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 Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy

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Fabrizio Cominotti
° Why be such a monster ?


Nombre de messages : 1544
Age : 27
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Date d'inscription : 14/12/2007

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Job: Enseignant
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MessageSujet: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:20



« Part of me has died and won't return
Part of me wants to hide the part that's burned »


• Identité :

Nom : Cominotti
Prénom(s) : Fabrizio
Surnom(s) : Fabrizio n'a qu'un seul surnom - Minotti - qui est en fait l'aphérèse de son nom de famille. Enfant, il faisait tellement de bêtises que les habitants de sa bourgade - exténués de répéter sans arrêt son prénom et son nom - ont décidé de réduire le tout en l'appelant ainsi.
Âge : 25 ans
Date de naissance : Un 10 mars particulièrement ensoleillé
Lieu de naissance : Dans un petit village près de Cefalù, au nord de la Sicile
Nationalité : Italienne en soi, même s'il aime à rappeler qu'il est Sicilien avant tout
Occupation : Professeur. Eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, Fabrizio a décidé - au terme de sa troisième année d'ISP - de faire carrière dans l'enseignement. Cette branche l'avait toujours secrètement attiré mais jamais il ne pensait réellement finir de l'autre côté de la barrière, en face d'une marée vivante de gamins indisciplinés et pas forcément épris d'Antiquité. Pourtant, Minotti releva le défi avec brio - son sens de l'humour et son humilité faisaient souvent de lui le professeur le plus apprécié des élèves - et c'est avec une certaine fierté qu'il a accepté de reprendre les reines des cours de Grec et de Latin de l'ISP.

• Scolarité :

Note à l'examen d'entrée : Troisième Année
Note à l'examen final : A son plus grand étonnement : 85/100. Ce fut un véritable désastre pour ses proches. Depuis toujours, il se prend pour un surhomme alors cet examen n'a fait que le conforter dans son orgueil.
Langues : Le Russe pour le fun. Le Français, parce qu'il apprécie énormément la gastronomie de ce pays. Même les habitantes y sont délicieuses. Enfin, l'Italien parce que c'est sa langue natale et que ça peut lui rapporter des points. Oui, Fabrizio aime mêler l'utile à l'agréable.
Options : Comme il se passionne pour la mythologie, il a tout naturellement choisi le Grec. En revanche, il a préféré le Dessin au Latin. Il parait que les modèles sont nues dès la troisième année.
Sport : Le sport étant l'un de ses domaines fétiches, il a choisi d'en pratiquer plusieurs : le baseball - son favori - le football et la natation.

• Psychologie :

Traits de caractère :
Cerner la personnalité de Fabrizio est loin d’être un jeu d’enfant. C’est tout un paradoxe souvent bien difficile à déchiffrer - voire à supporter - car on ne sait jamais sur quel pied danser en sa compagnie. Le jeune homme est, en effet, très lunatique. Il change d'avis comme de chemises et veut toujours tout et son contraire. Pour accepter de partager un bout de chemin avec lui, il faut vraiment être courageux et tenir le distance. Oui car Fabrizio n'est pas seulement un déconneur, un chieur, un taquin, non il est aussi très imprévisible. Il adore oser, voire même surprendre. Il bafoue les conventions haut la main parce que l’aventure a beaucoup plus de valeur que la routine à ses yeux. Alors bien sur, on le dit insouciant et c’est en parti vrai, bien que les gens oublient souvent que c’est aussi un jeune homme très rusé. A vrai dire, tout l'ISP l'a toujours pris pour un demeuré alors qu'en réalité, il est très cultivé. Et par dessus le marché, il aime transmettre ce savoir, c'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'il est devenu enseignant. Que ce soit dans le métier ou dans la vie en général il est intransigeant - il veut toujours la perfection - et même parfois méchant. Son sens de l'observation le rend redoutable parce qu'il connait toujours les points faibles de son ou ses interlocuteurs. Il a d'ailleurs cette manie de toujours dire haut et fort ce que tout le monde pensent tout bas, quitte à blesser la personne d'en face. Toutefois, ne vous méprenez pas, il est depuis la fin de ses études très introverti. Parler des autres ne lui posent aucun problème. Parler de lui, c'est une autre histoire. Il intériorise beaucoup peut-être même trop parce qu'il est trop fier pour montrer qu'il a mal. Il passe donc pour quelqu'un d'extrêmement orgueilleux alors qu’étrangement, il se remet perpetuellement en question lorsqu'il est seul à seul avec lui-même. Ce contraste fait de lui un jeune homme très instable, voire torturé de l’intérieur. Il est souvent en proie aux doutes et aux hésitations, oscillant entre une fierté démesurée et un manque de confiance total. Heureusement pour lui, il est de nature plutôt impassible ce qui fait que ses émotions - tout comme son histoire personnelle - restent souvent secrètes. Du moins, il s'efforce de les dissimuler. Quelques années auparavant, il était le plus grand Casanova de la région, mais les choses ont changé. Norah l'a changé. Il essaye d'avoir des relations plus ou moins - il reste Minotti quand même - sérieuses mais arrive toujours un moment où il ne peut plus continuer, où il craint l'engagement parce qu'il a la désagréable impression qu'il ne veut pas passer sa vie avec sa copine du moment. Il ne se fiche plus de l'amour. Il sait les dégats que cela peut causer. Ce n'est pas un jeu. Ce n'en ait plus un. C'est une faiblesse, un mal qui ronge. Si désormais il croit en son existence - il faut dire que son coeur a tellement souffert avec Norah qu'il ne peut plus en douter - il est toutefois persuadé qu'un amour heureux n'existe pas. La faute à son expérience, probablement.

Manies :
Outre les manies masculines habituelles comme se passer la main dans les cheveux ou mordiller légèrement sa lèvre inférieure, Fabrizio est quelqu'un de très tactile. Ne vous étonnez donc pas si vous le voyez 'caresser' le comptoir d‘un bar, ou encore effleurer l'écorce d'un arbre, palper le sable, ainsi de suite. C'est une manie chez lui : ce genre de contacts s'avère d'autant plus importants qu'ils sont une preuve de sa volonté de se sentir exister ou en tout cas de bien rester les deux pieds sur terre. Vous le verrez aussi très souvent adopter volontairement - juste par ironie ou pour délirer - l'expression de visage d'un 'gaga', vous savez, avec cette expression débile et ce sourire figé ? Autrement, il met souvent les mains dans ses poches : pas par nonchalance, juste parce que c'est une vieille habitude dont il n'arrive pas à se séparer. Enfin, s'il est loin d'être maniaque, il peut s'avérer très exigeant sur certains petits détails qui pour vous - citoyens honnêtes, humbles et intelligents - seront totalement déjantés. Un exemple ? Ne jamais lui présenter un verre de jus d'oranges artificiel, c'est un pur blasphème, et vous risquez de vous le prendre dans la figure.

