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 Are we only ashes and wine ? [R.]

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Heather Nielsen
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MessageSujet: Are we only ashes and wine ? [R.]   Ven 1 Fév - 19:51

Heather lissa le tissu de sa robe qui reposait sagement sur ses genoux. Malgré l'obscurité ambiante due à la petitesse de la loge, ses cheveux blonds reflétaient la lumière du lustre et semblaient ainsi auréoler son visage mélancolique d'un halo lumineux. Elle entendait de l'autre côté de la paroi des gens se présenter l'un à l'autre, plutôt gênés de devoir passer la soirée avec un inconnu. Elle devinait même dans leur ton la légère angoisse qui étreignait le plus timide des deux. Heather Nielsen aussi était angoissée, elle n'allait pas passer la soirée avec un inconnu mais cela lui faisait le même effet. Son regard glissa vers les balcons qui se déroulaient dans la forme circulaire de l'opéra, et ne put seulement que distinguer quelques silhouettes sombres dans chaque loge. Certaines semblaient faites de deux ombres qui se fondaient en une – certainement des couples qui fêtaient là leur attachement réciproque, et peut-être même leur amour.

Grâce à la cousine de la meilleure amie de la soeur d'une des membres du Bureau, Heather avait réussi à faire en sorte qu'Alexander et elle soient mis en couple, inopinément tirés au sort. Elle imaginait parfaitement ce qu'il pouvait penser d'une telle manifestation, mais elle espérait tout de même qu'il vienne, en dépit de l'idiotie de cette fête et aussi en dépit de leur histoire commune. Bien sûr, elle ne souhaitait pas que cette soirée soit la réunion de deux amis, elle espérait plus, mais puisque visiblement il ne désirait pas qu'il en fut plus, elle préférait encore être son amie et souffrir de le voir vivre sa vie plutôt que de ne pas le voir du tout.

Un bruit de porte que l'on ouvre la fit sursauter et se lever de son siège d'un bond. Elle se tourna vers le fond du balcon par lequel entraient les gens, et elle reconnut immédiatement sa silhouette à contre-jour, de la même façon qu'elle l'avait vu entrer dans le hall de l'ISP le jour du retour des vacances de Noël. Cette sensation familière mais toujours aussi déroutante qui faisait que ses genoux devenaient faibles sous elle s'empara dans le même instant de son corps nerveux, et un sourire se dessina sur son visage alors que dans son dos ses mains se tordaient.


« J'avais peur que tu ne viennes pas, » réussit-elle à articuler après quelques difficultés.

La porte qui menait au balcon se referma plus loin et replongea la loge dans l'obscurité, ce qui empêchait la Danoise de voir le visage d'Alexander, même si elle s'en remémorait parfaitement les traits. Elle resta finalement silencieuse, ayant l'impression que même son coeur s'était arrêté de battre car elle ne l'entendait plus cogner contre sa poitrine.


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Alexander Malesbury
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Sam 2 Fév - 20:33

C’était le moment. Le moment d’ouvrir la porte de la loge et d’entrer. Le moment de vérité, en quelque sorte. Alexander restait pourtant debout, immobile, à fixer la poignée en se demandant si, finalement, c’était une bonne idée. Il savait qu’à l’intérieur, assise à attendre le début du spectacle, se trouvait Heather. Dieu seul sait comment ils avaient pu être mis ensemble alors que l’école toute entière savait qu’ils avaient rompus, mais ce n’était pas vraiment de moment de chercher un responsable. C’était étrange tout de même, mais qu’importe. Son éducation l’empêchait de se défiler sous prétexte que sa soirée avait été programmée pour qu’il la passe avec Heather, et ce même s’il aurait préféré se trouver ailleurs. Il s’attendait presque à des reproches, une fois de plus, puisqu’il s’était comporté comme un véritable goujat. Pourquoi diable avait t-il inscrit son nom si cette liste ?

Il suivit quelques secondes du regard un couple d’étudiants, probablement de première année, qui roucoulaient comme des adolescents avant de pénétrer dans une des loges. Un quart de seconde, il se surprit à les envier: il aurait peut être mieux valu qu’il soit accompagné d’une blonde pas très futée, la soirée aurait alors été beaucoup plus facile. C’était le cœur de son dilemme: Heather lui manquait, vraiment, et passer plusieurs heures à faire comme si rien ne s’était passé semblait un obstacle infranchissable. Cela dit, c’était toujours mieux que rien, surtout après avoir passé la moitié de son temps à tenter d’éviter la jeune femme. Il serra dans sa paume le carton encadré de doré qui lui indiqua le numéro de la loge ainsi que le nom de sa partenaire pour cette nuit de Saint Valentin, puis se décida et entra.

Les gens allaient et venaient dans tous les sens, la représentation n’ayant pas encore commencé. Il repéra en un instant les numéros des loges séparées de cloisons de bois, et en baissant les yeux la vit. Un seul coup d’œil lui permit de la reconnaitre, puisqu’elle s’était levée. Il ne put s’empêcher de sourire, l’espace d’une seconde, en voyant ses cheveux blonds l’entourer d’une sorte de flou artistique. Sa respiration accéléra: On aurait dit un ange.

Alexander s’avança, au même moment où la porte se refermait. L’obscurité revint, et les seules lueurs étaient celles des spots de la scène où les préparatifs allaient de bon train. Dans quelques minutes, le spectacle débuterait, et avec lui l’impossibilité de décrocher un mot. Il resserra machinalement ne nœud de sa cravate Gucci, pour s’occuper les mains, puis reporta son regard sur la jeune femme. Ils ne se voyaient presque pas en fait, et restaient debout face à face sans véritablement distinguer autre chose que des ombres. Alexander prit une grand inspiration en tentant de faire taire les multiples pensées qui s’entrechoquaient sans le moindre sans dans sa tête, et répondit:

« Que je ne vienne pas! Comment peux tu imaginer une chose pareille ? » Il resta une fraction de seconde sans rien ajouter, laissant sa phrase en suspend puis continua: « Je ne manque jamais une invitation, je suis un sujet de sa majesté Elizabeth II, tu te souviens ? » Sous-entendu: même si c'est une torture de jouer à polichinelle en faisant des manières, c'est le seul moyen de passer un peu de temps avec toi.

L’humour. C’était le seul domaine où il s’en sortait sans aucun soucis, le domaine où il savait qu’il n’échouerait pas. Le seul moyen de ne pas risquer de provoquer un clash. Il se trouvait certes un peu ridicule à dire cela, mais un Malesbury se doit d’être irréprochable. Il ne le savait que trop bien.

