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 I promise, I won't run away [R.]

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Harrison Wolfe
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MessageSujet: I promise, I won't run away [R.]   Mar 22 Jan - 16:21

« Et c’est ainsi qu’a été créé le premier fast-food. Anecdote qui peut vous paraître des plus inutiles et banales mais qui s’avère cruciale lorsque l’on sait la place de ce genre de restauration dans notre société actuelle. Nombre de politiciens se basent sur… »

Harrison porta sa main devant sa bouche pour tenter de dissimuler au mieux son bâillement. Heureusement, la salle était grande, les élèves nombreux et le prof trop loin pour discerner le bruit de fond. Il ne devait même pas s’en préoccuper. Tant mieux parce que Wolfe ne s’intéressait que peu à son cours, lui aussi. Il jeta un regard circulaire dans la classe, s’attardant sur les bavards qui n’écoutaient rien puis atteint sa destination finale : l’horloge accrochée au-dessus de la porte d’entrée. Il aurait très bien pu obtenir cette information d’un simple mouvement de poignet découvrant sa montre mais cela aurait été un gain de temps trop important. Et le temps devait passer le plus vite possible pour qu’il cesse de s’ennuyer comme un rat mort. Cinq minutes. Son labeur ne durerait plus que cinq minutes et il aurait terminé sa journée. Il prévoyait déjà le message qu’il enverrait à Fabrizio pour organiser leur soirée, le temps qu’il passerait sous la douche et les vêtements qu’ils porteraient. De l’efficacité Wolfienne à l’état pure.

Dring.

Délivrance. Harrison rassembla ses affaires sans attendre que le prof termine sa phrase et se joignit au flot d’élèves qui sortaient. Il sortit son portable de sa poche et pianota dessus un touchant SMS à son meilleur ami lui ordonnant de préparer une soirée en célibataires pour le soir même. Comme prévu. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu droit à un presque tête à tête avec Minotti, trop occupé par les cours, le bal de Noël inintéressant et encore les cours. La fin de sa troisième année n’avait pas été transcendante et il devait mettre les bouchées doubles pour rattraper les lacunes accumulées dans les derniers mois. Voilà pourquoi il n’était plus chose rare que de le voir traîner à la bibliothèque ou en pleine révision à l’heure du déjeuner. Cela n’était pas pour le mettre en joie mais il devait prouver qu’il était capable de réussir. Pas à son père ou à sa mère. Non, il devait se le prouver lui-même.

« Hey Wolfe, soirée poker ce soir au foyer de l’Aile Nord, ça te dit ? »

Harrison releva son nez de son téléphone pour se rendre compte que quelqu’un venait de lui adresser la parole. Il secoua la tête en réponse à Marc, une vague connaissance de classe. « Désolé, j’ai déjà des projets. Une prochaine fois. » Il ne répondit pas aux questionnements quant à la présence d’une fille ou non. Il ne souhaitait pas s’aventurer sur un terrain glissant. Sa vie sentimentale était un trou noir dont il n’avait toujours pas touché le fond. Inutile de l’étaler publiquement devant un parterre d’imbéciles heureux avides de ragots. Il ne put s’empêcher de remarquer que certains regards s’étaient posés sur lui, comme si tout le monde souhaitait entendre sa réponse claire quant à la présence d’une fille dans sa vie. Il devait surement se faire des films. Dans le doute il préféra accélérer l’allure et s’éloigner de toute cette agitation. Manque de chance à cette heure de la journée, toutes les classes terminaient les cours et donc l’ensemble des couloirs étaient blindés, rendant l’avancée pénible.

Son portable vibra dans sa main et il jeta un coup d’œil sur la réponse de Fabrizio. Dommage, ça n’était pas l’Italien mais un message quotidien envoyé pour le tenir au courant des dernières nouvelles dans le monde politique. Alors qu’il se renseignait quant à la vie du Président français, il ne remarqua pas la personne qui se rapprochait dangereusement de sa droite sans regarder où elle allait. Le choc fut inévitable.