• Autres :

Film préféré : Robin Hood : Prince of the Thieves
Livre préféré : Playboy assurément ! Dans un tout autre registre, il adore les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar mais personne n'est au courant. Certains doutent même de sa capacité à savoir lire.
Idole : Sangoku de Dragon Ball Z

• Il adore les oranges pressés
• Ne lui parlez jamais de 'religion'. Depuis la mort de sa mère, il y est très hostile.
• Il ne se sépare jamais de la gourmette que lui a offert sa mère lorsqu’il avait 9 ans.
• Petit, il voulait être membre d’un boys band
• Il se lève toujours aux aurores
• Il garde souvent une barbe de deux ou trois jours. N’y voyez pas le moindre souci esthétique, il est simplement fainéant.
• Lorsqu’il parle à une fille, il est inutile de préciser qu’il drague : c’est un pléonasme.
• Sienna Miller est son idéal féminin
• Statistiquement parlant, il a rafflé autant de 'rateaux' que de vraies petites copines, c'est à dire un seul.
• Il ne boit que de la vodka
• Il adore la pluie
• Il croit aux extraterrestres et voue un culte à tout ce qui vient de l'espace ou serait susceptible d'en provenir
• C'est un fan de BD et mangas en tout genre
• Il possède sur l'homoplate gauche un tatouage représentant le chiffre 2 de manière tribale. C'est simplement pour rappeler aux gens leur place dans la société. La deuxième !


Avatar : Ashton Kutcher
Fille ou garçon : Fifille travestie
Comment avez-vous connu le forum ? Bananou & Salvou I love you
Commentaires : Je m'aime Cool


Dernière édition par Fabrizio Cominotti le Dim 9 Mar - 10:30, édité 3 fois
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Fabrizio Cominotti
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:21

• Biographie :

Ascendance sociale :

Citation :
I know it's gonna take some time
I know he broke your heart in two
But for every lie you've ever heard
You can believe my every word
You make me shine just like the sun
You’re just the only one

Fabrizio baissa le volume de sa chaîne hi-fi et demeura un instant figé. Son cœur fredonnait les paroles de cette ritournelle comme si la mélodie ne l’avait jamais quitté. Il se dirigea alors vers son lit et s’empara d’une boîte amochée qu’il avait minutieusement dissimulé sous son matelas des années auparavant. Son regard se porta alors sur une photo blême représentant la famille Cominotti au complet. Ils semblaient tous heureux. Tu parles, que des conneries.

Son père - Ernesto - était un riche industriel Italien qui, de sa vie, n’avait fait qu’une seule chose : hériter. La société du doyen de la famille appartenait en effet aux Cominotti depuis des générations. Un soir, lors d’un dîner mondain, il avait aperçu Elsa Paucesca, la jolie brune que vous voyez sur cette photo. Il avait immédiatement su qu’elle serait sa femme. Et, à vrai dire, tout le monde en rêvait. En plus d’être un bon parti - elle était la fille d’Alberto Mesini, grand ambassadeur Italien - Elsa était d’une beauté incroyable. Lorsqu’elle se maria avec Ernesto, elle abandonna d’ailleurs sa carrière de mannequin pour se consacrer totalement à sa nouvelle vie, celle de femme au foyer.

En effet, Enzo - l’aîné - vint rapidement au monde. De nature très calme, il ne posa aucun souci aux Cominotti et incarna le fils idéal. Sage comme une image et ambitieux, c'était son père tout craché. Elsa insista pour avoir un deuxième enfant, espérant intimement que ce nouveau bambin hériterait à son tour des caractéristiques - intrépidité, insolence, enthousiasme - de sa mère. Son rêve fut exaucé avec Fabrizio. Regardez avec quelle lueur ses yeux observent son benjamin. Elle l’aimait plus qu’Enzo, plus que son mari, plus qu’elle-même. Le cœur de Fabrizio se serra et il laissa retomber la photo avant de ranger de nouveau la boîte, définitivement cette fois-ci.

C’était bien trop douloureux. Le sourire de son père était bien trop mensonger. Celui de son frère, hypocrite. Et le sien, bien trop évasif. Seule sa mère semblait incarner la pureté dans ce vil portrait de famille. Mais elle avait disparu tragiquement et avec elle s’était envolé le cœur de son fils. Lui aussi avait cessé de battre mais pas pour les mêmes raisons. Il refusait simplement de souffrir plus longuement. Il n'en avait plus la force.


Anecdote(s) de l'enfance :

Citation :
I'll make it different for us
Nothing but the best is left for us
Say one word
I disappear into thin air with this magic trick


Pour bon nombre de riverains, les Cominotti rimaient avec insolite voire même avec anormalité. Elsa et Ernesto n’avaient pour ainsi dire aucun point commun - si ce n’est la première lettre de leurs prénoms respectifs - si bien que tous s’étonnaient qu’un couple pourtant si incohérent parvienne tout de même à perdurer. Ernesto était réputé pour être un homme d’affaire redoutable, Elsa, une mère bien trop permissive. Et que dire de leurs enfants ? Là encore, la même incompatibilité subsistait. Enzo et Fabrizio incarnaient tout simplement le jour et la nuit. Ils n’avaient pas - mais alors pas du tout - les mêmes centres d’intérêt et, bien qu’aucune haine ne les anime, leurs discussions se limitaient bien souvent aux strictes marques de politesse. Et comme vous pouvez vous en douter, cette division familiale ne passait pas inaperçue. En effet, même lors de grands rassemblements conventionnels - les Cominotti se rendaient à la messe tous les dimanches - tous vaquaient quand même à leurs propres occupations ce qui - dans la perception Sicilienne de la famille - était inconcevable. Elsa gardait toujours un œil sur son benjamin, bien sur, mais elle papotait avec ses voisines au lieu de s‘afficher bras dessus bras dessous avec son mari. Ernesto d’ailleurs préférait discuter actualité. Enzo jouait sagement aux billes, et Fabrizio lui, comment dire... Fabrizio, lui, c’était une autre histoire.