Un rire éclata dans la loge d’a côté, et il décida de se conduire en gentleman: il n’avait plus que cela à faire, et rester trop longtemps immobile à imaginer les traits de son visages risquait d’avoir des conséquences imprévues, comme oublier d’un seul coup l’épée de Damoclès qui se balançait au dessus de sa tête.

Il tira la chaise de la jeune femme, et l’invita à s’assoir avant de prendre place dans la sienne. Pour éviter de laisser un silence pesant s’installer, il alluma la lampe qui diffusait une faible lumière en attendant le début de la représentation. Lumière faible, mais suffisante pour éclairer leurs visages.

« C’est mieux comme ça, non ? » Il se mordit la lèvre en faisant de son mieux pour oublier à quel point ils avaient été proches, puis continua avec un sourire en coin. « Jolie soirée. On dirait qu’ils se sont surpassés depuis Noël, sauf qu’ils ont dû oublier que tous le monde n’est pas venu en limousine. » D’un signe de la main, il désigna une jeune fille dont les cheveux étaient couverts de flocons de neige, et ses joues se rapprochant plus de la couleur de la tomate que de celle d’un carnation ordinaire.

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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Sam 2 Fév - 21:50

It's such a shame
To let you walk away


Heather était partagée. Déchirée entre le bonheur qu'elle avait de le voir de nouveau seule à seul, car les seules fois où elle avait pu le voir – et le verbe entrapercevoir serait plus juste – ils étaient toujours entourés d'amis ou d'autres étudiants et la souffrance que cela lui causait d'être avec lui et de se contenter d'agir en connaissance. La probabilité pour qu'ils se retrouvent seuls au même endroit au même moment était assez faible à cause de l'agitation qui régnait en permanence dans l'enceinte de l'école, et cette soirée était le seul moment où ils se retrouvaient face à face depuis l'épisode de la bibliothèque.

Heather ne s'habituait toujours pas à cette situation, pourtant il le lui faudrait tôt ou tard ; sa position était inconfortable, et il en était apparemment de même pour Alexander. Elle n'arrivait pas à apprivoiser la bonne attitude à adopter, la distance qu'il convenait dans leur situation de conserver, bref se comporter en amis. Or Heather, et on l'avait vu avec Sebastian, avait toujours été quelqu'un de très porté sur le contact physique, y compris avec ses amis. L'étudiante a en effet beaucoup de mal à envisager une autre preuve d'affection qu'un baiser sur la joue ou une étreinte. Beaucoup de questions sans grand intérêt bombardaient son esprit : est-ce que je dois l'embrasser ? Lui serrer la main ? Lui faire coucou ? Lui faire un salut militaire ? Alors que la seule chose dont elle avait vraiment envie, c'était de lui sauter au cou.

La jeune Danoise resta silencieuse même si elle réagit à la petite phrase d'humour d'Alexander par un sourire qu'il n'aurait pu voir dans l'obscurité. Rien que le son de sa voix la rendait fébrile en même temps qu'il l'emplissait d'une plénitude sans égal. Et elle avait toujours adoré cette façon qu'il avait de toujours tout tourner en dérision alors que d'autres ne supportaient pas ça.

Finalement il prit l'initiative de les faire asseoir et Heather prit place sur son siège avec la souplesse d'une poupée de chiffon. Son regard coula vers la scène qui lui permettrait durant la soirée de se donner une contenance lorsqu'elle ne saurait plus comment agir. Elle ne le savait déjà pas d'ailleurs. Lorsqu'Alexander alluma la petite lampe qui éclaira la loge d'une lumière tamisée, elle se sentit soudainement angoissée : elle était auparavant cachée par l'obscurité et elle n'avait pas à trop contrôler ses expressions devant Alexander ; il serait difficile maintenant pour lui d'ignorer la lueur spéciale qu'avait son regard.

Heather opina de la tête avant d'orienter son regard vers la pauvre jeune femme qui venait d'arriver. Elle sourit légèrement avant que celui-ci ne s'efface pendant que son regard se perdait dans le vague. La mention qu'il avait faite de Noël n'était certainement pas le meilleur moyen pour la faire agir comme s'il n'y avait rien eu ce soir-là.


« Oui, ils ont eu une excellente idée... » souffla-t-elle, « C'est le parfait prolongement du bal de Noël. »

Le bal était fait pour que les couples se forment, avec le système des cavaliers, cette soirée de Saint Valentin avait pour but de leur offrir un rendez-vous, ou pour les malchanceux, de les tirer de leur célibat. Malheureusement, il semblerait que ça ne fonctionne pas avec le couple Malesbury/Nielsen, qui n'était pas aussi simple que cela.

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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Dim 3 Fév - 16:23

Pour être le parfait prolongement de Noël, ça l’était à tous les points de vue. L’ambiance était du même luxe raffiné, les étudiants avaient revêtus leurs plus beau vêtements et étaient pour la plupart en couple. Jusque là, cette description leur correspondait, mais c’était tout. S’ils étaient techniquement en couple pour cette soirée, leur passé commun les empêchaient de se comporter comme deux amis décidés à passer un peu bon temps. C’était jouer un rôle dont Alexander n’avait aucune envie, mieux valait ne pas se parler du tout que de rester là à faire comme si de rien était et passer pour ce qu’ils n’étaient pas, à savoir de simples connaissances … Pourquoi fallait t-il que tout soit toujours aussi compliqué quand il se trouvait dans les parages ?

Alexander remarqua alors le sourire d’Heather qui venait de disparaitre, et son regard qui était dans le vague. La voir comme ça lui donnait envie de la prendre dans ses bras, pour effacer ce regard mélancolique qu’elle avait, mais le bon sens lui dictait de ne rien faire de tout cela. De toute évidence, la situation était aussi inconfortable pour elle qu’elle ne l’était pour lui. Pas qu’il ne soit pas heureux de la revoir, au contraire le simple fait d’être dans la même pièce le tirait de ses sombres pensées, mais le fait est qu’il ne savait pas quoi lui dire. Il n’allait pas s’excuser une fois de plus, car cela n’aurait rien amener de bon, ni parler de la pluie et du beau temps ou se lancer dans une discutions sur les problèmes politiques en Asie du Sud. Sauf que justement, il était convaincu que parler, même de choses futiles, leur permettrait de passer un moment agréable. Pas joyeux ni exceptionnel, juste agréable puisqu’ils n’avaient pas d’autres choix. Leur cas était tout sauf simple …

Il reporta son regard vers elle. C’était une mauvaise idée, il ne le savait que trop bien, mais ne put s’en empêcher. C’était comme si, quand il était en sa présence, son cerveau ne fonctionnait plus correctement, et sans une once de raison. D’accord, il n’était pas réputé pour réagir en analysant chaque situation, mais avec elle c’était différent. Et, il aurait du s’y attendre, croiser son regard lui fit plus de mal que de bien. Ses bonnes résolutions de rester de marbre vacillèrent d’un coup, et il se savait à deux doigts d’envoyer au diable son père, ses associés et ses ordres datant du Moyen Age. Parce qu’elle était encore plus jolie que dans son souvenir.


