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 Into the Fire [R]

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MessageSujet: Into the Fire [R]   Lun 14 Jan - 6:25

Come on, come on
Put your hands into the fire


Assise en indien à même le sol, June mordillait sa lèvre inférieure sans même s’en rendre compte, concentrée sur ce petit cahier spiral qui se trouvait entre ses jambes. Sur la feuille autrefois d’une blancheur inquiétante défilaient maintenant une multitude de petits traits vifs et de longues courbes aux couleurs profondes, mélangeant le mauve, le turquoise et l’orangé. Particulièrement appliquée sur ce qu’elle qualifierait de petit croquis à la va-vite, la demoiselle Destiano avait laissé son cellulaire sonné en vain, ne voulant pas interrompre cette soudaine poussée de créativité. Datant le dessin, maintenant achevé, elle rangea le cahier dans sa table de nuit et sauta sur son lit pour écouter le message qu’avait laissé la personne qui avait tenté de la joindre quelques minutes auparavant. Elle écouta le message avec un sourire, et à peine fut il finit, elle balançait déjà dans un petit sac quelques effets. Enfilant ses bottes et un petit manteau vert forêt par-dessus son pyjama, June sortit sans un bruit de sa chambre, ayant tout juste le temps d’apercevoir minuit s’afficher sur le cadran de la pièce. Trottinant jusqu’à la porte principale de l’école, elle respira profondément, s’apprêtant à affronter le froid nocturne, mais malgré cet exercice mental, à peine eut elle poussée la grosse porte qu’une brise glaciale vint lui claquer au visage. Réprimant un frisson, elle parcourut à la course les quelques secondes qui la séparait du centre sportif, et poussant la grosse porte d’un coup de hanche, elle s’engouffra dans l’endroit.

Toujours sans un bruit, elle se dirigea vers le vestiaire des filles, où elle entassa toutes ses choses dans une des cases ridiculement petites. Troquant son pyjama de flanelle pour un maillot de bain deux pièces d’un mauve profond, elle s’entoura de sa serviette, et marcha pieds nus jusqu’à la piscine, où elle trouva quelqu’un, plongeant déjà dans l’immense bassin. Nullement inquiétée par cette présence, souriant plutôt à sa vue, June alla porter sa serviette, représentant Bambi, quoi d’autre?, avec celle de l’autre personne, et avec un rire, sauta tête première dans l’eau agréablement tiède. Avant même d’adresser la parole à cette personne qu’elle était venue retrouver, elle fit quelques longueurs, profitant de cette liberté momentanée pour évacuer tout, laissant ses problèmes, anodins, certes, mais problèmes tout de même, filer avec l’eau, glissant sur sa peau alors qu’elle s’improvisait une petite séance de natation. Un rien perdue dans ses pensées, qu’elle laissait vagabonder au gré des vagues que ses mouvements de brasse créaient, June revint finalement vers la personne.

« Alors, pourquoi la piscine, ce soir? »

Aaron et elle avaient développé, au gré des années que duraient leur amitié, cette petite tradition de se retrouver parfois à la piscine, tard le soir, pour parler de tout et de rien, profitant du calme presque troublant de l’endroit, de la sérénité des lieux. Avec l’option natation, et tous les amateurs sportifs de l’ISP, il était rare d’avoir la piscine pour soi. Résultat d’une convergence de plusieurs heureuses coïncidences, impossible à retrouvées, ils s’étaient rendus compte que la direction ne fermait jamais la piscine le soir, et qu’à condition d’être prudent, ils leur seraient possible de profiter de l’endroit à toutes heures de la nuit. Ils avaient été étonnés de voir que personne d’autre ne profitait de cette négligence directoriale, mais ce n’en était pas plaint non plus. Souriant, avec comme seule raison valable de retrouver celui qu’elle considérait comme son propre frère, June s’amusait déjà à l’idée des jeux absurdes qu’ils pourraient inventés pour passer le temps dans le bassin ou des grandes conversations, teintées d’un rien de philosophie qu’ils pourraient avoir alors qu’ils se laissaient simplement flotter sur le dos.
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Aaron Langley
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MessageSujet: Re: Into the Fire [R]   Mar 15 Jan - 3:20