« Minotti ! » hurla le Père Gabrielo, alors qu’il venait de surprendre l’enfant en plein délit. Bien qu’il soit haut comme trois pommes, Fabrizio se mettait toujours dans des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Ce matin là, il avait décidé de goûter à cette ‘chose ronde’ qui lui était pourtant interdite. Le petit chenapan avait réussi à se hisser sur l’autel et lorsqu’il entendit son nom résonner dans toute l’Eglise, il s’empressa de fourrer l’hostie dans sa bouche comme si cela pouvait lui assurer une quelconque protection. Quitte à être puni, autant arriver à ses fins.

« Sainte Marie, qu’avez-vous dont fait à ce pauvre enfant … » marmonna le prêtre dans sa barbe avant de reprendre sur un ton plus impétueux. « Vous ne vous arrêterez jamais ! Savez-vous au moins ce que vous venez d’avaler ? »

L’enfant lui fit signe que non.

« Le corps du Christ » conclut-il alors sur un ton volontairement solennel. A cet instant précis, Fabrizio déglutit difficilement - dans un 'glurps' mémorable - tout apeuré qu'il était parce qu’il venait d’entendre. Se pouvait-il qu’il ait réellement mangé un homme ? Le Christ, qui plus est. Le Père Gabrielo devina son affolement et ne put s’empêcher de rire. Minotti avait beau être un enfant turbulent, il n’en était pas moins attachant.

« Allez, allez » fit-il en l’attrapant par la taille avant de le déposer sur le sol. « Filez avant que quelqu’un d’autre ne vous surprenne »

« Mais mon Père, vous savez, c’est maman qui m’a dit d’y goûter » lança alors Fabrizio en guise de pseudo justification. C’était on ne peut plus naïf, mais pouvait-on lui reprocher ce trait de caractère ?

« Minotti ! » fit à nouveau le prêtre, le tout avec plus de condescendance que l'autre fois. « Croyez-vous vraiment que je ne devine pas vos mensonges ? » Il ajouta immédiatement. « Votre mère parle avec Monsieur Vellini depuis un bon quart d’heure déjà. De toute manière, elle a tellement d'autres soucis en tête qu'elle ne peut pas être à l'origine de vos sottises »

« Monsieur Vellini ? » répéta alors Fabrizio, intrigué. Pourquoi parlait-elle avec le médecin le plus réputé du village ?

« Ah, mon petit bonhomme. Tu es bien trop jeune pour … »

La porte de l’Eglise s’ouvrit subitement, Elsa venait de s’y engouffrer. Le sourire jusqu’aux oreilles, elle adressa un sourire au prêtre qui l’a salua et invita son fils à la rejoindre. C’est alors que le Père Gabrielo glissa à l’oreille du bambin une phrase inoubliable. Le genre de phrase qui marque une vie. Le genre d'une phrase que jamais plus on n'oublie.

« N’oubliez jamais que les autres doivent être votre priorité. Bientôt, vous comprendrez pourquoi je vous dis cela »

Anecdote(s) de l'adolescence :

Citation :
Easy as a kiss we'll find an answer
Put all your fears back in the shade
Don't become a ghost without no colour
Cause you're the best paint life ever made

Le Vendredi soir dans la vie d’un adolescent. Synonymes ? Virées en boîte - déhanchements endiablés, alcool à gogo et rencontre avec le sexe opposé - cinéma - veillée devant le dernier film de Brad Pitt ou de Monica Bellucci, au choix selon vos tendances - bowling, billard ainsi de suite. En un mot, quoiqu’il arrive, ‘sortir’ demeure le mot d’ordre. Et, à vrai dire qui oserait végéter un soir pareil ? Personne, à part peut-être certains « cas » comme Fabrizio Cominotti. Oui car ce qu’il faut bien comprendre c’est que si aujourd’hui rater une soirée entre copains lui semble inimaginable, il y a quelques années de ça, c’était très différent. Tout était différent. Même lui. Sa vie sociale ne ressemblait pas encore au désert de Gobi - vaste mais stérile -, il était dans les premiers de la classe, et chose plus extraordinaire encore, il était amoureux.

Depuis l’hospitalisation de sa mère - et le départ de son père et de son frère - il avait appris à se débrouiller seul, mêlant plus ou moins parfaitement vie scolaire et petits boulots. Bien évidemment, son quotidien était on ne peut plus exténuant. Du coup, il profitait de son vendredi pour se reposer, se ressourcer avant que ses problèmes ne refassent surface, avant qu’une nouvelle semaine ne reprenne. Il n’avait que 16 ans et gérer tout ce dont il s’occupait n’était pas si évident. Le bruit de la sonnette le tira subitement de ses rêveries passagères. Il alla ouvrir la porte et, sans même avoir eu le temps de calculer qui se trouvait sur le seuil, une furie enragée, Luz Castelli de son vrai nom - aussi connue pour être sa première petite amie - le propulsa contre un mur avec une délicatesse comment dire… virile.

« Surpriiiiiise » hurla t-elle en sautillant sur place.

« Tu sais » fit alors Minotti en pinçant légèrement ses lèvres. « Voir débarquer une fille chez moi, me faire plaquer puis embrasser par cette même fille, c’est déjà une très belle surprise… que, d’ailleurs, si tu veux mon avis, cette fille devrait songer à réitérer plus souv… »

« Minotti ! » le coupa-t-elle en prenant un air faussement agacé.

« Quoi ? »

« La ferme et écoute un peu ! Mes parents partent à Rome alors j’ai pensé que … » La jeune adolescente tira deux billets d’avion de sa poche et les secoua sous le nez de Fabrizio qui, rapidement, comprit où elle voulait en venir.

« Tu veux dire que… ? »

« Oui ! »

« Des vacances en amoureux ! Non ? Mais c’est génial ! »

« Le week-end seulement hein… » précisa-t-elle en lui tirant légèrement les oreilles. « Allez, prépare tes affaires » Elle le poussa vers les escaliers - sa chambre se trouvait à l’étage - et lui fit signe d’accélérer le mouvement.

« Quoi, quoi, quoi ? » s’étonna-t-il alors subitement alors qu’il venait de poser le pied sur la première marche.

« Notre avion part dans deux heures, on arrive sur Paris en début de soirée, j’ai tout prévu. Zen ! »

Fabrizio ne put alors s’empêcher de baisser les yeux. Aucun mot ne sortait de sa bouche.