Il se força à revenir à leur sujet de conversation, et répondit: « Dans le genre, c’est vrai » Après tout, on aurait presque pu croire que Noël avait eu lieu la veille, tant les couples ressemblaient à ceux qui s’étaient formés le soir du réveillon. Cela faisait presque deux mois de ça, mais c’était tout comme.

Tandis qu’il se mordait la lèvre inférieure, signe qu’il n’était pas très à l’aise, son attention fut attirée par l’élastique turquoise qu’il avait au poignet. La manche de sa veste s’était légèrement remontée, relevant le cercle bleu qu’il gardait sans savoir pourquoi. Non, il savait bien pourquoi, mais refusait de l’admettre. C’était Heather qui lui avait donné durant le court laps de temps où il était vraiment ensemble, et il ne voulait pas le jeter, voilà tout.


Une fois de plus, il se tourna vers elle et observa son visage malgré la faible lumière de la lampe. Puis, sans qu’il n’y ai réfléchit une fraction de seconde, lui souffla:
« Tu es ravissante ce soir » Pourquoi est-ce qu’il disait cela ? Comme si cela allait diminuer le malaise qu’il y avait entre eux, c’était fou! Alexander devrait apprendre à réfléchir avant de parler, car même s’il n’en pensait pas moins, ce n’était pas le genre de choses que l’on dit à la petite amie avec laquelle on a rompu sans explication!

« Je suis désolé, je n’aurais pas du dire ça » Sauf que maintenant cela sous entendait qu’il ne le pensait pas. Il leva les yeux au ciel une seconde, puis les replongea dans le regard d’Heather « Enfin, si, je le pense vraiment ». Il aurait peut être du ne rien dire, au lieu de se s’empêtrer dans les explications. Elle devait surement le trouver ridicule, et elle aurait raison!
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Dim 3 Fév - 17:28

Don't know if our fate's already sealed
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I'm ill with the thought of your kiss


Heather était terriblement jalouse de tout ce bonheur environnant, elle en était presque dégoûtée, et son idée qui lui avait paru au départ si bonne lui semblait terriblement stupide en cet instant présent. Elle pourrait faire tous les efforts possibles, Alexander restait imperturbable en surface. Malgré tout, comme la petite lampe qui brillait faiblement dans la loge, elle gardait une petite lueur d'espoir qu'elle essayait de ne pas quitter des yeux car c'était ce qui lui permettrait de tenir le coup toute la soirée durant. La balle était dans le camp d'Alexander après tout, elle avait joué son tour en les réunissant ainsi dans cette pièce, même s'il ne le savait certainement pas.

Gardant les yeux détournés d'Alexander, l'étudiante posa son menton dans sa main. Peut-être que si elle lui disait qu'elle avait fait exprès de les faire être ensemble pour cette soirée de Saint Valentin il réagirait au lieu d'arborer ce même air stoïque. Il pourrait aussi très bien s'énerver du fait qu'elle ne le laisse pas tranquille et qu'elle continue à s'accrocher à quelque chose qui était définitivement perdu, du moins pour lui.

Le regard toujours fixe, elle était en train de peser le pour et le contre entre le fait de lui avouer sa manigance ou de la garder pour elle, et lorsqu'elle venait de se décider de lui dire – elle n'avait cependant pas encore établi quand elle le ferait – il lui murmura qu'elle était ravissante et, même si elle resta immobile, elle se tendit. Une seconde passa durant laquelle tous deux restaient silencieux, une seconde durant laquelle elle essaya d'analyser cette phrase et toutes ses implications. Les choses étaient déjà suffisamment difficiles, et Alexander venait de les rendre encore plus compliquées en exprimant ses regrets et en s'excusant d'avoir dit cette phrase anodine pour deux individus qui se cherchent lors d'un rendez-vous.


« Non tu as raison, tu n'aurais pas dû dire ça, » fit-elle avec une voix étrangement calme et posé tandis qu'elle baissait les yeux vers ses genoux, n'ayant plus la force de maintenir son regard sur la scène. Elle faisait attention à tous ses mouvements, ses pensées allaient et venaient dans son esprit sans lui laisser un moment de répit et elle était fatiguée de cette situation.

« Écoute Alexander, » commença-t-elle, cette fois avec un ton moins assuré, « cette situation est plus que difficile pour tous les deux, mais je voulais que tu saches que tu n'es pas ici avec moi par hasard. »

Elle tourna son visage vers lui, et s'attarda sur ses traits, son regard embué trahissant sa tristesse. « J'ai demandé à quelqu'un que je connais de nous mettre ensemble... » Un petit sourire ironique vint gâcher son expression si pure avant qu'elle ne détourne de nouveau vivement son regard vers la scène, « C'était stupide de ma part... » Elle aurait pu continuer sa phrase en y ajoutant « de croire que nous pourrions être de nouveau ensemble »...

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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Dim 3 Fév - 20:47

Alexander avait su au moment même où il lui avait avoué qu’elle était ravissante que c’était une mauvaise idée. Et une plus mauvaise encore de tenter de redresser le tir pour limiter la casse, puisqu’il n’avait réussit qu’à amplifier les choses. Se serait-t-il tu après avoir dit cela qu’on aurait pu croire qu’il n’avait été qu’un effet de son imagination, mais maintenant s’était sa belle assurance qui en prenait un coup. Qui aurait cru qu’un jouer un Malesbury de pur souche comme lui réagisse de cette manière, personne assurément. Ce n’était ni dans son caractère, ni dans ses habitudes de faire profil bas où de s’excuser après avoir dit ou fait quelque chose, mais avec Heather c’était plus fort que lui. Il savait qu’il devait tourner la page, et qu’à force de jouer avec le feu il allait se brûler. Pour le moment il avait choisit l’attitude la plus imperturbable qu’il avait, s’empêchant de laisser paraitre la moindre de ses émotions. Cela avait marché pour le moment, mais cela dit il n’était en sa présence que depuis deux, voir trois minutes. Ce court laps de temps avait suffit à lui rappeler ce qu’il s’évertuait à laisser de côté depuis un moment, mais comment arriver à garder la même attitude pendant trois, voir quatre heures seul à seul avec elle, il n’en avait pas la moindre idée.