Allongé à plat ventre sur son lit, les écouteurs de son MP3 sur les oreilles, Aaron semblait être empreint d’une concentration optimale. En effet, cela faisait deux longues heures qu’il travaillait assidûment sur une version de latin à traduire, dans un délais pour le moins court. Un crétin, qui suivait la même option que lui, avait eu l’ingénieuse idée de se présenter en cours ivre mort, lessivé, sur le carreau et complètement déconnecté de la réalité. Il fallait bien avouer que de cette manière, les deux heures passées en compagnie d’un professeur aigri avaient été largement plus faciles à supporter. Mais d’un autre point de vue, l’idée même d’avoir une tonne de travail sur le dos à cause d’un abruti fini, immature, ne le réjouissait pas tant que cela. Seulement, personne n’avait eu son mot à dire. L’élément perturbateur dont il était question avait tout mis en œuvre pour se faire remarquer, ce qui soit disant passant n’était pas chose difficile, et à la longue l’impatience de l’enseignant avait eu raison de tout son être. Telle une bombe nucléaire, son cri perçant et sonore s’était élevé en échos dans toute la salle, retentissant alors sur les quatre murs, avec une vivacité rare, car précisons-le… Le pauvre homme devait probablement avoisiner les soixante-dix ans. Il n’était plus très frais et certains se demandaient encore pour quelle raison il se trouvait toujours sur le marché. Cependant, il était incontestable que cet homme était un excellent professeur, soporifique dans ses mauvais jours mais réellement bon.

Les heures défilaient à une cadence effrénée sans que le jeune Anglais ne les voit passer sous ses yeux chocolatés. Plongé dans son petit monde bien à lui, le décor alentour ne semblait plus exister à sa connaissance en vue de l’impressionnant air concentré qu’il arborait depuis de longues minutes. Aux environs de 23h40, son regard se détourna discrètement de son objectif premier pour se poser en toute insouciance sur son téléphone portable qui trônait à vingt centimètres, tout au plus, de lui. Il était temps de faire une pause avant que son cerveau n’entre en ébullition et que les dégâts soient irréparables. Refermant d’un coup sec son dictionnaire de latin, Aaron s’aida de ses bras pour se redresser et poussa un profond soupir tandis qu’il ôtait ses écouteurs de ses oreilles, devenues presque douloureuses. D’un geste instinctif, il se saisit de son téléphone et, après une brève recherche dans son répertoire, appela sa petite puce : June. Naturellement, il tomba sur la messagerie de celle-ci et lui laissa un message vocal, sachant qu’elle l’écouterait tôt ou tard.


Citation :
« De toute évidence tu es occupée… J’espère que mon coup de fil ne t’a pas réveillée ou pire dérangée dans un moment d’intimité avec James. Je voulais seulement prendre de tes nouvelles et te dire que si tu le souhaites, tu peux me retrouver à la piscine. Je compte y passer d’ici… Un quart d’heure, à tout casser. A plus tard jolie sirène. »

Délaissant ses affaires sur son lit, il attrapa son sac à dos et le vida sans ménagement aux côtés de son bazar déjà présent sur sa couette. En l’espace de quelques secondes, il fût fin prêt à partir pour une baignade nocturne mais une fois arrivé au niveau de la porte, il se ravisa et recula de plusieurs pas jusqu’à interrompre sa marche à la hauteur du bureau de Zachary. Ne sachant pas véritablement où il était, il se contenta de lui laisser un simple mot pour l’informer de l’endroit où il se trouvait et qu’il ne rentrerait sans doute pas trop tard. Encore fallait-il que son meilleur ami repasse dans la chambre avant le levé du Soleil.

Pas plus de cinq minutes plus tard, il se trouvait déjà sur le lieu du rendez-vous improvisé. Son sac ainsi que ses effets personnels restèrent chaudement rangés dans les vestiaires des garçons tandis qu’il se dirigeait vers la piscine intérieure. Grimpant sur un plongeoir prévu à cet effet, Aaron s’élança dans l’eau dans un plongeon digne de ce nom. A cet instant, June venait tout juste de le rejoindre et il ne remarqua sa présence qu’au moment où il émergea sa tête de sous l’eau. Alors qu’elle semblait s’amuser à faire quelques brasses comme s’il n’était pas à ses côtés, lui se contenta de ne pas bouger, remuant ses pieds pour se maintenir à la surface.


« La piscine, parce que dehors un combat sans merci est en train de se dérouler entre la tempête de neige très roublarde et les rafales de vent qui n’ont pas dit leur dernier mot. » Lui répondit-il avec malice avant de poursuivre : « Et ce soir parce que… c’est comme ça ! Et ne me réponds pas que ‘parce que’ n’est pas une réponse valable. »