« Désolé. » lâcha-t-il - alors qu'il n'y était clairement pour rien dans l'incident - précipitamment en refermant son téléphone et attrapant le bras de la demoiselle en question pour éviter qu’elle ne tombe.
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Nina Hellis
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Mer 23 Jan - 17:12

« Et sous les applaudissements effrénés du public en délire, la jeune Hellis salue la foule d’un signe de la main, ravie de porter son équipe derrière elle suite à cette victoire écrasante contre les cinquièmes années ! »

Nina, accompagnée de quelques filles, se tenait debout devant le complexe sportif, un sourire élargi à son maximum peint aux lèvres. Elle et son équipe venaient tout juste de terminer un match de volley-ball organisé contre des étudiantes de cinquièmes années. La jeune Américaine se trouvait être la capitaine de l’équipe et comme bien souvent après un petit tournoi, l’euphorie était présente entre les joueuses. Après ce cours de sport intensif, il était évident que la journée finissait sur de bonnes bases, elle n’aurait pu espérer mieux car la matinée avait été d’un ennui presque mortel… Il fallait dire que ses résultats n’étaient pas particulièrement bon, ils n’étaient certes pas catastrophiques mais ils étaient bien loin de la perfection. Si elle ne parvenait pas à s’améliorer, il lui faudrait probablement trouver un professeur particulier de toute urgence. Il y avait tellement d’excellents élèves à l’ISP qu’elle n’aurait sans doute pas de mal à trouver la personne la plus qualifiée à ce rôle important.

La sonnerie retentit et elles se mirent toutes en route vers le bâtiment. Une douche était nécessaire, viendrait ensuite la prévision d’éventuels projets du soir même. Alors qu’elles pénétraient dans le Hall d’entrée, Nina entra la première mais se mit dos au reste des élèves, marchant ainsi à reculons tout en plaisantant, riant et discutant avec ses coéquipières.


« Je suis sûre qu’elle te jalouse. » S’était alors exclamée l’une de ses amies.

« Qui n’envierait pas une excellente capitaine comme moi ? Il faudrait qu’elle revoit sérieusement les emplacements de ses joueuses… Et tu as vu les déplacements de Lucie ? Elle bouge aussi bien qu’elle danse… »

Et dans un rire communicatif et joyeux, les joueuses s’esclaffèrent toutes en même temps. Continuant de critiquer l’empotée dont il était question et revenant sur ses précédents désastres et problèmes de pieds remontant au bal, leur marche les conduisit dans les dédales de couloirs qui s’étaient faits plus denses à cette heure-ci de la journée. Alors qu’elle ne semblait pas décidée à vouloir mettre un pied devant l’autre dans le bon sens de la marche, Nina percuta quelqu’un de plein fouet, comme elle le faisait souvent à dire vrai. Son lourd sac de sport en bandoulière auparavant dangereusement accroché à son épaule, glissa de celle-ci avant de s’échouer brutalement au sol tandis qu’une main ferme se saisissait de son bras.

« C’est moi. » Dit-elle simplement avant de relever doucement la tête vers la personne avec qui elle était entrée en collision.

« Hey ! Salut Harrison. » S’empressa t’elle d’ajouter lorsqu’elle reconnut le visage du jeune homme qu’elle avait déjà eu l’occasion de bousculer devant le panneau d’affichage.

« Bon… On va te laisser à tes petites affaires. » Ajouta l’une des filles avant qu'elles ne s’éclipsent toutes et se mêlent à la foule d’étudiants.

Se mordillant la lèvre inférieure, Nina se sentit étrangement gênée, ce garçon était spécial...
Coiffée d’une haute queue de cheval et vêtue de sa tenue de volley-ball, autrement dit un t-shirt blanc sur lequel le numéro un était inscrit et un minuscule et ridicule short noir, on pouvait aisément comprendre d’où elle venait.


« Tu sais, je vais finir par croire qu’un aimant nous attire l’un à l’autre. Néanmoins, je te promets de faire l’effort de venir à toi avec plus de douceur la prochaine fois. » Esquissant un petit sourire, elle baissa la tête vers ses baskets tout en se dandinant sur place.


Dernière édition par le Mer 23 Jan - 23:05, édité 1 fois
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Harrison Wolfe
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Mer 23 Jan - 22:21

L’ISP était un immense bâtiment. Il existait tout un tas de salles et de couloirs qui permettaient aux étudiants de ne jamais croiser les mêmes têtes chaque jour de la semaine. Ce dédale avait d’ailleurs valu à Harrison de découvrir des visages qu’il n’avait jamais côtoyé durant ses années en tant qu’élève. En gros l’établissement était semblable à un gigantesque moulin dans lequel les hélices ne se rencontraient jamais. Cela avait un côté réconfortant, Harrison, bien que sociable et ouvert, n’était pas habitué à une foule trop dense et s’il avait réellement connu tous les étudiants de l’ISP, il aurait sans doute du mal à rester sept jours sur sept sur place. L’impression d’étouffer serait trop… étouffante.