Il n’aurait pas du dire cela. Cela faisait immédiatement plus réaliste quand c’était elle qui le disait, sans le regarder dans les yeux et d’un ton on ne peut plus posé. Alexander l’avait compris tout seul, mais ce ton calme avait le don de le faire réagir plus qu’un seau d’eau glacée ne l’aurait fait. En gros, il ferait mieux de se taire et d’éviter les sujet qui pourrait évoquer d’une manière ou d’une autre leur histoire.


« Bravo Alex, bien joué » Il avait prononcé ces mots à voix haute, mais plus dans un soupir de lassitude qu’autre chose, et les chances pour qu’elle ai pu les entendre étaient minimes. L’ironie était un moyen comme un autre d’évacuer le trop plein de sentiments qui pouvait l’agiter, et assurément celle qui lui convenait le mieux. Il allait dire quelque chose qui n’aurait pas été très intelligent quand elle reprit la parole, mais cette fois-ci le ton froid avait disparu.

Plus que difficile pour tous les deux. Si elle savait! Il s’abstint cependant de toute sorte de commentaire, et écouta la suite. Alors comme ça se n’était pas un hasard… Il fronça les sourcils: on lui avait dit que, justement, les couples de cette soirée étaient déterminés par tirage au sort, ce qui l’avait décidé à accepter de venir. Cette fois encore, il ne dit rien de plus, se contentant de garder les yeux fixés sur la rambarde, moyen efficace pour conserver l’attitude stoïque qu’il avait choisit d’adopter. Sauf qu’il ne tint pas plus d’une seconde chrono, et ce fut le regard triste d’Heather fixé dans sa direction qui acheva de le déstabiliser. N’importe qui l’aurait été, et lui encore plus qu’un autre.

Il se mordit la lèvre, habitude qu’il venait juste d’adopter, et n’en crut pas ses oreilles. C’était donc elle qui était derrière tout ça. Il aurait dû être fâché, lui demander pourquoi elle s’accrochait à lui comme ça mais c’était tout le contraire. Il venait de réaliser que, malgré ce qu’il avait fait, elle avait encore l’espoir que tout s’arrange. Ce qui lui arracha un sourire et une exclamation de surprise.


« Non… » Il y avait une touche d’intonation admirative dans sa voix. Il ne savait pas comment elle s’était débrouillée ni même pourquoi elle avait fait cela pour lui, mais c’était un son tour de faire quelque chose. Si elle avait cela, c’est bien qu’il y avait une raison!

Alexander observa la scène une fraction de seconde, et remarquant que rien ne s’y passait, décréta que l’attention d’Heather n’avait rien à y faire. Il arrêta de réfléchir comme une personne rationnelle, et ramena le visage de la jeune femme vers lui en lui tenant délicatement le menton. Ses traits où la tristesse se mêlaient à l’ironie, ses cheveux blonds noués avec cette queue de cheval si particulière. Si ‘Heather’, parce qu‘aucune autre étudiante ne nouait ses cheveux de cette façon. Ce regard bleu achevèrent de le convaincre. Il ne pouvait pas la laisser partir, quoi qu’il en coûte.


« Je ne trouve pas ça stupide, mais plutôt bien négocié au contraire » Il lui sourit en laissant le bout de ses doigts caresser sa joue, puis se rapprocha d’elle et l’embrassa. Comme ça, sans préavis ou signe annonciateur. Pas comme dans les films, quand les héros se retrouvent après des mois de séparation, mais plutôt du même style que celui qu’elle lui avait donné devant la salle informatique. Un frôlement plus qu’un baiser, puisqu’après tout il ne savait pas exactement comment elle réagirait. Il recula un instant après, restant toutefois plus proche qu‘il n‘aurait du, s‘il aurait respecté le cas dans lequel ils étaient, et lui murmura, ses yeux plongés dans les siens tandis que sa main ne quittait pas son visage:

« Ne t’attends pas à ce que je m’excuse ou que je te dise que je regrette, parce que ce n’est pas le cas… »
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Mar 5 Fév - 2:32

Un frisson parcourut la peau de l'étudiante. Elle resta immobile, encore, coincée dans cette attitude de marbre qu'elle avait empruntée à Alexander, respirant avec régularité alors que le rythme de son coeur s'emballait et qu'elle sentait l'angoisse tendre ses muscles. Cette sensation s'aggrava, comprimant sa poitrine, lorsqu'il vint poser sa main sur son visage. Elle ferma les yeux et se laissa guider, croyant qu'elle ne pouvait subir à la fois le contact de sa peau contre la sienne et soutenir son regard. Mais cette sensation était trop familière, alors elle rouvrit les yeux.

Il se déroula quelques secondes durant lesquelles elle essayait de ne pas disparaître dans son regard, puis se pencha vers elle et effleura ses lèvres des siennes. Durant l'infime temps que dura ce baiser, elle eut néanmoins le temps de venir poser sa main sur celle d'Alexander et de refermer ses doigts dessus. Stupéfaite par ce qu'il venait de faire, conservant néanmoins ses doigts prisonniers des siens, elle resta muette, une expression d'incompréhension sur le visage. Après tout, elle avait espéré ce moment, comme elle avait espéré qu'il se décide un jour à l'embrasser avant le bal de Noël et comme elle avait imaginé des dizaines de scénarii pour cette soirée de Saint Valentin. Mais maintenant qu'il tenait son visage entre ses mains, elle se sentait perdue.


« Attend... »

Elle se redressa soudainement, mais garda tout de même la main d'Alexander serrée dans la sienne, comme le paradoxe qui régnait dans sa tête : elle le repoussait alors qu'elle avait attendu qu'il fasse un geste pareil depuis deux mois.

« Alex... » murmura-t-elle de nouveau, comme si c'était la seule chose qu'elle puisse prononcer, « Tu peux pas faire ça sans - » mais elle fut interrompue par les trompettes qui annonçaient le début de l'opéra. Les lumières s'éteignirent et l'intensité lumineuse de leur lampe diminua. Un bruissement de chuchotements s'éleva de l'assemblée qui devint soudain silencieuse alors que le chef d'orchestre faisait son apparition. Heather lâcha alors la main d'Alexander pour applaudir avec les autres étudiants tandis qu'elle s'éloignait de lui. L'orchestre commença à jouer les premières notes de l'opéra et les yeux de la Danoise devinrent brillants. Elle avait toujours beaucoup aimé l'opéra pour la puissance des mélodies, mais ce soir-là, c'était comme si les notes la touchaient au plus profond d'elle-même.

