblement, et ça, elle ne l'aurait jamais imaginé. Lorsqu'elle était seule, et même lorsqu'elle était entourée d'une foule de personnes, elle sentait un vide se creuser à l'intérieur d'elle, un vide qui aspirait tout ce qui se trouvait en elle et elle se sentait disparaître dans ce trou noir. Même quand Lauren la prenait dans ses bras, rien n'y faisait. Cette désagréable sensation finissait parfois par disparaître d'elle-même, quand son attention était captée par quelque chose d'autre, comme ses cours, mais la plupart du temps, c'était le sommeil qui la faisait taire.

"Comment tu peux imaginer que je puisse aller bien ? Tu es tellement égoïste..." finit-elle par lâcher avec amertume.

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Alexander Malesbury
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Jeu 10 Jan - 21:11

Il ne saisit pas immédiatement le sens de ses paroles, qui étaient en fait plus pour engager la conversation qu’autre chose. Parce qu’ils ne pouvaient pas rester à se regarder comme des chiens de faïence, et même si l’issue d’un dialogue était plus que prévisible. Cependant, Alex n’avait pas eu l’intention d’ouvrir les hostilités, mais ce fut ce qui arriva. Sans le vouloir, il l’avait blessée de nouveau, mais inconsciemment cette fois. C’était presque pire, puisqu’elle avait l’air de penser qu’il l’avait fait par pur égoïsme. Il était à peine à un mètre l’un de l’autre, mais il semblait qu’un véritable fossé les séparait depuis leur dispute. Ils ne demandaient qu’à la combler, mais c’était impossible: ils étaient aveuglé par la tristesse et la déception qui avait suivie, et leurs paroles dépassaient bien souvent leurs pensées. Rester là à encaisser faisait manifestement partie de ses obligations.

Les larmes qui lui montaient aux yeux le ramenèrent bien vite à une réalité qu’il s’efforçait d’oublier, sans pour autant y parvenir. Oublier ce qu’ils avaient vécus aurait été tellement plus simple. Faire comme si cela n’avait pas eu lieu, et reprendre sa vie d’avant sans penser aux intrigues qui se tramaient dans son pays natal. Mais c’était le contraire qui s’était produit, et même s’il n’aurait jamais cru que cela puisse lui arriver à lui: elle lui manquait. L’éclat de son regard lui manquait, encore plus en sachant qu’à cause de lui elle ne riait guère plus. Son sourire qu’elle avait quand ils s’étaient retrouvé lui manquait, tout comme sa façon de tout prendre du bon côté. Elle lui manquait tout simplement.

Finalement, ce qu’il avait présager en voyant l’expression de son visage se révéla exact: il avait commis une énorme erreur en lui demandant si ça allait en sachant le contraire. Ca n’allait pas. Il l’écouta sans rien dire, s’en voulant un peu plus chaque seconde, en voulant encore plus à son père qui lui imposait cela. Mais le pire, c’est qu’il ne pouvait rien répondre à cela: les raisons de leur rupture, dictée par la tradition et la famille, ne l’aurait pas aidée à aller mieux, il en était sûr.

Il avala difficilement sa salive et baissa un instant les yeux face à l’accusation qu’elle venait de lui lancer en pleine figure avec toute la douleur et l’amertume qu’une rupture peut entrainer. Sauf que ce n’était pas exact: il n’était pas égoïste, même si on pouvait pourtant le supposer.


«Je n’imagine rien, ce n‘était qu‘une question.»  Maladroite, certes, mais jamais il ne l’aurait blessée intentionnellement: il avait déjà fait trop dégât pour prendre le moindre risque en ce qui la concernait. Mais, tout comme la dernière fois, il ne pouvait la laisser lui dire cela sans broncher. Il lui semblait que leur précédente dispute était sur le point de recommencer, mais cette fois il n’allait pas répondre. Encaisser semblait le meilleur moyen d’éviter de souffrir davantage.

«Je suis égoïste ? » Ses yeux verts brillaient maintenant d’un éclat qui ressemblait à de la colère. « Je … » Il s’arrêta avant de dire quelque chose qu’il regretterait par la suite. Il n’allait pas chercher à s’expliquer, puisque la plus simple de ses explications serait immanquablement bancale. Il continua, maintenant obligé de parler à voix plus basse en voyant le regard outré du bibliothécaire. «Si tu es venue pour me dire cela, excuse moi mais je préfère m’en aller. » Il n'était pas blessant, simplement réaliste: une autre dispute était la dernière chose dont il avait envie.