Cette « lointaine promiscuité » avec des jeunes gens venant des quatre coins du monde lui offrait donc la possibilité de rencontrer des personnalités de tous horizons. Ainsi il avait autant d’amis italiens qu’anglais et certains camarades de classe étaient même japonais. Un vrai brassage culturel qui le ramenait bien loin de son Ontario natal – quoiqu’il avait tout de même laissé derrière une bande d’amis bien cosmopolites composée d’individus aussi diversifiés que possible puisqu’il y avait aussi un indonésien. Néanmoins des problèmes se posaient de temps à autres, surtout vis-à-vis de la gente féminine qui avait tendance à se varier de semaines en semaines, normal lorsque l’on avait pour ami un Sicilien « terriblement sexy » [selon ses plus grandes fans, ndlr]. Wolfe avait donc l’occasion de brasser un grand nombre de charmantes demoiselles sans pour autant s’en intéresser outre mesure. Actuellement seule une d’entre elle – qui, hélas ne lui avait jamais été officiellement présentée – lui avait tapé dans l’œil. Double hélas, celle-ci avait un petit ami. Du moins aux dernières nouvelles. Autant dire que Harrison s’était fait une raison et ne chercherait pas plus loin.

Si seulement le sort en avait décidé ainsi…


« Non c’est… » Il s’arrêta en pleine phrase, le souffle coupé. Pourquoi, dans toute la foule étudiante alentour, fallait-il que ce soit justement Nina Hellis qui lui rentre dedans ? Il s’apprêtait à la saluer en retour lorsque ses deux neurones encore en bon état se connectèrent. Elle venait de l’appeler par son prénom, ce qui sous-entendait – fatalement – qu’elle connaissait son prénom. Comment était-ce possible ? Ils ne s’étaient tous deux jamais adressé la parole suffisamment longtemps pour se présenter mutuellement. Avait-elle fait sa petite enquête sur lui par intérêt ? Etait-elle intéressée par ce grand mollusque de Quatrième Année ?

« Salut N… » A nouveau il s’interrompit. Minute papillon, elle était peut-être au courant de son identité mais lui n’était pas censé savoir la sienne. L’accueillir ouvertement serait mettre ses défenses à nues et la ferait se poser des questions qu’il n’avait pas envie de la voir se poser. « Numéro un. » se rattrapa-t-il avec maladresse par une astucieuse allusion au flocage de son T-shirt. Il en profita par ailleurs pour la détailler dans un regard timide. Avec ses cheveux tirés en arrière et son petit sourire mutin, elle était éblouissante. Et ce petit short…

« Un aimant ? Je ne crois pas… » Il secoua la tête avec une petite grimace amusée comme si cette idée était complètement impensable. Il sentit alors sa main droite le brûler et il se rendit compte – non sans effroi – que cette dernière était toujours posée sur le bras de Nina. Il la retira vivement avec un petit rire moqueur – il ne se moquait alors que de lui et sa réaction excessive. « Mais je suis d’accord pour que la prochaine fois se passe plus en douceur. » Il ponctua sa phrase d’un de ses haussements de sourcils si caractéristiques.

« Je crois que c’est à toi. » Il se baissa pour ramasser le sac tombé au sol après le choc et le tendit à la jeune femme avec un sourire timide.
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Nina Hellis
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Jeu 24 Jan - 23:50