Il se déroula un long moment qu'elle n'aurait su mesurer durant lequel elle s'était perdue dans la contemplation de la scène et dans l'écoute de la musique. La lampe de leur loge était éteinte maintenant, et toute la salle plongée dans l'obscurité recevait pour seule lumière le spectacle de la scène. Elle fut comme sortie de son doux sommeil par une larme tiède qui coulait sur sa joue et dont elle n'avait pas pressentie la naissance. Son regard coula alors vers sa gauche, là où était assis Alexander, et elle reconnut son profil dans l'ombre. Elle ne savait pas quelle impulsion stupide l'avait poussée à interrompre ce qui ressemblait vaguement à une conversation, mais les quelques minutes qu'elle avait prises à se laisser porter par la musique, à dépoussiérer son esprit de tout ce qui était inutile, avaient été bénéfiques, et alors elle fit glisser sa main vers l'Anglais, et elle vint reprendre la même main qu'elle avait serrée avec ferveur. Cette fois, elle glissa ses doigts entre les siens dans un mouvement plus doux, et elle se pencha pour murmurer à son oreille.


« Je ne sais pas pourquoi tu as fait ça, mais tu me dois des explications... » Elle se tut quelques secondes, le temps de regarder l'action qui se déroulait sur scène, puis elle reprit, « Tu n'as pas le droit de me faire souffrir à nouveau, et je sais que tu n'en as pas envie, je le sais... Seulement, tu ne peux pas agir comme s'il n'y avait rien d'autre que toi, nous sommes deux dans cette histoire, deux. » De son autre main qu'elle posa sur la joue d'Alexander, elle orienta son visage vers le sien. « Pourquoi ? » souffla-t-elle alors, « Pourquoi tu as rompu ? Pourquoi tu m'as repoussée ? » elle serra sa main, « Pourquoi tu m'as embrassée ? »






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Alexander Malesbury
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Mar 5 Fév - 20:05

Alexander avait littéralement sauté dans le vide, sans la moindre idée de la profondeur du gouffre dans lequel il se jetait mais en y allant tête baissée, comme toujours. Il avait choisit de l’embrasser contre toute attente et toute logique, ce qui était irréfléchi et impromptu, mais l’instant décisif était sur le point de se jouer: il se rendait maintenant compte qu’il y avait des dizaines de manière de réagir face à ce qu’il venait de faire. Il se demanda comme il avait pu croire que cela résoudrait tout, il n’aurait été qu’à moitié surpris de se faire repousser, voir gifler. Cependant, il fut une fois de plus surpris par la réaction d’Heather, qui posa à son tour sa main sur la sienne. Mais il était vrai qu’il n’arrivait jamais à prévoir comment elle réagirait, dans quelque domaine que ce soit, et c’était justement ce qui lui plaisait chez elle. Leurs regards se croisèrent, et il saisit la lueur de ses yeux qui indiquait, sans le moindre doute, qu’elle était perdue. C’était compréhensible, qui ne l’aurait pas été dans son cas?

Un frisson lui parcouru la nuque quand elle murmura son prénom, tandis qu’elle s’écartait de lui. Ce qu’il devait faire maintenant, il n’en avait pas la moindre idée, mais il était convaincu qu’il n’avait pas parcouru tout ce chemin pour rien. Elle avait reculé, mais sa main serrée dans la sienne était le plus évident des messages, et il arrivait encore à comprendre cela. Il l’avait blessée, il le savait mais il allait réparer cela. Cette certitude venait de s’imposer d’elle-même, et il voulut lui dire quand elle lui murmura qu’il ne pouvait pas faire cela. Le spectacle commença alors, et il ne pu que froncer les sourcils, presque déçu de l’interruption de leur conversation, qui était parfaitement légitime cela dit. Il resta donc silencieux, et du contenir l’envie qu’il avait de reprendre la main d’Heather qui s’était éloignée. Quand les lumières faiblirent pour finir par s’éteindre complètement, il applaudit sans grand enthousiasme: l’Opéra n’avait jamais été son genre préféré, et les pensées qui s’entrechoquaient dans son esprit ne lui permettraient surement pas de remédier à cela.

Il détourna également les yeux vers la scène, puisqu’Heather ne semblait pas prête à continuer. Son regard se perdait sur le parquet de la scène, sans fixer de point précis tandis qu’il tentait de se concentrer sur la musique. Les notes mirent plusieurs minutes avant qu’il ne puisse vraiment les ressentir, mais sa culture musicale prit le dessus et il se contenta d’écouter, sans ressasser sans cesse les mêmes choses. Il ferma les yeux quelques secondes, mais les rouvrit en sentant la main d’Heather revenir de mêler à la sienne. Il pencha la tête sur côté pour entendre ses paroles malgré la musique, puis se tourna finalement vers elle. Des explications … En effet, c’était le moment, même si cela n’allait certainement pas être la partie la plus facile. Il remarqua la larme qui avait couler le long de sa jouer, et l’essuya du bout de son pouce. Il l’écouta sans rien dire: elle avait raison, il ne pouvait la faire souffrir de nouveau, et pour rien au monde il ne l’aurait fait.

Il se mordit la lèvre en entendant ses questions, mais il s’y attendait. Il avait agit d’une manière qui prêtait à confusion, les faisant souffrir tous les deux et maintenant changeait d’avis. Il quitta la scène des yeux, puis se tourna vers elle. Malgré l’obscurité, il distingua les traits de son visage, qui restaient un peu flou mais toujours aussi parfait. Pour cela, et aussi pour ce qu’elle avait fait pour les réunirent, il se devait de tout lui dire. Peut être partirait t-elle en courant, mais c’était un risque qu’il fallait prendre.


« Je ne ferai plus souffrir, je te le promet » Pour être était-ce un peu prétentieux, mais c’était la stricte vérité: il allait tout faire pour que plus rien ne se mettre entre eux, quitte à envoyer son père au diable. « J’ai été stupide de te faire cela, mais sur le moment je ne voyais pas d’autre solutions » Il eu un sourire, mi désolé mi ironique « Mais ça n’excuse rien, au contraire »

Le moment des explications étaient maintenant venu, à la fois pour qu’elle cesse d’être dans le doute à son sujet et pour qu’elle sache que ce n’était pas contre elle. Il inspira un grand coup, serra la main de la jeune femme un peu plus fort dans la sienne comme pour se donner du courage et baissa les yeux pour parler. Le motif semblerait ridicule à quiconque n’était pas anglais, mais était malheureusement on ne peut plus sérieux. « Si j’ai rompu, et si je t’ai repoussée depuis Noël, il faut que tu sache que ce n’était pas de ta faute. Pas du tout. C’était à cause de moi, de ma famille, et dans un sens j’ai agit comme si j’étais seul à lieu de t’en parler. »

Il fixa de nouveau le regard bleu d’Heather, et se mordit la lèvre « Pour ça, je suis désolé » C’était vrai, il s’en voulait maintenant de l’avoir laissée tomber, car il n’y avait pas d’autre mots. Il avait rompu du jour au lendemain sans lui laisser de chance, et elle ne méritait pas cela. Avec n’importe quelle autre peut être, mais pas elle.