Il resta tout de même assis en face d’elle encore un instant: si elle avait fait l’effort de venir ici, il devait y avoir une autre raison qu’une seconde dispute. Et après avoir attendu un nombre incalculable de fois de se trouver en sa présence, il constatait que c’était bien plus difficile que de rester 5 minutes sous l’eau. Parce que là, il ne pouvait nier que ce qu’il ressentait pour elle s’était encore accentué depuis leur séparation, et qu‘il ne pouvait rien y changer.
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Jeu 10 Jan - 23:10

Elle sentit immédiatement que ses propos avaient généré des tensions entre eux. Mais elle préférait ces tensions à l'indifférence. Elle préférait même qu'il la déteste plutôt qu'il l'ignore. Mais elle ne trouvait rien dans son attitude envers elle qui justifie leur rupture. Quand elle était arrivée, il n'avait pas eu de mouvement de recul, il ne l'avait pas regardée froidement, il n'y avait rien en lui qui puisse trahir une quelconque animosité envers elle, un quelconque dégoût ou n'importe quel autre sentiment qu'elle aurait déclenché en lui qui le pousse à la quitter sur un coup de tête. Au lieu de ça, il lui avait demandé si elle allait bien. Elle avait mal pris cette question, et elle avait ses raisons de réagir ainsi, mais il l'avait posée quand même. Alors peut-être qu'il l'avait posée pour voir à quel point elle souffrait de leur rupture juste pour le goût excitant de la nouvelle, pour voir à quel point il pouvait exercer une emprise sur elle, pour mesurer en combien de temps il arrivait à rendre une fille folle de lui ou pour n'importe quelle raison, elle n'en savait rien... Peut-être même qu'il se préoccupait vraiment d'elle. Mais elle ne voulait pas y croire. Rien de tout ça n'était logique.

Elle préféra rester le regard fixe sur la fenêtre, pour ne pas voir un regard qu'elle graverait dans sa mémoire et qu'elle reverrait chaque fois qu'elle penserait à lui. Mais elle percevait très bien le ton de sa voix, et elle imaginait avec trop de perfection l'expression que son visage pouvait avoir à ce moment-là. Ils étaient visiblement partis pour une nouvelle dispute, ce qu'elle n'avait pas prévu mais qu'elle avait, au fond, toujours su inévitable. Elle commençait à regretter d'être venue, si ce n'est qu'elle avait pu passer un petit moment avec lui.

La bibliothèque qui passait par là la fit sursauter par un "Chut" bruyant, et Heather reporta son attention sur Alexander, qui juste après cela annonça qu'il préférait partir plutôt que de rester avec elle. Cette phrase la fit immédiatement réagir. Non elle n'était pas venue pour ça.


"Non attend !"

Elle baissa les yeux car la bibliothécaire venait de se retourner sur eux pour leur lancer un regard noir et elle se rendit compte qu'elle venait de poser la main sur le poignet d'Alexander. Heather resta une seconde de trop à considérer ce qu'elle avait fait et elle retira vivement sa main qu'elle fit disparaître sous la table.

"Je suis pas venue pour ça..." fit-elle plus bas, alors que son regard restait fixé sur un point invisible de la table. "Je suis venue parce que j'ai quelque chose à te dire. Alors écoute-moi, et une fois que ce sera fait, tu pourras faire ce que tu veux, je pourrais disparaître de ta vie et faire comme si je n'ai jamais existée pour toi."

Elle fit un signe de la main à la bibliothécaire pour signifier qu'ils avaient bientôt fini. Alors elle se tourna vers Alexander, et hésita un long moment avant de plonger son regard dans le sien. Un sourire mêlant amusement et ironie précéda sa phrase pendant qu'elle détachait son regard du sien le temps de dire qu'elle n'avait jamais pensé dire une chose pareille. Puis elle le regarda de nouveau.

"Je crois que je suis amoureuse. De toi."