Nina était une citadine de pure souche. Bien entendu, Amsterdam était loin d’être une campagne perdue au milieu de prairies fleuries mais cette ville ne ressemblait pas pour autant à New York, où elle naquit et vécut jusqu’à son admission à l’ISP. Ils étaient loin les grattes ciel surplombant la cité avec magnificence, elle semblait lointaine cette hystérie et vision de grandeur que possédaient les new-yorkais. Même s’il ne lui fallait pas nécessairement un long temps d’adaptation, son arrivée en terres inconnues fût plus laborieuse que prévu. Si aux Etats-Unis elle était quelqu’un, ici sa cote de popularité était retombée à zéro. Cependant, elle y avait gagné à l’échange car dans l’ensemble, les élèves de l’établissement étaient de véritables petites perles rares d’une valeur inestimable. Ce melting-pot des nationalités et ce brassage de cultures et personnalités ne pouvaient être visibles nulle part ailleurs. Certains étaient parvenus à lui ouvrir les yeux, d’autres avaient réussi là où quelques uns avaient échoué. Nina avait gagné en simplicité, c’était incontestable. Néanmoins, elle détestait toujours autant la solitude. Etre entourée relevait du vital dans sa situation. Avoir une haute renommée et entretenir sa réputation ne faisaient plus partis de ses priorités. Ainsi, Harrison avait devant lui une jeune femme naturelle, souriante, pleine de vie et authentique.

Oui, elle connaissait effectivement son prénom, nom ainsi que son année d’études. Mais – car il y en avait un – elle n’avait fait aucune recherche approfondie à son sujet pour découvrir son identité. Et pour dire la vérité, elle ignorerait sans doute tout de lui, encore aujourd’hui, s’il n’avait pas laissé tomber son bloc note par mégarde l’autre jour. Elle ne saurait le décrire par des mots justes et précis. Les seuls termes qui lui venaient à l’esprit étaient soit trop faibles, soit trop excessivement valorisants pour une première et réelle rencontre. Ou alors, ceux-ci pouvaient être mal interprétés par la personne concernée. Comme « amusant. » Est-ce qu’un garçon de son acabit et de son âge percevrait le compliment dissimulé dans ce simple mot ? Probablement pas.

En vue des circonstances, les apparences pouvaient s’avérer extrêmement trompeuses. Pour la simple et bonne raison que ce n’était pas forcément la tenue idéale et adéquate pour aborder quelqu’un et discuter avec, essentiellement lorsqu’on ne connaît strictement rien de la personne en question. Nina n’était pas comme toutes ces filles superficielles qui encombraient l’ISP, avec sa simplicité et sa légèreté elle parvenait à illuminer tout une pièce sans sur jouer. Toujours souriante et de bonne humeur, sa joie de vivre était communicative. Tout ce qu’elle souhaitait de sa part c’était de ne pas être cataloguée de fille surfaite. Malgré sa tenue légère, elle n’était pas là, en face de lui, à l’heure qu’il était pour l’aguicher… Lorsqu’il l’appela « numéro un », elle ne comprit pas aussitôt et arqua un sourcil tout en le fixant avec une parfaite incompréhension, qui disparût bien vite quand elle baissa le regard vers son t-shirt. Un sourire amusé naquit au coin de ses lèvres sans qu’elle ne réponde.


« Compte sur moi… Au pire des cas, je nous réserverai de confortables petits coussins. » Répondit-elle d’une voix chantante avant d’ajouter avec empressement. « Enfin dans l’hypothèse où l’un de nous deux finirait au sol. »

Se massant l’avant-bras à l’endroit même où Harrison l’avait touché, la jeune Américaine observa attentivement ses gestes lorsqu’il entreprit de ramasser pour elle son sac. Elle récupéra ce dernier avec un sourire sincère ponctué d’un silencieux « merci. »

« Et je crois que ceci t’appartient… » Débuta t’elle tout en replaçant son sac sur son épaule avant de partir à la recherche d’un petit objet logé au fond. Une fois qu’elle eut mis la main dessus, elle ressortit le bloc note et le lui tendit, avec ce même sourire élargi qui ne la quittait jamais.

« Au fait, moi c’est Nina. » Sans trop comprendre son propre geste, elle leva doucement sa main et la tendit dans sa direction. Des présentations en bonne et due forme, non ?
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Harrison Wolfe
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Mar 29 Jan - 15:28

Harrison retint un sourire amusé face à la réplique de Nina. Apparemment elle avait déjà pris comme une habitude leur manie de se rencontrer de façon peu conventionnelle, ce qui signifiait également qu’elle avait son visage en tête, qu’elle se souvenait de lui et que, dans une réflexion des plus logiques, il lui avait « tapé dans l’œil ». Il ignorait toutefois s’il s’agissait là d’une bonne chose. Seulement le regard qu’elle lui lançait et le sourire qui éclairait ses traits si délicats n’avaient rien de menaçant, il préférait donc prendre cela comme un bon présage. Un présage aussi mignon que sexy. Néanmoins, alors qu’il allait rebondir sur l’histoire des coussins avec une petite plaisanterie bien naze – et caractéristique de Wolfe – une image lui revint en mémoire : Nina dans les bras – affreusement trop musclés – d’un grand brun aux yeux bleus sur lequel un bon nombre de filles devaient baver. Répugnant.

