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 Jeux d'Enfants [R.Jue]

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MessageSujet: Jeux d'Enfants [R.Jue]   Ven 11 Jan - 18:01

Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied !
C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét',
ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy.



Moulé dans une chemise blanche, une veste et un pantalon noir, beau comme un enfant en somme, le jeune James Lancaster sortait d'une de ses premiers cours de littérature depuis les vacances. Sa tenue soudainement réfléchie? Il ne faut pas s'y fier. Encore une fois, il avait tendu la main, aveuglé par l'aimant tout doux du sommeil, dans son géant placard. Dieu merci, personne ne lui avait jamais dit qu'on pouvait mettre des cravates. Ou plutôt si, mais, comme son Petit Prince d'alter-ego, il n'était pas très cravates. Et d'abord, ça ne l'interessait pas. Il aurait pû être pré-adolescent majestueusement cool si une fine barbe de trois jours ne recouvrait pas ses joues. Il était juste garçon. Attirant. Un sourire distrait aux lèvres à cause du souvenir d'un certain film de son origine française, Jeux d'Enfants. Et comme, comme souvent, son imagination dérivait dans les graves, le sac en cuir pesant lourdement sur son épaules et les étudiants politiques pressés autour n'existaient plus. Existaient par contre les clichés où il avait assez d'argent pour emmener Cyrielle a Paris et prendre le bus avec elle, ou pour partir a Londres avec June et Jude et faire n'importe quoi, rencontrer Antoine de Saint-Ex qui l'adopterai, rencontrer son frère jumeau cacher et du coup se demander qui était qui...Charmant retour de l'existance. Désolé pour les désilutions mesdames (ou même messieurs), mais quand il rentre dans quelqu'un ce n'est pas une technique de drague. C'est une tendance a partir autre part, juste. D'un pas leste, il foulait tranquillement les pelouses du campus de l'ISP, ne pensant même pas au fait fabuleux qu'il n'était pas encore rentré dans quelqu'un, fait à quand même écrire dans le livre des records. Il mit un certain temps a entendre une voix opressante graviller dans son oreille d'un ton désagréable.

"...Tomber quelque chose...Tomber quelque chose. Hé, oh, monsieur! Vous avez fait tomber quelque chose!"

Le jeune homme revint du coup assez brusquement a la réalité, ce qu'il détestait, à cause d'un garçon à l'air étrangement jovial, comme s'il était toujours content, style clown déchu. Pourtant, en même temps, il avait présentement l'air très énervé. Enervé-jovial. James eut une envie ridiculement violente de tendre la main pour lui effacer son maquillage. Ce qu'il ne fit évidemment pas, parce qu'il n'est pas stupide a ce point la. Il se contenta de remuer les doigts dans un geste presque nerveux. Le petit rabougri lui tendit un carré blanc aux contours gris, que l'étudiant saisit avec un peu de mauvaise humeur. Après tout, ne pas pouvoir rigoler avec du maquillage de clown qui vous tend la main, c'est très frustrant. Au lieu de céder a ses pulsions, il saisit le petit carré étrange, et quand il le retourna, un grand sourire se dessina sur son visage, le faisant surement passer pour un pauvre imbécile lunatique. Waouw, cette photo...Comment avait-il pu la perdre...Il faillit embrasser le sinistre clown. Les cheveux blonds, bruns et chatains de June, Jude et lui melés en une seule crinière, une lumière douce, June endormie, les deux garçons en train de faire strictement n'importe quoi.

"C'est à vous, non?"

James eut envie de lui répondre que non, c'était au Petit Poucet qui semait des instantanés pour rigoler. Ou, éventuellement retrouver son chemin, et qu'il faisait manifestement le rôle d'oiseau-mangeant-du-pain, mais il se retint. Encore. Ce qui lui fit remarquer qu'il était de très mauvaise humeur, genre dans une de ses périodes Rimbaud. Chez les filles ça s'appelle les règles, les hormones et tout ça. Lui, c'est Rimbaud. Nettement plus classe, non...? Au lieu de ça il sorti un des nombreux cahiers qu'ils avaient fait tout les trois recemment, et rangea la photo entre deux pages, a sa place. Il soupira longuement, histoire de faire comprendre a monsieur jovial que leur entretient était fini. Lequel ne compris pas tout a fait. Il se retourna alors d'un pas, et le garçon le retint. Il ouvrit de grands yeux, se demandant bien ce qu'il lui voulait.

"Vous êtes beaux tout les trois."

"Ah...Chouette...Merci."