Arborant un sourire espiègle, Aaron s’approcha dangereusement de June, lorsqu’il ne fût plus qu’à quelques centimètres d’elle, il plaça sa main gauche sur sa tête et appuya dessus pour la faire couler.
S’il n’avait pas été extrêmement clair sur la raison du moment choisi pour se retrouver, c’était avant tout car il ne souhaitait pas s’exprimer sur le sujet. Un peu plus tôt dans la journée, il avait croisé – à son grand désespoir – Sky, dont le simple regard parvenait à lui glacer le sang. Froide au premier abord, Aaron avait eu la malchance de la voir souriante… tout simplement. Marchant aux côtés d’une jeune femme, celle-ci était parvenue à la faire rire, détail qu’il ne pensait plus pouvoir découvrir de sitôt. Troublé par l’éclat de son sourire, l’embrasement joyeux de son regard et l’anodin geste qu’effectuèrent ses mains - qui consistait à immiscer quelques doigts fins dans sa chevelure dorée – le jeune Anglais sentit un poids lourd le happer vers le sol avec une virulence si brusque qu’il du se placarder à la manière d’une affiche contre un mur pour ne plus l’avoir dans son champ de vision. Tant de semaines à soigneusement éviter sa présence réduites à néant. La vue de la jeune femme avait fait renaître en lui un sentiment de mal être intense, comme si d’un seul coup le temps s’était reculé de lui-même pour le reconduire au moment de leur rupture. Séparation qui, par ailleurs, restait désagréablement et étroitement ancrée au fond de sa gorge douloureuse. C’était inexplicable… Un goût d’inachevé l’envahissait à chaque fois qu’il repensait à elle. Son amour pour elle ne s’était pas dissipé au gré de son bon vouloir contrairement à ce qu’il avait pu imaginer. C’est pourquoi, il préférait taire la raison pour laquelle il avait eu envie de la voir, principalement pour sourire et se vider l’esprit de toutes pensées néfastes. Noyer ses désillusions, voilà ce qu’il lui fallait.
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MessageSujet: Re: Into the Fire [R]   Ven 18 Jan - 5:56

Comme elle allait se lancer dans un monologue digne des pires martyrs, s'indignant qu'Aaron l'ait obligé à affronter la tempête du siècle simplement « parce que », soulignant aussi ses talents d'orateur métaphorique elle se retrouva la tête sous l'eau, avec sur sa tête, la main du jeune homme qui l'avait enfoncée quelques instants plus tôt. Remontant à la surface en crachotant de l'eau, elle secoua la tête alors qu'un sourire mauvais venait s'afficher sur ses lèvres. Les hostilités étaient lancées. Retrouvant son souffle après ce que l'on appelle « la grosse tasse », elle se lança sur son dos en rigolant, luttant de tout son poids pour l'enfoncer à son tour dans les profondeurs de la piscine. Contre toutes attentes, elle ne réussit même pas à le faire bouger d'un millimètre, et ça ne prit pas longtemps qu'elle était de nouveau maintenue sous l'eau par la main d'Aaron. Épuisée par tant d’escarmouches inutiles, elle se laissa remonter tranquillement à la surface et fit cessa toute intention de combat en se laissant simplement voguer sur le dos, fermant ses yeux qui picotaient à cause du chlore. Sans qu’elle ne s’en rende compte, un sourire, plus serein celui-là, vint s’afficher sur ses lèvres, la plongeant dans une passivité heureuse. June n’aurait pu exprimer à quel point elle se réjouissait d’être simplement là, avec lui, dans cette piscine.

« On ne s’est pas vus cette semaine… Tu m’évitais? »

Le sourire qui restait étampé sur son visage empêchait Aaron de méprendre une telle question pour une provocation. En les regardant ainsi, se laissant tous deux flotter sur les vaguelettes que leur simili-combat avait agité dans l’eau, gardant leurs paupières closes, on aurait pu se méprendre sur les sentiments à la base de leur relation. Plusieurs gens s’étonnaient que ni un ni l’autre ne nourrisse à l’égard de l’autre un sentiment amoureux, ou du moins, quelque chose de plus fort et de plus fusionnel que de la simple amitié. Cependant, c’était exactement là la nuance. Ce qui les liait, les avaient gardés ensemble pendant ses années, c’était un sentiment si fort que June elle-même n’aurait pu le décrire. Ils se complétaient, et avaient en l’autre une parfaite confiance. Un silence n’était jamais gênant entre eux et ils pouvaient se parler de tout sans jamais que la jalousie ou la méchanceté ne viennent interagir dans leurs propos. Aaron représentait une figure paternel, il était le grand frère qu’elle n’avait jamais eu. Comme un grand frère, il la protégeait, la surprotégeait même, il la taquinait sur tous les rebondissements de son cœur d’adolescente et sur ses faux pas dans la vie, sans jamais toutefois lésiner sur les conseils pour la remettre sur le droit chemin.

« Si on s’étaient croisés mercredi, tu aurais pu voir la pire journée dans l’histoire de mes cheveux. Pas que je m’en soucis réellement, mais je crois que tu aurais apprécié ma tête de Médusa… »

Ah oui, Aaron était aussi son principal styliste. Non, en fait, son rôle constituait plutôt à être celui qui se moquait de chaque « fashion faux-pas » de la jeune femme. Sauf que June lui clouait rapidement le bec, lui rappelant certains choix douteux quand aux chemises. Profitant qu’il soit totalement inoffensif, fixant le plafond pour déceler à travers les fenêtres les deux ou trois étoiles qui perçaient dans le ciel embrumé, la demoiselle Destiano s’approcha le plus subtilement du monde vers le jeune homme, et lorsqu’elle jugea la situation importune, elle se retourna vivement et appuya ses deux mains sur le ventre du jeune homme qui coulait en affichant un visage incrédule.

« Haha! »
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