Pour prévenir ce genre de déconvenue, Harrison s’était pourtant arrangé pour mettre les « beaux gosses » de son côté. Il avait par ailleurs choisi le plus Casanova des étudiants comme meilleur ami. Certes, être pote avec Fabrizio Cominotti n’avait pas que des avantages – avec lui, pas moyen d’avoir une vie privée qui demeurait privée – mais ces inconvénients étaient largement compensés par le bonheur qu’il lui apportait par ses blagues de mauvais goût et la constante attention qu’il lui portait. Minotti était – bien qu’il cache cette facette de sa personnalité au monde entier – un jeune homme ouvert et profondément gentil. Dommage qu’il s’en défende autant auprès de ceux qui ne composaient pas son entourage proche.

Une nouvelle fois, il profita de cette promiscuité pour la détailler. Il eut le malheur de se plonger un infime instant dans son regard et il remarqua pour la première fois sa particularité. Ces taches marrons qui relevaient le bleu et lui donnaient un air mystérieux. Comment y résister ? Il sentit son genou droit trembler et détourna son attention de ce chemin glissant. A son grand damne puisqu’il se rendit compte qu’elle était en train de se masser le bras à l’endroit précis où il venait de poser sa main pour l’empêcher de trébucher. Voilà, elle était dégoûtée par ce contact et cherchait à s’en débarrasser en frottant comme une folle. Qu’est-ce qu’il avait bien pu s’imaginer ? Qu’une jolie demoiselle de sa trempe, sportive, riche et intelligente s’intéresserait à un pauvre gars comme lui ? Pauvre Harrison et ses idées stupides.


« Je… Oui. Tu… Merci. » Wolfe baissa les yeux sur le bloc-notes qu’il ne se souvenait même pas d’avoir égaré. Où ? Quand ? Comment ? Mais surtout pourquoi était-il en sa possession, à elle précisément ? Il ne risqua pas une seule question à haute voix, se contentant de récupérer son bien qu’il regarda comme s’il avait été un objet de Satan. « Merci. » répéta-t-il sans trouver l’inspiration divine d’une réplique intellectuelle.

Lorsqu’elle se présenta, il parut retrouver un semblant de contenance puisqu’il esquissa un simple sourire et tendit à son tour son bras pour échanger une poignée de mains convenue. « Enchanté. » Il secoua sa main sans trop exagéré – il semblait avoir retenue la leçon ou son quota de connerie était déjà passé – pour ne pas l’effrayer ou apparaître ridicule. Ce qui était mal le connaître…
« Harrison. » Crétin. Il s’infligea une gifle virtuelle avant de sourire à pleines dents comme s’il s’agissait d’une plaisanterie. « Mais tu le sais déjà. »

Une fois les présentations faites, il lui lâcha la main – elle craignait déjà le fait qu’il lui ait effleuré l’épaule alors il ne voulait pas la répugner davantage – et recula d’un pas, manquant d’écraser le pied d’une petite Première Année. Pour éviter de lâcher un propos des plus stupides, il garda le silence, se contentant de rester là, debout et silencieux, les yeux fuyant le regard si hypnotisant de la jeune Hellis. Que n’aurait-il pas donné pour que Minotti soit là…
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Nina Hellis
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Dim 3 Fév - 22:36