« Ça ne va pas ? » fit-elle en utilisant la ceinture du jeune homme pour l’attirer vers elle comme si ce geste pouvait détendre l’atmosphère.

« Luz… »

« Ah non, ne me fais pas cette tête »

« Tu sais bien que… »

« Non ! J’en ai marre d’entendre toujours parler de ta mère ! » s’exclama-t-elle en lui coupant la parole. A chaque fois, c’était la même rengaine. Elle en venait même à douter de la véracité des excuses de Minotti.

« Mais - »

« Pas de mais ! Tu vas la voir à Palerme tous les week-end. Résultat : moi, je te vois jamais. En plus, je suis sure qu’elle sera ravie de voir que tu arrêtes de la materner. Tu as 16 ans, c’est pas à toi de la couver. Tu n’es pas son mari et tu n’y peux rien s’il vous a laissé quand il a appris sa malad… »

« Stop » fit-il en la poussant avant de s’éloigner volontairement des escaliers. Elle venait de le toucher en plein cœur. Il s’approcha du divan, posa une main dessus comme si son propre poids était devenu trop lourd - en réalité seule son émotion intérieure le dévorait - et il ajouta en restant dos à elle. « Pour ta gouverne, elle n’est pas malade »

« Tant mieux alors ! Puisqu’elle n’est pas malade, tu vas me faire le plaisir de te changer les idées avec moi ! A moins que tout ça ne soit qu’une excuse bien sur… »

« Tais-toi » fit-il alors en se retournant subitement. « Comment peux-tu penser ça ? » Il fronça les sourcils d’ahurissement comprenant très bien ce qu’elle sous-entendait. Lui ? Aller voir ailleurs ? Jamais ! Son enfance avait été marqué par l’enseignement chrétien et qui plus est, sa mère lui avait toujours appris à respecter les femmes. Seulement là, c’était elle qui l’insultait. « Je suis désolé, mais je n’irai pas avec toi. Ma mère a besoin de moi »

« Non, là tu te voiles la face. C'est toi qui as besoin d’elle » rétorqua-t-elle avec une lucidité étonnante.

« Et alors ? »

« ET ALORS ? » hurla-t-elle tout en se plaçant sous son nez, le regard empli de reproche et d'amour à la fois. « Il n’y a pas de place pour moi dans ta vie, j’en peux plus de cette situation. Je te demande de faire un choix. Si tu ne m’accompagnes pas à Paris, c’est fini entre nous »

Fabrizio eût du mal à réaliser l’ultimatum qu’elle venait de lui lancer. Certes, la jalousie - la paranoïa même - était probablement à l’origine d’une telle réaction, mais il ne pouvait pas lui pardonner. Comment pouvait-elle lui demander de choisir entre elle et sa mère ? Il la regarda droit dans les yeux. Il lui laissait une dernière chance. Elle pouvait encore se raviser et retirer ses paroles, mais il ne la connaissait que trop bien. Elle était fière et, comme il l’avait prévu intérieurement, elle détourna les yeux tout en croisant les bras. Il soupira, se dirigea vers l'entrée, ouvrit la porte silencieusement, avant de lancer sèchement :

« Dehors »

Voilà comment Fabrizio Minotti brisa l’histoire d’amour de sa vie.


Dernière édition par Fabrizio Cominotti le Sam 8 Mar - 11:58, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:21

***


« Tiens, c’est pour toi » fit-il en tendant un bouquet de fleurs multicolores à sa mère, l’air triomphant.

« Oh mon amour, fallait pas » commenta alors Elsa, tout en le serrant contre elle. Au fond, elle était plus que ravie mais elle se demandait tout simplement où Diable Fabrizio pouvait-il trouver de quoi lui payer ce genre de présents. Ses frais d’hospitalisation avaient réduit la plupart de son héritage à néant. Elle n’avait plus un sou et elle savait pertinemment que Fabrizio refusait toujours l’argent de son père. « Dis-moi, où as-tu trouvé l’argent ? » demanda-t-elle tout en se redressant sur son lit d’hôpital.

« Oh c’est simple je vends de la drogue tous les soirs » Un sourire sarcastique illumina le visage du jeune homme.

« Minotti ! »

« Oh Maman, je blague. T’en fais pas pour ça, je sais me débrouiller et faire les choses avec honnêteté » Et, en effet, il se contentait de bosser à mi-temps dans deux bars du village. « Bon alors, comment tu te sens ? » demanda-t-il en changeant volontairement de sujet. Il ne voulait pas qu’elle ait conscience des difficultés de son quotidien.

« Super » Elle ponctua ses propos d’un sourire qui se voulait rassurant. « A part ce bandeau sur ma tête qui m'enlaidit » Fabrizio ne put s’empêcher de rire aux éclats en secouant légèrement la tête. Sa mère serait toujours la plus belle femme qu’il ait jamais rencontré. Il ne disait pas ça par chauvinisme affectif. C’était un fait, rien de plus. Elle avait toujours été réputée pour son charme. Et en effet, c'était une beauté divine. Seulement voilà, aujourd’hui, Fabrizio n'avait pas envie de rentrer dans son jeu. Il avait des choses bien plus importantes en tête et sa dispute fatale avec Luz l'avait tellement atteint qu'il n'était pas d'humeur à rire.

« Papa t’as appelé ? »

« Non, il a juste envoyé une enveloppe avec un chèque »

« J’avais oublié qu’il était incapable de faire autre chose que de donner son fric » lança-t-il alors en détournant les yeux, crispé de colère.

« Fabrizio ça suffit ! »

« Maman, pourquoi tu le défends toujours. Il nous a abandonné »

« La vérité de ce monde Fabrizio, c’est d’aimer les autres, pas de les haïr. Je pensais qu’avec l’âge tu avais fini par le comprendre » fit-elle en ne le quittant pas des yeux. Elsa avait toujours eu un ascendant sur son fils. Et lorsqu’il proférait des méchancetés, il ne parvenait jamais à la regarder dans les yeux comme s’il avait honte d’affronter le regard d’un ange.

« Je refuse d’aimer ceux qui nous ont renié »

« Arrête de t’énerver pour ça mon ange »

« Appelle-moi Diable » rétorqua-t-il alors finalement en arborant un sourire cynique.

