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 Why is falling in love so complicated ? [R]

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MessageSujet: Why is falling in love so complicated ? [R]   Mer 9 Jan - 21:59

Deux semaines, deux longues semaines. Un repos pour les uns, une attente interminable pour d’autres. Ces pauses annuelles pour les étudiants avaient pour but de leur laisser un temps nécessaire au travail qu’ils devaient fournir, ainsi qu’un relâchement de courte durée afin de ne pas sombrer dans la démence au second trimestre. Mais derrière ces attraits politiques que les fêtes de fin d’année et les moments en famille étayaient se cachait la quinzaine la plus longue de l’année. Être loin des bâtiments scolaires ne signifiait pas seulement délaisser cours et professeurs, mais abandonner le temps des fêtes certaines personnes. Des personnes que l’on désirerait garder auprès de soi, mais qu’une retenue presque pudique repousse. Des personnes spéciales. Billie avait toujours contemplé de loin le désastre de sa vie sentimentale. Elle aimait l’attraction qui pouvait naître entre deux personnes, et elle vivait pour ce jeu de séduction. Cependant, c’est ce qu’elle tentait de faire croire. Au fond de chaque être féminin, sommeille un désir unique. Un désir charnel que l’on nomme Amour. Cet Amour entre un homme et une femme, un Amour indicible mais dont le nom signifie tout. L’étudiante avait toujours pensé que, finalement, cette partie de la vie ne lui serait jamais consacrée. Jamais, jusqu’aux derniers mois. Elle savait que l’ISP pouvait lui apporter de nombreuses choses ; un avenir public certain, des connaissances approfondies pour certaines matières. Un tas de choses, même l’Amour. Et ça, elle n’y avait jamais songé. Il avait suffit d’un regard, d’un sourire, pour qu’elle comprenne. Ce sentiment de malaise, comblé par de l’apaisement. Cette peur maladroite qui guide les faux-pas. Pourtant, cet Amour, elle se l’interdisait.


***


Seize heures quarante-trois. Une fine neige tombait sur Amsterdam, dont le contact avec le sol avait fini par créer une couche de verglas, lieu de catastrophes scolaires au sein du campus. La majorité des étudiants terminaient lentement la journée, tandis que d’autres l’avaient finie depuis quelques temps. Billie avait la chance de terminer avant l’heure les jeudis après-midi, bien qu’en temps hivernal, les journées semblaient étrangement plus longues. Une épaisse écharpe de laine grossièrement tricotée autour du coup, l’étudiante errait depuis plusieurs minutes, longeant distraitement les murs de l’établissement. Deux écouteurs dans les oreilles, elle rythmait sa marche en fredonnant un air de jazz. Les yeux fixes, son esprit avançait péniblement dans une brume de soucis et de maux, comme si cette fin d’après-midi était un fardeau qu’elle devait porter jusqu’au seuil de la nuit. Son mal-être lui rappelait étrangement la peine de Sisyphe qui, quant à lui, devait répéter ces mêmes pas à l’infini. Quoi que du point de vue philosophique de Levinas, il était heureux d’accomplir cette punition chaque jour, car sa souffrance trouvait un sens. Cependant, Billie comprenait qu’au plus elle tentait de philosopher, au plus la vie lui semblait dure et ses tourments sans issu. Finalement, la jeune Casablanca avait atteint le complexe sportif, comme si son cœur venait de guider ses pas. Comme si.