« Tu te souviens, je suis rentré en Angleterre pendant les vacances ? Là bas, j’ai revu ma famille, et mes parents. Mon père dirige une très importante société d’aérospatial anglaise, et envisage une association avec une autre firme du genre, au moins aussi puissante. Le soucis, c’est que le propriétaire de cette entreprise est un très bon ami de mon père et qu’il n’a pas d’autres héritiers qu’une fille unique »

Ses yeux étaient de nouveau fixés sur la balustrade, ayant oublié jusqu’à l’existence d’un spectacle sur la scène tandis qu’il résumait la situation. Cependant, il gardait la main d’Heather dans la sienne, pour se forcer à continuer et se rappeler pourquoi il faisait cela, et pourquoi il l’avait fait. Pour elle, pour ne pas avoir à lui mentir.

« Ils ont alors cru avoir l’idée du siècle, qui les arrangeait bien tous les deux: faire en sorte que les sociétés s’associent au moindre coût, grâce au mariage des héritiers. Je t’assure que c’est encore répandu en Angleterre, dans notre milieu du moins. Sauf que je n’aurais jamais cru être victime de ce genre de traditions. »

Il baissa légèrement la voix, ses yeux verts rivés sur ceux d’Heather. « On venait juste de se rencontrer, de passer Noël ensemble et voilà qu’on m’annonçait que j’avais pour fiancé la fille la plus stupide que j’ai jamais vu. Imagine! Sauf que, pour éviter que je refuse, mon cher père à promis de me déshériter si je tentais quoi que ce soit. Adieu l’école, l’avenir, toi … »

Il lui caressa les doigts du bout des siens, puis conclut: «Si j’ai rompu, c’est parce que je ne voulais pas que tu subisse ce que ma famille à décidé pour moi. L‘idée de tout arrêter était insupportable, mais je ne pouvais pas non plus continuer comme ça en te mentant, tu ne mérite pas ça »

Il marqua une pause à la fin de sa tirade, puis esquissa un sourire _un vrai, cette fois-ci, qui illumina son visage d’une expression espiègle_ « Et si je t’ai embrassé, c’est parce que tu m’as tellement manqué pendant tout ce temps que je ne peux pas rester une seule seconde de plus sans toi. Et tant pis pour l’héritage, je pourrais bien devenir artiste peintre à Venise du moment que tu es avec moi » Une déclaration d‘Alexander? Ce serait une grande première, mais peut être bien …
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Mer 6 Fév - 1:14

[Ma réponse va faire miteuse Laughing ]


Alors comme ça, c'était un mariage arrangé... Certainement, cela expliquait tout, mais la jeune femme ne pouvait s'empêcher de penser que cette histoire était complètement rocambolesque et absurde. Mais comment lutter contre la famille, surtout lorsque celle-ci pouvait tout vous donner et tout vous reprendre un en claquement de doigts ? Elle-même aurait pu se trouver dans la même situation... La tête légèrement penchée sur le côté, Heather avait patiemment écouté le récit d'Alexander, patiemment car elle avait le sentiment qu'il n'y avait plus d'urgence, c'était comme si, à mesure qu'Alexander parlait, elle savait qu'il sera là pour longtemps, que leur histoire ne courait plus aucun danger, qu'elle était sauve. Elle se mordillait les lèvres en le regardant parler, profitant de chaque image de lui que ses yeux pouvaient lui donner, comme pour étancher une soif qu'elle avait eu à supporter depuis longtemps. La jeune femme se sentait tellement bien en cet instant qu'il aurait pu durer indéfiniment : la lumière tamisée de l'opéra, Mozart, et Alexander rien que pour elle. Un rire s'empara d'elle et ce fut comme si son visage reprenait son aspect normal avec cette gaieté qui semblait irradier de sa personne. Mais au fond, c'était simple à comprendre : Heather et Alexander.

Ils étaient déjà très proche, et il ne fallut à Heather qu'un léger mouvement pour que ses lèvres viennent rencontrer celles d'Alexander dans un baiser qui dura aussi longtemps que le souffle de l'étudiante le lui permettait. Elle garda son front posé contre le sien, comme ils avaient eu l'habitude de le faire auparavant et comme ils le referaient certainement plus tard. Un sourire béat accroché aux lèvres, sourire qui ressemblait assez à celui qu'elle avait à la soirée de Noël, elle garda ses yeux plongés dans ceux d'Alexander un instant encore, avant de l'embrasser une seconde fois.


« Tu ne sais pas peindre... » fit-elle en riant, avant de glisser ses bras autour du cou de l'Anglais pour se rapprocher de lui au maximum de ce que les accoudoirs leur permettaient, « et on ne parle pas un mot d'italien... » Elle se recula soudain, et après avoir penché le visage sur le côté, elle porta un regard faussement inquisiteur sur Alexander : « Ou alors tu as énormément de talent dans le domaine pictural et tu ne me l'as pas dit, et dans ce cas que je t'en voudrais énormément ! »

Elle avait retrouvé sa joie de vivre en même temps qu'Alexander avait retrouvé sa place dans sa vie, place qu'il n'avait que trop peu occupé jusqu'à ce jour, mais elle était bien décidée à ne plus l'en laisser sortir, malgré la volonté de sa famille qu'il en soit autrement. Ils n'étaient pas dans une tragédie shakespearienne et elle trouvait qu'ils avaient dû subir suffisamment de malheur pour le moment. Maintenant qu'ils étaient deux dans cette galère, ils arriveraient sûrement à trouver une solution. Heather n'en voulait même pas à Alexander d'avoir attendu deux mois, ces quelques semaines étaient derrière elle, et elles ne représentaient rien comparés à ce qu'elle entrapercevait maintenant avec lui. Après tout, ne venait-il pas de lui dire, dans ses mots à lui, à quel point elle pouvait compter pour lui ?