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Alexander Malesbury
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Ven 11 Jan - 21:21

Son attention venait de se reporter sur Heather, cherchant à deviner les sentiments qui pouvaient l’agiter en ce moment, mais son visage baissé l’empêchait de vraiment la voir. Il ne savait pas où elle venait en venir, pourquoi même elle était venue lui parler. Il n’en savait rien du tout, mais était toutefois sûr qu’il ne restera pas une seconde de plus si cela devait déclencher une dispute. D’ailleurs, il était sur le point de quitter la pièce quand elle le retint de la voix. Ce qui d’ailleurs eu pour résultat de faire d’eux le point de mire de la bibliothécaire, qui ne pensait vraisemblablement qu’à les mettre dehors puisqu’il avait osé parler un peu plus fort que le moyenne.

Il sentit alors une pression sur son poignet gauche, et réalisa qu’elle venait de poser sa main sur la sienne, en quelque sorte pour le retenir quand il avait voulu partir. Son regard s’attarda plus longtemps que prévu sur sa main qui, elle aussi, restait là plus longtemps que prévu. Il ne comprenait plus ce qu’il se passait, une seconde il n’était qu’un égoïste, et celle d’après elle le retenait alors qu’il ne cherchait qu’à limiter les dégâts. C’était contradictoire, mais c’était aussi ce qui faisait partie de son charme..

Ce simple frôlement lui rappela tant de souvenirs qu’il du se faire violence pour cesser d’y penser, et l’écouta tandis qu’elle lui dit qu’elle avait une dernière chose à lui dire, puisque ensuite elle le disait libre de l’oublier. Comme si c’était possible.

Leur regards se croisèrent, sans pour autant refléter une quelconque colère et Alexander esquissa lui aussi un sourire en l’écoutant: elle n’aurait jamais pensé dire ce qu’elle allait dire, ce qui l’intriguait de plus en plus. Parce qu’il se demandait toujours pourquoi elle était là, en face de lui sans qu’ils ne se disputent et pourquoi, finalement, elle faisait cet effort qui devait lui coûter.
« Je t’écoute »

Elle l’aimait. Lui. Lui et pas un autre. C’était une déclaration qu’il ne s’attendait pas à recevoir, encore moins en ce moment précis, après ce qu’ils venaient de se dire. D’ailleurs, c’était des mots qui ne se prononcent pas à la légère, lui-même ne saurait dire, avant elle, il avait vraiment aimer quelqu’un.
Sa respiration se bloqua un instant, et quand il reprit de l’air, l’esquisse d’un léger sourire apparut son visage quand il lui avoua:


« Moi non plus, je m’attendais pas à ce que tu me dise ça » C’était la vérité: il s’était attendu des reproches, des insultes même, qu’il aurait mérité vu la manière dont il avait agit. Au lieu de cela, elle lui avouait qu’elle l’aimait, et après ça il l’oublierait ? Oublier celle qui hante vos pensées comme si elle n’avait jamais existé était tout bonnement impossible.

Il se mordit légèrement la lèvre, baissa les yeux, les releva la seconde suivante sans se décider de ce qu’il devait faire. Lui avouer que, justement, c’était parce qu’il l’aimait qu’il avait du rompre avec elle pour ne pas avoir à lui mentir et lui infliger les traditions anglaises qui dictaient sa vie? Il ne pouvait pas. Lui dire que, lui aussi, il l’aimait alors que jamais ses histoires n’avaient eu d’importance à ses yeux, sans justifier leur rupture aurait été cruel. Ses pensées s’enchainent à un rythme effréné, et il allait avait décidé de lui dire que ses sentiments étaient partagés quand la bibliothécaire revint. Au pas de charge, furieuse:

« JE PEUX SAVOIR CE QUE VOUS FICHEZ TOUS LES DEUX ? VOUS ETES DANS UNE BIBLIOTHEQUE POUR TRAVAILLER, VOUS DISCUTEREZ DEHORS !! »
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Ven 11 Jan - 23:03

Voilà. Elle avait dit ce qu'elle avait à dire, elle avait la conscience tranquille. Comme un coupable qui venait de confesser un crime, elle sentait toujours le poids de son acte, mais en prononçant ses mots, elle était enfin en phase avec elle-même, en phase avec sa vérité. Alexander pouvait faire ce qu'il en voulait, mais elle avait commis son dernier acte de sincérité envers lui. Elle crut voir un sourire sur le visage d'Alexander, et une bouffée d'espoir s'empara d'elle alors qu'elle se redressait légèrement. Mais le soufflé retomba la seconde suivante lorsque la bibliothécaire accourut vers eux et elle se leva dans un mouvement réflexe.