La chaleur ambiante des bâtiments força l’étudiante à retirer momentanément son écharpe, pour éviter la suffocation ou l’hyperthermie. Ces lieux l’avaient toujours fascinée. Si elle savait que l’ISP n’était pas destiné à tous, les différents sports de luxe proposés renforçaient son opinion. Et inconsciemment, le fait de savoir qu’elle était en sécurité ici laissait la marque d’un vague sourire sur son visage pâle. Quelques garçons déambulaient en tenue de sport, vociférant quelques injures à l’égard de filles dites « trop faciles », ou se rendant simplement aux vestiaires. Il y avait peu de filles à cette heure, et Billie commençait à songer qu’elle était entrée dans l’aile du bâtiment destinée spécialement aux garçons. Au pire, elle pourrait inventer s’être perdue au milieu d’un tas de garçons musclés et tout en sueur. Une excuse qui tenait sûrement peu la route. Mais finalement, tous ces mâles en tenue sportive avaient réussi à la faire oublier pour l’espace d’un instant ses soucis, et un large sourire s’était discrètement dessiné sur ses lèvres. Une fille reste une fille, et aucune ne pourrait résister au charme masculin. Les athlètes au corps d’Apollon avaient toujours le don de la faire sourire. Mais ses pensées étaient pourtant réunies en une seule personne. Billie aurait bien échangé la smala de garçons qui étaient à proximité pour ce seul étudiant. La jeune femme étouffa un soupire, et préféra l’idée de quitter rapidement les lieux.


Les yeux baissés, Billie prenait la direction de la sortie, jusqu’à ce que sa tête heurte quelque chose, qui selon elle n’aurait pas du se trouver là à ce moment précis. Les écouteurs eurent droit à un magnifique vole plané, suivi de très près par l’iPod qui manqua de ressembler à un amas de pièces détachées. L’étudiante releva la tête, les sourcils froncés. Cette brique massive, qui était en fait l’un de ces étudiants revenant du cours de sport, venait de jouer le rôle d’une embûche dans sa mission de rejoindre le dortoir où elle pourrait trouver repos. Et le moment était plutôt mal choisi.

« J’ignorais que l’option délicatesse était facultative pour les sportifs ! » souffla-t-elle en esquissant un sourire hypocrite. Billie passa une main dans ses cheveux, avant d’hausser négligemment les épaules. « Et surtout, pas la peine de t’excuser, je … » elle se stoppa. Ce visage, ces mèches claires, ce sourire en coin, cette manière tellement personnelle de se gratter la tête. « Zachary ? » lâcha-t-elle en s’étouffant. Les battements de son cœur s’accéléraient, et les mots trouvaient difficilement l’ordre logique pour s’aligner en phrase. Ce peu d’assurance marquait autant la surprise que les sentiments. Deux semaines, deux longues semaines. Et il était là, devant elle. Une seule personne qui réussissait à faire disparaître ses tourments, mais dont la simple présence chamboulait tout son être. Billie secoua doucement la tête, et préféra éviter de se radoucir soudainement. L’étudiante haussa à nouveau les épaules, tentant de prendre l’attitude de celle qui se fichait royalement de sa présence. Trop difficile. « Ca fait longtemps. » Trop longtemps. Si elle arrivait à lui dire combien sa présence et combien ses traits si doux lui avaient manqué durant ce temps. Si elle parvenait à trouver les mots et le courage pour lui avouer qu’il était le seul à rythmer ses journées, le seul à pouvoir être gardien de son cœur et de ses sentiments. Et pourtant. « Bon. Je te laisse retourner jouer avec tes petits camarades. » lâcha-t-elle finalement, en tournant les talons. Inconsciemment, elle insistait sur les mots relatifs à l’enfance, comme si cette façon de parler et de le considérer lui permettait de se sentir moins lâche, moins coupable. Depuis ce premier jour, de nombreuses choses l’avaient empêchée de s’exprimer, elle qui avait pourtant l’aisance de l’expression orale. L’une de ces causes était cette différence d’années. Billie entamait sa seconde année, alors que Zachary ne faisait que débuter à l’ISP. Pourtant, seulement trois mois les séparaient. Et ces trois mois, la jeune femme s’en servaient comme une protection. Une protection à quoi ?