Elle redevint sérieuse, et voyant l'inconfort de sa situation, elle se leva de son siège et rejoignit Alexander en s'asseyant sur ses genoux. Elle se lova contre lui, nichant son visage dans son cou, et jouant de nouveau avec ses mains comme elle aimait tant le faire, elle resta un moment silencieuse, légèrement surprise de la rapidité avec laquelle elle venait d'effacer tout ce qu'il venait de se passer pour reprendre leur histoire à l'endroit où ils l'avaient laissé. Comme si rien n'avait de prise sur eux.


« Pour ton père... » commença-t-elle, un peu hésitante car elle ne s'était jamais aventurée à évoquer le sujet, « on va trouver une solution... »

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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Mer 6 Fév - 16:33

[ Tes réponses sont jamais miteuses ... ]

Maintenant qu’il lui avait tout expliqué, Alexander se sentait libéré d’un poids, celui d‘un secret que l’on porte malgré soi. Il n’aurait jamais cru que les choses pourraient s’arranger, et sans son coup de tête elles ne l’auraient probablement pas été. Mais il s’était lancé, et l’utilité de son geste lui apparut au fur et à mesure qu’il parlait: le visage d’Heather rivé sur le sien montrait sans aucun doute possible qu’elle comprenait, qu’elle ne lui en voulait pas et qu’elle était redevenue elle-même. Rien que pour la revoir heureuse, gaie, Alex se félicitait d’être venu ce soir, et dire qu’il avait été à deux doigts de rester dans sa chambre d’étudiant! Le cadre semblait idyllique pour une réconciliation, et c’était exactement ce qui était en train de leur arriver, si naturellement qu’ils ne s’en étaient même pas rendu compte. Cela paraissait normal maintenant, de sourire comme ça comme si tout ce qu’ils vécus ces derniers mois s’était effacé pour ne former plus qu’un mauvais souvenir.

Leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, comme pour sceller leur réconciliation, aussi longtemps qu’ils le pouvaient sans être essoufflés. Le peu de temps où ils avaient été ensemble auparavant avait été l’exemple d’une relation très fusionnelle, physique, et ils la reprenaient au même point. Ils n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, à se dévorer des yeux dans la pénombre de la salle d’Opéra, la main dans la main. Dans un sens, il avait l’air d’un des couples de cette Saint Valentin, mais avec une histoire unique. Et tant pis si cela faisait cliché, cet instant était unique et ils auraient très bien pu être seul dans l’Opéra entier, tant son attention était portée sur Heather.


« Je ne sais pas peindre ? Bien sûr que si, j’ai même reçu un prix en CP! Pour le lapin le plus original » D’accord, il ne précisa pas que ledit lapin était bleu avec trois oreilles, mais c’était pour le principe. Qui a dit qu’il fallait être compréhensible ou savoir peindre pour être artiste, regardez les œuvres contemporaines! Bon, il était irrécupérable de ce côté-là, mais qu’importe. Il lui sourit quand elle lui fit remarquer qu’aucun d’eux ne parlait italien. « Hum, et alors ? Je peux dire pizza et grazie, ça suffit bien! » Il lui redressa le visage avant de déposer un autre baiser sur ses lèvres « Fâchée, vraiment ? J’aimerais bien voir ça … »

Alexander avait du mal à réaliser qu’il était là, avec elle en train de rire et de se comporter comme un jeune premier romantique alors que l’heure d’avant il était convaincu qu’aucune solution ne s’offrait à lui. Elle avait bien fait de les réunir, ne serait-ce que pour lui donner le déclic de rétablir la situation. Peut être l’aurait t-il fait, mais bien plus tard et encore, il n’en était pas sûr. Enfin, ce n’était pas le moment de refaire le monde avec des si, ils s’étaient retrouvés et semblaient planer sur leur petit nuage.

Quand elle s’installa contre lui, Alex referma ses bras autour d’elle et appuya son menton contre ses cheveux blonds. Instinctivement. Quiconque les aurait vu en ce moment aurait cru qu’ils étaient ensemble depuis un long moment, mais certainement pas qu’ils étaient presque des étrangers l’un pour l’autre une vingtaines de minutes auparavant. Mais c’est bien connu, les habitudes s’oublient mais ne se perdent pas. Et là, comme si ces deux mois n’avaient durés que le temps d’une seconde qu’il valait mieux oublié, ils étaient redevenu le plus beau couple de l’école.


« Une solution ? Crois moi, je connais mon père et il ne va pas laisser tomber comme ça. Au mieux il me fiche dehors si je refuse. » Il soupira, puis retrouva un sourire teinté d’ironie « Mais tu raison, il y surement un autre moyen de s’en sortir de me la jouer fils rebelle » Il disait cela avec optimisme, mais n’y croyait guère: malgré leur pragmatisme, les anglais étaient têtus et attachés aux traditions. Cela voulait dire qu’il avait environ une chance sur mille de réussir à la fois à rester avec Heather et de conserver son statut d’héritier. Mais son choix était fait.

Il lui vola un baiser, puis reporta son regard vers elle: ses yeux brillaient
« Après tout, on a déjà bien avancé tu ne trouve pas ? »
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Jeu 7 Fév - 20:24

Finalement, les organisateurs de la soirée n'avaient pas eu une aussi mauvaise idée que ça, la soirée était parfaite : des lumières tamisées, des fauteuils confortables, une douce musique de fond et un peu d'intimité pour chacun des couples... Mais cet avis était purement subjectif, et quiconque ne passait pas un bon moment avec son partenaire se retrouvait confronté à une toute autre réalité, à savoir l'inconfort des sièges, la musique lyrique qui pouvait ennuyer ceux qui n'y connaissaient rien et un désagréable sentiment de gêne envers la personne avec qui ils étaient coincés dans ces espèces de mini box. Alexander et Heather faisant partie de la première catégorie, et étant en plus des cas particuliers de cette catégorie puisqu'ils étaient de nouveau un couple depuis trois minutes à tout casser – ils étaient donc dans la phase la plus intéressante d'une relation amoureuse – il était normal qu'ils ne ressentissent aucun des inconvénients sus-nommés.

Ils étaient retombés dans leur petite bulle de laquelle on ne pouvait les sortir quand ils étaient ensemble, ce qui avait eu le don d'énerver certains étudiants de l'ISP qui sollicitaient sans arrêt le-si-populaire Alexander Malesbury. Mais, et c'était là sûrement une réaction puérile et futile, Heather ne laissait rien ni personne les déranger en ignorant tout mouvement autre que ceux effectués par son Anglais. Elle revendiquait presque sa propriété, même si jamais elle ne le dirait de la sorte...