La bibliothécaire continuait de voiciférer à leur encontre, faisant plus de bruit qu'ils n'en faisaient auparavant, et Heather, les yeux baissés, avait un étrange sourire sur le visage. Cela lui rappelait terriblement leur première véritable conversation à la salle informatique, dont ils avaient été gracieusement éjectés par le surveillant qui ne supportait pas leurs petits bavardages.


"Oui on s'en va," fit-elle avec une pointe d'ironie et un regard complice qu'elle adressa à Alexander. Elle n'avait pas résisté à la tentation de voir s'il se rappelait de cet épisode comme elle.

Une fois encore, ses mains frôlèrent celles d'Alexander pendant qu'il rassemblait ses affaires et qu'elle se saisissait de son classeur. Elle prit les devants et se dirigea vers la sortie de la bibliothèque alors que certains étudiants, alertés par le boucan causé par la bibliothécaire levaient les yeux et constataient avec étonnement qu'Alexander et Heather étaient à moins de deux mètres l'un de l'autre. Naturellement, de légers chuchottis accompagnèrent leur sortie et ne cessèrent que lorsque la lourde porte les ôta à la vue des étudiants. La conversation n'était pas terminée, il allait lui répondre. Mais il y avait une dernière chose qu'elle voulait faire avant.

Heather vola un baiser à Alexander, de la même façon qu'elle l'avait embrassé par surprise devant la porte de la salle informatique. Son coeur battait la chamade, elle n'en revenait pas elle-même. Elle-même s'était promis de ne pas lutter et ne pas chercher à le récupérer, mais elle venait à l'instant de prendre la décision contraire. Elle savait au fond d'elle-même que ce n'était pas encore fini, elle l'avait vu dans le début de sourire qu'il avait esquissé après qu'elle lui ai avoué la nature véritable de ses sentiments pour lui. Elle tenait à lui plus qu'à aucun autre et elle n'allait pas le laisser disparaître de sa vie dans un claquement de doigts. Lui dire qu'elle l'aimait avait rendu son esprit limpide. Elle l'aimait. Aussi simple que cela puisse paraître, cela impliquait qu'elle ne devait pas abandonner.


"Maintenant ose me dire que ce n'est pas réciproque..."

Les yeux brillants, elle fit un pas en avant pour se rapprocher de lui, restant à une distance troublante de lui. Trop proche pour être une simple connaissance avec qui il avait une conversation, mais trop loin pour qu'il referme ses bras sur elle.

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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Ven 11 Jan - 23:58

Pourquoi fallait t-il qu’ils soient toujours interrompus quand ils se trouvaient dans une salle réservée au travail sous l’œil attentif d’un gardien toujours vieux et aigri ? Il avait été à deux doigts de tout lui dire, mais il avait été interrompu d’une manière peu aimable par cette bibliothécaire qui prenait un malin plaisir à virer tous ceux qui osaient troubler le silence du lieu. Le tout avec un volume environ trois fois plus élevé que les victimes de son zèle. En l’occurrence, eux.

Peut être le surveillant de la salle informatique était t-il de mèche avec elle, puisque la manière dont-ils venaient de se faire prendre ressemblait étrangement au jour où ils avaient vraiment parler l‘un à l‘autre, où ils avaient finis dans le couloir, et où elle l’avait embrassé pour la première fois. En gros, le début de tout ce qui les liaient maintenant. La situation était étrangement amusante, et il ne put s’empêcher de répondre au regard d’Heather: c’était comme si on s’efforçait de leur rappeler ce qui s’était passé.

Posant lourdement son sac sur la table, il frôlant de nouveau la jeune femme, mais ne dit rien, se contentant de ranger rapidement ses livres, classeurs, bloc notes et stylos: finalement, l’attitude de l’étudiant studieux lui allait assez mal. Il fusilla du regard un groupe de troisième année qui le fixait avec des yeux de merlans frits, puis sortit à son tour de la pièce non sans avoir penser à se montrer d’une politesse exaspérante:
« En revoir madame, et bonne soirée ». Il n’en pensait pas un traitre mot.