Billie commença à s’éloigner. Et intérieurement, elle le suppliait pour qu’il arrête. Elle le suppliait de trouver la force qu’elle ne pouvait avoir face à lui. Quelques instants avec lui, c’était tout ce qu’elle souhaitait maintenant. Juste quelques minutes.
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Zachary Marshall
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MessageSujet: Re: Why is falling in love so complicated ? [R]   Mer 23 Jan - 0:00

Lorsque quelques pas lourds résonnèrent dans le gymnase vide de l’ISP, personne n’aurait pu un instant imaginer qu’ils appartenaient à Zachary Marshall, l’un des meilleurs nageurs de cet Institut. Non, personne. Il était apparu dans la liste des abonnés absents depuis quelques temps. Son cœur continuait de respirer, sa personne continuait de vivre, mais son corps s’était éloigné du sport. Tout son être. Il avait pendant quelque temps eut beaucoup de mal à parcourir la piscine du gymnase et soudain, il n’avait plus souhaité la parcourir du tout. Non, il avait décrété qu’il prenait une pause qu’il qualifiait de bien mérité. Et puis personne n’osait le contredire. Après tout, si quelqu’un le contredisait, connaissant Zachary il prendrait la mouche et stopperait définitivement la natation, ce qui serait une trop grande perte pour l’institut. Il faisait partie de l’élite de ce sport avec bien évidemment Sébastian Visconti, mais le jeune homme aussi semblait avoir disparu de la circulation. La piscine était donc prédestinée à ne plus bouger durant de longs jours, encore.

Mais alors que sa bonne humeur lui était revenu, alors qu’il avait reprit possession de son corps, de son cœur et de son âme, ses capacités sportives semblaient être restées éteintes. Mais pour redonner le sourire aux quelques supportrices –qu’il ne regardait même plus par la même occasion-, le jeune Marshall avait décidé de faire une bonne action et avait accepté de revenir, de reprendre la main. L’isp avait besoin de lui comme le lui répétait son entraineur. Comme si un si grand établissement avait besoin de lui, de Zachary Marshall. Il avait des tonnes de nageurs qui auraient donné leurs vies pour pouvoir un jour, participer à l’une de ces grandes compétitions qui font la renommé sportive de « The International School Of Politics » comme l’établissement était appelé à travers les différentes villes et les divers pays. S’il jouissait d’une telle renommé, Zachary ne ressentait plus du tout le même plaisir face aux applaudissements et aux cris qui se soulevaient après son passage. Il lui suffirait d’un cri, d’un mot, d’une seule et unique personne mais elle ne semblait pas décidée à le lui adresser. Et même s’il n’était pas habitué à tomber « si bas » et dans un tel état pour une jeune femme, le jeune Marshall sentait que quelque chose était différent, en elle et entre eux, et le simple fait de ne pouvoir contrôler ce sentiment, le rendait d’humeur grincheuse et vide d’envies chaque matin. Il devait vraiment se reprendre en main, et en ce jour, en cette heure, il allait essayer.

" It's my life, I take a stand "

C’était sa propre voix qui résonnait en son esprit. Il se revoyait quelques semaines plus tôt, prononcer ces mots, là, près des bancs, assis, la tête enfouie dans une serviette après un temps lamentable.


***


Deux heures passèrent. Zachary se trouvait à présent accoudé au rebord de la piscine, un sourire sur le visage. Peu à peu, le goût de la natation lui été revenue, et bien qu’il le nie totalement, les encouragements incessants de plusieurs « groupies » l’aidaient fortement. Mais non, il ne l’avouait pas. Il avait toujours aimé entendre son nom scandé, et s’il avait essayé de s’en détacher, c’était juste pour n’entendre son nom que dans la bouche d’une seule femme. Mais, après tout, il n’était pas exclu d’avoir des fans non ? Et puis au rythme où allaient les choses, il n’était pas près de l’entendre de cette personne.

Se hissant à l’extérieur, prenant appuis sur ses avant bras, Zachary fut accueilli par son entraineur, les bras grands ouverts. Après une forte poignée de main, et quelques recommandations quant à son souffle et sa vitesse, il fut libéré et il se précipita dans les vestiaires, sous les douches. Il en avait grandement besoin.