« Minotti » fit-elle en soupirant de désespoir. « Tu es l’être le plus pur que je connaisse alors ne dis pas n’importe quoi »

« Non, j’ai échoué » dit-il en s’asseyant au bout du lit, le regard dans le vide. « Je n’ai même pas été capable de les retenir à la maison. Quelqu’un de bien y serait parvenu »

« Tu n’es pas responsable ! Tu en fais déjà assez pour moi. Tu en fais même trop »

« On n’en fait jamais trop pour sa mère » répondit-il alors immédiatement en plongeant ses yeux sombres dans les siens. Le moment aurait pu être l'apogée de la perfection relationnelle mais sa mère posa subitement une main sur sa tête. Son visage se crispa de douleur.

« Maman, ça va ? »

« Oui. Oui, t’inquiète pas. Un léger maux de tête, rien de plus »

« Bon, je vais te laisser te reposer. Je repasse dans deux petites heures » lança-t-il en se dirigeant vers la porte.

« Chéri »
« Oui ? »
« Tu n’as pas oublié de me parler de quelque chose »
« Euh… » Il leva les yeux vers ciel et s’interrogea.
« Luz m’a appelé »
« Quoi ? »
« Je suis au courant pour vous. Ecoute, je ne veux pas que votre couple se brise en mille morceaux à cause de moi. Elle était effondrée au téléphone et elle tient vraiment à toi. Va la voir et excuse toi »
« Alors ça, plutôt rêver ! » fit-il sur un ton amer.
« Fabrizio, pour l’amour de Dieu, arrête de te braquer ! Ton orgueil te perdra »
« C’est pas une question d’orgueil. Elle … »
« Quoi ? »
« J’ai fait un choix. Je veux m’y tenir, c’est tout »
« Ah, donc tu ne l’aimais plus ? »

« Non, c’est pas ça. Mais j’ai d’autres priorités. J’ai pas envie d’une histoire d’amour maintenant, ça complique toujours tout » Naturellement il détourna les yeux. Il venait de sortir le plus beau mensonge de toute sa vie. S’il avait renoncé à Luz, c’était parce qu’il ne pouvait pas renoncer à sa mère. Mais il refusait de la rendre responsable de leur rupture.

« Je vois. Ton cœur veut encore papillonner »

« Voilà » Il baissa les yeux de douleur, prenant soudainement conscience de ce qu’il avait perdu. Luz était extraordinaire. Il avait simplement du faire la concession de sa vie.

« Minotti ? » demanda alors à nouveau sa mère comme si elle sentait que quelque chose clochait.

« A tout à l’heure » conclut-il simplement en fermant la porte derrière lui.

Le hic, c’est qu’il n’y aurait pas de tout à l’heure. C’était la dernière fois qu’il la voyait en vie. Elle était décédée un quart d'heure plus tard. En trois jours, il avait perdu les deux femmes de sa vie. Il ne serait plus jamais le même.

Anecdote(s) à l'ISP :

Citation :
You make me sick
Because I adore you
Space dementia in your eyes
I'd cut your name in my heart


Sa voix douce et mélodieuse résonna longuement dans les oreilles de Minotti avant de s’infiltrer dans son esprit, le plongeant ainsi dans une multitude de souvenirs, souvenirs dont il ne soupçonnait même plus l’existence. Seule sa mère avait cette faculté de bercer par la parole - un peu comme si chaque mot formait un son, chaque phrase un rythme - d’apaiser qui que ce soit et ce uniquement grâce à ce genre de ritournelles. Norah semblait donc avoir hérité du même don, à moins bien sur que cet étrange phénomène soit uniquement lié à Fabrizio. Quoiqu’il en soit, le regard du jeune homme se fit plus lumineux comme si la délectation - irrémédiablement provoquée par la phrase de Craig - se reflétait dans ses yeux. C’était tellement inespéré qu’il peinait à s’imprégner du sens de ces quatre mots, de leur signification. Pourtant, elle venait bel et bien de les dire à voix haute. Il avait gagné sa confiance. Il interprétait ce ‘cadeau’ comme un tournant important dans leur relation bien qu’il soit pleinement conscient de l’étrangeté permanente de leurs rapports.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, il prenait avec beaucoup de sérieux cette minime avancée parce qu’il savait le terrain des sentiments glissant, surtout dans son cas. Les gens le prenaient souvent pour un coureur de jupon, un homme brûlant les étapes - chose vraie, en soi - mais lorsqu’il était réellement amoureux, Minotti avait plutôt tendance à ralentir la course, à freiner. Les battements effrénés de son cœur l’effrayaient. Par conséquent, cette situation lui convenait dans la mesure où il pouvait prendre le temps de dompter ses soubresauts, de s’y habituer. De toute manière, il était réaliste sur son sort. Quelques jours plus tôt, des rumeurs circulant au sujet de Matthew et Norah étaient parvenus jusqu’à ses oreilles. Il avait immédiatement compris. Il avait souffert de cette nouvelle mais n’avait pas pour autant baissé les bras.

Tenace, Minotti espérait simplement qu’elle change d’avis ou tout du moins, qu’elle réalise que Matthew n’était pas le bon. Il n’avait pas non plus cette certitude, je veux dire, celle d’être le bon. La seule chose qu’il savait c’est qu’il lui apporterait quelque chose de différent, de nouveau, qu’il lui montrerait la vie sous un autre angle, et bien entendu, il savait désormais que ses sentiments n’étaient pas uniquement lié à un simple « crush ». Ils étaient bien plus puissants, bien plus ancrés en lui. C’est d’Amour dont il était question. Tandis qu’elle s’installait à sa guise, Minotti porta son attention sur le magazine qu’il tenait entre les mains comme pour lui faciliter la tâche, comme s’il ne voulait pas que son regard la mette mal à l’aise. Lorsqu’il releva la tête, la demoiselle était sagement assise en travers du lit. Il esquissa un sourire qui ne signifiait rien d’autre que son bonheur intérieur.