La nuit était tombée, seule les lumière encastrée dans les murs éclairaient le couloir et les chuchotements réguliers des étudiants n’étaient maintenant plus audible en raison de l’heure, et de la porte fermée. Alexander allait finir la phrase qu’il n’avait pas pu commencer quand, sans qu’il ne s’y attende le moins du monde, elle l’avait embrassé. Encore. Comme devant la salle informatique. Et, une fois encore, il était resté planté là, presque déconnecté de la réalité comme toujours lorsque la distance qui les séparait se diminuait. Son cœur accéléra, il le sentait bien mais ce n’était pas le soucis. Il l’aimait, elle l’aimait, mais il ne pouvait. C’est impossible, et il n’y avait aucune issue. Qu’il ressente cela pour elle ne changerait rien aux problèmes auxquels il était confronté.

Que ce n’était pas réciproque ? Bien sûr que si ça l’était, si elle savait! Il baissa les yeux vers elle, sachant qu’il ne pourrait pas affirmer le contraire. Et quand bien même il le ferait, son visage démentirait ses paroles. Elle était tellement proche qu‘il devait se retenir de, au choix, la serrer dans ses bras ou partir pour ne pas le faire. «Non » Pause. Il resta silencieux un instant, hésitant encore.


« Tu as raison, je ne peux pas dire cela ». Il sourit, puis redevint rapidement plus grave. Même s’il se sentait soulagé de lui avoir avouer cela, pour éviter qu’elle ne puisse croire qu’il ne ressentait rien et que, finalement, elle sache que ce qu’il ressentait pour elle était vrai, il savait que cela ne résolvait rien. Son dilemme était toujours le même.

"Mais je ne peux pas. Entre nous, c'est impossible" Un air coupable vint s'inscrire sur son visage, mais même s'ils s'étaient avoué ce qu'il ressentait l'un pour l'autre, il ne pouvait pas faire comme si de rien était et laisser leur histoire reprendre son cours, alors que ce n'était pas l'envie qui lui manquait. La raison pour laquelle il avait rompu il y a deux semaines était toujours d'actualité, comme son père lui rappelait régulièrement. Ses sentiments pour Heather ne comptait hélas pas dans les affaires familiales, et il devait accepter ce fait, quite à souffire.
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Heather Nielsen
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Sam 12 Jan - 13:42

Son coeur s'arrêta de battre lorsqu'elle l'entendit dire non. Elle resta accrochée à ses mots, attendant qu'il prolonge sa pensée, et elle pensa que tout reviendrait à la normale, que les choses suivraient le cours qui devait être le leur, qu'Alexander et Heather seraient de nouveau le couple un peu atypique de l'ISP mais auquel on finissait par s'habituer parce qu'ils étaient comme une évidence. Mais il devint tout de suite plus grave et son ciel s'obscurcit de nouveau. Elle ne comprenait toujours pas et à ce stade-là elle n'imaginait pas qu'elle puisse comprendre un jour. Seulement malgré la déception dont elle était la victime, elle refusait de perdre des yeux la petite lueur d'espoir qu'elle avait entraperçu dans son sourire. Elle se sentit terriblement naïve à ce moment-là, elle avait peut-être trop lu ou trop vu de films mais elle était persuadée qu'à partir du moment où des sentiments étaient en jeu, et il semblait clair maintenant qu'il y en avait de son côté à lui aussi, rien ne pouvait véritablement faire barrage.

"Alexander je ne comprends pas, tu viens juste de dire que..."

Elle s'interrompit, son regard parcourut le couloir alors qu'elle cherchait ses mots.


"Qu'est-ce qui nous empêche d'être ensemble ? Pourquoi est-ce que ça serait impossible ?"

Elle avait envie de le toucher, de prendre sa main dans la sienne et se se rapprocher encore jusqu'à être si proche qu'elle puisse ressentir cette attraction presque magnétique qui la poussait irrémédiablement à rendre nulle la distance qui les séparait. Mais elle se retint, pour une raison qu'elle ignorait, mais c'était comme si elle avait l'impression d'être confrontée à un barrière dont elle ne voyait pas l'origine mais qui empêchait visiblement Alexander de céder.