Malgré son côté extrêmement terre-à-terre, Nina n’avait pas le don du troisième œil. Comment comprendre que le jeune Wolfe en pinçait légèrement pour elle ? Il fallait dire qu’elle n’était pas le genre de filles à se poser mille et une questions sur le pourquoi du comment de tel ou tel comportement, de telle ou telle parole. Rien de tout ceci. Elle vivait au jour le jour, avec le sourire, et prenait gracieusement ce que la vie avait à lui offrir. S’il s’avérait en effet qu’Harrison la trouvait à son goût, alors pourquoi ne se lançait-il pas ? Elle n’allait tout de même pas le faire pour lui ! Dans tous les cas, sa joie de vivre harmonieuse et communicative l’empêchait d’ouvrir les yeux un peu plus grandement afin de voir en détails et plus précisément ce qui se tramait en face d’elle. Le quatrième année semblait sincère. Certes était-il ‘bizarre’ par moments mais cela lui donnait un petit je-ne-sais-quoi attirant et plaisant. Il n’était pas comme tous les autres garçons qu’elle pouvait fréquenter dans son quotidien, c’est pourquoi elle souhaitait faire sa connaissance et tous savait que Nina ne mâchait pas ses mots. Si elle avait quelque chose à dire, elle le disait. S’il était dans ses intentions de faire plus amples connaissance avec lui et pourquoi pas discuter autour d’un verre, elle le ferait, quitte à paraître directe.

« Oui, je le sais. Mais je préfère l’entendre de ta bouche que de faire connaissance avec ton bloc note. » Répondit-elle avec amusement suite à ces présentations conventionnelles. « Non pas que sa compagnie soit désagréable… Mais il ne semble pas avoir énormément de conversation. Et ce n’est pas faute de ma part d’avoir voulu essayer de lui soutirer des informations à ton sujet. » Renchérit-elle, toujours aussi souriante.

Si Harrison était le maître en matière de maladresse et autres bêtises verbales, Nina n’était pas mal non plus dans son genre. Bavarde de nature, elle aimait papoter de choses et d’autres et lancer de-ci de-là quelques âneries, généralement pour détendre l’atmosphère. Mais personne n’était tendu à cet instant précis, n’est-ce pas ? Alors nul besoin d’en faire des tonnes. Miss Hellis était un produit bio, 100% naturel. Avec elle, oubliez vos cinq fruits et légumes quotidiens, sa compagnie les remplaçait aisément et haut la main.


« Au fait. Tu semblais vraiment press… » Mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase.

Alors qu’elle se tenait à une vingtaine de centimètres – tout au plus – de Wolfe, un élève de dernière année traversa le couloir en courant d’une façon si déterminée et rapide qu’on aurait facilement pu le confondre avec un rugbyman. Dans son élan et dans sa course, il percuta si vivement le sac de sport que Nina tenait à son épaule qu’elle se sentit basculer sur le côté tout droit sur Harrison. Sans comprendre comment, son sang s’étant glacé en une fraction de seconde dans ses veines, elle se retrouva collée au jeune homme, son bras gauche étant venu encercler sa nuque pour éviter une chute lamentable à ses pieds.


« Les excuses étaient en option facultative à ta naissance, IMBECILE ! » Hurla t’elle à l’égard du jeune homme qui était déjà bien loin dans le couloir et qui disparut presque aussitôt.

Adressant un regard désolé à Wolfe, elle se détacha de lui et soupira doucement avant d’esquisser une faible grimace en sentant sa cheville douloureuse. Si par la faute d’un abruti fini elle ne pouvait plus jouer au volley-ball pendant plusieurs semaines, elle ne donnait pas cher de la peau de cet homme – déjà mort -.


« Pardon. » Dit-elle, avec agacement. « Non mais quel crétin… Ce sont tous des sauvages dans cette école. » Reprenant contenance et tentant doucement de récupérer son sourire et sa bonne humeur, elle finit par secouer la tête nonchalamment en souriant discrètement. « Je crois qu’il devient désormais vital pour nous deux d’assurer nos arrières. Dès demain, j’achèterais des coussins, des airbags ou quelque chose qui puisse nous éviter de nous retrouver avec une jambe en moins. »
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Harrison Wolfe
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Dim 10 Fév - 14:12