« Bon la première chose à savoir, c’est que l’équipe fut fondée en 1883 » fit-il en refermant son magazine comme s’il réalisait brusquement qu’il n’en avait pas besoin. Il connaissait l’histoire de cette équipe par coeur. « C’est fou quand même. Ca date. J’étais pas né, toi non plus » Il se stoppa comme s’il venait d’être foudroyé par une idée ‘scotchante’. « Michael Jackson non plus ». Il secoua légèrement la tête réalisant qu’il venait de faire un hors-sujet monumental et continua son monologue. « Le premier match que j’ai vu d’eux, j’avais cinq ans. C’était contre les … »

***


« Et bon sang ! La balle a filé comme une fusée jusqu’aux bras de Josh » Il se stoppa pour reprendre sa respiration et renchérit. « Tu vois de qui je parle hein ? Dis moi surtout si tu ne sais pas »

Silence radio. Minotti fronça les sourcils et s’approcha à pas de loup avec la bougie. Adossée contre le mur, Norah s’était endormie. Fabrizio étouffa le rire qui ne demandait qu’à sortir - il ne voulait pas la réveiller - et posa la bougie sur la table de nuit. Approchant maladroitement ses mains d’elle, il recula aussitôt, gêné. Bon sang, il avait touché des millions de bras féminins et il était incapable de faire pareil avec Norah. Pourtant il le fallait, il n’allait pas la laisser dormir dans cette position maladroite parce qu’elle risquait de finir avec le dos brisé. Prenant son courage à deux mains, il l’allongea délicatement et posa une couverture sur elle. Il l’observa un instant, attendri : sa respiration lente prouvait qu’elle se trouvait désormais dans un profond sommeil. Il aurait pu passer la nuit à l’observer mais une petite voix intérieure lui conseilla de rester vigilant. Qui sait, elle pouvait se réveiller d’une minute à l’autre… Et, assurément, il aurait la honte de sa vie !

Il prit place en face de son bureau, décala la pile de livres et griffonna sur une feuille vierge la traduction qu’il tentait désespérément d’effectuer en début de soirée - « Je reconnais les vestige de mon ancienne flamme » - et qu’il était désormais capable de transcrire parce que, justement, il venait de l’éprouver. Puis, il fut pris d’une envie soudaine. Une envie d’écrire, de parler, de se confier. A qui ? A sa mère, bien sur. Il avait trop de choses sur le cœur. Il retourna la feuille et se lança vivement dans la rédaction d’une sorte de lettre autobiographique. La première et sûrement pas la dernière.


***


7h20. Le réveil de Minotti sonnerait dans 10 minutes et réveillerait ainsi la Princesse étendue sur ses draps. Il était temps pour lui de disparaître. Eh oui, Monsieur fuyait. A vrai dire, il redoutait vraiment la réaction de la jeune femme. Et si elle regrettait ? Et si elle revenait sur ses pas, sur ses paroles ? Non, plutôt mourir que de subir ça. Il posa le sac de pâtisseries - il était sorti de l’école à l’aube pour aller faire le plein à la boulangerie du coin - sur la table de nuit et colla un post-it dessus, un post-it sur lequel on pouvait lire ceci :

Citation :
Je ne savais pas ce que tu aimais - enfin si, j’ai remarqué que les Dodgers n’étaient pas ton sujet de prédilection - alors j’ai préféré prendre un peu de tout. Bon Appétit

Après avoir jeté un dernier coup d’œil à sa chambre, il quitta les lieux avec une seule certitude. Il était fou amoureux d’elle.

***


Malheureusement, et en dépit de loyaux efforts, Norah sortit avec Matthew Galloway. Ne pouvant plus supporté le poids qui lui assénait le coeur, Minotti se rendit dans sa chambre et fit la plus mémorable de toutes les déclarations d'amour qu'il ait jamais faite - en même temps, il n'en avait jamais fait une seule - avant de quitter la pièce, persuadé que quoiqu'il en soit, cela ne changerait rien à la décision de la demoiselle.


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Fabrizio Cominotti
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:22

Cinq années :

« Va, poursuis l’Italie avec l’aide des vents, quête des royaumes au travers des flots. J’espère cependant qu’au milieu des écueils, si les dieux ont quelque pouvoir, tu subiras jusqu’au bout ton supplice et plus d’une fois appelleras Didon par son nom. Absente, je m’attacherai à toi avec des feux noirs et quand la froide mort aura de mon âme séparé mon corps, ombre je te serai présente en tous lieux. Tu seras puni, barbare. »

Silence radio. Ses élèves semblaient comme hypnotisés par sa lecture de l’Enéide.

« Virgile adoucit les mœurs à ce que je vois » commenta-t-il, un sourire amusé au coin des lèvres.

« Bon, qui me traduit la dernière phrase ? »

Nouveau silence. Pas pour les mêmes raisons cette fois-ci.

« Je t’ai vu Maria » lâcha-t-il en lui faisant signe de baisser le doigt. Elle risquait le torticolis à toujours bondir aussi vite. « Mais je voudrais que quelque un d’autre se lance » Son regard fit le tour de la classe avant de s’attarder sur une élève qu’il savait plus timorée que les autres. « Lea ? » dit-il avec une extrême douceur. En réalité, cette jeune fille le touchait tout particulièrement. Le proviseur adjoint lui avait longuement parlé d’une élève réputée pour être difficile car impossible à intéresser. Au fil du dialogue - Minotti avait toujours su comment tirer subtilement les vers du nez - il avait réussi à obtenir plus d’information sur elle. Léa était orpheline de père, fille Unique. Enfin, sa mère était atteinte d’une maladie incurable. Inutile de préciser qu’il s’était immédiatement senti concerné.

« Je ne sais pas »
« Essaie au moins »
« Euh… Audiam c’est… j’entends »
« Presque, regarde le temps. Ce n’est pas du présent »
« Ah oui. J’entendrai … Et … Euh »

La classe entière se mit à rire avant même qu’elle ait pu continuer. La jeune adolescente baissa les yeux - blessée ou terrorisée ? Peut-être même les deux … - et finit par quitter la salle sur un coup de tête.

« Traduisez cette phrase, et soyez sérieux, je reviens » lâcha-t-il immédiatement, posant son crayon sur le bureau. « Pas de bêtise sinon je double le travail à la maison »

Il s’aventura dans les différents couloirs du lycée - à sa recherche - et finit par la trouver près des toilettes des filles. Elle pleurait. Son cœur reçu comme un électrochoc. Il avait l’impression de se voir à travers elle sauf que lui, en tant que chromosome XY, n’avait jamais eu le droit de s’abaisser à pleurer. C’est d’ailleurs sa fierté qui l’avait sauvé, qui l’avait empêché de tout quitter. L’ISP, la vie même.