Sa réflexion à la recherche d'une solution au problème d'Alexander fut interrompue par le contact soudain de ses lèvres sur les siennes, et elle sourit. Il n'avait pas tort, quelques dizaines de minutes encore auparavant leur situation leur paraissait désespérée, et elle était maintenant blottie dans ses bras. Néanmoins, elle n'arrivait à décrocher son esprit du père d'Alexander et de ses exigences : elle avait vécu la douleur d'être séparée de lui une fois, elle ne souhaitait pas que ça se reproduise et l'idée même que cela puisse encore avoir lieu lui arracha un frisson.


« Mais, si tu es déshérité, ton père ne trouvera personne à qui passer la firme... » fit-elle, plus pour elle-même que pour Alexander, « mais toi, tu la veux cette entreprise ? » demanda-t-elle finalement, en rehaussant un peu son visage pour mieux le voir.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre que son cerveau partait déjà dans un autre raisonnement. Elle ne voulait pas lui laisser régler ce problème seul : ils étaient deux.

« De toutes façons, il y a aussi ma famille, et c'est rien de le dire, mais on roule sur l'or... » Elle vint enrouler une mèche de ses cheveux blonds autour de son index et continua à jouer ainsi avec alors qu'elle continuait sa réflexion à haute-voix, « On pourra toujours t'aider, et puis mon père a des contacts en Angleterre, il te trouvera sans problèmes du travail, et avec ton diplôme, on ne pourra rien te refuser... »

La Danoise n'avait pas véritable conscience qu'elle était déjà en train de parler de ce qu'il se passerait dans deux ans, mais c'était comme si elle avait implicitement établi que même s'ils n'étaient plus ensemble, elle resterait à ses côtés pour l'aider. Après tout, elle était un peu la cause de tout ce cirque, et peut-être que si Alexander ne l'avait jamais rencontrée, la question de son mariage ne se poserait pas. D'ailleurs, elle ne savait pas s'il avait parlé d'elle à son père... C'était une question à lui poser.

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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Ven 8 Fév - 22:50

C’était tout de même un extraordinaire coup du sort qui les avaient réunit tous les deux, quand on y repense. Sur le nombre d’étudiants de l’école, il fallait qu’ils soient tous les deux tombés ensemble. Il est vrai qu’Heather avait usé de ses relations de ce côté-là, mais le résultat restait de l’ordre d’une possibilité sur quoi, deux cent ? Mais pourtant, ils étaient là, dans leur loge de fortune qui faisait office de cocon, les isolant du reste de la salle sans pour autant laisser un sentiment de vide. Rien n’aurait pu être mieux pensé, à par peu être les cas comme lui qui n’aimaient pas tellement l’Opéra, mais c’était un autre soucis. En soit, la soirée n’aurait pas pu être meilleure: ils étaient tous les deux, et seuls. Sans ceux qui les regardaient comme des phénomènes ou qui tentaient par tous les moyens de leur adresser la parole. Non, pour une fois, il n’y avait qu’Heather et lui, ce qu’il avait été à mille lieu d’imaginer au moment où il a avait noué sa cravate. Il y avait d’ailleurs passé un bon moment, enfin …

Après ce qu’il venait de lui expliquer, il était normal qu’Heather se pose des questions: après tout, lui en avait fait le tour, mais son cas était relativement pour commun pour qu’on y prête de l’attention. Plus encore quand la personne en question était votre petit ami. Alexander esquissa un sourire en la voyant réfléchir à voix haute sur des théories de lège de la Malesbury Corps, puisqu’il était fils unique. Et si lui, Alex, dernière génération, avait envie de reprendre le flambeau de la fierté familiale. Il haussa les épaules: il n’avait pas vraiment réfléchit à la question, il avait toujours était convenu que était destiné à diriger, son éducation même avait été basée sur ces principes de succession, d’héritage, de management et de pouvoir. Il y avait eu les bonnes manières, mais on ne peut pas dire qu’il se fut révélé un élève brillant de ce côté-là! Cas désespéré conviendrait mieux, puisqu’il ne savait toujours pas les usages anglais, au grand dam de sa mère: une fois, il avait même serré la main à une vieille baronne quand elle lui avait tendu la sienne, et avait de justesse évité un conflit entre la bonne société anglaise. Enfin, qui avait décidé que les hommes devaient faire un baisemain aux vieilles dames aussi! A Heather d’accord, mais la vieille baronne … Non!


« Hum, et bi... » Il se tut tandis qu’elle semblait en pleine réflexion sur son avenir, si jamais il lui arrivait quelque chose ressemblant à un déshéritage. Elle était prête à l’aider et lui trouver un job, puisque comme une grande majorité des étudiants d’ici, elle était issue d’une famille puissante et fortunée. Des hautes sphères de sa Société en somme, comme lui-même si sa position actuelle était délicate. Cela dit, ce n’était pas encore à l’ordre du jour, même si c’était évidemment tout de suite plus rassurant d’avoir à ses côté celle que l’on aimait, Alexander n’avait pas la tête à ça pour le moment, et mit fin à son questionnement en lui effleurant les lèvres.

« C’est gentil de préparer mon avenir, vraiment, mais tu ne crois pas qu’il y aurait mieux à faire pour un soir de la Saint Valentin ? » Il eu une expression amusée sur le visage, et continua en gardant ses yeux posés sur elle. « Tu sais quoi ? On va plutôt se la jouer Carpe Diem ce soir »

Il avait décidé ça sur le moment, mais l’Opéra était, tout compte fait, assez répétitif, et l’atmosphère commençait à se faire étouffante. Soit c’était lui, ou non, mais le fait est qu’il avait envie de sortir un peu, se dégourdir les jambes, prendre l’air, hurler ou n’importe quoi d’autre, mais être lui-même. Or, Alexander Malesbury n’était pas le genre de personne à passer des heures en costume 3 pièces dans un théâtre ou un Opéra sans piper mot. Il se leva alors de son siège en gardant Heather devant, faisant le moins de bruit possible: après tout, les cloisons n’étaient que des panneaux de fortune, et lui murmura à l’oreille:

« Ça te dit Amsterdam by Night, version Alex Malesbury ? » Il était sérieux, et pour illustrer ses paroles il ôta sa veste qu’il déposa sur les épaules de la jeune femme (c’est bien connu, les femmes ont toujours de magnifiques robes, mais jamais de manteau!) puis l’entraina à l’extérieur du balcon en fermant la porte le plus discrètement possible. Lorsqu’ils furent de le hall de l’Opéra, il la serra contre lui en gardant son bras autour de ses fines épaules, un large sourire aux lèvres et les yeux brillants:

« Prête, mademoiselle Nielsen ? »
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MessageSujet: Re: Are we only ashes and wine ? [R.]   Aujourd'hui à 14:34

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