Réponse pas du tout Jamesienne. Mais bon, vu qu'il était comme il était en ce moment...En ultime essai, il ressorti la photo de son sac et la regarda exagérement, détaillant le moindre détail. Doucement, il senti machin partir, hésitant. Quand il fut parti, il se mit enfin a respirer normalement, le visage toujours collé a l'instantané de velours. C'est vrai, ils étaient beaux. Il fut pris d'une irresistible envie de voir ses deux doubles. Puis il se demanda pourquoi diable c'était toujours lui qui rencontrait les gens étranges prêts a aller faire un film de David Lynch. Oui, bon, peut être parce que c'était lui l'écrivain-dessinateur-photographe. Et après? Il caressa la joue de June toute douce sur la photo.
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MessageSujet: Re: Jeux d'Enfants [R.Jue]   Lun 14 Jan - 2:37

Suivant la marée d’élèves qui se précipitaient en dehors de la classe de géopolitique, June fermait la marche, perdue, comme à son habitude, dans ses pensées. S’improvisant une heure de liberté, décidée de manquer sa classe d’expression orale, où elle avait déjà été évaluée, la jeune femme enfila un trench coat noir par-dessus sa petite robe dite ballon mauve, et après déposé son béret turquoise acidulé sur ses boucles blondes, elle partit en trottant vers le campus. Songeant à la possibilité d’aller se chercher un petit Cinnamon Dolce Crème Coffee, la montage de neige qui l’attendait à l’extérieur la fit changer d’avis. Oubliant ses nouvelles petites ankles boots, elle sauta littéralement tête première dans le banc de neige proche d’elle, et se glissa, avec autant de grâce qu’une telle situation le permet, vers le centre du petit parc. Dos à elle se tenait, contre le vent, une carrure trop familière pour être quelqu’un d’autre que son ami. Son double. James. Avec un sourire, et nullement incommodée par ses collants mouillés et glacés, elle arriva à sa hauteur, et avec une agilité sortie dieu-ne-sait-où, elle grimpa sur son dos en riant. Cependant, bien que légère, June n’était pas non plus un poids plume, et son élan, additionné de son énergie les envoya les deux sur le dos, le choc de la chute absorber par la neige folle à leurs pieds. Rigolant comme les deux gamins qu’ils étaient, ils s’installèrent plus confortablement sur le dos, regardant tomber directement sur leur visage les petits flocons de neige qui restait du temps des fêtes. Commençant un ange dans la neige, June ferma les yeux, profitant la fraîcheur de la neige qui se déposait délicatement sur ses joues et le bou de son nez. C’est alors que la demoiselle Destiano sentit dans sa main la photo qui s’était échappée des mains de James lors de leur chute. Se relevant pour la prendre, elle eut un sourire en découvrant la scène que rappelait la photographie.

« Ah, je vois, on s’amuse mieux quand je dors? »

Son ton n’avait rien d’accusateur, rien de déçu, il était simplement séduit par une telle représentation de leur amitié. Le cliché avait tout du parfait archétype du trio d’amis, les trois inséparables qui partagent tout. Tout ce qui est possiblement inimaginable. Gardant son sourire, teinté d’une juvénilité rafraîchissante, elle rendit la photo à son propriétaire, en profitant pour garder la main de James dans la sienne, entrelaçant leurs doigts, réchauffant leur peau bleutée par le froid. Ils restèrent ainsi un moment, ne se voilant pas la face derrière des mots fades. Le silence leur convenait, ils n’avaient pas besoin de parler pour être à l’aise l’un avec l’autre. Ce simple contact de leur main, leur petit regard en coin qu’ils se lançaient par moment et leurs rires qui surgissaient de nulle part leur suffisait. À bord de l’hypothermie, la demoiselle Destiano se releva finalement, gardant toujours la main de James dans la sienne, et releva le jeune homme du même coup. Époussetant la neige sur son manteau, et sur celui de son ami, elle glissa son bras autour du sien, les mains dans ses poches, et se mit à marcher joyeusement vers un banc proche d’un grand pin, où elle s’assit sans gêne sur les genoux du jeune homme.

« Tu as cours maintenant? Ou tu crois que tu peux m’accorder une petite heure? »

Ils pourraient aller en ville se chercher à manger, aller au cinéma ou tout simplement resté là, dehors, malgré le froid et leurs habits trempes. En attendant sa réponse, elle sortit le livre qu’ils avaient crées ensemble du sac du jeune homme, le feuilletant avec une lenteur presque idolâtrique. Ces pages qui se succédaient sous ses doigts étaient un hommage à leur amitié, les faits relatés de ce qui les avaient menés à être aujourd’hui ce qu’ils étaient. Une famille. Les sentiments qui les unissaient était si forts, les gens ne comprenaient souvent pas qu’une simple amitié puisse avoir autant de puissance et d’amour. Les clichés se suivaient, leur visage souriant parfois, grimaçant avec amusement les autres fois, et les anecdotes restranscrites suivant la calligraphie grosse et ronde de la jeune femme réveillait en elle tous les moments qu’ils avaient partagés.

« Ah, c’est cette page ma préférée! »

« Laquelle? »

Pour toute réponse à l’interrogation de James, June lui tendit le livre. La page datait du 6 décembre 2007, lendemain de l’anniversaire de la jeune femme, et étalait le récit de leurs folies de la veille. Les quatre minuscules photos prisent dans le photomaton, où ils s’étaient entassés à trois, réfutant toute règle de la gravité alors que June siégeait sur les genoux de Jude qui lui était sur James. Alors qu’ils souriaient à pleines dents sur le premier cliché, le deuxième montrait des grimaces dignes de garnements, la troisième, une fausse expression de surprise. La dernière photo était la meilleure, prise un au moment où ils éclataient tous trois de rires, sans se soucier du flash. C’était une photo parfaite, le meilleur hymne à cette complicité qui les unissait. Le meilleur hymne à leur trio inséparable. À eux.
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