"Est-ce que... Je ne sais pas, est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre ?"

Son regard montrait à quel point elle était perdue et la seule réponse à ses questions qu'elle envisageait était éventuellement qu'elle n'était pas la seule dans le coeur d'Alexander. Elle craignait la réponse, car elle savait qu'il n'y avait jamais de solutions à ce genre de problèmes. Elle craignait aussi ce que cela impliquait si la réponse était positive : cela voudrait dire qu'Alexander avait décidé de la quitter elle pour se consacrer à l'autre et cela voulait dire qu'elle n'était que seconde. Qu'elle était au second plan de sa vie, qu'en fait elle ne devait être rien pour lui.

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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Sam 12 Jan - 22:35

And if I fall through these days that go by without cause
Just a painful mistake has left me here on my own
And if I fall through these nights I can't seem to go on


Lui avait t-il donné de l’espoir alors qu’il en avait plus en répondant de la façon la plus sincère qu’il puisse? Ses yeux avaient cette lueur qui ne trompait pas, celle qu’on avait quand on réalise qu’il y encore une chance de réussite. Sans le vouloir, encore une fois. Mais il ne devait pas la laisser penser qu’il restait un chance qu’il redevienne le couple le plus connu de toute l’école, celui qui suscitait le plus de commérages et d’admiration. Parce qu’il n’y en avait plus aucune, même si c’était la seul chose qu’il voulait en ce moment précis.

Il vit on regard presque perdu, elle cherchait ses mots. La manière dont il avait agit était incompréhensible, puisqu’il ne lui expliquait rien. Elle lui demanda alors pourquoi c’était impossible: il lui devait une justification, la raison qui les empêchait de laisser percer leurs sentiments. Un sourire sans joie apparut sur son visage, ses yeux fixant un point sur les colonnes du couloir:

Il se passa la main dans les cheveux, puisqu‘il ne savait pas vraiment quels mots choisir «Je sais ». Il releva la tête vers elle. « C’est … Comment dire, compliqué. » Surtout d’une maladresse sans nom. Comme s’il y avait quelque chose de complexe, à part la volonté de sa famille qui bridait n’importe laquelle de ses actions. Bridait le reste de sa vie, également. Cela dit, il valait mieux ça qu’autre chose, comme qu’elle puisse croire qu’elle avait quelque chose à se reprocher.

Quelqu’un d’autre ? Il ne pensait qu’à elle depuis longtemps, et malgré le désarroi dont faisait preuve certaines étudiantes de son année, il ne prêtait plus attention aux petits numéros qui lui étaient adressés depuis que la nouvelle qu’il était ’officiellement’ libre s’était répandue. Il savait qu’au fond, ce n’était pas le cas. Il plongea son regard dans celui, perdu, d’Heather, et lui adressa un sourire. Pas le sourire radieux qu’il avait d’ordinaire, juste une expression plus triste malgré l’effort qu’il faisait pour rester le plus neutre possible. Avec tout ce qu’il lui infligeait, il se devait de faire tout ce qu’il pouvait pour qu’il ne lui fasse pas plus de mal.

« Non, bien sûr que non » Alexander baissa de nouveau les yeux, pour ne pas avoir à faire face de nouveau à son regard triste et déboussolé. Résolu aussi, comme si elle croyait sincèrement qu’il avait mit un terme à leur relation à cause d’un autre fille. Si elle savait!

« Il n’y a personne. » Il aurait voulu la prendre dans ses bras, la serrer contre lui pour lui dire tout ce qui le faisait se comporter ainsi, qu’elle était la seule qu’il avait jamais aimé de cette façon. La rassurer sur la véracité de ses sentiments, en quelque sorte. Mais cela n’aurait fait qu’empirer la situation.

Sauf qu'il fallait qu’ils tournent la page, puisque de son côté il n’y avait pas moyen de résoudre cela. Mais pour cela, il ne devait pas se montrer si vulnérable, si proche d’elle finalement. Il valait mieux qu’elle le haïsse, puisque c’était probablement la manière la moins difficile de se séparer. Alexander se reprit, la fixa une dernière fois, puis il détourna légèrement la tête, pour qu'elle ne puisse pas remarquer ses yeux soudain plus brillants que la normale.