***


Sortant des vestiaires du gymnase, le regard émerveillé, les cheveux encore tout ébouriffé du séchage qu’il venait de subir, Zachary avait un air mi-enfantin mi-adulte, ainsi qu’un aspect qu’on ne lui avait pas vu depuis longtemps. Ce petit air naturel et malicieux, libre et décontracté. La piscine, l’eau. C’était son univers. Le sport l’était. Il venait de se soulager de lourdes pensées. Pour dire vrai, au moment même où son pied frôla l’eau de la piscine, une atmosphère toute nouvelle s’était offerte à lui. Autour de lui. Il redevenait lui, et il était bien décidé à le rester.

Avançant pas à pas vers la sortie, Zachary mit quelques secondes avant de réaliser qu’il ne lui manquait qu’une seule chose pour être au paradis : Sa musique. Continuant d’avancer d’une démarche assurée, il se contorsionna légèrement pour attraper son mp3 au fond de son sac. Il était maintenant dans l’une de ces amusantes positions qui consistaient à être de dos et de face en même temps. De face car il avançait droit devant lui, mais de dos car son visage regardait vers l’arrière, en quelques sortes.


« Shit ! »Lâcha-t-il alors qu’il ne réussissait à attraper sa petite boite musicale, qui était enfouie au-dessous de quelques affaires encombrantes. Mais au moment où sa main frôla un semblant d’écouteur, une personne le percuta violement et le jeune homme qui ne se trouvait guère dans une situation propice à la stabilité fut poussé quelques mètres en arrière. Le temps qu’il réagisse, le temps qu’il comprenne, un amas de pièces détachées jonchaient le sol du gymnase. Un léger sourire amusé se dessina sur son visage, alors qu’en face de lui, la propriétaire semblait plutôt excédée. Au moment où il releva son regard vers elle, au moment où il croisa le sien, tout se chamboula de nouveau, mais non. Non, beaucoup moins. Il était prêt, il était de bonne humeur, il était épanoui. « Billie » Réussit-il à articuler dans un ton détaché, avant de soulever un sourcil face à sa réaction. « C’est vrai, je pensais que tu étais restée coincée dans la chambre d’un deuxième année » Lui lança t’il, le regard méchant sur un ton légèrement « dégouté » et détaché. Certes il était méchant, il était sadique et injuste mais non, elle n’avait pas le droit de revenir vers lui, comme ça, de lui faire son petit numéro de je me fiche royalement de toi alors viens on se parle juste comme ça et dès tout à l’heure je parlerai à des gars plus âgés. Elle n’avait pas le droit de contrôler sa vie, ses sentiments de cette façon. Non.

Mais il n’eut pas le temps de continuer. En une fraction de secondes, elle s’éloignait de lui comme elle le faisait à chaque fois. Et voila ce qui le minait. Il ressentait en son regard ce mince sentiment qu’il n’arrivait à décrire. Il voyait en elle une lueur qui s’illuminait au moment même où elle détournait son chemin du sien. Il l’avait vu, encore une fois, mais plus distinctement. Il savait qu’il y avait quelque chose. Mais quoi !?

Prenant tout le courage qu’il avait accumulé et retrouvé grâce aux deux heures qu’il venait de passer, Zachary accéléra le pas jusqu’à son niveau, avant de lui lancer au moment elle ouvrait la porte.
« Pourquoi tu fuis toujours Billie ? Je veux dire, je ne suis qu’un premier année, non ? Alors pourquoi tu sembles avoir peur de me parler plus de quelques minutes ? » Il s’avança un peu plus alors qu’elle restait le dos tourné. « Je veux dire, oses me dire que c’est juste parce que tu ne veux pas être vu avec moi ? Oses me dire que tu as hontes et que je ne sais pas, je … tu as peur de l’image que tu donnes en me parlant. Ca serait plus simple si tu me disais ça, si tu savais … » Las, un soupire lui échappa. Son sourire avait disparu. Il avait besoin de lui parler.
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