Harrison regardait Nina parler comme s’il s’agissait là d’un chef-d’œuvre digne d’un grand peintre. Elle pouvait bien partir dans des explications douteuses en rapport avec un bloc-notes des plus inintéressants, il n’en avait que faire. Pour lui seuls comptaient la façon dont ses cheveux se secouaient à chaque mouvement de tête et le regard qu’elle portait tantôt sur lui, tantôt aux alentours en un cirque incessant. Pourtant, il restait figé sur la perpétuelle animation de ses lèvres qui, lorsqu’elle s’arrêtait une seconde, s’étiraient en un sourire resplendissant. Il ignorait quelle force insoupçonnée lui permettait de tenir face à cette vision sans avoir l’envie pressante de s’enfuir en courant ou bien de l’attraper par la taille pour l’embrasser. En réalité il en était conscient. Il ne souhaitait simplement pas avoir l’air ridicule face à elle, encore moins de la faire fuir au triple galop en se montrant trop entreprenant. Surtout qu’aux dernières nouvelles, son cœur était déjà pris – ou presque, il ne suivait plus bien. Il demeura un instant interdit avant de se rendre compte que ce qu’il contemplait avait cessé tout mouvement et, remettant ses neurones dans la bonne marche de la discussion, se décida à chercher une réponse censée.

« Pourtant il est très explicite… Je lui ai enseigné comment me présenter sans avoir à le faire moi-même, il a l’apprentissage facile. » Il retint un pouffement, décidément, il avait l’art du mot qui faisait ressortir le moins d’intelligence possible. « Mais maintenant que les présentations ont été faites, tu es en droit de me demander tout ce que tu veux… » Il se stoppa un quart de seconde, se rendant compte de l’ambigüité de ses propos – il refusait qu’elle comprenne le moindre sous-entendu risquant d’apparaître douteux – avant d’ajouter avec un empressement mal dissimulé : « Je veux dire que je suis plus à même de te répondre en vue de tes potentielles questions à mon sujet. »

Être muet semblait être une bonne perspective pour la suite de la conversation – qui perdrait alors son caractère « conversation » au profit d’un monologue si la jeune Hellis se retrouvait soudainement seule face à un mur silencieux –, cela lui permettrait bon nombre de moments gênants qui risquaient de compromettre le peu de chance qu’il avait de mieux connaître la blondinette anciennement rousse. Néanmoins fermer sa grande bouche posait le problème du manque de communication et la grande question allait se poser : comment faire la connaissance de quelqu’un sans lui poser au minimum deux ou trois questions ? Impossible, bien sûr. Même lui n’était pas assez stupide pour ne pas le savoir.

« Alors… » commença-t-il à l’instant même où Nina prenait la parole. Courte prise de parole puisqu’un baraqué de dernière année, qui étrangement devait faire une tête et demi de plus que lui malgré leur infime différence d’âge, bouscula le sac de la demoiselle qui se rapprocha – malgré elle ? – de Harrison. Littéralement collée à lui, il sentit un frisson lui parcourir l’échine alors qu’il sentait sa main dans sa nuque.

Le temps sembla stopper sa course folle. Comme s’il donnait raison à Harrison et lui offrait l’opportunité de figer ce rapprochement – qui serait sans doute le seul qu’il aurait avec Hellis – dans son esprit. Il sentait déjà l’étreinte de ses doigts dans son cou comme une marque au fer rouge, dans le sens positif du terme, bien évidemment. Le Canadien reprit pleine possession de son esprit lorsque la voix de Nina s’éleva en un flot d’insultes qui, à ses oreilles, raisonna comme une douce mélodie. Un sourire idiot se dessina sur ses lèvres sans qu’il n’en fût pleinement conscient. Il baissa la tête en prenant soin d’éviter tout contact malvenu – ce qui n’était pas chose aisée étant donné la promiscuité de leurs deux visages.


« Tu n’as pas à t’excuser, c’est lui le gros balourd. » répondit-il en haussant les épaules. Il se résigna à mettre fin au chaleureux contact en attrapant sa main et en se reculant d’un pas. Il garda ce frôlement un instant, pour s’en imprégner, puis se décida à la lâcher. Il la détailla de haut en bas et ne put s’empêcher de remarquer la position d’inconfort qu’avait pris sa cheville.

« Ca va aller ? » demanda-t-il avec une pointe d’inquiétude dans la voix. En tant que « nouvelle connaissance », il ne devait pas montrer que sa santé le préoccupait mais il ne pouvait se contenir. Si elle souffrait, même de façon infime, il s’en voudrait. Surtout que c’était en partie sa faute puisque s’il ne s’était pas trouvé dans ce couloir, ils ne se seraient pas rentrés dedans, n’auraient pas engagé la conversation et… Bien sûr, avec des « si », l’on mettrait Paris en bouteille aussi.
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MessageSujet: Re: I promise, I won't run away [R.]   Aujourd'hui à 15:14

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