« Mais il faut en rester là. Je veux dire, nous deux, on ne peut pas être ensemble.» Il l’avait dit. Il n’en revenait pas de briser systématiquement tous ce qui lui arrivait de bon, pour ne plus garder que les souvenirs de leur histoire sans proposer d’avenir.

"Je suis désolé, je ne peux rien te dire de plus" Alexander avait l'impression de porter le coup de grâce de leur histoire avec cette phrase. De tenter de faire taire les battements de son coeur pour ne plus souffir de cela. Il aurait voulu ne plus pourvoir penser ou ressentir, puisque que c'était ce qui rendait l'obligation de son père une épreuve qu'il n'aurait jamais penser devoir affonter. Jamais il n'aurait penser aimer et souffire à ce point de devoir y renoncer comme cela.

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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Dim 13 Jan - 1:22

Alors qu'elle pensait d'abord être soulagée d'apprendre qu'il n'y avait personne d'autre dans la vie d'Alexander, elle se rendit vite compte qu'en fait, elle ne s'en portait pas mieux. Car elle n'avait toujours pas de réponse et plus leur discussion avançait, et moins elle voyait d'explications. Elle avait d'abord pensé qu'il s'était servi d'elle, ensuite elle avait envisagé le fait qu'elle avait pu faire une erreur, et elle là il venait encore de mettre à bas une autre théorie. Elle était de plus en plus perdue, plus sûre de rien. Elle avait essayé de lui trouver toutes les excuses possibles mais elle n'en voyait plus aucune. Et comme à chaque fois qu'elle se trouvait dans une situation qu'elle n'arrivait pas à appréhender, elle s'énerva. Encore une fois.

"Comment ça 'Il faut' ? Et qu'y a-t-il de si compliqué ?"

Elle fit un pas en arrière. Heureusement pour eux que le couloir était vide et la porte de la bibliothèque épaisse car sans vraiment le vouloir, elle avait haussé le ton et ses yeux prenaient la couleur bleu glaciale qu'ils prenaient chaque fois qu'elle s'énervait.

"Je viens de te dire que je t'aime et toi tu viens juste de dire - enfin non, tu ne l'as pas dit, mais qu'est-ce qu'il y a de compliqué là-dedans ? Au contraire, c'est limpide... Alexander, je t'aime et je veux être avec toi."

Après avoir prononcé ces derniers mots, elle s'adoucit et se rapprocha finalement de lui. Elle vint poser sa main sur la joue d'Alexander, et plongea son regard dans le sien. Elle caressa son visage du bout des doigts durant un moment, en silence, avant de murmurer : "C'est tout simple..."

Mais il semblait résolu et elle le sentait. Elle pouvait voir qu'il ne réagissait pas quand elle le touchait, comme il n'avait pas réagi lorsqu'elle avait embrassé. Heather sentait qu'il était temps pour elle de partir, qu'il ne servirait à rien de s'énerver pour prononcer des mots qu'elle regretterait. Il savait qu'elle l'aimait désormais, et il savait qu'elle l'attendrait, car pour l'instant elle n'avait pas l'intention de tourner la page. Quoi que ce puisse être, cela ne pourrait pas les empêcher bien longtemps d'être séparés. Du moins c'est ce qu'elle espérait.

"Réfléchis-y." souffla-t-elle alors qu'elle se hissait sur la pointe des pieds pour venir l'embrasser sur la joue, à quelques millimètres seulement de sa bouche. Sa main délaissa le visage d'Alexander dans une caresse tandis qu'elle se détournait de lui pour, encore une fois, disparaître dans les couloirs. Encore.

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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Dim 13 Jan - 18:56

Ses paroles creuses eurent bien vite raison du semblant de calme qui avait réussit à s’installer entre eux. Ils devaient tous les deux avoir trop de caractère pour se contenter de paroles sans réel sens, et cela finissait à coup sûr en une dispute. Une fois de plus, puisqu’il semblait que ce n’était plus maintenant le seul moyen qui leur restait pour se parler. Alexander ne broncha pas quand elle lui demanda ce qu’il y avait de compliqué, restant le plus stoïque possible. Tentant de ne pas manifester de colère ou n’importe lequel des sentiments qui l’agitait.