« Léa » s’hasarda-t-il, posant une main qui se voulait réconfortante sur son épaule.
« Laissez-moi Monsieur »
« Je ne peux pas, vous êtes sous ma responsabilité. Allez, venez »
« Pour quoi faire ? Pour qu’on me rit au nez ? »
Il la fit pivoter vers lui et planta ses yeux chocolatés dans les siens.
« Non voyons. Pour leur clouer le bec »
« Mais je ne sais pas traduire, je ne sais rien faire de toute manière »
« Et sur quoi vous fondez vous pour dire de telles bêtises ? »
« Sur ce que tout le monde dit de moi. Les études c’est pas fait pour moi »
« C’est-ce que je disais à votre âge, et regardez où j’en suis maintenant » Il marqua une pause et décida de la tutoyer. La distance qu’imposait le ‘vous’ le gênait. S’il voulait lui remonter le moral, la faire sourire - et peut-être même rire, qui sait - il devait renoncer à toutes ses convenances inutiles. « Bon, je t’accorde qu’être prof’ c’est pas drôle tous les jours. On subit la mauvaise humeur des élèves, on doit toujours être bien sapé et on expérimente la machine à café la plus dégueulasse qui soit »
Elle esquissa un sourire franc, une larme jonchant sa joue.
« J’apprécie ce que vous faites pour moi Monsieur, mais croyez-moi, j’ai d’autres choses en tête »
« Et depuis quand travail et problèmes personnels sont incompatibles ? »
« On voit que vous ne savez pas ce que c’est que… »
« … Que de perdre sa mère ? » la coupa-t-il immédiatement, sans la quitter des yeux. « Que de la voir mourir chaque jour à petit feu sans pouvoir rien faire pour empêcher ça ? De l’entendre suffoquer ? De la voir cracher du sang ? De devoir l’aider à prendre ses médicaments tout en faisant ses devoirs ? De penser à tout parce qu’elle ne sait même plus ce qu’elle vient de faire et bien entendu, de retenir aussi la leçon pour un foutu controle qui a lieu le lendemain ? D'être serveur dans un restaurant minable pour pouvoir se payer à manger ? D’assumer toutes les responsabilités ? Impôts comme factures en tout genre ? » Il baissa les yeux. En parler c’était comme le revivre. « Oh que si je sais » Il soupira non pas de lassitude mais d’émotion. « J’ai perdu ma mère quand j’avais 16 ans » Sa voix se fit plus enrouée. « Je l’aimais comme je n’aimerai probablement personne sur terre. C’était la seule qui voyait en moi quelqu’un. Quelqu’un de bien. Quelqu’un d’intelligent. Et puis elle est morte. Et là, ça a été la descente aux enfers. J’ai même fini par croire que j’étais un abruti comme on me le répétait tout le temps. Mais aujourd’hui je suis plus diplômé que tous ces débiles. Plus sexy aussi mais ça, je l’ai toujours été »
Léa se mit à éclater de rire. Il posa ses deux mains sur ses épaules et planta ses yeux dans les siens, l’air solennel.
« Ne laisse jamais personne te dire qui tu es. Il n’y a que toi seule qui le sait, compris ? »
Elle acquiesça d’un léger signe de tête.
« Mais je suis pas sure de - »
« Tu comptes les laisser gagner ? Tu comptes vraiment les laisser penser ça de toi ? »
« Je … » Pause. « Non » conclut-elle sur un ton catégorique. Il aperçut enfin une lueur d’orgueil dans son regard.
« Sèche tes larmes, on retourne dans l’arène »
« Mer - »
« Teudeudeu » la coupa-t-il de nouveau. « Je ne veux pas de remerciements. Je veux juste que tu me promettes de ne jamais répéter ce que je t’ai dit sur mon passé »
Elle acquiesça de nouveau. Il avait confiance en elle.
« Je le saurai et le bruit viendra des enfers »
« Pardon ? »
« C’est la traduction de votre phrase » rétorqua-t-il, un sourire en coin. « Mais donnez la moi avec pleins d’hésitation hein. Jouez le jeu surtout ! »

***


« Est-ce à dire qu’il n’existe pas d’amour heureux chez Virgile ? »
« Ah carrément, ce mec il devait trop être déprimé de la life »
« Marco, ton langage »
« Ouais enfin, vous avez captez M’sieur »
Fabrizio secoua légèrement la tête - il avait parfois affaire à de vrais extraterrestres - mais ne put réprimer un sourire amusé.
« Oui, à l’oral passe encore, mais évite de mettre ça sur tes copies » Il se tourna vers toute la classe - la fin de l’année approchait à grand pas, il les sentait dissipé mais ne pouvait les blâmer ; à leur âge, il était pire qu’eux - et reprit le sujet initial. « Quoiqu’il en soit, vous êtes tous d’accord avec Marco ? »
« Non » C’était Léa. Diable. Elle participait. Enfin. Il se tourna vers elle, le regard lumineux. « L’amour n’est triste que quand il est voulu par les Dieux parce qu’il est contrôlé par eux et qu’ils s’amusent avec à leur guise. Mais dans le cas d’Andromaque et d’Hector, il est pur et éternel »
« Parfaitement » Il était aux anges. Sa réponse prouvait qu’elle avait lu l’Enéide. Le proviseur parlait d’un cas désespérée, d’une débile que rien ne pourrait jamais intéresser… Alors oui, il était fier de son petit exploit même si - au fond - il n’avait pas fait grand-chose, si ce n’est la remettre sur le droit chemin. A son âge, personne ne l’avait fait pour lui. C’est l’amour qu’il portait à sa mère qui l’avait poussé à ne jamais baisser les bras. Elle rêvait qu’il fasse ses études à l’ISP alors pour elle - et uniquement pour elle - il l’avait fait. « D’ailleurs Baudelaire y fait référence dans nombre de ses poèmes. Il faudrait que je vois avec Madame Thibialde, elle pourrait vous montrer certains extraits des Fleurs du Mal »
« Hey M’sieur, mais c’est quoi Baudelaire ? »
Eclat de rire général.
« Un autre mec trop déprimé de la life » rétorqua Fabrizio avec humour, reprenant ainsi le ‘phrasé’ son élève. Bien entendu, sa réplique provoqua l’hilarité générale. « Mais, vous ne l’avez pas étudié ? » reprit-il sur un ton qui se voulait plus sérieux.
« Trop pas ! Mais, t’façon, elle est trop conne c’te prof’ M’sieur »
« Marco ! »
« Non sérieux, vous, vous êtes trop cool, j’kiffe sa race vos cours, alors qu’avec elle, j’me fais vraiment trop chier. Elle nous fait lire des trucs on comprend rien, et les mecs ils savent même pas écrire correctement »
« On étudie Mallarmé » ajouta Léa, devinant que Fabrizio ne comprendrait rien au charabia de Marco.
« Mallarmé ? » répéta-t-il surpris qu’on puisse leur présenter un poète si complexe.
« Ouais, voilà, lui. Moi j’dis, vous devriez assurer tous les cours M’sieur »
« Je te remercie Marco mais ce n’est pas à l’ordre du jour » Pause. Sourire complice. « Et non, je n’augmenterai pas ta moyenne générale, si c’est ça que tu cherches à obtenir »
Nouvel éclat de rire.
« Sur ce, revenons-en à nos moutons »
La sonnerie retentit subitement le contraignant à arrêter là son cours.