Ce qu’il y avait de si compliqué était en fait d’une simplicité qui frisait l’insolence. Ses parents lui avait choisit une stupide anglaise qu’il devait considérer comme sa fiancé, mais également comme sa petite amie. En gros, on se fichait pas mal de ce qu’il voulait lui en faisant primer les intérêts de son père en affaire. Et bien sûr, il devait faire croire à cette fille, digne sosie de Betty, que tout était bien naturel et qu’il n’y avait pas de magouilles derrière tout cela. Pour ne rien gâcher, il avait été assuré d’être rayé de l’arbre généalogique et privé d’héritage s’il s’opposait à eux. Renié, en quelque sorte.


« Ecoute, je ne peux rien dire de plus »

Il resta adossé au mur tandis qu’elle reculait, probablement pour mettre une distance entre eux. Ses yeux se baissèrent, tandis que ses paroles l’atteignaient de plein fouet. Il aurait aimé que tout soit si simple, que leur simple volonté suffise à dénouer le nœud qu’il avait créé, mais ce n’était pas suffisant. Sauf que le son de la voix d’Heather qui lui disait qu’elle l’aimait l’empêchait de penser, mais lui permettait seulement de répondre, plus pour lui-même, sa voix étant quasiment inaudible « Moi aussi »

Il baissa la tête vers elle en la voyant se rapprocher, se contentant de fixer son regard bleu sans rien ajouter de plus. C’aurait été inutile de provoquer une autre dispute, et la voir une dernière fois si proche suffisait à le faire réaliser ce à quoi il avait du renoncer. Le contact des doigts contre sa joue accéléra son rythme cardiaque, mais il ne devait rien laisser transparaitre, ou ses résolutions s’effondreraient comme un château de carte avec les conséquences qui suivraient. Ce qu’il ne pouvait pas se permettre.

Le silence tomba soudain dans le couloir, les éclats de leurs voix s’étant changé en murmures, comme pour qu’il n’y ait aucun témoin de leur conversation; Au cas où la porte s’ouvrirait sur un étudiant ravi de diffuser une nouvelle rumeur à leur sujet. Il esquissa un sourire : tout simple.
« Si seulement tu avais raison » Sa voix était également un simple murmure, audible à un mètre au mieux, mais encore un fois, c’était presque à lui-même qu’il s’adressait. Il frôla la main de la jeune femme de la sienne, pour avoir un dernier contact à graver dans ses souvenirs, puis s’attendit à ce qu’elle parte sans un mot, déçue de son attitude qui n’avait plus de sens.

Un frisson lui parcourut l’échine en sentant ses lèvres sur sa joue, tellement proche des siennes en fait. Un fois encore, il se fit violence pour ne pas réagir comme il l’aurait fait peu de temps auparavant, et la suivit du regard quand elle quitta le couloir. Y réfléchir, il ne faisait que cela, à tourner le problème dans tous les sens sans trouver de solution. Même si une lueur d’espoir pouvait se laisser entrevoir dans leur conversation, puisqu’ils n’avaient pas haussé le ton, Alexander savait que c’était la fin. Il avait du faire ce que sa conscience li dictait, puisqu’il se serait vite détesté de devoir lui mentir. Sauf que maintenant, il l’avait perdue et se devait ne plus rien tenter pour qu’ils se remettent ensemble.

Désemparé, il se laissa glisser le long du mur dans le couloir désert, et appuya l’arrière de sa tête sur la pierre. Tout semblait tellement irréel, et pourtant on ne pouvait doutait de la véracité de ce qu’il vivait. Sa tête se mit à décrire de petits balanciers d’avant en arrière, venant légèrement heurter à intervalles réguliers le mur et qui lui attirait les regards surpris de ceux qui se passait. On se demandait vraiment ce qui était arrivé à Alexander, qui était tellement joyeux d’ordinaire, toujours à déconner. Son comportement avait vraiment changé, et personne n’en connaissait la raison. Pas même ses plus proches amis.
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MessageSujet: Re: It's too late to apologize [R.]   Aujourd'hui à 15:13

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