« Monsieur Cominotti ? »
A peine sorti de la salle, un homme - la quarantaine à peu près - l’attendait de pied ferme.
« Oui »
« Bonjour, je suis Basile Halfrey, je suis le directeur général de… »
« Je sais qui vous êtes » le coupa-t-il sèchement. Ça lui était revenu brusquement. C’était son foutu et ancien proviseur. « J’ai fait mes études à l’ISP »
« Naturellement. Et si nous allions prendre un verre ? »
« Ecoutez, je ne fais pas parti de ceux qu’on amadoue avec de l’alcool, dites moi ce que vous voulez, je n’ai pas de temps à perdre »
« Il y a une place qui se libère et j’ai pensé que vous… »
« Même pas en rêve » rétorqua-t-il, devinant la fin de sa phrase.
« J’ai eu vent de vos résultats, de votre carrière et tous vos élèves disent que… »
« Laissez-les en dehors de tout ça »
« Acceptez, je vous jure que vous ne serez pas déçu »
« Sauf votre respect, je n’ai rien à y gagner. Je n’aime pas les méthodes de cette école »
« Votre expérience a peut-être été quelque peu altéré par… »
« Quelque peu ? » reprit-il en haussant le ton, riant jaune. « J’ai été réduit à l’état de gros débile de service parce que je n’obéissais pas aux professeurs dont les devoirs me semblaient absurdes » Il soupira, haineux. « Ils m’ont ridiculisé et j’ai bien failli croire que je n’étais qu’un imbécile. Ce n’est que lorsqu’un jury extérieur m’a noté que j’ai compris que le problème ne venait pas de moi mais de cette école et surtout de son étroitesse d’esprit »
« Peut-être que si nous parlions affaire… »
« L’argent ne m’intéresse pas »
« Très bien. Alors je n’insisterai pas » L’homme remit son chapeau et fit quelques pas en avant, balançant au passage l’argument qu’il savait clé. Ce salaud avait du éplucher la vie de Minotti. « Je me disais juste que peut-être votre père changerait d’avis à votre sujet s’il apprenait votre poste, car dieu sait que c’est un poste haut placé, convoité »
« Attendez » Le directeur se retourna, un sourire satisfait sur le visage. « Est-ce qu’on me laissera enseigner comme je l’entends ? »
« Assurément. Vos méthodes pédagogiques ont porté leurs fruits et l’école s’engage à vous faire confiance »
« Très bien »
« Je dois y aller, je vous laisse ma carte, nous en reparlerons d’ici la fin de l’année scolaire » Il lui serra la main et ajouta avec un semblant de politesse. « Profitez bien de la Sicile, il fait si froid à Amsterdam »

Amsterdam. Bon sang, il avait presque oublié que l’ISP se trouvait à Amsterdam.
Le visage d’un ange brun traversa son esprit comme des chevaux au galop.


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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:27

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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:28

Birdichette d'amûr I love you
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:28

Nanounette chérie cheers

Faut que je finisse ma fiche Neutral

J'ai hâte de voir ce qu'il va arriver à Minotti

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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 11:52

I love you Du sexe *paf*

Non, je déconne, mais il va trop mûrir Embarassed Il sera le prof' chouchou de tous les élèves du monde entier Cool Il aura juste le coeur brisé Laughing Je sais pas si t'as vu le film l'Effet Papillon, mais il ressemblera au Ashton de ce film : bien torturé comme il faut
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 12:58

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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:07

I love you ( )

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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:18

Soeurette

Api, c'est quoi ce smiley qui veut tout dire et rien dire à la fois ? tongue
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:19

Je t'aime tout fort Embarassed
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:23

Moi aussi tu sais Il nous faut un lien sur ce forum ! I love you
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:24

Embarassed Je voulais le dire, ca me fait du bien
oui I love you " J'irais au bout de ma fiche " Cool Arrow
T'as une idea ?
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:31

Roh t'es trop magnonne Embarassed
Je te fais confiance, me déçois pas
Je risque dans avoir une - vu mon imagination débordante - par contre, y'a pas ton âge dans ta fiche et il me faut juste ça Embarassed
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:33

Embarassed
T'inquiete pas, entre deux exos de caca de math je m'en occuperais
Heu faut que je me refère a ma jumelle mais je pense dans les environs de 22
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 13:41

Heureusement que t'as Hayden en vava sinon je serais tenter de te sauter dessus, comme à mon habitude quand il s'agit de toi
Arf, la misère. Des maths
D'accourd I love you Et elle était où avant d'être à Amster ? Comme lui était en Sicile
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:05



Citation :
• Il croit aux extraterrestres et voue un culte à tout ce qui vient de l'espace ou serait susceptible d'en provenir

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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:07

Ca c'est du Kelso powah
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:20

I love you I love you I love you I love you
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:20

Embarassed ZazOu de mon coeur

Norah d'amûr
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Amanda Standish



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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:44

Han c'est Anaïs?

On se deteste toujours alors? XD
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Lucy Harker



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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:45

Ma supportrice
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Fabrizio Cominotti
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:51

Amanda Standish a écrit:
Han c'est Anaïs?

On se deteste toujours alors? XD

Euh oui, c'est moi Suspect

Oui, on se déteste toujours Enfin, à moins que tu aies une idée d'évolution possible mais bon

Lucy > Yeaaaah allez les bleus
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Amanda Standish



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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Sam 8 Mar - 14:55

Nanaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa C'est ton Minidou
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MessageSujet: Re: Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy   Aujourd'hui à 21:04

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Fabrizio Cominotti `Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy
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